Bonjour, Bonjour !

Comment s'est passé votre semaine ?

"Petit" chapitre cette semaine qui servira de mise en contexte pour le suivant qui sera...Et bien, vous verrez bien ;)

Merci encore aux habitués et aux petits nouveaux (larosesurleau, merguez, Nila, Floridianna, Romeila et missstardustphotos) pour vos commentaires. Grâce à vous la barre des 100 reviews à été atteinte ! C'est super !

Merci à Figrou, pegp5, eclipse-feline et merguez pour les ajouts en favoris et les followers ! C'est super que vous soyez toujours plus nombreux à passer par ici.

Bonne lecture à vous !


Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de SM.


Chapitre 21 : Accélération

Après le repas chacun de mes amis repartit chez lui. Je pris le temps de tout nettoyé et fis la vaisselle, puis je traînais un peu avant d'aller me coucher. Il n'était pas tard mais tout le monde était reparti de bonne heure pour être d'attaque au travail demain. Angela et moi avions encore pas mal de rangement à faire demain et vu son état il était important de la ménager autant que possible. Lassée de l'émission débile que je regardais à la télé, je me mis au lit et m'endormis peu de temps après, Spencer affalé à mes côtés prenant les ¾ du lit.

Le lendemain matin, il faisait une chaleur étouffante dehors. Pas de doute nous étions définitivement en plein été et un tel temps était exceptionnel, j'avais du mal à le supporter même si j'avais passé une bonne partie de ma vie en Arizona. J'avais sans doute fini par m'acclimater à la fraîcheur de l'État de Washington à la longue. J'optais donc pour un short en jean, un simple débardeur et une paire de tennis blanches, ce serait bien plus pratique pour survivre à une journée de canicule et de rangement intensive.

Ce matin-là, Angela fut la première arrivée à la boutique. En arrivant, je pris le temps de regarder le lieu heureuse que tout commence à prendre forme et après avoir bu un verre de Thé glacé noyé dans une marrée de glaçon, nous trouvâmes enfin la motivation et nous mîmes au travail.

« C'est la première fois que je me rends compte à quel point c'est immense ici et qu'on va en avoir pour des jours à tout ranger. » souffla-t-elle au bout d'un moment

Elle regarda autour d'elle tournant la tête dans tous les sens.

« C'est surtout que la première fois qu'il a fallut le faire, c'est moi qui ai fait toute la mise en rayon parce que tu te dorais la pilule sur une plage de sable blanc avec ton mari ! » raillais-je

« C'était le bon vieux temps tout ça. »

« Eh oui ! La prochaine fois ne sera pas avant des lustres avec Mini Cheney qui arrive. »

« Oui ou dès qu'on arrivera à le mettre en vacances chez sa tante Bella. » rigola-t-elle

« Non mais quelle mère indigne. » m'indignais-je faussement

« Je plaisante voyons. Je ne suis pas comme la sœur de Ben qui réquisitionne ses parents tous les weekends pour garder les enfants pendant qu'ils partent « je ne sais où » faire « je ne sais quoi. »

« Bien sûr que non Angie. Mais j'ai saisi le message implicite caché dans tes paroles et c'est avec plaisir que je garderais le bébé si tu as besoin. » la rassurais-je

« Vraiment ? Tu ne serais pas mal à l'aise avec ça ? »

« Non ! Absolument pas. Je ne vais pas rejeter son bébé parce que j'aurais dû en avoir un mais que ça ne s'est pas fait. Je sais faire la part des choses entre mon histoire, mes émotions et l'arrivée de ton bébé. »

Et c'était la vérité. Ce bébé n'avait rien demandé à personne alors ce serait injuste qu'il récolte les pots cassés de ma vie plus que chaotique ces derniers temps.

« Tu es vraiment la meilleure, tu le sais ça ? »

« Et bien ouais, je commence à l'intégrer. »

« Il serait temps ma vieille. »

« Eh ! J'suis pas veille ! En plus, tu es plus vieille que moi de six mois alors ... »

« Gnia Gnia Gnia. »

« Très mature Angie, vraiment. »

À midi nous fîmes une rapide pause pour manger un sandwich et nous allions reprendre notre activité quand le téléphone de la boutique sonna. Angela partit répondre alors que j'étais encore dans l'arrière-boutique pour faire la vaisselle.

« Allo ? »

«... »

« Oui, c'est bien ici. »

« ... »

« Ne quittez pas. »

Elle revint vers moi et me tendit le combiné

« C'est pour toi, c'est la Police de Forks. » m'indiqua-t-elle

La Police de Forks ? Étrange.

J'avais les mains mouillées alors après les avoir essuyés, je lui pris le téléphone des mains et engageais la conversation.

« Oui ? »

« Bonjour ma grande, c'est Gary. »

Gary était un collègue de mon père du temps où il était chef de la Police. Je le connaissais depuis que j'étais gamine. C'était un bonhomme très gentil qui, quand j'étais petite, me filait toujours des sucettes en douce quand mon père me traînait à son boulot.

« Oh ! Bonjour Gary. Que puis-je pour toi ? »

« Je voulais juste te prévenir qu'il y a eu un petit incident chez toi. »

« Quel genre d'incident ? » demandais-je en sentant l'appréhension monté

« Un début d'incendie. »

« C'est pas vrai... » dis-je dépitée

J'avais franchement l'impression d'être la fille la plus malchanceuse de l'État de Washington.

« Rassure-toi, il a été rapidement maîtrisé. Tu pourras remercier ta voisine qui a tout de suite remarqué ce qui se passait. »

Pour une fois, je n'aurais rien à reprocher à madame Finnegan. J'allais peut-être même lui acheter une nouvelle paire de jumelles en cadeau. À voir.

« C'est mauvais comment ? »

« Comme je te l'ai dit, les pompiers sont arrivés rapidement et du coup, le pire a été évité. Bon un mur de ton garage est quand même bien noirci puisque c'est de cet endroit que le feu est parti mais je pense qu'il y a eu plus de peur que de mal. Ça aurait pu être bien plus grave si le feu avait atteint ta maison. Tout aurait pu partir en fumée. »

« Ah! » m'exclamais-je soulagée « En voilà une bonne nouvelle. »

« Je te conseille quand même de venir dès que tu peux pour venir jeter un coup d'œil à tout ça. Si jamais il y a quand même des dégâts, il ne va pas falloir trop tarder si tu dois contracter ton assurance. »

« Oui bien sûr. Je vais voir si je peux venir d'ici à la fin de journée. Vous avez trouvé la cause du départ de feu ? »

« Oui. Une poubelle posée contre le garage. Il y avait pas mal de papier dedans et selon les pompiers de l'allume barbecue à put être utilisé pour faire démarrer le feu. On doit encore le vérifier. »

Un incendie criminel ? Sérieusement ? Décidément en ce moment je les accumule.

« C'est d'origine criminelle tu penses ? »

« Tu sais ma grande on est en plein été alors des gamins ont certainement dû faire le coup . Je ne t'apprends rien, il y a dix ans c'était toi qui mettais le feu. »

« Eh ! Je n'ai pas fait exprès ! » m'insurgeais-je

Quand on avait quinze ans avec Jacob, on avait voulu faire sauter des feux d'artifices pour le quatre Juillet et disons que ça ne s'était pas passé comme prévu. Nous avions fini par mettre le feu au champ de Madame Cope et on s'était bien fait tirer les oreilles par mon père et le sien. Nous avions été puni de sortie pendant tout le reste des vacances, une vraie plaie !

Gary rigola et après m'avoir salué, il raccrocha.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

« Il faut que j'aille à Forks. Il semble que des jeunes pyromanes se soient amusés à mettre le feu dans mes poubelles. »

« Oh ! C'est grave ? »

« A priori non mais je vais quand même faire un aller-retour pour m'assurer que tout soit ok. »

« Oui bien sûr, va-y. »

« Je serais de retour demain et on pourra finir ce qu'il reste à faire. »

« D'accord. Je vais reste un peu et continuer à avancer. »

« Non ! Rentre chez moi Angie. Profites-en pour te reposer un peu, le rangement peut attendre demain. »

« Tu as sûre? Ça ne me dérange pas de rester un peu plus longtemps. »

« Rentre chez toi ! Oust !»

Je repassais par chez moi pour mettre assez de nourriture à Spencer pour qu'il puisse tenir deux ou trois jours et au moment de partir, j'écrivis un rapide message à Edward pour le prévenir de mon voyage sans m'étendre sur la cause.

"Salut ! Je dois aller à Forks. Je t'appel ce soir pour t'expliquer. Bisous"

Je lui téléphonerais plus tard quand j'aurais un peu plus de temps.

En milieu d'après-midi j'étais sur place et je commençais à me sentir nauséeuse à mesure que j'approchais de chez moi. Même si Gary m'avait dit que ce n'était pas trop grave, je m'inquiétais quand même. Cette maison était tellement importante pour moi que rien que le fait sa voir qu'elle avait été abîmée me rendait malade.

En me garant je vis Madame Finnegan devant chez moi en train de discuter avec trois autres personnes. Super le Club des commères était de sortie et en pleine inspection du sinistre. Je sortis de ma voiture et elle me sauta pratiquement dessus, c'est qu'elle était encore vaillante malgré son âge.

« Oh ma petite Isabella, c'est terrible cette histoire ! »

« Bonjour Madame Finnegan. »

« Ah ces jeunes, c'est de pire en pire ! On n'était pas comme ça nous dans le temps. »

« Mais non, mais non. Ce n'est pas bien grave vous savez, il n'y a pas de quoi avertir le FBI ou la CIA. »

« Oui mais tout de même. C'est inadmissible ! » s'écria-t-elle

Je la laissais parler toute seule et m'avançais vers le garage. De ce que m'avait dit Gary, c'était le seul endroit qui avait été touché et en arrivant je ne pus réprimer un hoquet de stupeur. Le mur était effectivement bien noirci et je pariais même sur le fait qu'il était abîmé de l'autre côté aussi. Je grattais la peinture du bardage et les lattes de bois commencèrent à s'effriter. Ouais, ça sentait mauvais ça. J'ouvris la porte et entrais à l'intérieur et comme j'en avais peur une petite zone était touchée aussi de ce côté-là. J'allais sans doute devoir faire démolir et changer le mur. En gros, j'en avais pas encore fini avec les travaux. C'est les assureurs qui allaient être heureux. Je ressortis du garage et l'attroupement était toujours présent, s'insurgeant de la bêtise grandissante des jeunes de nos jours.

J'étais en train d'essayer de faire circuler la bande de curieux amassés devant chez moi quand une berline noire se gara. Carlisle et Esmée en descendirent et vinrent me voir. Bon sang ! Il y a vraiment pas moyen d'avoir un peu d'intimité dans cette ville, tout se savait en moins de deux secondes.

« Bella, ma chérie ! Comment tu vas ? On a appris pour le feu. »

« Bonjour Esmée. Tout va bien, les dégâts ne sont pas si grands que ça. » la saluais-je avant de me tourner vers son mari « Bonjour grand chef. »

« Bonjour. On sait d'où ça venait ? »

« Oui. Il semble que des gamins aient voulu s'amuser et ça à dégénérer. »

« Ça aurait pu être pire alors, heureusement que tout va bien. »

« Vous rentrez prendre un café ? »

« Avec plaisir. On te suit. »

Ils me suivirent et nous entrâmes dans la maison. Ils prirent place dans le salon.

« C'est joli ici. »

« Merci. J'ai fait pas mal de travaux ces dernières années. Ça avait besoin d'un bon coup de neuf.»

« Mais tu as gardé l'âme de la maison. »

Le côté architecte et décoratrice d'intérieur d'Esmée se réveillèrent. C'est vrai que j'avais hérité de la maison de Charlie, bien qu'elle soit en assez bon état, des travaux étaient nécessaires notamment pour remettre les circuits électriques aux normes. J'en avais profité pour moderniser un peu la décoration et les meubles tout en gardant d'anciennes affaires à Charlie. Je n'avais simplement pas pu me débarrasser de tout comme ça, il y avait tellement de souvenirs dans ses lieux.

« Comment va notre fils ? » demanda Carlisle

« Carlisle ! Enfin, ce n'est pas nos affaires. »

« Tu sais, Monsieur Cullen, il existe un appareil extraordinaire qui s'appelle le téléphone. Tu verras c'est pratique pour prendre des nouvelles des gens qui sont éloignés. Alors si tu veux des nouvelles de ton fils et bien tu lui passes un appel. »

Ma tirade fit rire Esmée et Carlisle qui tentait de garder son sérieux finit aussi par rire.

« Message reçu. » finit-il par dire

« Plus sérieusement il va bien. Emmett est venu hier et ils ont mangé à la maison avec des amis. »

« Tant mieux alors... »

Il restait évasif un peu comme s'il voulait dire autre chose sans vraiment oser le faire.

« Vas-y. Je sais que tu veux dire quelque chose alors ne te retiens pas. »

« Rien. Juste qu'on est contents pour vous deux. C'est tout. »

« Emmett a encore trop parlé, n'est-ce pas ? »

« Et bien étonnamment non. Mais tu es venu avec son chien la semaine dernière alors on a commencé à se dire que peut-être vous vous étiez laisser une seconde chance. »

« Mon Dieu mais je rêve ou tu viens de prêcher le faux pour savoir le vrai ?! Je suis outrée. » m'écriais-je avant de pouffer bientôt rejoint par eux

Ils repartirent près d'une heure après me laissant seule. Un peu plus tard, j'appelais Edward pour le tenir au courant. J'avais été plus qu'évasive dans mon texto.

« Salut toi. »

« Eh ma belle, comment tu vas ? »

« Eh bien, j'aurais préféré que mon garage soit intact mais bon... »

« Ton garage ? »

« Ouais c'est pour ça que je suis partis à Forks. Apparemment des gamins se sont amusés et ont provoqué un feu de poubelle. Un pan de mon garage est endommagé mais ça aurait être pire. »

« Merde ! C'est grave ? »

« Non pas tellement. Enfin je verrais bien avec l'assurance voir ce qu'ils en pensent. »

« D'accord. Quand rentres-tu ? »

« Je sais pas trop, sans doute demain. J'ai encore beaucoup de choses à faire pour la boutique et je ne voudrais pas prendre trop de retard. »

« D'accord. »

« Comment s'est passer ta journée ? »

« Longue, comme souvent quand tu n'est pas dans les parages. Et toi ? Tu as pu avancer un peu à la boutique ? »

« Oui on a bien bosser toute la matinée puis j'ai du partir. On reprendra demain quand je rentrerais. »

Notre conversation dura encore de longues minutes puis, alors que la soirée commençait à tomber, je me fis à manger. Je me mis sur le canapé et végétais devant la télé. J'allais partir me coucher quand je vis que la porte donnant sur le jardin était grande ouverte, j'étais pourtant sûre que je l'avais fermé. Je la verrouillais au passage et montais prendre une douche avant de me mettre au lit.

La nuit était déjà bien avancée quand je fus réveillée par la soif. Il faisait encore lourd et j'avais l'impression que j'allais mourir déshydratée si je ne buvais pas quelque chose rapidement. Je partis boire un verre d'eau à la cuisine et me rendis compte que la porte, que j'avais précédemment fermée, était une nouvelle fois grande ouverte. Je la refermais une nouvelle fois et repris mon chemin quand une voix me stoppa me faisant sursauté violemment.

« Bonsoir Bella. »

Je fis volte-face mais ne vis personne. Pourtant je savais. Je sentais que quelqu'un était présent tapi dans le noir attendant patiemment le moment propice pour attaquer.

« Qui est là ? »

Je n'obtins aucune réponse si ce n'est un rire glaçant qui fit accélérer les battements de mon cœur.

Je déplaçais mon bras à la recherche de l'interrupteur mais la panique qui commençait à s'installer ne m'aidait pas. J'avais beau palper les murs je n'arrivais pas à mettre la main dessus. C'était bien le moment tient !

Au bout de ce qui me parut être une éternité, je finis par le trouver et la lumière fit apparaître une personne, de dos, assise dans un des fauteuils.

« Je crois que toi et moi devons avoir une petite conversation. Assis toi. » exigea l'individu


Alors ce chapitre ? Vous en avez penser quoi ?

A la semaine prochaine,

Beclear.