Hello tout le monde !

Ca y est ! Nous y sommes. Le fameux chapitre où l'identité du vilain est dévoilée est ici :)

Je vous ai bien fait mariner pendant deux longues semaines alors j'ai décidé que votre patience devait être récompensée (en plus une de vous à lancer un avis de recherche style Western à mon Nom alors bon...). Vos commentaires m'ont fait mourir de rire par ailleurs.

Certains d'entre vous avez trouvé le coupable mais pas la majorité ce qui veut dire que j'ai bien brouiller les pistes et que j'ai bien fait mon job :D

Merci à : Romeila, larosesurleau, Nina, Cassandre03, et les deux personnes en Guest pour les commentaires

Bienvenue à : Bl00dthirstiness et astree.

Bonne lecture à vous ;)


Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.


Chapitre 23 : Confondre l'ennemi

Je restais figée sur place un long moment après que cette personne ait parler ou plutôt exiger qu'on se parle.

Bêtement, j'attendais de me réveiller de ce mauvais rêve. Il ne pouvait pas en être autrement... J'étais forcément en train d'imaginer toute cette scène. Une personne n'avait pas pu s'introduire chez moi, tout cela n'était pas réel. Ça ne pouvait pas l'être. Enfin j'essayais surtout de m'en persuader pour éviter la crise de panique qui sommeillait en moi.

La personne était toujours au même endroit, assise sur mon canapé et me tournait toujours le dos.

« Je t'ai dit de t'asseoir ! » cria la personne

C'était une femme... Pas de doute là-dessus. Je ne savais pas qui c'était mais sa voix avait quelque chose de familier, j'avais déjà croisé cette personne auparavant mais impossible de me souvenir.

« Pourquoi faut-il toujours que tu fasses l'inverse de ce qu'on attend de toi ? » m'interrogea-t-elle « Tout aurait été tellement plus simple si tu avais gardé tes distances... »

« Qui êtes-vous ? » demandais-je « On se connaît ? »

« Allons Bella... Je suis presque peinée que tu ne me reconnaisses pas. » répondit la femme en se retournant me permettant ainsi de découvrir son identité

Et ce fut le choc. J'étais sur le cul... Littéralement. C'était donc elle qui était derrière tout ça ?
Je fis ce qu'elle dit et prit place dans le fauteuil à côté du canapé. J'étais partagée entre la panique, la peur, l'incompréhension et l'envie de la foutre dehors avec un coup de pied au cul mais quelque chose me disait que ce serait jouer avec le feu et je ne pris pas le risque.

« Jessica... » murmurais-je

« Et oui, c'est moi. Surprise hein ? »

« Oui, c'est le moins que l'on puisse dire. »

J'étais complètement stupéfaite.

« J'ai essayé de te faire comprendre mais tu n'as pas compris ! »

« Me faire comprendre quoi ? »

« QU'IL EST L'HOMME DE MA VIE ! Idiote. »

« Mais de qui tu parles ? Je ne comprends rien. »

Et c'était la vérité. Je ne comprenais pas ce que j'avais bien pu lui faire. Je l'avais rencontré en tout et pour tout trois fois et à chaque fois je ne lui avais rien fait de spécial.

« Edward ! Je te parle d'Edward ! »

Oh !

« J'ai attendu patiemment mon tour, tu sais, mais visiblement je ne suis pas assez bien pour lui. » dit-elle en fixant la cheminée devant elle « J'étais là avant, depuis le tout début et c'est mon tour maintenant. Mais il a fallu que tu arrives et que tu gâches tout. » ajouta-t-elle

Je la vis plonger une main dans la poche de sa veste et elle en ressortis un couteau. J'arrêtais de respirer voulant faire le moins de bruit possible. Merde ! Elle était armée. Qu'avait-elle prévu de me faire avec ça ? Jusqu'où avait-elle prévu d'aller ?

« Elle ne l'aimait pas mais moi j'étais là et il ne me voyait même pas. »

« Elle ? »

« Victoria. C'était mon amie tu sais mais elle ne l'aimait pas, elle se servait de lui, c'était son jouet alors j'ai été obligée d'agir. »

Bordel ! Cette histoire était de plus en plus tordue...

Comment ça elle avait de l'agir ? J'étais curieuse, je voulais lui poser un nombre incalculable de questions mais le couteau qu'elle tenait dans la main me refroidissait et je ne voulais pas faire de vague. Je ne voulais pas la pousser dans ses retranchements. Ma curiosité passerait après mon instinct de survie.

« Je devais le sauver de cette femme. Elle se moquait de lui, le trompait à tort et à travers, ouvrant les cuisses devant le moindre homme qui entrait dans ses critères. Une vraie salope ! Elle ne le méritait pas et elle ne l'aimait pas comme je l'aime alors je lui ai montré et il a vu. »

Elle marqua une pause, posa son regard sur moi sans rien ajouter de plus. Elle semblait calme, étrangement calme. C'était flippant.

« Un ami m'a aidé, tu le connais il me semble. » souriat-elle sournoisement

Son sourire me glaça le sang et un frisson d'horreur glissa le long de mon dos.

« James... »

Je commençais à comprendre que la personne qu'avait mentionnée James était Jessica et surtout je prenais conscience que cette fille pouvait être dangereuse.
Je me sentais de plus en plus mal. Ma tête se mit à tourner, j'avais chaud et à ce rythme-là j'allais m'évanouir dans pas longtemps.

« Exact. Victoria lui plaisait beaucoup et moi , je voulais Edward alors nous avons décidé de mettre au point notre plan. Victoria n'a pas été dure à piéger, elle passait déjà tout son temps à se taper tout ce qui bouge alors tu te doutes bien qu'elle a été des plus conciliantes.» expliqua-t-elle avec dédain « Il a simplement fallu qu'Edward les surprenne tous les deux au lit et le problème était réglé. »

Mais je savais très bien qu'ils n'avaient jamais été ensemble alors quelque chose avait enraillé son entreprise si bien préparée.

« Mais ça n'a pas suffit... » chuchotais-je plus pour moi que pour elle

« Non ! Et tout est de ta faute ! » cria-t-elle en se levant brusquement

Instinctivement, je me tassais sur mon fauteuil me protégeant de mes bras au cas où. Elle semblait prête à exploser et je redoutais le moment où elle le ferait.

« Il me prêtait enfin attention, il s'est intéressé à moi pour la toute première fois en quatre ans et puis tu es arrivée. Tu sais, je ne me suis pas méfié de toi ce soir-là quand je suis arrivé chez lui, Alice m'avait dit que vous aviez été ensemble mais qu'aujourd'hui ce n'était plus le cas et comme une conne j'ai cru ce qu'elle m'a dit. Tu ne m'as jamais inquiété...à tort.»

Alice ?! Mais qu'est-ce qu'elle venait faire le dedans ?
Je ne savais pas qu'elles étaient amies toutes les deux, Alice était-elle aussi liée à toute cette histoire ? Avait-elle une part de responsabilité ? Et Mike ? On l'avait soupçonné mais est-ce qu'il avait eu un quelconque rôle ? Et s'il n'avait jamais été impliqué ? Merde ! On avait eu faux sur toute ligne.

J'avais peur, incroyablement peur mais l'attente de savoir ce qu'elle voulait ne tuait. Je voulais seulement qu'elle parte de chez moi.

« Jessica, écoutes... »

« C'est toi qui vas m'écouter ! Tu vas l'oublier, tu vas t'éloigner de lui et nous laisser être heureux.»

Elle était vraiment atteinte cette fille, ce n'est pas possible. Elle pensait vraiment qu'Edward allait lui sauter dans les bras si je venais à le quitté ?

« D'accord. Mais s'il te plaît va-t'en. »

J'étais prête à tout pour qu'elle s'en aille, même à lui dire ce qu'elle voulait entendre même si ce n'était pas vrai et que mes paroles étaient du vent.

« Parce que tu penses que je vais te croire ? Ça n'a pas fonctionné la première fois alors tu crois que je vais prendre le risque une seconde fois ? Et puisque James n'est pas capable de faire correctement une chose aussi simple que t'écarter de mon chemin, cette fois c'est moi qui m'en charge. »

Elle s'avança vers moi, son couteau toujours à la main. J'en fis autant et partis me réfugier derrière le dossier du fauteuil.

« Jessica, arrête. Ne fais pas ça. » la suppliais-je en tendant la main devant moi pour la calmer

Elle avançait toujours plus près de moi brandissant la lame devant elle.

« Je suis obligée. Si j'le fais pas, il ne sera jamais à moi. »

« Je lui dirais ! D'accord ? Je le quitterai, je te le promets mais ne fais pas ça. »

Je me disais que si j'essayais de lui parler, je parviendrais à la raisonner. C'était bête mais je voulais la calmer, et la faire partir.

Elle restait devant moi, me considérant pendant quelques secondes avant de reprendre sa marche. Je savais qu'il me fallait bouger et profitant d'une seconde d'inattention de sa part, je poussais sur le dossier du fauteuil et le jetais sur elle. Elle tomba parterre et je me mis à courir en direction de la cuisine pendant qu'elle tentait de se relever.

Charlie gardait toujours une batte de Baseball rangée dans le cagibi attenant à la pièce et vu que je ne l'avais jamais déplacé elle devait encore y être. Tremblante, je fouillais dedans tout en surveillant la porte comme je le pouvais. Au moment où je mis la main dessus, la porte s'ouvrit brusquement, laissant apparaître Jessica le regard noir de colère et plus menaçante que jamais.

Elle pénétra dans la pièce me faisant reculer et buter contre l'évier. Je fis un pas de côté, la batte dans les mains et longeais le mur dans le but d'arriver à la porte pour sortir. Alors que j'y étais presque parvenue, elle lança le bras devant elle et me coupa au bras.

« ARRRHHHH ! »

Mon cri de douleur la fit ricaner sottement et j'avais l'impression d'être face à une enfant de cinq ans.

Je parvins à me ressaisir et à continuer mon chemin. L'entaille semblait être assez profonde et le sang coulait le long de mon bras. Ça faisait un mal de chien mais je devais repousser la douleur si je voulais éviter le pire. Jessica paraissait prête à me faire disparaître pour pouvoir avoir Edward et une chose était sûre, je n'allais pas lui faciliter la tâche.

Elle se rua une nouvelle fois vers moi et plus réactive cette fois, je me défendis avec la batte, frappant la main qui tenait le couteau. Jessica lâcha le poignard et après avoir donné un coup de pied dans le couteau au sol pour l'éloigner d'elle, je partis en courant et sortis de la maison en direction de la lisière de la forêt.

C'était sans doute complètement con et irréfléchi mais je connaissais les bois environnants comme ma poche et si elle me suivait, elle serait sur mon terrain.
Je courais aussi vite que mes pieds, nus, me le permettaient et après un moment, je me stoppais, me planquant derrière le tronc d'un arbre. Je ne savais pas si elle m'avait suivi et pendant un moment j'avais même fini par croire qu'elle avait lâché l'affaire mais des craquements se firent entendre et je compris qu'elle arrivait.

Les bruits se rapprochaient et aussi discrètement que possible, je sortis la tête de ma cachette tentant de voir par où elle arrivait. Elle était à environ trois mètres et me re-cachant, j'attendis qu'elle arrive à ma hauteur mais elle ne le fit pas. Mon cœur battait à tout rompre et j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine. Ma respiration était saccadée et je me forçais à la calmer autant que possible d'une part pour ne pas me faire repérer mais aussi pour ne pas tomber en hyperventilation. Je devais garder la tête froide.

Au lieu de ça, quelque chose me percuta de plein fouet et me cloua au sol lourdement. Elle m'avait pris par surprise et maintenant elle était assise sur moi me surplombait de tout son poids.

« Sale garce ! » vociféra t-elle

Elle m'asséna un coup de poing dans la figure et ma lèvre éclata sous le choc.

Je me débattais et par je ne sais quel miracle, je réussis à lui donner un coup dans le ventre et à la repousser d'un coup de pied. Me relevant, je me saisis de la batte qui avait roulé un peu plus loin et je lui assénais un coup en pleine tête, la laissant plus ou moins assommée avant de m'enfuir. Je devais trouver un téléphone et prévenir la Police. Si elle venait à reprendre du poil de la bête, ça allait être ma fête et contre un couteau, je faisais pâle figure.

En arrivant dans la rue, je cherchais désespérément quelqu'un à qui demander de l'aide mais il n'y avait personne. La nuit était déjà bien avancée alors ça n'avait rien de surprenant. Mes pieds commençaient à me faire souffrir et mon bras n'était pas beaucoup mieux. Le sang coulait toujours et mes vêtements en étaient maculés, j'étais couvert de terre, de sang, d'herbe et je devais surement faire peur à voir. Au loin, je vis que la maison de Madame Finnegan était toujours allumée. Je trouvais le courage de courir jusque chez elle et frappais vigoureusement à sa porte, priant pour qu'elle ne se soit pas endormi les lumières allumées.

Elle mit un temps fou à ouvrir la porte et quand elle le fit, je pénétrais chez elle immédiatement sans lui demander son accord refermant la porte à clé derrière moi.

« Isabella ? Mais qu'est-ce qui vous arrive ma petite ? Vos faites peur à voir. »

« Appelez la Police. Quelqu'un s'est introduit chez moi. »

« Bien sûr. Je le fais immédiatement. Asseyez-vous, vous semblez à deux doigts de vous écrouler. »

J'étais restée debout devant la fenêtre guettant une éventuelle apparition de Jessica, je refusais de la laisser s'en tirer comme ça.
Les secours étaient en route et je la vis sortir des bois, hagarde, titubant dangereusement. Elle allait s'enfuir et ça il en était hors de question.

« Restez à l'intérieur Madame Finegan. » dis-je en reprenant ma batte

« Où allez-vous ? Restez ici Isabella. »

« Je reviens. »

Repoussant la douleur qui commençait à déferler sur moi, je ressortis. Je voulais la ralentir, qu'elle n'ait pas le temps de partir avant l'arrivée de la Police.

« JESSICA ! »

Elle ne m'avait pas vu arriver et stoppa tout mouvement quand elle m'entendit. Elle était en plein milieu de la route et je lui fis face.

« Je ne pensais pas que ça finirait comme ça. » déclara-t-elle amère «T'es plus coriace que ce que je pensais. »

« La Police est en chemin Jessica. »

« ET MERDE ! » hurla-t-elle en faisant les cent pas

Elle marmonna quelque chose mais elle était trop loin de moi pour que je puisse entendre ce qu'elle disait. Elle était toujours en train de divaguer quand des sirènes se firent entendre et que des gyrophares apparurent au bout de la rue. À ce moment-là, je sus que c'était fini.

« LÂCHEZ VOTRE ARME ! » hurla un homme avant de s'approcher

Ne sachant pas trop s'il s'adressait à moi ou à Jessica, je laissais tomber ma batte de Baseball parterre et levais les mains en l'air.

« Isabella !? »

J'étendis vaguement une voix m'appeler sans vraiment comprendre d'où elle venait ni qui en était le propriétaire.

« Bella ? Viens ma grande. »

Quelqu'un vint à ma rencontre et je finis par me rendre compte qu'il s'agissait de Gary.

« Aller, viens avec moi. Une ambulance est en route et tu vas te faire ausculter d'accord ? »

Je hochais simplement la tête. Tout en continuant à fixer Jessica qui à présent était interpellée par trois policiers. C'était vraiment fini.
Un énorme sentiment de soulagement me prit aux tripes et l'adrénaline qui jusqu'à maintenant avait fait son job refoula me laissant vide et affaiblit.
J'avais mal partout mais la douleur provenant de mes pieds et de mon bras était la pire. Mes jambes refusaient de bouger et le contrecoup de la nuit me revenait en pleine figure me paralysant sur place.

« Eh Bella ?! Ça va aller d'accord ? » me rassura Gary du mieux qu'il pouvait

« Je me sens pas bien. » baragouinais-je pitoyablement

« Je vais te porter à l'intérieur en attendant que l'ambulance arrive d'accord ? »

J'étais tout bonnement incapable de bouger.

Gary me pris dans ses bras et m'installa sur le canapé. Il attrapa un torchon présent dans la cuisine et me fit un pansement de fortune avec afin de stopper le saignement de mon bras.

Je commençais à somnoler et Gary me secoua plusieurs fois pour me garder éveillée. Les secours arrivèrent une dizaine de minutes plus tard et j'étais en train de me faire examiner quand quelqu'un cria mon prénom.

« BELLA ? Bordel... OU EST BELLA ? »

Edward...

« Calmez-vous Monsieur. »

« Où est-elle ? Est-ce qu'elle va bien ? Bordel... Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Sa voix était paniquée et il semblait fou. Je regardais Gary et lui demandais gentiment de le laisser passer. Têtu comme il était, il n'aurait jamais lâché le morceau.

Il entra en courant dans la maison et se stoppa en voyant mon état.

« Oh merde... Bella. »

Il pâlit instantanément et se précipita vers moi mais se stoppa en voyant les secouristes qui s'affairaient sur moi.

« Tout va bien. » tentais-je de le rassurer

« Tu déconnes ou quoi ? Tu as vu à quoi tu ressembles ? »

« Désolée, je n'ai pas pris le temps de me regarder dans un miroir. » répliquais-je acerbe « C'est Jessica... »

« Je sais. » me coupa-t-il

Comment ça il savait ?

Les secouristes nous coupèrent et décidèrent qu'il était plus prudent de me transporter vers l'hôpital pour effectuer une batterie complète de tests. Décidément, j'allais finir par y prendre un forfait. Edward ne put pas monter avec moi dans l'ambulance mais nous suivit de près et il arriva peu de temps après moi.

Je fus immédiatement prise en charge et ne fus pas surprise en voyant arriver Carlisle. S'il ne travaillait pas cette nuit, pas de doute qu'Edward l'avait contacté pour lui faire par des récents événements. Il prit mon dossier et congédia l'infirmière qui m'examinait pour traiter lui-même mon cas -ses mots par les miens. Je ne savais pas trop comment le prendre mais je préférais laisser couler.

« Il me semblait qu'on s'était mis d'accord sur le fait que tu devais arrêter de faire des folies. »

« Ce n'est pas de ma faute si ton fils attire toutes les cinglées du coin. »

Il pouffa mais son sourire n'atteignait pas ses oreilles. Il avait eu peur ce soir, comme nous tous.

« Où est Edward ? »

« Il t'attend dehors, ne t'inquiète pas. »

« Tu travaillais ou il t'a appelé ? » fis-je taquine

« Les deux. Je suis de garde cette nuit et il m'a appelé pour me dire que tu arrivais avec une ambulance. Il faut que tu arrêtes ce genre de chose ma grande, mon cœur ne va pas s'en remettre un de ces jours. »

« Promis. »

Je le regardais préparer du matériel médical et je savais déjà qu'il allait me falloir des points de suture, peut-être pas pour ma lèvre mais mon bras n'y couperait pas.

« Tu me fais de jolis points hein? Applique-toi Docteur Cullen. »

« Une fois cicatrisés, on y verra que du feu. Tu peux me croire»

La suture de mon bras nécessita plus ou moins trente points de suture, ma lèvre fut soignée grâce à des strips adhésifs et mes pieds quant à eux n'avaient que quelques égratignures, désinfecter les petites coupures fut suffisant.

Je rêvais de pouvoir prendre une douche pour pouvoir enlever tout ce sang et cette crasse qui me recouvraient. Carlisle décida qu'il n'était pas nécessaire de me garder plus longtemps et un peu moins de deux heures après mon admission j'étais prête à partir.

Quand je revins dans la salle d'attente, Edward m'y attendait en compagnie de Gary. Quand il me vit, il vint directement à ma rencontre et me serra dans ses bras.

« Mon Dieu Bella...J'ai eu si peur. Tu va bien ? »

« Oui, j'ai connu pire. »

« Heureux de l'entendre. » me dit Gary « Si tu te sens d'attaque, tu pourrais passer en fin d'après-midi ? Il me faut ta déposition. »

« Bien sûr. Pour 16 h, c'est bon pour toi ? »

« Parfait. Reposes-toi ma grande. » accepta-t-il avant de déposer un baiser sur ma joue et de quitter les lieux

Edward resserra sa prise sur mes épaules, me collant un peu plus contre lui. Il souffla un grand coup et j'avais l'impression qu'il avait le poids du monde sur les épaules...

« Rentrez vous reposer tous les deux. » déclara Carlisle

Je levais la tête et Edward regardait son père les yeux dans les yeux. Ils semblaient lancés dans une conversation silencieuse dont ils étaient les seuls à comprendre la signification. Carlisle finit par hocher la tête et m'embrassa rapidement avant de nous saluer et de partir, Edward posa finalement les yeux sur moi et une vague d'émotion me submergea en lisant dans son regard. De la culpabilité, de la colère, de la douleur...

« Aller vient, on rentre à la maison. » dit-il

Oh Edward...


Et voilà pour le chapitre de cette semaine. Alors ? Vous en avez pensé quoi ?

On commence enfin à comprendre le fin mot de l'histoire non ?

On se retrouve la semaine prochaine pour la suite des révélations ;)

PS: J'ai commencé à réfléchir (et à bosser) à une nouvelle fiction, si ça vous intéressé n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires :D

Je vous dis à la semaine prochaine,

Bye,

Beclear ;)