Hello tout le monde !
Désolée pour le léger retard, d'habitude je poste en début d'après-midi mais ça à été une semaine chargée et le fait qu'il fasse un temps superbe dehors m'a donné envie de sortir en profiter alors j'ai eu un peu plus de mal à boucler le chapitre.
Chapitre centré cette semaine sur Bella et Edward et les quelques heures après l'arrestation de Jessica.
Merci aux fidèles parmi vous pour vos reviews. Bienvenue parmi nous aux petits nouveaux (alertes et favoris).
Bonne lecture à tous :D
Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM
Chapitre 24 : S'entre-aider
Sur le chemin du retour en direction de ma maison, Edward fut étrangement calme. Pas qu'il était d'un naturel extraverti en temps normal mais il ne fallait pas être un génie pour deviner que quelque chose n'allait pas.
J'avais bien vu dans son regard que quelque chose le tracassait même s'il faisait son maximum pour ne rien me montrer. J'y avais vu toute une palette d'émotions allant de la tristesse à la peur en passant par la colère et le remords. Je ne voulais pas le pousser alors je ne lui fis aucune remarque sur son mutisme, le laissant simplement faire. J'étais fatiguée, secouée et presque chacun des muscles de mon corps était meurtri et endolorit. Pour le moment je n'avais qu'une idée en tête : aller prendre une douche. J'étais tellement sale, de terre et de sang que je craignais pour les sièges de sa voiture.
En arrivant enfin chez moi, il sortit en premier de la voiture et se précipita pour venir m'aider à sortir. Heureusement qu'il fut là parce que en sortant de la voiture mes jambes se mirent à trembler et je faillais m'étaler parterre, j'avais pu me rattraper, je ne sais pas trop comment, à la portière de la voiture et j'avais pu me remettre un peu plus solidement sur mes jambes avant qu'il ne soit à côté de moi. Il me soutint et une fois à l'intérieur me conduisit à la salle de bain après que je le lui ai demandé. Il n'avait, pour le moment, toujours rien dit et même si je faisais mon possible pour ne pas me mettre à paniquer ou à me faire des idées, je m'en menais pas large.
Il quitta la pièce aussitôt après m'y avoir accompagné et repartis au rez-de-chaussée. J'entendais du bruit en bas, je ne sais pas trop ce qu'il faisait mais il faisait un de ces raffuts. Faisant abstraction de celui-ci, je me glissais sous l'eau chaude et ça me fit un bien fou. Mes muscles se détendirent les uns après les autres sous la chaleur et l'effet des analgésiques qui commençait à diminuer rendait mon bras de plus en plus douloureux mais peu n'importait. La douleur était devenue une sensation familière pour moi ses derniers mois et j'avais sans doute fini par développer une résistance à celle-ci plus élevée qu'avant. Je mis les deux mains à plat sur le carrelage de la douche, la tête baissée et laissais couler l'eau sur moi me déconnectant du monde environnant et me lavant des événements de la soirée.
Je ne sais pas trop combien de temps j'étais restée comme ça mais c'est l'eau froide qui me sortis de ma transe. Après m'être rapidement savonné et rincé, je sortis de la douche et après avoir mis un short et un débardeur, je m'enroulais dans mon peignoir en tissus-éponge doux.
En me cramponnant à la rambarde de l'escalier, je parvins vivante en bas et retrouvais Edward assis sur mon canapé. Ce même canapé où s'était tenu Jessica me menaçant d'un couteau à la main. Un frisson d'horreur me parcourut. Seule une petite lampe était allumée et la pièce était presque exclusivement dans la pénombre. J'eus un léger moment d'hésitation en pénétrant dans la pièce en repensant à ce qui s'était passé peu plus tôt mais secouais la tête pour me remettre les idées en place.
Edward était assis, les coudes sur les genoux soutenant sa tête qui était dans ses mains. Arrivant doucement, je me mis derrière lui et glissais ma main sur son épaule avant de la serrer brièvement. Il releva la tête comme s'il ne prenait conscience de ma présence que maintenant. Il semblait ailleurs.
« Eh salut. » murmurais-je doucement à son intention
« Salut. » souffla-t-il
« Tu va bien ? »
« Et toi ? Comment tu te sens ? Prendre une douche t'a fait du bien ?»
Je savais ce qu'il faisait. Il détournait l'attention sur moi pour pouvoir se défiler et qu'on ne parle pas de lui.
« J'ai posé la question en premier Edward. J'ai vu un médecin, très compétent puisque c'était ton père. Je ne suis pas en grande forme ce soir mais dès demain j'irais bien. J'aimerais que tu me répondes maintenant. S'il te plaît. »
Ses épaules s'affaissèrent.
« Je ne vais pas bien. » avoua-t-il
Je ne répondis rien. D'une part parce que j'étais mal de l'entendre si touché, si bouleversé par ce qui m'était arrivé et d'une autre part parce que je voulais qu'il s'ouvre et qu'il parle aussi librement qu'il le voudrait. J'avais été la victime ce soir mais à ce moment-là, c'était lui dont il fallait prendre soin. On s'occuperait de moi plus tard.
« J'ai cru te perdre, encore, ce soir. Tu ne peux pas t'imaginer à quel point j'ai eu peur. »
Je fis le tour du canapé et me mis à ses côtés. Je pris sa main dans la mienne et la serra avant de caresser sa joue. Il leva les yeux vers moi et je sentis mon cœur se briser. Ses yeux brillaient et s'il n'avait pas encore pleuré, ça n'allait pas tarder. On voyait qu'il faisait tout pour se retenir.
« Te voir dans cet état... Je crois que c'est encore pire que la fois où je t'ai trouvé dans ton bureau. Tu étais couverte de sang et...Et...»
Je comprenais parfaitement son ressenti. J'avais eu peur moi aussi. Peur de mourir, de ne jamais le revoir, peur que le plan de Jessica puisse fonctionner si je n'étais plus là et qu'il se laisse berner par elle. Ça m'avait terrifié pour être honnête.
Il se leva brusquement et pour la première fois je remarquais qu'il avait un verre à la main. Il contenait un liquide ambré, du Whisky. Il fit quelques pas et sans que je ne vis rien arrivé, de rage, il jeta son verre sur le mur en face de nous le faisant se briser en mille morceaux.
Je fis un bond sur le canapé non pas à cause du bruit du verre se cassant avec fracas mais à cause du cri de douleur et de désespoir qu'il fit. Il agrippa fermement le montant de la cheminée à s'en faire blanchir les jointures de ses doigts.
Oh Edward...
Je me levais et l'enlaçais par-derrière collant ma poitrine à son dos, serrant mon bras gauche autour de sa taille et faisant glisser ma main droite sur son autre bras avant d'aller caresser ses phalanges. Il allait finir par se faire mal.
Sa douleur me fit monter les larmes aux yeux et je ne pus pas les retenir longtemps. Mes sanglots le firent réagir et il se retourna pour me prendre dans ses bras. Cette soirée l'avait bien plus blessé que moi. Mes blessures étaient surtout physiques mais les siennes tenaient plus de l'aspect psychologiques.
« Tout va bien, je vais bien. »
Je répétais plusieurs fois les mêmes paroles pour être sûre qu'il les entendent, les comprennent et qu'elles l'apaisent un peu.
« Si tu savais comme je t'aime Bella. Si elle... Si elle avait réussi... »
« Eh chéri... » chuchotais-je en prenant sa tâte dans mes mains pour ancrer mon regard dans le sien « Je vais bien. »
Il resserra sa prise sur moi et il me fit grimacer. J'avais mal un peu partout mais ça voulait seulement dire que j'étais vivante alors je m'en fichais. Il pouvait me serrer aussi fort qu'il en avait besoin, aussi longtemps qu'il en resentirait le besoin.
Quelques minutes plus tard, il me relâcha et partit dans la cuisine avant de revenir avec un balai et la pelle pour ramasser les débris de verre qui maculaient le sol. Une fois qu'il eut fini, il attrapa ma main me rapprochant une nouvelle fois de lui.
« Viens, on va se coucher. »
« Oui. Un peu de sommeil ne me ferait pas de mal. »
Chacun de nous se prépara et nous prîmes place dans le lit. J'étais épuisée mais pourtant je n'arrivais pas à dormir. Je n'arrivais pas éteindre mon cerveau. Je me collais à lui, ma tête sur son torse et lui parcourut mon bras tendrement en faisant attention à ne pas toucher là où le couteau avait entaillé ma peau.
« Comment tu as su pour Jessica ? »
« Tanya. »
« Tanya ?! Mais comment? Je...» baragounais-je
J'étais plus que surprise. Décidément cette histoire ne cesserait jamais d'apporter son lot de révélation.
« Oui. C'est elle qui nous a mis sur la piste de Jessica. »
« Elle était au courant de son plan ? »
« Non ! Tanya est une gentille fille. »
« Oui, tout comme Jessica. Tu disais quoi déjà ? Ah oui : Ce n'est pas une vilaine fille mais je pense qu'elle a clairement perdu pied. » dis-je acerbe
Il me reprochait de ne pas voir le côté noir des gens mais concernant Jessica il avait, lui aussi, été aveugle. Ma remarque fusa sans que je ne le veuille vraiment et je la regrettais immédiatement.
« Pardon. Je voulais pas dire ça. » m'excusais-je
« Si tu savais comme je m'en veux de ne rien avoir vu... »
« Si on devait coller une enquête aux fesses de tous les barjots du coin, on n'aurait pas fini. Raconte-moi le rapport avec Tanya. »
« Elle travaille depuis deux ans pour moi. Quand elle est arrivée à Seattle, elle ne connaissait personne et elle s'est très vite bien entendue avec Jessica. Même si maintenant leurs relations ne sont plus au beau fixe, avant elles étaient amies. Un soir elles sont sorties toutes les deux boire un verre et un ami de Jessica était là. »
« James. »
« Oui. Tanya s'inquiétait pour toi avec t'avoir vu si chamboulée au bureau l'autre jour, je lui ai raconté pour James et elle a fait le lien. Elle est arrivée paniquée au bureau ce soir et elle m'a tout raconté. J'ai sauté dans ma voiture et je suis venue ici après avoir laissé un message à Yorkie pour le prévenir. J'arrive toujours après la bataille. »
« Je suis une grande fille et si James ne m'a pas loupé, Jessica n'a pas son cabari et c'était plus facile de me défendre. Elle y repensera à deux fois la prochaine fois qu'elle aura ce genre d'idée.»
« J'espère qu'on finira par avoir le fin mot de l'histoire. J'aimerais comprendre pourquoi elle s'en est pris à toi. Tu la connaissais à peine... » se lamenta-t-il
Oh euh... À le voir je n'étais pas franchement sûre que tout lui dire était une bonne idée. Il culpabilisait déjà assez comme ça sans que j'ai besoin en plus en rajouter une couche supplémentaire mais en même temps, il avait le droit de savoir.
« Euh, en fait... Je sais pourquoi elle a fait tout ça. Elle était tellement sûre de réussir à me faire disparaître qu'elle n'a pas trouvé utile de garder ça pour elle. » hésitais-je
« C'est ma faute, c'est ça ? »
Sa voix se brisa.
Je me relevais pour me mettre sur lui. Il suivit le mouvement et adossa son dos à la tête du lit.
« Jessica a un problème. Ce n'est pas de ta faute. Elle est convaincue d'être amoureuse de toi et peut-être qu'elle l'est, va savoir, mais elle est malade. » le rassurais-je en m'approchant pour le regarder dans les yeux et déposer un rapide baiser sur ses lèvres
Je ne pouvais pas le tenir responsable du comportement de cette fille. Je n'y avais même jamais pensé. Je devrais lui reprocher quoi ? D'avoir été poli et aimable avec son employée ? Non certainement pas. Je ne lui reprochais même pas le fait d'avoir pris un verre avec elle. Son obsession pour lui datait de bien avant ça et selon moi, si cette sortie n'avait jamais eu lieu ça n'aurait eu aucune incidence sur la suite. Au vu du comportement qu'elle avait eu, Jessica avait tout de la jeune fille atteinte d'érotomanie. Tout y était : son amour présumément réciproque pour Edward, la violence dont elle avait fait preuve quand il avait repoussé ses avances et cet accès soudain de rage qui l'avait mené à la tentative de meurtre. Elle était juste malade.
« Elle était convaincue de t'aimer et que tu l'aimais aussi et ça l'a poussé à faire toutes ces choses. »
« Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? » demanda-t-il
« Qu'elle t'aimait, surtout. Que Victoria ne t'aimait pas à ta juste valeur alors elle a décidé de vous séparer avec l'aide de James. Elle attendait son tour mais je suis arrivé et j'ai été le grain de sable dans l'engrenage et elle a voulu me faire disparaître. Je suppose. »
« Oh merde ! Tu veux dire que le gars avec qui j'ai surpris Victoria était ce James ? » s'horrifia-t-il
« Il semblerait que oui. »
Edward n'avait jamais vu James. Quand j'avais été lui parler, il n'avait pas pu venir avec moi et était resté dehors à m'attendre. À ce moment-là, j'hésitais à lui parler d'Alice. Jessica l'avait mentionné durant son monologue. Mon hésitation ne passa pas inaperçut et Edward remarqua immédiatement que je ne lui disais pas tout.
« Qu'est-ce que tu ne me dis pas ? »
« Je... Euh. » bafouillais-je « Elle m'a parler d'Alice. Après le repas chez toi, elle lui aurait dit que toi et moi avions eu une histoire mais que maintenant tout était fini entre nous. »
« Oh ! »
« Je ne savais pas qu'elles étaient amies. »
« Il me semble qu'elles avaient des cours en commun à la fac. Tu pense qu'Alice pourrait... »
« Je sais pas... Je n'ai pas envie d'y penser pour le moment. On verra bien demain quand on ira voir Gary. »
Nous étions aussi perdu l'un que l'autre. Nous savions les grandes lignes, les raisons principales de toute cette folie mais il y avait des points qui demandaient des éclaircissements.
Je mis ma main sur sa joue la caressant doucement avec amour. Oui c'était ça, de l'amour. J'avais essayé de refouler mes sentiments pour lui pendant longtemps. Au départ parce que je lui en voulais pour ce qu'il m'avait fait vivre il y a quatre ans, je le tenais responsable de toutes ces choses qui s'étaient produites après notre séparation. Puis quand il était revenu j'avais tenté bêtement de m'éloigner de lui, de continuer ma vie loin de lui. Mais je l'aimais, je n'avais jamais arrêté de l'aimer et lui aussi m'aimait mais si lui ne s'en cachait pas, j'étais plus réticente à me laisser aller et à lâcher prise. Mais je l'aimais. Ce qui s'était produit ce soir m'avait montré à quel point j'avais peur de le perdre. Je tenais à lui plus qu'a n'importe qui d'autre et le perdre me terrifiait.
« Je t'aime. » lui dis-je en le serrant dans mes bras
C'est tout pour cette semaine !
N'oubliez pas de me dire ce que vous en avez pensé :)
Bye, Beclear ;)
