Bonjour, bonjour !
Comment allez-vous ?
Cette semaine on se retrouve pour le dernier vrai chapitre de la fiction. Et oui, déjà.
La semaine prochaine ce sera l'épilogue et rien que d'y pensé...Bah ça me fait un peu bizarre :)
D'ailleurs, l'épilogue est déjà écrit donc techniquement cette histoire est terminée. Bouh, ça me fait vraiment bizarre :D
Merci encore une fois à vous tous de me suivre ici chaque semaine, que vous laissiez une trace de votre passage ou non.
Je vous souhaite à tous une bonne lecture ;)
Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété mais celle de SM.
Chapitre 26 : Heureux dénouement
C'est dans quatre voitures différentes que toute notre joyeuse troupe quitta les lieux et prit la direction de chez Edward. Nous mîmes d'ailleurs un bon moment pour réussir à tous nous garer dans sa rue. Edward gara sa voiture dans le garage mais pour les autres ce fut un peu la croix et la bannière pour trouver un endroit où nous mettre.
En arrivant chez lui, Reid fut complètement fou, sans doute peu habitué à avoir autant de monde autour de lui. Ne voulant pas trop nous prendre la tête avec le repas, Edward décréta qu'un barbecue serait une bonne solution. Le temps de tout préparez-nous dûmes dire à Jacob au moins vingt fois de ne pas énervé le chien mais sans grand succès. Il pouvait se montrer tellement immature par moments...
J'étais en cuisine avec Edward et dans le jardin les autres discutaient. J'entendais vaguement Angela, Rosalie et Leah parler de bébés et de grossesse alors que les garçons discutaient plutôt de sport tout en préparant le barbecue.
« Merci. »
« Pour ? »
« Pour les avoir fait venir même si faire faire du rangement à deux femmes enceintes ce n'est pas franchement une bonne idée. Tu es un ange. » dis-je en me penchant pour l'embrasser chastement
Il laissa de côté ce qu'il était en train de faire et vint se coller à moi, bloquant mon corps contre le meuble de la cuisine.
« Pour ta gouverne, j'ai essayé de les empêcher de venir mais je me suis dit qu'avoir deux femmes, dont les hormones sont en folie, qui ont une dent contre moi n'était pas l'idée du siècle. Je tiens à ma vie quand même. »
Il plaça sa tête dans mon cou qu'il taquina en déposant des baisers ici et là, sur cet endroit si sensible, si réactif de mon corps. Je fus parcouru de frissons et tout mon corps trembla.
« Tu as bien fait chéri. » bafouillais-je sous ses assauts
Tout en continuant sa douce torture, il me souleva et je finis assise sur le plan de travail, Edward entre mes cuisses.
« Edward... » gémis-je
« Hum ? »
« Dieu sait que j'aime ce que tu es en train de me faire mais au cas où tu l'aurais oublié on n'est pas seuls, l'exhibition ce n'est pas mon truc. »
« Tu n'es pas drôle... » ronchonna-t-il en délaissant mon cou pour relever la tête en face la mienne
« Eh dites donc vous deux ! Un peu de tenue. Rosaaaaaalie ! Edward et Bella vont des cochonneries dans la cuisine !» beugla Emmett après avoir fait irruption dans la pièce
« Emmett ? Je suis chez moi alors ferme-là. »
« Si tu veux manger, va voir ailleurs si on y est pas. »
« EMMETT ! » hurla Rosalie en rentrant dans la maison « Tu as cinq secondes pour revenir ici ou alors je peux te jurer que ça va mal se passé pour toi. »
« Pensez à vous laver les mains avant de toucher la nourriture. » dit-il avant de partir
« Je vais tuer mon frère. »
« Mais non. Il suffit juste de lui remplir la bouche de nourriture et on aura la paix. En attendant, il faut finir le repas.» dis-je en le repoussant et descendant de mon perchoir
Je repris ma place et mon activité dont il m'avait écarté pour me torturer. Trente minutes plus tard, tout le monde prit place autour de la table et nous pûmes commencer à manger. Enfin tout le monde sauf Jacob. On lui avait pourtant dit de ne pas trop asticoter Reid mais il n'en avait fait qu'à sa tête. Résultat ? Reid était collé à ses basques et refusait de le laisser en paix.
Edward tenta bien de le calmer mais Reid ne l'écoutait pas vraiment. Comme à son habitude.
« Reid ! Stop ! » élevais-je la voix
Le chien me regarda avec déception et délaissa Jacob pour venir se coucher à nos pieds à Edward et moi. Je mis ma main dans ses poils et le papouillais rapidement.
« Je sais mon grand, ce n'est pas de ta faute et c'est injuste de te punir. » dis-je compatissante « Une fois qu'il aura fini de manger tu pourras retourner l'embêter. » lançais-je au chien m'attirant les foudres de mon ami « Ne me regarde pas comme ça. On t'a prévenu de ne pas le chercher alors tu vas assumer tes actes mon grand. »
Ma tirade fit rire tout le monde sauf Jacob qui bouda comme un enfant. Leah tenta de la réconforter mais je voyais bien qu'elle était d'accord avec moi.
Le reste du repas se passa globalement dans le même état d'esprit. J'étais reconnaissante et heureuse de les avoir autour de moi, de pouvoir compter sur eux. Ils rendaient ma vie définitivement meilleure.
En fin de soirée, Angela et Ben ainsi que Rosalie et Emmett décidèrent de rentrer chez eux.
« Tu veux que je sois là à quelle heure demain ? »
« Angie, tu n'es pas obligée. Il reste juste un peu de ménage à faire, je peux très bien m'en chargé toute seule. Repose-toi, d'accord ? »
« Non pas d'accord. Je serais impotente bien trop vite à mon goût alors laisses moi profiter des quelques mois de mobilité qu'il me reste avant de me sentir comme une baleine échouée sur un banc de sable. »
« D'accord. » rigolais-je « Pour quatorze heures, c'est bon ? »
« Parfait ! À demain ma belle.»
Elle quitta la pièce et ce fut au tour du frère d'Edward de venir nous saluer avant de partir. Jacob et Leah, eux, passaient la nuit chez moi. Ils seraient là à la réouverture et je me refusais à les obliger à faire autant de route pour repartir, puis revenir demain soir. Autant qu'ils profitent de mon appartement pendant que je dormirais chez Edward.
J'étais dans la cuisine en train de remplir le lave-vaisselle quand Edward vint me rejoindre. J'étais curieuse de savoir ce qu'ils avaient pu se dire avec Alice ce matin après que je sois partis mais je savais aussi que s'il voulait m'en parler il le ferait. Je n'étais pas de ces personnes impudiquement curieuses qui se mêlaient de la vie et des histoires des autres. Sans doute que grandir dans une petite ville où tout le monde se connaît, est au courant des problèmes de tout le monde, en était la cause.
Il était accoudé à son îlot central et me regardait faire, en silence et totalement impassible. Il y avait une sorte de flottement rendant le moment un peu bizarre. J'étais un peu mal à l'aise.
« Quoi ? »
« Je n'ai pas le droit de te regarder ?»
« Bien sûr que si mais c'est un peu bizarre tout ça. » indiquais-je en faisant tournoyer ma main dans le vide pour désigner le moment « C'est le moment où une conversation sérieuse et profonde doit avoir lieu ? »
« On dirait bien. »
Enfin ! Depuis le soir où il était arrivé chez moi et m'avait découverte après l'apparition de Jessica, j'attendais ce moment. J'attendais impatiemment ce moment où il ne pourrait plus se cacher et où l'on pourrait vraiment aborder cette situation.
« Je finis ça et je suis à toi. » dis-je en montrant la vaisselle empilée à côté de moi
Il hocha la tête sobrement et sortit dans le jardin, Reid sur les talons. Quelques minutes plus tard, je partis le rejoindre. Je pris une chaise à coté de lui et attendis qu'il se décide à parler.
« Il y a des moments, je me dis que j'ai choisis la mauvaise option en revenant dans ta vie. Je suis égoïste au point que j'ai pas supporté d'être éloigné de toi plus longtemps et ça a eu des conséquences désastreuses. Je suis tiraillé par toute cette culpabilité mais d'un autre côté je suis heureux comme jamais depuis que tu es avec moi. »
Il semblait abattu et il laissa sa tête pendre librement dans le vide alors que que ces mains cramponnaient ses genoux.
« Et moi je te suis reconnaissante d'être revenu, d'avoir insisté et de m'avoir obligé à connaître le nouveau toi. Je peux comprendre les raisons qui te poussent à te sentir aussi mal mais Edward, la vie est ainsi. Il y a toujours des hauts et des bas, des événements plus tristes que d'autres. »
« Tu aurais pu mourir... Deux fois. Et je suis responsable de ce qui t'est arrivé. » cracha-t-il en se détournant de moi
Il se leva et marcha un peu plus loin dans le jardin. Je le rejoignis, me plantant devant lui pour stopper sa progression et le forcer à me regarder.
« Non. Tu es seulement responsable du bonheur que je ressens depuis que tu t'es présenté à la boutique il y a des mois de cela. » lui dis-je en caressant sa joue « Bon d'accord, au début j'ai eu envie de t'étriper...» pouffais-je « Mais pas un seul instant il ne m'est venu à l'esprit que tout était de ta faute, à aucun moment je ne t'en ai voulu. Et tu sais pourquoi ? » l'interrogeais-je en marquant un temps d'arrêt « Parce que je sais que tu m'aimes et que si tu avais été là ces deux fois, tu aurais sans doute donné ta vie pour sauver la mienne. »
« Oui. Je t'aime. »
« Et moi aussi, je t'aime. Alors cesse de t'en vouloir parce que te voir comme ça... Tu peux pas savoir comme c'est dur. C'est fini maintenant. Tout ira bien. Tu verras. »
« Et toi ? Comment tu te sens ? »
« Je suis heureuse que tout soit terminé. Je ne vais pas dire que j'ai apprécié me faire frapper ou autres mais maintenant on va pouvoir avancer, passer à autre chose et commencer un nouveau pan de notre histoire. »
« Tu donnes l'impression qu'il ne te n'ait rien arrivé l'autre soir. C'est assez déconcertant. »
« Je sais pas...Ça vient peut-être du fait que cette fois-ci je m'attendais à ce que quelque chose dans ce genre arrive. On savait qu'il y avait quelqu'un dans l'ombre qui allait certainement tenter quelque chose alors … J'ai sans doute eu le temps de me préparer. Je... Je sais pas.»
Je haussais les épaules ne sachant pas trop quoi lui dire. J'étais simplement contente d'être en vie et que tout le monde aille bien.
« Maintenant, j'aimerais juste laissé ça derrière moi et continuer ma vie comme avant. »
« Il reste le procès. Il y en aura certainement un. Tu compte faire quoi pour Jessica ? »
« Comment ça ? »
« Ce que tu as dit à Alice, tu le pensais vraiment ? »
« Je pense effectivement que Jessica a plus besoin de soins médicaux qu'autre chose. Après ce n'est pas moi qui décide. Mais je ne suis pas convaincue que la laisser croupir en prison arrange les choses. Ce serait la solution de facilité mais pas forcément la meilleure. »
« Je vois. »
Il n'avait pas réagi à ce que je venais de dire et pour tout dire je n'étais pas certaine que j'aurais du lui en faire part. J'avais comme l'impression que sur ce point nous allions être en opposition.
« Et toi avec Alice ? Ça a été ce matin ? »
Oui bon d'accord, j'avais dit que j'attendrais patiemment pour tout savoir mais puisqu'on en été aux confidences...
« On a parlé de sa relation avec Jessica, de comment on vivait ça, elle comme moi et elle s'est une nouvelle fois excuser. »
« D'accord... »
« On a aussi discuté de ce qui s'est passé il y a quatre ans. J'avais besoin de réponses, je voulais savoir pourquoi elle t'avait fuit alors qu'elle se disait être ton amie. »
Je comprenais son besoin. Je m'étais posé énormément de question dans les premiers mois. Je ne comprenais pas bien pourquoi elle avait coupé les ponts comme ça avec moi et puis au fil du temps savoir n'a plus eu la même importance. Aujourd'hui ça m'était égal.
« Tu les a eu ? »
« En partie, oui. »
« Tant mieux alors. Et si on allait se coucher ? »
« Tu as raison. » dit-il déconcerté par mon changement de conversation
Nous montâmes tous les deux à l'étage et je partis dans la salle de bain pour prendre une douche. J'ouvris les robinets et réglais la température de l'eau avant de m'y glisser une fois débarrassée de mes vêtements. Je laissais ma tête sous le jet d'eau un moment et sursautais en sentant deux mains glisser sur mes hanches pour aller se nicher sur mon ventre avant de le caresser.
« Je m'ennuyais sans toi. » se justifia-t-il
« Oui. J'en doute pas. » lui répondis-je
Ses paroles m'arrachèrent un petit sourire en coin. Il me colla à lui frottant son érection contre mes fesses et parsema mon dos de délicats baisers.
« Auriez-vous quelque chose de peu catholique en tête, Monsieur Cullen ? »
« Et bien... Il me semble que nous avions commencé quelque chose dans la cuisine un peu plus tôt, non ? »
« Ah bon ? C'est étrange, je n'en ai aucun souvenir. » fis-je taquine
Sa bouche voyageait sur moi et migra dans mon cou pour le mordiller. Je ne pus m'empêcher plus longtemps de gémir.
« Et maintenant ? Tu t'en souviens ? »
« Hum... Oui, va...vaguement. »
« Vaguement ? »
« Hum hum. »
« Je vois. Dans ce cas... »
Il bougea ses mains les déplaçant de mon ventre à mes seins dont il titilla les pointes dressées par le désir et l'eau qui y coulait. Cet homme savait y faire. Une de ses mains continua son délicieux traitement pendant que l'autre descendit frôlant mes côtes puis mes hanches et atteignit mes cuisses. Il glissa sa main entre elles et vint caresser mon centre brûlant du bout des doigts.
« Et là ? »
« Hum... Oh ! » criais-je en sentant un de ces doigts me pénétrer « Oh oui, oui ! Je m'en souviens. » bafouillais-je submergée par une vague de plaisir
« Voilà qui est mieux. »
Il attrapa mes mains plaquées sur le carrelage de la douche, lia nos doigts entre eux et écarta mes jambes à l'aide d'un de ces genoux. D'un geste souple et précis il plongea en moi soulageant momentanément la tension qui faisait rage dans mon ventre. Mon dos se creusa et mes fesses allèrent à sa rencontre le poussa un peu plus profondément en moi. Quand il fut au fond, il lâcha un soupir de contentement et il laissa tomber sa tête sur mon épaule. Après une courte pause, il reprit ses mouvements. Ils étaient lents, longs et profonds et rapidement la passion nous emporta. Ce n'était plus suffisant.
Il se retira, me retourna pour que je sois en face de lui. Je me sentis décoller du sol, ses mains sous les fesses pour me porter. Mes jambes s'enroulèrent instinctivement autour de ses hanches réduisant l'espace entre nos deux corps. Il revint en moi et ses va et vient furent plus rapides. Peu à peu, mon orgasme se construisit et il grossissait à une vitesse folle. À ce rythme-là, je n'allais pas tenir longtemps et je perdis rapidement la tête.
« Edward, s'il te plaît... »
« Quoi ? »
« Plus vite... J'ai besoin... Plus. »
Il augmenta encore la cadence et mon dos heurta le mur derrière moi. La part, infime, de douleur que je ressentais fut immédiatement remplacée par le plaisir qui montait crescendo et sans que je ne vois rien venir, mon orgasme éclata brusquement transformant mes gémissements en cris de jouissance. J'étais dans une sorte d'état second et c'est à peine si j'aurais senti Edward venir à son tour si ses bras n'avaient pas raffermi leur prise sur moi me serrant étroitement contre son torse. On était tous les deux à bout de souffle et quand il me reposa parterre, mes jambes me lâchèrent, je faillis m'écrouler au sol. Edward me retint, me gardant contre lui le temps que je retrouve mes esprits. Nous effaçâmes rapidement les vestiges de notre activité de nos corps et nous nous glissâmes dans le lit. Au moment où ma tête toucha l'oreiller je me sentis partir et je m'endormis de suite.
Le lendemain matin à mon réveil, Edward dormait encore. Il était encore tôt alors je décidais de traîner un peu au lit avant de me lever pour partir à la boutique. Je me mis sur le côté et le contemplais dans son sommeil. Il avait changé au fil des années, il était toujours aussi beau mais différemment. Avant c'était sa jeunesse et sa quasi-perfection qui le rendait irrésistible, aujourd'hui il avait mûri et les quelques rides qui commençaient à apparaître sur son visage lui donnait un charme nouveau. Quand il ouvrit les yeux, un grand sourire fendit son visage en me voyant face à lui.
« Hum...Salut. Il est quelle heure ? »
« À peine sept heures. Il n'est pas très tard. »
« Je dois aller au bureau aujourd'hui mais je serais là ce soir, sans faute. »
« D'accord. Je vais passer chez moi et puis j'irai m'occuper de la réception après. Je vais passer un peu de temps avec Spencer, le pauvre en ce moment on ne peut pas dire qu'il me voit beaucoup. »
Je me levais du lit et remis mes vêtements de la veille. Ça ferait bien l'affaire en attendant de rentrer chez moi. Edward me proposa de le prendre le petit déjeuner avec lui mais je refusais et partis dans la foulée. En arrivant chez moi, Spencer me fit la tête un moment avant de venir demandé son quota de caresse et de câlins.
Aux alentours de midi, je partis à la boutique et n'attendis pas Angela pour commencer le nettoyage. Il fallait simplement un bon coup de balai et laver le sol. Il nous resterait ensuite qu'a tout mis en place pour la réouverture. Le traiteur devait livrer le buffet à dix-huit heure et les invités arriveraient une heure plus tard.
Je venais de finir de balayer quand Angela arriva.
« Tu n'as pas pu t-en empêcher hein . Je ne suis pas handicapée ! »
« Eh oh, calme un peu tes hormones tu veux ? » rigolais-je « Je te laisse laver le sol, ça te va ? »
« Parfait ! »
Elle partit dans la réserve et en ressortit avec un seau d'eau. La laissant faire, je montais dans mon bureau pour ne pas la gêner. Elle vint me chercher près d'une heure plus tard.
« Calmée ? »
« Hum... Ouais. Désolée. Je suis une vraie boule de nerfs en ce moment. »
« Ce n'est pas grave. Pardonnée ! »
« Merci bien. »
« Il est quelle heure ? »
« Presque seize heures. On a encore un peu de temps avant d'installer les tables. Tu as pris de quoi te changé pour ce soir ? »
« Non, j'y ai pas pensé. »
« Retourne chez toi, prends une douche et une tenue de rechange. Je reste ici au cas où puis inversement. »
« Tu es un ange ! »
J'embrassais rapidement sa joue avant de partir chez moi. J'optais pour une robe beige toute simple avec de petites manches à volants et prit une paire de sandales à talons bordeaux. Je fourrais le tout dans un gros sac avec un peu de maquillage. Ensuite, je sautais dans la douche et moins d'une heure plus tard j'étais de retour. Angela partie à son tour.
À dix-neuf heures, tout était prêt. J'étais habillée et tout était installé, j'ouvris en grand la porte d'entrée indiquant ainsi le début de la réouverture.
J'étais en train de discuter avec un habitué des lieux quand Edward passa la porte. Il était à tombé dans un costume bleu foncé et une chemise blanche dont les deux premiers boutons étaient ouverts. Il me chercha du regard et quand il me trouva, il me rejoignit à grandes enjambés.
« Mademoiselle Swan, permettez-moi de vous dire que vous êtes sublime. »
« Vous n'êtes pas mal non plus. »
« Il y a du monde. »
« Oui. Je suis contente. »
Il se pencha pour m'embrasser et du bruit à notre droite attira mon regard. Jacob, Leah et l'ensemble des Cullen, Alice comprise, venait d'arriver et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils savaient se faire remarquer.
« Eh ! Bonsoir à tous. » les saluais-je avant d'embrasser tout le monde pour leur souhaiter la bienvenue
Je pris le parti d'embrasser aussi Alice, par pure politesse. Esmée exigea de visiter le lieu de fond en comble une fois son côté décoratrice d'intérieur réveillé.
« C'est vraiment beau ici. »
« Merci Esmée. »
« Merci à toi. »
Je la regardais un moment ne comprenant pas trop où elle voulait en venir.
« Pour Edward et aussi... Pour Alice. »
« Oh ! »
« On n'est pas idiots tu sais, on a bien vu qu'il y avait un souci avec elle et Edward nous en a expliqué les raisons. Alors merci à toi de l'intégrer malgré ce qui s'est passé il y a quatre ans. Je ne suis pas d'accord avec son comportement passé, loin de là même... »
« Je le fais pour Edward, uniquement pour lui. Cette histoire entre elle et moi n'a plus aucune importance. »
« C'est d'autant plus appréciable. »
« Tu me connais Esmée, jamais je ne me permettrais de me mettre en travers de lui et de votre famille. Même si j'ai des différents avec un membre d'entre elle. »
On retourna rejoindre les autres et la soirée sembla réussit. Tous les clients présents saluèrent le travail fait pour remettre en état les lieux et furent heureux de pouvoir reprendre leurs habitudes ici.
Les lieux se vidaient peu à peu quand un cri se fit entendre dans un coin de la pièce. Toutes les têtes se tournèrent dans cette direction et nous nous précipitâmes en voyant qu'il venait de Rosalie.
« Je... Je... Le bébé. Il arrive. » paniqua-t-elle en regardant la flasque à ses pieds
Emmett était figé à côté d'elle et était plus blanc que blanc. J'avançais vers elle et entrepris de secouer mon ami avant de rassurer la jeune femme.
« Tout va bien Rosalie. Calme toi. »
Carlisle prit à relève et toute la famille se rendit à l'hôpital avec le couple. Pour ma part, il restait encore des gens alors je les rejoindrais plus tard. Vers vingt-trois heures, les derniers invités venaient de quitter les lieux alors je sautais dans ma voiture et partie, moi aussi, à l'hôpital. Tout le monde était réunit à la cafétéria de l'hôpital attendant patiemment d'avoir des nouvelles.
« Alors ? Ça en est où ? »
« Il va falloir encore attendre un moment mais ça avance. »
« Comment va Emmett ? »
« Il est paniqué mais maman est avec lui pour le moment. »
J'allais me chercher un café à la machine un peu plus loin dans la pièce et Edward m'emboîta le pas. La nuit s'annonçait très très long et elle le fut. C'est seulement au petit matin qu'Emmett fier comme un pape refit une apparition un petit paquet dans les bras.
« Je suis papa ! » tonna-t-il
Tout le monde se rua sur lui et moi je restais un peu plus en arrière attendrie devant la scène se déroulant sous mes yeux. Le bébé passa de bras en bras et quand Edward le porta, je ressentis un léger pincement au cœur. Je me surpris à l'imaginer tenant notre bébé dans ses bras et mon rythme cardiaque s'accéléra d'un coup. Ce ne serait jamais facile, seulement un peu plus facile chaque jour.
Il se tourna vers moi, à ma recherche et quand il me vit, il sourit de toutes ses dents. Il s'approcha de moi et mes yeux se posèrent sur ce petit être au creux de ses bras. Si fragile et précieux.
Il m'étudia attentivement et quand je relevais les yeux pour le regarder il verrouilla son regard dans le mien. Ça ne dura que quelques secondes mais ce fut intense.
« Elle est belle n'est-ce pas ? »
« Oui. Elle est très jolie. » dis-je
Je levais la main et fis courir tendrement mon index sur la joue du nourrisson.
« Ça ne te donne pas des idées ? » me demanda-t-il en me désignant le bébé
J'ouvris la bouche, sous le choc de ce qu'il venait de me dire. A vrai dire je ne m'étais pas poser la question récemment...Est-ce que j'étais prête ? Aucune idée.
« Euh...Bah...Et si on faisait les choses dans l'ordre cette fois ? »
« T'épouser me va aussi. » dit-il en m'embrassant tendrement
Emmett troubla notre échange.
« Eh oh vous deux ! Rendez-moi ma fille. Bande de voleurs ! »
Edward lui rendit et revint vers moi.
À ce moment précis, je pris conscience que notre passé était derrière nous. La vie ne serait sans doute pas simple mais nous ferions face, tous les deux, soutenus par nos amis et notre grande famille.
Une page se tournait laissant le champ libre pour qu'on soit heureux ensembles, pour qu'on puisse commencer un nouveau chapitre de notre histoire.
Et voilà ! Il ne reste plus que l'épilogue et cette histoire sera terminée.
Vous en avez pensé quoi ?
A la semaine prochaine !
Bye, Beclear.
