Titre: Alcool? Pas nécessairement

Rating: M. Attention: présence de propos homophobes dans ce chapitre.

Disclamer: Tous les personnages de Naruto appartiennent à Masashi Kishimoto, leur créateur.

Note: Bonjour et désolé... Je sais ce chapitre à pris presque un an à être publié, honte à moi, mais comme mentionné sur mon profil, j'ai eu certains problèmes.-Fin de l'étalage de vie privée- Je n'abandonne pas cette histoire mais je ne peux pas vous promettre de publier régulièrement, je commence des études de plus haut niveau dans quelques semaines et disons que je vais avoir besoin de beaucoup de mon temps pour les travaux. Mais comme dirais cette chère Céline Dion: «Je ne vous oublie pas, non jamais...»

J'ai dit il y a deux jours que je posterais ce chapitre en Juillet, mais j'ai eu une subite inspiration donc je ne vous fait pas plus attendre! Bonne Lecture!


Chapitre 3

C'est surprenant. En fait je suis complètement abasourdi. Cet homme dont la santé semblait parfaite jusqu'à aujourd'hui à fait un arrêt cardiaque en apprenant que son fils était homosexuel. Ce fut plutôt dure mais je m'efforçai de garder une expression neutre face à cette révélation alors qu'Uchiwa continuait à dire des méchancetés à propos de son fils cadet.

- Cette espèce de chose inhumaine!

Je me figeai et levai les yeux du dossier de Fugaku Uchiwa. Sa femme, Mikoto, le regardait d'un air horrifié et je compris que je n'avais pas du tout rêvé ce qui venait de franchir les lèvres de mon patient. D'accord, cet homme était un homophobe en puissance mais c'était tout de même de son fils qu'il parlait.

- Chéri ne dit pas ce genre de chose, souffla sa femme, c'est notre petit garçon.

Sa voix était tremblotante et je suis sure qu'il lui avait fallut utilisé tout le courage présent dans son petit corps pour affronter son mari en face de moi. Elle avait l'air d'une femme assez timide. Son mari lui jeta un regard glacial qu'il reporta par la suite sur moi.

- Avez-vous d'autres questions docteur?

Son ton sonnait pleins de reproches et n'était pas du tout respectueux, je dus faire un gros effort afin de reprendre contenance et d'afficher mon air professionnel :

- Non c'est bon, si cela vous convient, je vais envoyer une infirmière qui vous fera passer les tests de routine.

Il hocha lentement la tête en signe d'assentiment et je quittai la pièce le plus tranquillement possible. Je détestai par dessus tout ces moments-là, ceux où mes patients ne se gênaient pas pour faire preuve de méchanceté en affirmant leurs convictions se foutant bien de ce que les autres pouvaient en penser.

J'envoyai rapidement une infirmière s'occuper d'Uchiwa en la prévenant de prendre des pincettes avec lui, il était très susceptible. Je me rendis par la suite aux urgences afin d'apporter mon aide aux infirmières et aux deux autres médecins qui avaient sur les bras une cinquantaine de blessés. Il semblerait bien que je ne puisse pas sortir d'ici avant l'aube.


Cela faisait déjà plus d'une heure que je patientais dans la salle d'attente en compagnie de mon frère lorsque je vis ma mère s'approcher. Elle avait un air triste collé au visage et son dos semblait se courber sous ce sentiment. Je m'attendis instantanément au pire.

- Votre père va bien, commença-t-elle, ils vont le garder ici cette nuit et une partie de la journée pour s'assurer que ce n'était qu'un cas isolé.

Itachi et moi soupirâmes de soulagement mais la culpabilité qui me rongeai ne diminua pas d'un pouce. Surtout que ma mère semblait volontairement éviter de croiser mon regard. Finalement, Itachi posa la question que je n'osai pas poser:

- Est-ce qu'on peut aller le voir?

Ma mère tressaillit et tourna finalement son regard triste vers moi. Elle tendit doucement sa mains vers mon visage et me caressa légèrement la joue. Je me crispai, les gestes d'affection en publique ne me disaient rien de bon.

- Sasuke... Ton père ne veut pas te voir.

Ses yeux se remplir de larmes et ma culpabilité ne fut que plus grande encore. J'attirai doucement ma mère dans mes bras essayant de la consoler. Je lui dis que ce n'était pas grave, que je m'attendais à cette réaction de la part de père et qu'elle ne devait pas s'inquiéter pour moi.

Elle se calma peu à peu puis elle me sourit légèrement avant de retourner dans la chambre de mon père en compagnie d'Itachi. Je ne lui avait pas menti, je savais déjà que père réagirait mal face à ma sexualité. Cependant, la douleur ressentit face à ce rejet était complètement inattendue, elle.


Je restai par la suite quelques heures de plus dans la salle d'attente, ressassant sans cesse cette dispute.

Nous étions tous dans le bureau de mon père, mis à part ma mère qui faisait la cuisine, et nous buvions un verre de scotch en regardant les actualités du soir. Ce genre de «réunion» était de mise seulement lorsque mon père souhaitait connaître l'opinion des gens suite à un nouveau contrat de l'entreprise. En fait l'opinion des gens il s'en foutait un peu, il voulait seulement flatter son égo.

Ce soir-là cependant, le sujet principal de toutes les chaînes d'actualités était le suicide d'un couple homosexuel. Ils avaient diffusé des photos d'un couple de deux jeunes femmes qui semblaient très heureuses et mon père avait affiché une moue de dégoût. Rien de vraiment inattendue. Cependant lorsqu'il avait commencé à dire que ces filles méritaient amplement la mort et même qu'elles auraient dû pensé à se tuer plus tôt, je n'avais pas pu m'empêcher de le contredire.

On s'était disputé assez longtemps sous le regard d'Itachi et le visage de mon père commençait à devenir rouge, signe d'une immense colère mais surtout signe qu'il était temps de lui accorder raison. C'était exactement ce que j'étais sur le point de faire lorsque mon frère avait finalement décidé de mettre son grain de sel.

- Voyons Sasuke, ce n'est pas comme si ça te concernait.

Ma réponse sembla avoir été un peu trop longue à venir et mon père avait alors commencé à s'étouffer de colère. Je n'ai pas trop pensé aux conséquences et j'ai sorti une phrase assez évocatrice sur le sexe homosexuel.

En y repensant je n'aurais certainement pas dû, en fait même sur le moment je m'étais dit que c'était une horrible idée, mais j'avait osé malgré tout. On aurait dit que les yeux de mon père allaient s'enfuir de leurs orbites et il a serré sa main fortement contre sa poitrine. Il s'était par la suite effondré sur le sol de son bureau, inconscient, je m'étais alors précipité sur le téléphone pendant qu'Itachi commençait un massage cardiaque.

Je soupirai. Assis dans un de ces fauteuils inconfortables de la salle d'attente, je pensai à quel point c'était une chance que mon frère ait décidé de prendre ces cours de secourisme quelques années plus tôt. Grâce à ça, il avait put réanimer père avant que les ambulanciers arrivent. Le regard que mon père m'avait lancé lorsque les ambulanciers l'avaient fait monté à bord de l'ambulance dans un brancard m'avait donné des frissons et au vue des circonstances je risquais de le revoir, ce regard.


Il était 4h30 du matin lorsque je pus finalement rejoindre mon bureau afin d'y déposer ma blouse et mes lunettes, mais surtout afin de dormir un peu. On était finalement parvenu à s'occuper de tous les blessés et heureusement les blessures les plus graves n'étaient pas si graves que ça. Quelques légères commotions, des jambes ou des bras cassés et le reste; de simples égratignures.

J'avais décidé de ne pas rentrer chez moi puisque je devais reprendre le travail à 8h. C'est dans ce genre de cas que je me félicitais d'avoir installé un lit de fortune dans le placard de mon bureau.

En passant à côté de la salle d'attente, qui se trouvait à seulement quelques mètres de mon bureau, j'entraperçu des cheveux noirs et je me figeai. Sasuke Uchiwa était assis seul dans un coin de la salle d'attente, la tête entre les bras et semblait dans un très mauvais état. Je me demandai un instant pourquoi il n'était pas rentré chez lui où même dans la chambre de son père mais je me rappelai que ce dernier ne semblait pas du tout souhaité le revoir pour l'instant.

J'hésitai un peu entre allez lui parler ou rejoindre le lit qui m'attendait dans mon bureau. Finalement, j'entrai doucement dans la pièce laissant tomber la fatigue, ma bonté me perdra. Il ne redressa pas la tête et je crus qu'il c'était peut-être endormi dans cette position. Cependant, lorsque je fus sur le point de tourner les talons pour ne pas le réveiller il leva les yeux et nos regard se croisèrent.

- Salut, soufflais-je avec un léger sourire.

Il avait vraiment une mauvaise tête. Ses cheveux étaient ébouriffés et ses yeux étaient rouges. Avait-il pleuré ou était-ce seulement la fatigue? Quoi qu'il en soit un sourire apparut au coin de ses lèvres en me voyant et il prit la parole.

- Qu'est ce que tu viens faire ici?

Je supposai donc que j'avais la permission de m'asseoir à ses côtés, et je me laissai tomber dans le fauteuil à côté de lui en soupirant de soulagement. Ces fauteuils étaient vachement inconfortables mais dans mon état de fatigue avancée, n'importe quelle surface me semblait être le plus douillet des matelas.

- Je suis médecin ici.

Il fronça les sourcils et je ricanai.

- Vois-tu, repris-je, je ne porte pas cette blouse blanche seulement parce qu'elle me rend particulièrement beau.

Il sourit, un vrai sourire cette fois-ci qui fit briller une lueur dans ses yeux. Cependant son sourire s'effaça bien vite et son regard se perdit dans le vide. Ma présence ne semblait pas le déranger mais peut-être qu'essayer de le faire se confier à propos de son père n'était pas une bonne idée donc je n'osai pas reprendre la parole.

Il secoua vivement la tête sortant de ses pensées et se leva du fauteuil en sortant ses clés de voiture.

- Je-Je crois que je vais y aller...

Alors qu'il allait sortir de la salle d'attente, je le rattrapai par le bras.

- Tu veux en parler? demandais-je.

Devant son regard plus que négatif je repris:

- Écoute, je ne crois pas que tu devrais conduire dans cette état et...

- D'accord, parlons. me coupa-t-il.

Il se retourna pour aller se rasseoir sur le fauteuil mais j'attrapai sa main en lui souriant. Il se laissa par la suite traîner jusqu'a mon bureau quelques pas plus loin.

- On serra beaucoup plus à l'aise dans mon bureau.

Je refermai la porte derrière lui et la verrouillai. Alors que je suspendais ma blouse au porte-manteau, Sasuke alla prendre place sur un des deux canapé faisant face à mon bureau. Je nous fis du café puis, je m'assis dans ma chaise derrière mon bureau, en face de lui, en lui souriant.

- Fais comme chez toi, soufflais-je.

Il hocha la tête, retira ses chaussures et s'allongea dans le canapé en regardant le plafond.

Après quelques secondes de silence il prit la parole, me parlant de tout ce que je savais mais aussi de tout ce que je ne savais pas. Il parla de sa relation avec son père, de son homosexualité et j'eus même droit à une explication détaillée de la dispute de la veille. Il dit tout cela en continuant à regarder le plafond. Après avoir dit tout ce qu'il avait sur le coeur, le silence se fit dans mon bureau. Lorsque j'entendis sa respiration devenir régulière, je sus qu'il s'était finalement endormi.

Il était déjà 7h45 lorsque son monologue s'acheva, j'allai donc remettre ma blouse. Je laissai un mot près de Sasuke lui disant où j'étais partit et l'incitant à utiliser la cafetière présente dans mon bureau. Puis je sortis silencieusement du bureau, verrouillant la pièce afin que personne ne le dérange. Je me rendis finalement en vitesse à la cafétéria afin de manger un petit quelque chose avant le travail, je dormirai plus tard.


Voilà! Encore et encore des possibilités de fautes d'orthographes, même si cette fois-ci j'ai pris la peine de me relire. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop pour ma longue absence de près d'une année et pour essayer de me rattraper, ce chapitre compte presque 800 mots de plus que prévu(initialement, j'étais sensé couper juste après que Sasuke pense à la dispute).

Ps: Je vais m'efforcer de donner des nouvelles mensuellement sur mon profil afin de vous «rassurer» et de vous dire où j'en suis pour la parution des prochains chapitres.

Donc, Bonne Journée/Soirée/Nuit à vous tous!