IceQueen38 : Merci pour ta review ! J'espère que ce chapitre te donnera encore une dose de piment !
EmieMalfoy : Merci pour ta review ! Ok pour le changement de pseudo ;) je sais je sais mais j'espère me faire pardonner avec ce chapitre ! Bonne lecture !
Pour le moment, hormis l'OC et sa famille (que je vous laisse le soin de découvrir et qui m'appartient), tous les personnages appartiennent à la talentueuse JK ROWLING !
Je vous prie bien bas de me pardonner les fautes de grammaire/orthographe/conjugaison qui auraient pu m'échapper !
Et pour finir, je vous encourage à laisser des reviews car : -vos avis sont importants -vos commentaires positifs sont appréciables -vos commentaires négatifs sont prit en compte -je peux découvrir qui suit mon histoire et allez lire les vôtres ! Je me ferai une joie de répondre à chacune de vos reviews en début de chapitre ! Merci d'avance !
J'étais dans mon lit, ou plutôt dans celui de Regulus. Comment le savais-je ? L'odeur habituelle et rassurante des draps.
-Je vais le tuer, entendis-je de très loin...
-Sirius calme toi voyons, reconnus-je Molly Weasley
-Regarde dans quel état elle est ! Tu as vu son dos comme moi ! Comment le vieux fou a-t-il pu laisser Rogue faire ça ! Sans même nous mettre au courant, sans même qu'un membre de l'Ordre ne les suive pour s'assurer du bon fonctionnement du plan ?!
Je tentais d'ouvrir mes yeux. Échec critique. Peut être mes cordes vocales fonctionneraient-elles mieux ?
-Si...Sirius ? Réussis-je à prononcer faiblement.
-Sélène ?, me répondit la voix inquiète de l'homme que j'aimais, Sélène reste tranquille d'accord ?
-Severus ?, demandais-je fébrilement.
-En sécurité malheureusement, m'apprit Sirius, le vieux fou nous a appris ce qu'il s'est passé et mit au courant pour le plan...
-Sirius..ne te...fâche...pas, articulais-je avec toute la peine du monde.
-Chut, me dit-il en m'embrassant sur le front.
-Roooh Sirius, entendis-je protester Molly, tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? L'importance c'est que Sélène aille bien.
-Tu trouves qu'elle a l'air bien toi ?
-Ce ne sont que des bleus Sirius, certes impressionnants mais dès que Ronald aura ramener l'essence de Dictame elle n'aura plus rien ! D'ailleurs que fait-il ? Ron ! appela-t-elle en sortant de la pièce.
Je tentais de me relever doucement, redoutant la douleur cuisante de mon dos. Mais étrangement celle-ci semblait avoir disparue.
-Vas-y doucement Sélène, me recommanda mon colocataire.
-Je suis assez grande pour me gérer Black merci, lui renvoyais-je mon orgueil toujours à mal, et je veux voir mon dos.
Je le vis grimacer et mon envie en fut décuplée. Je m'approchais de l'immense glace qui paraît une des porte de l'armoire de Regulus, faisant fi de la nudité de ma poitrine (Molly avait dû me retirer mes vêtements pour constater l'ampleur des dégâts) et contemplait mon dos. Celui-ci était entièrement coloré : des omoplates aux reins se mêlaient violet, noir et bleu dans un ballet des plus chaotique, seule la nuque semblait avoir été épargnée. Quel sortilège avait-on pu me lancer pour mettre mon dos dans cet état ? J'étais tellement tétanisée par la vision de ma chair ainsi abîmée que je n'entendis pas Molly revenir, le flacon d'essence de Dictame à la main, et rougir devant la situation qui s'offrait à elle à savoir moi, à demi nue, devant le propriétaire des lieux.
-Sirius tu aurais pu sortir !, s'insurgea-t-elle.
-Elle ne m'en a même pas laissé le temps, se défendit-il, et franchement Molly me crois-tu assez vicieux pour poser mes yeux sur une jeune fille de 20 ans ?
-Sors d'ici s'il te plaît, lui demandais-je piquée par ses dernières paroles.
Il s'exécuta et Molly soigna mon dos qui retrouva son aspect habituelle rapidement. Je la remerciais et elle me laissa me recoucher pour que je puisse me reposer. Ce dont je n'eus pas le temps car il ne fallut pas moins de 30 secondes à Sirius pour rappliquer. Je combattis vaillamment l'envie de me serrer contre lui et fit un gros effort pour lui tourner le dos
-Sélène, appela-t-il doucement.
-Déblaye de là Black, répliquais-je simplement.
-J'ai eu tellement peur pour toi...
-Je m'en contrefiche comme de mes chaussettes.
Il rit. C'est ce que j'aimais chez lui : il me connaissait assez pour savoir quand je mentais ou non. Je dardais mes yeux vers lui, me retournant enfin, et rencontrais son regard gris si perçant que je me sentis aussitôt mise à nue devant lui.
-Que t'est-il arrivé là bas ?
-J'ai couru et soudainement j'ai ressentit une douleur...indescriptible au niveau du dos...comme si on me frappait de l'intérieur...
Je le vis réfléchir, fronçant légèrement les sourcils, lui donnant un air mature tout à fait à mon goût :
-Je ne connais aucuns sorts qui génère ce type de ressentit... Tu devrais te reposer maintenant.
-J'ai assez dormis comme ça.
-Non, tu étais inconsciente pas endormie : tu n'as pas récupéré ! Il te reste encore une bonne heure avant le souper.
-Reste avec moi, le suppliais-je presque.
Je le vis hésiter, me regarder avant de soupirer et de s'installer à mes côtés :
-Seulement pour que tu te reposes...
-Oui, murmurais-je en me lovant naturellement contre son corps.
Je fermais les yeux et me laissais allez à somnoler là contre cet homme qui était désormais le seul être aimé de ma vie. Je sentis ses bras se refermer sur moi tendrement et je su à cette instant que sa résistance ne durerai pas. Je me serrais un peu plus contre lui, goûtant sa chaleur réconfortante, m'enivrant de son parfum et petit à petit je perdis pieds. J'enhardis mes mains sur son torse, m'imprégnant de chaque trait, de chaque contours et je le sentis se tendre à ce contact. Naturellement elles trouvèrent le passage vers le cou de mon colocataire, puis vers ses joues. Je m'étais redressée m'appuyant contre lui de sorte à ce que mon visage ne soit plus qu'à quelques centimètres du sien. Je plongeais mon regard noir dans celui si gris de Sirius et rien ne comptait plus que cet échange muet, le monde pouvait bien s'arrêter de tourner, Voldemort pouvait abattre le Ministre de la Magie nous n'en avions que faire : seul ne comptait plus que nous deux, nos regards et nos âmes enlacés, se caressant tendrement dans un ballet incroyable.
Ce ne fut pas moi qui fut l'instigatrice de ses lèvres contre les miennes. Et pourtant j'étais entrain d'embrasser Sirius Black. Brûlant d'un désir impérieux, il m'avait retourné d'un geste savant, me plaçant complètement sous sa coupe, et avait apposé ses lèvres contre les miennes. D'abord tendrement, les entraînant dans une danse calme mais passionnée, puis la pression se fit plus forte me forçant à lui ouvrir un passage afin d'approfondir un peu plus ce délectable échange. J'avais l'impression de brûler de l'intérieur tant son ardeur me comblait. La sensation de sa langue caressant mes lèvres m'avait rendu folle : il était un conquérant et j'étais sa propriété. Rageuse et souhaitant moi aussi lui offrir ce que je ressentais, je lui mordis doucereusement la lèvre inférieur, profitant de son soupir d'aise pour reprendre le contrôle : mes mains avaient trouvé le chemin jusqu'à sa peau faisant fi de ses vêtements et j'appréciais la sensation de la peau nue de son torse contre la mienne. Nous étions à bout de souffle, refusant cependant d'éloigner nos visages l'un de l'autre tant nous nous étions attendu.
Il m'écarta légèrement, caressant mon visage avant de reposer ses lèvres contre les miennes dans un simple baiser qui pour moi en disait long sur ce qu'il ressentait :
-Tu vas me rendre fou, me glissa-t-il à l'oreille avant de replonger dans mon cou et de s'allonger sur moi.
Je n'eus pas besoin de paroles pour lui répondre, le simple fait de pouvoir passer ma main dans ses cheveux librement trahissait mon empressement à être à ses côtés. Le recherché, le grand, le beau et convoité Sirius Black m'appartenait désormais, corps et âme !
Malheureusement pour nous cet étreinte sulfureuse ne dura pas car nous entendîmes les pas de Molly dans l'escalier, et il ne nous restait que très peu de secondes pour reprendre contenance.
-SIRIUS !, s'exclama-t-elle, que fais-tu ainsi dans son lit auprès d'une toute jeune fille ?
-Ne t'inquiète pas Molly, mentis-je, Sirius est devenu un genre de grand frère protecteur pour moi...depuis que j'ai perdu le mien, une présence masculine, profondément amicale, me fait du bien...
Molly parut se satisfaire de mon explication, et quitta la pièce en grommelant et passant une main sur ses yeux que je devinais embués.
Sirius m'envoya un sourire moqueur auquel je répondais par un « ça va ! » très recherché.
-Alors comme ça je suis ton grand frère protecteur ?
-Remercie-moi idiot : je viens de mettre fin à tous les soupçons de la maison avec une explication béton !
Il coula sur moi un regard malin avant d'ajouter :
-C'est dommage, le rôle du grand frère me convenait bien...
-A vos ordres Monsieur Black, mais je vous préviens : cela implique que je ne vous toucherai plus dès à présent.
-Hors de question Miss Aquila, votre proposition est rejetée en bloc !
Ce faisant il approcha de nouveaux ses lèvres des miennes et me donna un baiser très tendre. Plus fatiguée que je ne le pensais, je me laissais allé contre lui et me rendormis bercé par sa présence.
Et c'est ainsi que nous commençâmes à couler des jours heureux au Square Grimmaurd : la famille Weasley y avait prit ses aises (au grand damne de Kreattur) et Sirius et moi vivions notre amour fraîchement né avec passion. Chaque jour, je m'émerveillais à la vue du sourire de Sirius, j'imprégnais ma peau de ses caresses et son odeur commençait à se perdre dans mes cheveux. Quiconque aurait posé les yeux sur lui n'aurait jamais deviné qu'il revenait d'aussi loin car, en vérité, mon « colocataire » était rayonnant.
Cependant notre histoire demeurait cachée : d'abord par souci de sécurité, on ne s'improvise pas Casanova d'une semi-elfe toute puissante avec un mage noir jaloux et en colère dans les parages ensuite parce que nous trouvions cette amourette secrète de collégiens follement amusante. Le soir, quand la demeure Black s'endormait enfin, Sirius prenait garde à ne pas faire de bruit pour me rejoindre dans la chambre de son frère, ou bien je me glissais, à la manière d'une ombre, dans les draps brodés d'or et de rouge qui recouvraient toujours le lit de mon compagnon. Et quand venait l'aurore, chacun rejoignions nos lits respectifs. Ce petit manège dura un moment avant qu'un ami très cher n'ai des soupçons et nous coince en beauté.
Cette soirée là était une de ces nuits ni fraîches ni chaudes, sans Lune, que peut apporté le mois d'août en Angleterre : je me tenais adossée à la fenêtre de la chambre de Sirius n'étant vêtue en tout et pour tout que d'un top noir et de sous vêtement assortis. Mes longs cheveux, retenus en chignon, commençaient doucement à retomber vers l'arrière de mon crâne et je contemplais les étoiles, perdues dans mes réflexions.
-Par moments, quand je te vois ainsi avachie, avec toute la douceur de ton visage empreinte de pensées, je me dis que je suis entrain de faire une énorme connerie, entendis-je la voix de Sirius me coupé dans mes songes.
Ce dernier était étalé sur le lit, un simple drap blanc froissé, témoin de nos exploits nocturnes, le couvrant jusqu'à la taille, m'observait avec tendresse, passion et mélancolie.
-Bien sûr, lui répondis-je dans un sourire carnassier, mais tu ne serais pas toi si tu ne bravais pas l'interdit d'un bêtise aussi énorme que celle que je représente.
Il me rendit mon sourire plein de sous-entendu,et je décidais que je lui avais assez résisté avant de le rejoindre sur ce qu'il avait appelé un jour, avec une expression goguenarde, le « lit conjugale » ! Je me coulais tendrement sur lui, embrassant chaque parcelle de peau sur son torse avant de mordiller la chaire tendre de son cou, et, d'enfin, venir échouer mes lèvres contre les siennes. Et c'est à cet instant précis, lui sous moi, mes lèvres contres les siennes, ses mains sur mes hanches, que décida d'entrer Remus Lupin.
-Elle m'a embrassé Sirius je ne sais pas quoi ffff..., eu juste le temps de prononcé le loup-garou, très rouge d'un seul coup.
D'un mouvement habile du bassin Sirius me délogea et je lui jetais son pantalon de jogging à la figure en me redressant pour, à mon tour, enfiler un short de toile grossière nettement plus décent pour accueillir un invité imprévu.
-Pardon mais je peux te demander ce que tu étais entrain de faire Sirius ?, demanda Remus
Sirius se racla la gorge, le regard pleins de sous-entendus obscènes.
-Non mais j'avais bien compris la forme merci !,s'indigna le loup-garou, je te parle du fond ! Qu'est-ce qu'on avait dit ?
-Pas toucher ?, s'excusa presque Sirius.
-Pas toucher, en effet, et toi qu'as-tu fait ?
-J'ai touché, souffla Sirius.
-Houhou !, finis-je par émettre, j'existe toujours au fait ! Et Remus pour la petite histoire c'est moi qui ai lancé les hostilités et je te jure que Sirius, ici présent, a fait tellement d'efforts pour me repousser que j'ai bien cru que je n'en viendrai pas à bout !
-Sérieusement ?, demanda Sirius, tout content, à la manière d'un gosse venant de piquer une poignée de bonbons sans se faire pincer .
-C'est pour la forme Sirius, fait un effort ! Je savais bien que tu ne me résisterais pas longtemps !
-Sérieusement, reprit Remus, vous ne vous rendez pas compte ! Déjà il y a la différence d'âge mais en plus le risque d'être découvert par vous-savez-qui qui pourrait très bien se servir de votre histoire contre vous ! J'avais des doutes mais je n'imaginais pas que vous aviez sauté le pas ! Sirius franchement ! Je pensais que tu avais compris, que tu étais devenu raisonnable...
-Pardonne-moi Remus, mais tu m'as déjà donné assez de fil à retordre, me permis-je de répondre à la place de mon compagnon, à cause de toi il m'a fallu déployer des trésors d'ingéniosité pour le faire plier ! Et crois moi sans ce stupide accident je ne sais pas combien de temps encore ça m'aurait prit...
-Sélène...
-Ne t'inquiète pas tant ! Sirius et moi sommes le plus précautionneux possible : même Molly ne s'est aperçue de rien, et je doute que le Mage Noir ne lui arrive à la cheville quand il est question de surveiller un être aimé !
Remus parut réfléchir un instant et, au vue de nos deux mines de gamins en attente de procès, soupira enfin, la mine crispée :
-Je vous donne mon accord : je ne dirai rien sur vous deux à qui que ce soit, mais c'est pas pour autant que je cautionne ! Si je le fais c'est uniquement parce que tu as beaucoup souffert Sirius et aussi parce que, pour la première fois, tu goûtes enfin aux joies de l'amour...
-Pfiouuu merci Remus, tes mots me vont droits au cœur, lâcha Sirius, au fait, tu n'avais pas quelque chose à me dire ?
-Euuh, rougit le maraudeur changeant complètement d'attitude, ça peut attendre demain, je ne vais pas m'imposer plus.
J'allais embrasser Remus sur la joue et lui glissais discrètement un « merci », auquel il répondit d'un regard lourd de sous-entendu, avant de quitter la pièce. Nous l'entendîmes rejoindre sa chambre et en fermer la porte. Je fus soudainement aspiré vers l'arrière par deux bras puissants.
-Maintenant qu'il est partit, j'entends bien poursuivre où nous nous étions arrêtés...
