Je vous présente la maman de Gaara :D Karura est un personnage si peu important dans le manga et mon histoire alors qu'en vrai je la respecte beaucoup OwO genre sa volonté elle a survécu en mode "OSEF la mort c'est pour les faibles" et voilà x) brefouille :3 ça se concentre sur elle et Gaara, et on fait mention d'Hinata vite fait mais bon :3 j'espère qu'il vous plaira :D
Karura.
Royaume du vent.
Karura savait parfaitement que Gaara ne lui portait aucun amour, ou le moindre intérêt. Elle le voyait dans ses yeux. En tant que mère, elle savait que son enfant ne l'aimait pas, et elle en souffrait énormément. Mais jamais elle ne se plaignit et entreprit d'ailleurs de lui montre son amour chaque qu'elle en aurait l'occasion, même s'il ignorait que c'était elle. Lorsque c'était son anniversaire, elle faisait préparer son plat préféré, et le lui faisait porter dans sa chambre. Elle savait qu'il aimait la solitude et le silence. Lorsque Rasa avait scellé le Biju Shukaku dans le corps de son enfant, Karura était certaine qu'elle n'avait jamais autant détesté une personne de son existence. Elle savait bien pourquoi il l'avait fait. La déesse Erin l'avait ordonné en personne, et leur avait envoyé de l'assistance. Les Biju Kokuo et Matatabi avait combattu Shukaku trois jours et trois nuits durant, avant que, grâce aux connaissances du maître de Baki en fuinjutsu, il fût scellé dans le corps de son bébé, de son petit prince.
Elle ne put même pas l'élever, et c'était pour cela qu'il ne l'aimait pas. Qu'il n'aimait personne. Et pourtant, un soir, elle fût sûre que son fils aimait. C'était un soir de pleine lune et, comme à chaque fois, elle savait qu'il serait proche d'un animal sauvage, assoiffé de sang et de violence. Il avait treize ans et était rentré d'une mission à l'étranger trois semaines auparavant. Rassemblant son courage, la reine quitta le lit qu'elle partageait avec son époux honni et descendit les escaliers qui la séparait de la chambre de Gaara. Elle toqua, mais on ne répondit pas. À la place, elle entendait une voix parlait. Elle entra alors et trouva Gaara allongé sur le dos, au sol, les yeux écarquillés et tournés vers la pleine lune. Il riait, un rire fou, semblable à un caquètement, et parlait à quelqu'un qui n'était pas là.
– Eeeh ? Tu as dit quoi ? (il y eut une pause) Oooh… Pas con… Ça me dit bien de tuer tout le monde ! Ricana-t-il. Comme ça… je pourrais aller chercher Hinata… Ma jolie Hinata…
Il explosa de rire et Karura laissa échapper un couinement de peur. Gaara se figea et roula sur son ventre, posant sur elle ses yeux vides. Il pencha la tête sur le côté, semblant réfléchir à qui elle était. Il ricana à nouveau et se redressa. Le vent tournoyait, et le sable dansait autour de lui. Karura resserra sa prise sur son chandelier. Oserait-il…?
– G-Gaara ! Appela-t-elle.
– Oh mais c'est la reiiiine ! Vous voulez quoiiiii ? Faut que j'crève quiiiiii ?
Sa voix traînait énormément à la fin de ses phrases, même pour un habitant du Royaume du vent. Il n'y avait pas de doute. Shukaku endommageait gravement la santé mentale de son fils. Et elle ne pouvait pas y faire grand-chose. Elle sentit son cœur se serrer et son estomac se tordre. Son impuissance lui donnait envie de vomir.
– Je sais que Shukaku te tourmente les nuits de pleine lune. Je voulais m'assurer que tu allais bien. Comme tu rentres de mission, je me disais que ce pourrait être pire qu'à l'accoutumée.
– Shukakuuu ? Oooh… Mais je m'amuse bien moiiiii !
– Gaara, ressaisis-toi !
– Mais je vais bieeeeen ! Alooooors ? Vous voulez quoiiiiii ?
– Je veux que tu te sentes bien. Gaara, s'il-te-plaît, essaie de contrôler le Biju.
Mais il ne l'écoutait pas. Il s'était mis à chanter et dansait avec un clone de sable, qui avait l'apparence d'une jeune fille aux longs cheveux. Du sable formait des instruments qui bougeaient d'eux-mêmes et Karura plaqua une main sur sa bouche, terrifiée. C'était affreux, elle avait l'impression qu'il avait complètement perdu pied. Elle était paralysée par l'effroi, mais son esprit tournait en rond. Que devait-elle faire ? Devait-elle quérir l'aide de Baki ? Il était à une réunion avec Rasa, et la reine ne doutait pas que des prostituées et beaucoup de vin étaient impliqués. Elle serra les dents et tenta de se ressaisir lorsque Gaara poussa un cri de douleur. Un cri long, désespéré, qui ne faiblissait pas. Il était à genoux, et se tenait la tête, emmêlant ses cheveux rouge sang, la tête levée vers le plafond et les yeux écarquillés. Le sable tournoyait violemment, et menaçait de tout détruire dans la pièce. Karura resta immobile, médusée et terrifiée, puis, lorsqu'un sanglot s'échappa de la gorge de son fils, elle tomba à genoux à côté de lui et l'attira sur ses genoux.
– Chut… tout va bien… Je suis là…
– Agh… J'ai mal… Du sang… Il me faut du sang… Je veux du sang…
Semblable à une machine, il se releva brutalement et courut sur le balcon avant de sauter. Karura poussa un cri de terreur et se pencha. Il avait atterri sans aucune difficulté en bas. La reine serra les dents et sortit en courant de la chambre. Il fallait que Baki calmât Gaara, avant que Shukaku ne se libérât. N'ayant cure de ses cheveux en bataille et de son attitude qui n'avait rien d'une reine, elle débarqua dans la salle de « réunion » des deux hommes, décidant d'ignorer leur nudité et leur occupation, bien qu'elle les maudit silencieusement.
– Baki-dono, venez vite ! Shukaku va prendre le contrôle !
Une minute plus tard, l'Assassin Royal était vêtu et courrait dans les jardins, la reine sur les talons, à la recherche de celui qui aurait dû être un prince. Lorsqu'ils le trouvèrent, Karura sentit son cœur rater un battement et faillit défaillir. Qu'avaient-ils fait à son enfant ?
Gaara était debout, couvert de sang, une dizaine de cadavres à ses pieds. Il souriait largement, et riait tout en chantonnant une comptine pour enfant. Visiblement incapable de les remarquer, il leva les yeux vers la lune et écarta les bras. Le vent se leva et le sable tourbillonna. Baki plaça son bras devant Karura en guise de protection, et la reine plaqua une main sur sa bouche. Erin toute-puissante, l'esprit de son fils était-il condamné ?
– Regarde Shukakuuuuu ! T'as vuuuu ? Je t'ai donné pleeeeeeeein de saaaaang ! Je peux dormiiiiir ? Alleeeez, s'il-te-plaîîîîîîîît ! (il y eut une pause) Pauvre con vaaa ! Pour la peine, j'me caaaasse ! Lâcha-t-il avant de se tourner vers Karura et Baki, et la reine comprit à son regard qu'il venait de se rendre compte de leur présence et que son esprit reprenait le contrôle, alors qu'il regardait autour de lui. Ah… J'ai encore craqué. Oups ! Rit-il. Bah. Je nettoie et je vais prendre un bain, déclara-t-il.
Le sable broya les corps, aspira le sang et forma une gourde dans son dos. Puis l'apprenti couvert de sang disparut dans une petite tornade de sable. Karura tremblait d'effroi. Que s'était-il passé ?
– Il s'est calmé… constata Baki. Cela n'arrive pas souvent mais cela veut dire que le contrôle de Gaara s'améliore. Je suis désolé de ce qui s'est passé, Votre Altesse. Soyez assuré qu'il sera puni pour ses actions.
– Non ! Je vous l'interdis ! s'écria, hystérique, Karura Gaara n'a pas besoin d'être puni. Il… Il a besoin d'aide.
– Votre Altesse, seul l'Assassin Royal peut décider du châtiment de son Apprenti. Il sera puni, et c'est ainsi.
– Alors soyez maudit. Et ne vous présentez plus jamais devant moi ou mes enfants. Si vous approchez de Temari ou Kankuro, je vous ferai écarteler vif, siffla Karura avant de partir.
Alors qu'elle remontait dans sa chambre, elle se demanda de quelle façon on pouvait punir Gaara. Il était intouchable, physiquement parlant. Le frapper était impossible. Mais elle ne dit rien. Elle prévint Rasa qu'elle refusait que Baki s'adressât à nouveau à elle, et qu'elle ne voulait plus le voir près de leurs enfants. Le Kazekage haussa les épaules et se coucha. La reine serra les poings et s'allongea rageusement, sentant son estomac se tordre et ses yeux se remplirent de larmes silencieuses. Elle les maudissait ! Rasa et Baki mourraient avant elle, et dans d'horribles souffrances ! Elle ne les pardonnerait pas pour ce qu'ils avaient fait de Gaara. Le lendemain, elle comprit la punition de Gaara. Il ne mangea pas. Durant trois jours. Il pouvait seulement boire et ce, malgré son entraînement. Karura pleura lorsqu'elle comprit. Elle pleura longtemps, enfermée dans son cabinet personnel, et refusa de manger. Elle partagerait sa punition. Chaque fois qu'il serait puni, elle ne mangerait pas non plus.
Alors qu'elle pensait que Gaara et elle n'échangeraient jamais plus que le strict nécessaire, il se présenta, deux jours après la pleine lune, de lui-même. Il toqua à la porte de son cabinet, un plateau de nourriture dans les bras. Elle cligna des yeux, surprise, et le laissa s'installer. Il posa le plateau et croisa les bras, ses yeux aussi froids qu'à l'accoutumée.
– Mangez.
– Je n'ai pas faim, répondit-elle. Et je refuse de manger alors que tu es privé de nourriture.
– Pourquoi ?
– Gaara, tu es mon fils. Je ne peux pas t'élever, te serrer dans mes bras devant le reste du monde mais je reste ta mère. Je t'aime, et je partagerai ta punition, déclara-t-elle.
Ce fut la première fois qu'elle vit Gaara exprimer quelque chose autre que ses crises de folie. Son visage se tordit en une expression de colère pure, et le blanc d'un de ses yeux vira au noir alors que la pupille devenait doré. Lorsqu'il parla, Karura remarqua que ses canines s'étaient allongées.
– Vous vous foutez de moi ?! Cracha-t-il en abattant ses poings sur la table.
– Je te demande pardon ? s'étonna Karura.
– Vous n'êtes pas ma mère. C'est pas accoucher d'un gosse qui fait d'vous sa mère ! Je me moque royalement de votre vie, ou de celle du Kazekage. J'fais mon boulot parce que sinon tout l'monde voudrait m'tuer ! Hurla-t-il, le vent soufflant violemment autour d'eux.
– G-Gaara, balbutia-t-elle. Je sais que je ne suis pas une bonne mère, mais je t'aime quand même ! Je t'aimerais quoi qu'il arrive !
– Ah oui ? Et bien moi je ne vous aime pas. Mais si vous voulez me rendre service, arrêtez avec votre délire de partager mes punitions. Sinon, Baki trouvera d'autres moyens de m'en faire chier. Et j'en ai pas besoin.
Il fit demi-tour, prêt à quitter la pièce, lorsque Karura le héla à nouveau.
– Gaara !
Il s'arrêta mais ne répondit pas. La reine déglutit, et reprit la parole. Elle repensait au nom chanté comme une prière, au clone de sable, à l'apparence d'une jeune fille aux longs cheveux qui semblait le rendre si heureux.
– Qui est Hinata ? Demanda-t-elle.
– L'apprentie du Royaume du Feu.
Une voix froide, dénuée d'émotion. Il était si difficile de croire que c'était la même personne qui venait de lui hurler dessus, dont la puissance s'était inconsciemment révélée, contrôlant le vent et le soumettant à sa volonté destructrice.
– Qui est-elle pour toi ?
Il y eut un silence, puis il se tourna aux trois-quarts pour la regarder dans les yeux, et Karura sentit son cœur rater en battement lorsqu'elle vit ses yeux. Ils étaient amoureux. Elle connut la réponse avant même qu'il la prononçât. Elle sourit alors, heureuse qu'il ait son petit bonheur personnel, son jardin secret de joie, qu'il chérissait sans aucun doute en secret.
– Tout.
Voilà OwO C'était le OS sur Karura OwO dîtes-moi ce que vous en avez pensé :D
