Bonjours à tous. Voici le chapitre 2 de la fanfiction.

Je tiens à remercier : PtiteBelge312 / Plume pourpre / Manon / Annie et Loulou0999 pour leur soutient et leur critique. Tout commentaire est bon à prendre pour m'améliorer et m'encourager.

Alors bonne lecture et j'espère que cela vous plaira.

Le lendemain matin dans la salle des professeurs, le professeur Lupin arriva cinq minutes avant le début de la réunion. Celle-ci concernait la prochaine sortie à prés-au-lard. Constatant à son arrivé qu'il manquait les deux préfets en chefs, il se dirigea vers le directeur qui était en pleine discussion avec Severus et Minerva :

- Bonjours Albus, Minerva, Severus.

- Ah bonjours Remus, répondit joyeusement Dumbledore.

- Est-ce que l'un de vous aurez vu miss Granger ce matin ?

- Non, pourquoi ? Y a t-il un problème ? demanda le professeur McGonagall.

- Je peux juste vous dire qu'elle n'est pas venu à mon cours ce matin. Ce n'est pas son genre.

- Bien. Attendons le début de la réunion pour voir si elle vient, sinon nous irons la chercher.

- Très bien monsieur le directeur, dit Lupin en s'éloignant du groupe pour prendre place à table aux côtés de ses collègues.

Albus Dumbledore se retourna vers son maître des potions mais il constata que celui-ci avait l'air plutôt contrarié. Lui qui était toujours impassible devant les autres personnes, ne laissant paraître aucune émotion. Il y avait visiblement quelque chose qui n'allait pas :

- Vous voulez me parler de quelque chose Severus ? demanda celui-ci.

- Miss Granger n'est pas venu pour la confection des chaudrons de pimentine que Pomfresh avait demandé pour l'infirmerie hier soir. Elle devait arriver à 20h30.

- Très bien, allons la chercher ! Ce n'est pas dans ses habitudes de disparaître de cette façon ! Severus, vous m'accompagnez, Minerva, prévenait le corps enseignant que la réunion est repoussée jusqu'à nouvel ordre.

- Bien Albus. Vous pouvez y aller tout les deux, je m'en occupe, confirma McGonagall.

Severus Rogue et Albus Dumbledore sortirent de la pièce sous les regards interrogateurs des enseignants qui attendaient une explication à l'annulation soudaine de la réunion.

Ils marchèrent sans échanger une seule parole, côte à côte dans les couloirs, croisant de temps en temps des groupes d'élèves qui s'écartaient de leur chemin pour laisser passer leur directeur et le professeur le plus détesté de toute l'histoire de Poudlard.

Toujours en silence, les deux grands sorciers avancèrent vers les escaliers qui menaient au deuxième étage. Seulement avant que l'un d'eux n'ai eu le temps de mettre un pied sur la première marche, une voix familière les interpella :

- Bonjours monsieur le Directeur, professeur Rogue, s'exclama Drago Malefoy en s'approchant de ses supérieurs.

- Monsieur Malefoy, puis-je savoir se que vous faites ici au lieu d'être à la réunion d'organisation pour la prochaine sortie à Prés-au-lard, qui aurait dû avoir lieu il y à maintenant 4 minutes pour être précis, demanda son directeur de maison d'une voix doucereuse.

- Demandez plutôt à Granger se qu'elle fait. Elle néglige ses devoirs de préfète en chef et après elle me pose un lapin ! répliqua le jeune Serpentard d'un ton insolent juste avant de croiser les bras sur sa poitrine.

- Que voulez vous dire par là, jeune homme ? Le directeur commença à s'inquiéter.

- Je veux dire par là, monsieur le directeur, que Granger n'est pas venu faire sa ronde hier soir et elle devait me rejoindre devant le tableau du peintre muet pour que nous nous rendions ensemble à la réunion mais elle n'est toujours pas là. Il tourna son regard vers son parrain avant de poursuivre, c'est pour cette raison, professeur Rogue, que je me tiens ici, devant vous au lieu d'être présent à la salle des professeurs. Il ajouta en marmonnant : se faire poser un lapin par une foutu Gryffondor, sang de bourbe par dessus le marché, pas très étonnant.

- Je ne vous permet pas monsieur...

- Severus, monsieur Malefoy ça suffit ! Miss Granger ne s'est pas présentée depuis hier soir après le dîner. Elle doit être sûrement malade pour agir ainsi. Alors Drago je vous demande d'aller à l'infirmerie prévenir madame Pomfresh que miss Granger est probablement malade et que le professeur Rogue et moi même allons la ramener. Severus, allons-y, ne perdons pas plus de temps, expliqua le vieux sorcier d'une voix autoritaire.

Ils montèrent aux étages supérieurs d'un pas rapide espérant que la meilleure élève du château aille bien. Oui qui pouvait dire qu'il ait déjà vu miss Granger, la célèbre miss-je-sais-tous, l'accro des livres, la Gryffondor à l'insatiable soif de connaissance, manquer une seule occasion d'apprendre un peu plus durant un cours ou négliger ses responsabilités... Personne. C'est pour cela que le visage des deux sorciers affichaient clairement leur inquiétude jusque quand ils arrivèrent devant la porte de ses appartements. Dumbledore frappa trois coups secs contre le bois et patienta avec l'ex-mangemort à ses côtés quelques secondes :

- Severus, auriez vous le mot de passe étant donné que miss Granger est votre apprentie ? demanda calmement le vieux sorcier barbu.

Le maître des potions n'hésita pas une seule seconde à le donner, d'une voix ne laissant apparaître aucune trace de son angoisse ou de sa peur.

Oui il avait peur pour son étudiante la plus brillante de sa matière qu'il ait eu depuis ses débuts dans l'enseignement. Il éprouvait pour elle, une sorte d'admiration et de respect face à son intelligence. Elle ne fessait décidément pas partie de ces cornichons sans cervelle qui écrivaient toutes les atrocités qui leur passaient par la tête sur leur devoirs. Elle était mature et organisée. Elle était pareille que lui à son âge.

Oh bien sûr, il l'a rabaissé à la moindre occasion, ne la félicitait jamais pour les résultats parfaits qu'elle obtenait à la fin d'une préparation, tout cela ayant pour but de la pousser au delà de ses limites pour qu'elle donne le meilleur d'elle même.

- Respect du cœur.

La porte s'ouvrit sans un bruit lassant entrer Severus et Albus dans le salon. La pièce était sombre et fraîche. Le feu dans la cheminé était éteint depuis un moment constatèrent-ils. Il n'y avait visiblement aucune braise chaude dans l'âtre.

- Miss Granger ? appela le directeur d'une voix forte. Severus allez voir les autres pièces, je vais allumer un feu et regarder un peu ses travaux.

- Bien.

Severus se dirigea vers sa gauche où une porte était fermée. Il se douta bien que cette pièce était la chambre de la miss-je-sais-tout, mais avant il marcha sur quelque chose. Il leva le pied avant de s'abaisser pour ramasser l'objet qui, à son avis, n'avait rien à faire au sol. Il l'a prit dans ses mains et s'orienta vers un rayon de lumière. Ses yeux se posèrent sur un morceau de bois. Il fit les gros yeux ayant compris se que cet objet devait être.

- Monsieur le directeur, je pense que nous avons un problème. Je viens de retrouver la baguette de miss Granger, ou devrais-je dire la moitié de sa baguette. Je vais voir dans la chambre, essayé de chercher l'autre moitié.

Il se retourna et fit quelques pas avant de se retrouver devant la porte. Il rangea le morceau de baguette dans la poche intérieure gauche de sa robe de sorcier, avant de rentrer dans la chambre.

Premier pas, deuxième pas et son corps se figea sur place, incapable du moindre mouvement devant la scène horrifiante qu'il avait sous les yeux : un corps inerte où il manquait une chemise. Un corps à moitié dénudé en travers d'un lit. Des bras tendus en travers, attachés à la tête de lit, les mains et les poignets en sang. Un visage pâle comme la mort. Des lèvres violettes. Des draps couverts de sang.

Son corps réagit enfin et il se précipita vers son élève morte ou vivante, il n'en avait aucune idée.

- Par Salazard, miss Granger ! Albus ! Je l'ai trouvé. J'ai besoin de votre aide, cria le maître des potions à travers la pièce d'une voix paniquée. Cette fois-ci ne réussissant pas à contrôler ses émotions.

- Par Merlin... souffla le plus grand sorcier en se rapprochant du lit. Est-elle en vie ?

Severus tata fébrilement le cou de la jeune femme à la recherche d'une pulsation pour leur montrer qu'elle fessait partie du monde des vivants mais il ne sentit rien.

- Je ne sens pas son pouls Albus...

- Laissez moi vérifier avec un sort Severus, s'exclama Dumbledore en pointant sa baguette de sureau sur la poitrine de la préfète en chef.

Aussitôt, une lumière blanche à peine visible, pratiquement transparente, apparue à l'extrémité du bois. A cette vu, les deux hommes laissèrent échapper un souffle de soulagement et d'apaisement. Elle était toujours en vie mais pas pour très longtemps vu l'intensité faible de la lueur.

Severus prit délicatement les avant-bras de son élève pour pouvoir annuler le sort de lacération d'un « finite Incantatem » lancé par Albus. Il les reposèrent avec douceur sur le matelas, enleva sa cape, enveloppa le corps glacé de Hermione et la prit dans ses bras pour la transporter à l'infirmerie.

- Severus, je pars devant pour prévenir Poppy que c'est beaucoup plus grave qu'une simple maladie et qu'elle se prépare.

- Très bien monsieur le directeur, je fais au plus vite.

Une fois Albus sortit des appartements, le maître des potions baissa son visage pour observer la Gryffondor. Son visage était complètement mort. Aucun signe de douleur et de vie.

- Miss Granger... Hermione tenez bon. Ne nous lâchait pas maintenant. Vous avez survécu à la guerre contre le Seigneur des Ténèbres alors je vous ordonne de vous battre pour continuer à vivre. Pour que vous puissiez accomplir vos rêves, et moi j'ai encore beaucoup à vous transmettre et à vous apprendre... murmura l'homme à son oreille, une pointe de tristesse et de colère dans sa voix.

Il sortit de la chambre en tenant dans ses bras la jeune femme sans la serrer trop fort de peur d'aggraver ses nombreuses blessures. Avant qu'il ne quitte les appartements, son attention se porta sur une enveloppe posée sur le rebord du canapé en cuir beige placé en face de la cheminé. A l'aide de sa magie sans baguette et d'un « accio » informulé, il fit léviter le rectangle de parchemin jusqu'à lui pour qu'elle se pose sur la poitrine de son apprentie. Dessus il put lire « A ma chère miss Granger »

Il fronça les sourcils en se demandant de qui elle pouvait venir, mais ne perdit pas plus de temps, et d'une démarche rapide, il sortit des appartements et se dirigea vers l'infirmerie.

Au bout de trois minutes, il sentit des picotements à la base de son cou comme si quelqu'un le fixait. Il s'arrêta au milieu du couloir désert et regarda la préfète en chef. Celle-ci avait les yeux à moitié ouverts et le regarda tristement avant de dire une phrase qui fit froid dans le dos à l'ex espion :

- Il a dit... qu'il reviendrait... juste pour moi... souffla t-elle dans un murmure à peine audible mais l'ouïe fine du professeur Rogue l'avait entendu.

- Accrochez-vous miss Granger, je vous emmène à l'infirmerie, vous êtes en sécurité maintenant, il ne vous arrivera rien. Je vous en fais la promesse, lui répondit-il en reprenant sa marche.

Elle lui sourit très faiblement avant de refermer les yeux et de replonger dans l'inconscience.