Chapitre 6
Lavi appuya sur sonnette, attendant qu'on veuille bien lui ouvrir. Il entendit râler de l'autre côté mais on finit par déverrouiller la porte. Il reconnut tout de suite les frères aînés d'Allen.
"Toi !" S'exclamèrent-ils ensemble. David l'attrapa par le t-shirt et le tira à l'intérieur de la chambre. Des bruits de coups et surtout de cris retentirent dans la pièce. Le roux en sortit quelques minutes plus tard avec un magnifique bleu sur la joue gauche qu'il massait pour faire partir la douleur. Il avait réussi à maîtrisé les jumeaux qui lui avaient sauté dessus dès que la porte s'était fermé. Apparemment leur jeune cadet était parti le jour même sans leur donner de vrais détails et ils l'avaient tenu pour responsable du départ du blandin. Ils avaient donc libéré leur colère, et sans doute frustration étant donné qu'il ne savait pas où il était passé, sur lui. Il avait pu les assommer assez rapidement mais n'avait pu éviter quelques coups. Il se dépêcha de partir avant qu'ils se réveillent. Il regagna sa chambre d'hôtel et demanda une poche de glace à appliquer sur sa joue. Entendant la porte de la chambre voisine à la sienne, il quitta la pièce pour aller y toquer. Kanda alla lui ouvrir l'air ennuyé. Il haussa cependant un sourcil en voyant l'état de sa joue.
"J'ai bien peur qu'Allen ne soit plus en Russie." Commença-t-il.
"Et merde !" S'exclama-t-il en serrant les poings.
"Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" Le brun réfléchit quelques instants.
"On surveille." Ce fut au tour du jeune homme aux cheveux rouges d'hausser un sourcil. "On surveille les informations du monde entier. Aucun pays ne doit être épargné jusqu'à ce qu'on retrouve sa trace." Lavi hocha vigoureusement la tête avant de partir en courant. Il retourna à sa chambre pour sortir son ordinateur portable qu'il alluma. Il s'assit sur le lit, l'ordinateur sur les genoux, et posa la poche de glace à côté de lui. Il téléchargea plusieurs applications tant sur son ordinateur que sur son téléphone pour recevoir des alertes sur n'importe quoi qui pourrait les aider 24 heures sur 24.
Allen se réveilla en sursaut, ça commençait à devenir une habitude se dit-il. Il regarda autour de lui pour constater qu'il était dans sa chambre d'hôtel. Il parut perdu l'espace d'un instant mais se rappela bien vite ce qu'il s'était passé. Les serveurs du restaurant où il avait déjeuné avec Tyki s'étaient précipités vers lui après qu'il soit tombé. Ils l'avaient ensuite ramené à sa chambre d'hôtel pour qu'il se repose. Il aurait préféré poursuivre Tyki mais, il était déjà trop tard. A peine l'avaient-ils posé sur son lit qu'il s'était endormi. Il s'étira longuement puis s'assit difficilement sur le lit. Il attrapa son sac pour en sortir une nouvelle aiguille et 2 flacons. Il remplit la seringue comme à son habitude puis la planta dans sa jambe. Il attendit quelques instants avant de se lever. Il prit son sac, voulant ranger la montre de son oncle avec la petite peluche de lapin que ses frères lui avaient offert à leur rencontre mais... aucune trace. Il fouilla longuement dans le sac, cherchant partout mais rien. Il se laissa tomber sur le lit en réalisant. Il l'avait posé sur la table de chevet en Egypte mais il ne l'avait pas repris. Les larmes lui montèrent aux yeux mais il secoua la tête pour ne pas pleurer. Il se relevant, plaça toutes ses affaires dans son sac, vérifiant une bonne demie douzaine de fois qu'il n'avait rien oublié puis s'empressa de partir. Cet objet était bien trop précieux pour qu'il l'abandonne. Tant pis il retournait le chercher en Egypte malgré le risque évident. Il quitta l'hôtel, ne perdant pas plus de temps, il se dirigea ensuite vers l'aéroport. Il prit un billet pour le Caire et alla s'asseoir sur un banc en entendant l'embarcation. Il ne cessait de se répéter mentalement à quel point il était idiot. Idiot de s'être fait piégé, idiot de ne pas avoir retenu Tyki et idiot d'abord oublié cette peluche. Il sursauta en entendant le nom de son vol être annoncé dans les hauts-parleurs. Il se releva et partit vers la zone d'embarcation. Il monta dans l'avion, prenant sa place avec anxiété. Il priait pour que personne n'est visité la chambre après lui. Ou qu'au moins on ait gardé le petit objet. Il se retint d'éclater en sanglot. Pour n'importe qui ne connaissant pas l'histoire de cette peluche, on pourrait croire qu'il ne s'agit que d'un doudou d'enfant quelconque, mais la raison était plus complexe que ça...
Flash-back :
2 jeunes garçons de 10 ans, des jumeaux, se trouvaient tout 2 dans une chambre meublée de 2 lits et d'une armoire. Il n'y avait même pas de papier peint sur les murs gris. Les planches du parquet étaient vieilles d'une dizaine d'années si ce n'est plus. Le brun, David, jouait à une console portable, abîmée aux coins, qu'il avait eu la chance de trouver dans la rue. Son frère Jasdero, le blond, était assis à côté de lui et regardait attentivement ces exploits. La porte s'ouvrit en claquant violemment contre le mur. Ils ne réagirent même pas, habitués à l'extravagance de leur père. Le blond releva néanmoins la tête en entendant quelque chose s'écraser au sol. Un enfant d'environ 5 ans aux cheveux blancs était allongé au sol, essayant de se relever. L'homme qui venait de le lancer dans la pièce était déjà reparti. L'enfant, une fois assis au sol, les regarda timidement de son unique oeil, l'autre étant caché par des bandages.
"T'es qui toi ?" Demanda le brun en plaçant son menton dans sa main.
"J-j'm'appelle Allen D. Campbell."
"Et qu'est-ce que tu fous ici ?"
"Ma maman est morte i jours alors on m'a envoyé vivre avec mon père." Le garçon aux cheveux blonds tourna le regard vers son jumeau. Lui un fils de Cross ? Et il venait vivre ici ? Le pauvre allait connaître l'enfer. "Dites..." Commença-t-il toujours aussi timidement. "Est-ce que... je vais avoir une vraie famille ici...?"
"Qu'est-ce que tu entends par "vraie famille" ?" Demanda Jasdero, fronçant les sourcils.
"Avant, là où je vivais, ma maman elle m'aimait pas. Je devais me débrouiller pour trouver à manger, je dormais par terre, elle me frappait quand elle buvait trop-" Il fut interrompu par Jasdero qui le prit dans ses bras. Allen resta figé, trop surpris pour bouger. David le regarda, muet.
"On va bien s'occuper de toi ici." Déclara le blond.
"Jasdero !"
"La ferme David ! Il passe d'un enfer à un autre, évidemment qu'on va s'occuper de lui !" Le brun soupira, ils avaient à peine de vivre et son frère voulait en plus qu'ils le partagent ? Bien sûr qu'il était égoïste de penser ça, mais ici aussi ils devaient trouver de quoi se nourrir eux-même. Cependant il devait bien admettre que son jumeau avait raison, dans ce genre de situation la solidarité comptait beaucoup. Il se leva, se dirigeant vers l'armoire. Il y fouilla quelques instants et en sortit un petit objet, à peine plus grand que sa main. Il le lança au blandin que Jasdero avec consentit à relâcher. Il attrapa maladroitement l'objet qu'il amena devant ses yeux une fois bien en main. Il s'agissait d'une petite peluche de lapin, en très bon état, et restée blanche malgré l'endroit minable où ils vivaient. La petite peluche appartenait aux jumeaux lorsqu'ils avaient l'âge du blandin. Ils l'avaient gardé par souvenir mais elle n'était pas sortie de cette armoire depuis bien longtemps. Allen sourit et serra l'animal contre lui. Il sauta dans les bras de David, avec un grand sourire.
"Merci !" S'exclama-t-il, faisant sourire les jumeaux.
Fin du flash-back.
Lavi se redressa soudainement en reconnaissant quelque chose sur l'écran de son ordinateur. C'était une photo de l'un des blessé d'un attentat en Egypte prise dans un hôpital, mais ces cheveux blancs, ses yeux argent, il les reconnaîtrait entre 1000. Il se leva précipitamment, manquant de se prendre les pieds dans le chargeur de l'ordinateur. Il le débrancha puis se dirigea en courant, l'appareil dans les mains, jusqu'à la chambre de Kanda pour y toquer.
"Quoi encore ?" Entendit-il à l'intérieur de la pièce. Il entra sans prendre le temps de répondre et prit place aux côtés du brun assis sur son lit, lui aussi cherchant des informations avec son téléphone.
"Je l'ai trouvé regarde !" S'exclama-t-il en lui montrant l'écran. Le japonais y jeta juste un oeil avant de se lever à son tour.
"Va préparer tes affaires, on part tout de suite." Déclara-t-il en rangeant les seules affaires qu'il ait sorti de son sac durant son séjour à Saint Petersbourg. Le roux alla rejoindre sa chambre pour en faire de même. Ils se rejoignirent devant l'hôtel après que Kanda ait payé pour eux 2 toutes les nuits qu'il avaient passé dans la ville. Ils appelèrent donc un taxi pour qu'il les emmènent à l'aéroport. Dès qu'il entrèrent dans le bâtiment, Lavi alla faire enregistrer leurs bagages qu'ils décidèrent une fois de plus de garder avec eux mais cette fois-ci pour ne pas perdre de temps pour les récupérer après l'atterrissage pendant que Kanda alla acheter leurs 2 billets. 45 minutes plus tard, ils étaient dans l'avion. Ils ne comptaient même plus le temps depuis lequel il cherchait leur ancien collègue. Le jeune homme aux cheveux rouges se perdit dans ses pensées. Il savait que même lorsqu'ils auraient trouvé Allen, celui-ci essayerait de s'enfuir, pensant qu'ils étaient venu l'arrêter. Il fallait donc qu'il louent une voiture pour pouvoir facilement le rattraper s'il tentait de s'enfuir. Le roux sortit son téléphone pour y conserver les détails de son "plan" pour rattraper leur ami. Il se mit bien vite à taper tout ce dont il fallait sous le regard ennuyé mais pourtant curieux de son ami brun.
Flash-back :
Allen se réveilla doucement avec le vent froid qui passait au travers de la fenêtre. Il s'assit sur le lit en baillant, gardant la couette sur ses épaules. Il regarda autour de lui, les sourcils froncés. Ses demi-frères n'étaient pas dans le lit à ses côtés comme à leur habitude. Il sauta du lit, ramassant quelques vêtements dont il s'habilla puis quitta la pièce. Il chercha dans toute la maison mais ne trouva que Cross assis devant la télévision. Il grimpa à son tour sur le canapé pour se placer à la même hauteur que son père.
"Hey." Murmura-t-il en tirant sa manche.
"Qu'est-ce que tu veux gamin ?" Demanda-t-il sans tourner les yeux vers lui.
"Ils sont où Jasdero et David ?"
"Qu'est-ce que tu veux que j'en sache ?" Le blandin haussa les épaules et descendit du canapé. Il remonta dans sa chambre emprunter la console de David pour s'occuper pendant l'absence de ses aînés. Il décida d'attendre ses frères dans leur chambre. Il attendit, attendit et attendit encore. Il n'eut eu marre d'attendre qu'après une longue semaine. Ils étaient partis sans rien lui dire et une semaine après, ils n'étaient toujours pas là. Il fallait qu'il se rende à l'évidence, ils l'avaient abandonné. Il s'effondra en larme. Du haut de ses 11 ans il avait déjà été abandonné plusieurs fois, pourquoi cela changerait-il maintenant ? Il prit un sac qui se trouvait dans l'armoire, le remplit de toutes les affaires qui lui appartenait. Il hésita à y mettre le lapin en peluche mais décida tout de même de le prendre. Il retourna dans le salon, jetant un regard à son père. Celui-ci ne le remarqua même pas. Il baissa la tête et ouvrit la porte d'entrée. Il regarda une dernière fois derrière lui avant de quitter l'appartement, pour toujours. Il s'en alla, tête basse, les mains dans les poches. Pour lui il était hors de question de rester dans cette endroit seul avec Cross. Il savait ce que ça faisait puisqu'il avait vécu 5 ans seul avec sa mère, et vivre seul était bien mieux. Il sortit enfin dans la rue puis se dirigea vers la droite. Il savait qu'un pont se trouvait à 10 minutes à pied de ce côté, il n'aurait qu'à vivre dessous. 10 minutes plus tard il arriva comme prévu sous la fameux pont. Il s'assit au sol, ramena ses genoux contre sa poitrine et les entoura de ses bras. Il posa son front contre ses genoux, soupirant. Il finirait sans doute par mourir de faim ou de froid dans la rue. Mais encore une fois ce destin lui paraissait plus supportable que de vivre seul avec une personne qui l'aurait déjà battu et violé si Jasdero et David n'avaient pas été là. Il n'avait jamais parlé de cela à ses frères, ne voulant pas les inquiéter, surtout que tant qu'ils étaient avec lui, il ne risquait rien. Il se recroquevilla sur lui même, tentant de ne penser à rien. Des jours, des semaines, des mois passèrent mais il avait l'impression d'être invisible, de ne pas exister. Personne ne consentait à lui donner une petite pièce, il devait voler sa nourriture ou aller la chercher dans les poubelles. Il maigrissait à vue d'oeil et l'hiver approchait. Il ne passerait sans doute pas l'année. Il ouvrit faiblement les yeux en entendant des bruits qu'il n'avait jamais entendu jusque là. Il put reconnaître dans tambours et des trompettes. Au loin il put voir d'immenses tentes jaunes et rouges. Était-ce cela que l'on appelait un cirque ? Il n'en avait jamais visité, c'était bien trop cher. Il vit une silhouette se dessiner devant lui. Il leva la tête mais ne put reconnaître ce qui se trouvait devant lui quand la personne se baissa. C'était un clown aux cheveux bruns. Le clown lui dit quelque chose mais il ne parvint pas à comprendre quoi. L'homme le prit dans ses bras, il voulut se défendre mais il ne réussit pas à bouger le moindre muscle. Le seule chose qu'il put faire fut de tomber dans les pommes.
Fin du flash-back.
Allen se réveilla en sursaut, surprenant quelques personnes dans l'avion. Il recommençait à rêver de Mana ? Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus vu son visage. Il n'avait plus que ses rêves, après la mort de celui-ci dans un incendie, toutes leurs photos avaient brûlé. La seule chose qu'il avait pu récupérer de son père était cette montre à gousset dorée. Elle était aussi importante pour lui que cette peluche de lapin qu'il risquait sa vie pour aller chercher. L'avion se posa peu après et il s'empressa d'en sortir. Il se dirigea en courant vers l'hôtel où il avait résidé pendant quelques heures à peine. Il arriva comme il put à l'accueil de l'hôtel. Durant le trajet à pied, la douleur à sa jambe était revenue, le faisant encore boiter. L'homme à l'accueil haussa un sourcil en le voyant arriver mais le blandin lui expliqua bien vite la raison de son retour, l'oubli d'un objet très important pour lui.
"De quel objet s'agissait-il ?" Demanda le réceptionniste, de son léger accent arabe.
"Une petite peluche de lapin blanche à peu près de cette taille." Répondit-il en faisant des gestes pour appuyer ses propos.
"Je vais regarder." Répliqua-t-il avant de se retourner pour disparaître derrière une porte brune derrière le comptoir. L'anglais s'assit sur une chaise, son coeur battant de plus en plus vite. Il plaça ses mains devant son visage, il espérait tellement qu'ils aient gardé le petit objet. L'homme ne semblait pas ressortir de la pièce, ne faisant qu'augmenter son inquiétude. Après 15 minutes qui parurent une éternité pour le blandin, l'homme finit par ressortir de la pièce, tenant triomphalement le lapin blanc. Allen se releva, infiniment soulagé. Il prit ce que le réceptionniste lui tendait avant de le prendre dans ses bras. L'homme resta figé, surpris, mais avant qu'il ait le temps de réagir, le blandin repartit en courant. Il regarda la peluche comme si c'était la huitième merveille du monde. Il la serra contre lui puis la rangea délicatement dans son sac qu'il prit soin de bien refermer. Il traversa la rue, presqu'en sautillant de joie. Il s'arrêta soudainement en voyant une personne à l'autre bout de la rue. Mais ce n'était pas la personne qui l'inquiétait vraiment mais plutôt son uniforme, c'était un agent des services secrets. Il partit en courant mais fut vite suivi par l'agent en question qui appela des renforts. Sa jambe lui faisait mal mais il était hors de question qu'il s'arrête. Il manqua de se recevoir une balle ce qui le fit accélérer davantage malgré la douleur croissante. Il courait sans s'arrêter, s'épuisant plus rapidement que ses poursuivants qu'il ne parvenait pas à semer. Il tentait de prendre les ruelles les plus étroites pour ne pas être suivi mais ils arrivaient toujours passer. Allen gagnait toujours un peu de temps, ayant la chance d'être fin, lui passait sans encombre. Il s'arrêta brusquement en voyant une voiture arriver droit sur lui.
Lavi quitta le premier l'avion mais Kanda le rattrapa bien vite. Ils avaient donc décidé que louer une voiture serait la chose la plus judicieuse à faire en premier. Ils se dirigèrent ainsi vers une agence de location. Le roux s'occupa de signer les papiers et de payer pour une voiture blanche relativement large. Après avoir donné beaucoup d'informations personnelles qu'il ne trouvait pas réellement nécessaire d'indiquer, ils purent finalement emprunter le véhicule. Le japonais prit la place du conducteur alors que le jeune homme aux cheveux rouges se plaçait à l'arrière pour s'allonger de tout son long sur la banquette. Il sortit son téléphone, allumant la fonction "GPS" pour donner des indications à son ami quand à la route à prendre. Le brun suivit consciencieusement ce que lui disait Lavi, et ce devait bien être la première fois. Il s'arrêta soudainement, surprenant le jeune homme à l'oeil vert qui manqua de tomber. Il se releva bien vite pour voir la raison de cet arrêt brutal et resta sans voix tout comme son ami. Juste devant la voiture se trouvait Allen. Il restait immobile, les yeux écarquillés et bouchée bée. Allen et Kanda se fixèrent pendant quelques secondes mais ce contact visuel fut brisé lorsque le plus jeune failli une nouvelle fois se prendre une balle de l'un des agents qui ne cessaient de le suivre. Il continua sa route en courant, manquant lui aussi de tomber à cause de sa jambe qui le faisait de plus en plus souffrir. Il s'enfonça encore une fois dans d'étroites ruelles, espérant toujours qu'ils ne parviennent pas à le suivre. Le japonais qui avait redémarré dès que son cadet fut reparti en courant, contournait les maisons en espérant ne pas tomber sur des impasses étant donné qu'il ne connaissait pas l'endroit. Lavi utilisa son téléphone comme une carte pour voir les rues, ruelles et impasses de tout le quartier afin de suivre la progression d'Allen et la leur. Il arriva vite à trouver l'endroit où leurs routes se recroiseraient. Il indiqua une nouvelle fois la route à suivre à Kanda. Comme prévu, quelques minutes plus tard la voiture s'arrêta juste à l'entrée d'une ruelle dont le blandin sortit presque dès que la voiture fut à l'arrêt. Lavi ouvrit la portière, attrapa le bras de son cadet et le tira à l'intérieur du véhicule. Kanda se dépêcha de redémarrer et la vitesse fit que la portière se referma d'elle même. Allen, maintenant assis juste à côté du rouquin, le regarda quelques instants silencieux.
"Salut Moyashi-chan !" S'exclama-t-il en ébouriffant ses cheveux. Le plus jeune resta immobile puis fondit en larme, se jetant dans les bras de son ami. "Hey doucement." L'ancien agent aux cheveux rouges le serra contre lui, frottant doucement son dos, assez surpris d'une réaction aussi extrême. Le japonais, après avoir enfin semé leurs assaillants, les conduisit jusqu'à un hôtel, c'était le mieux à faire. Une fois la voiture arrêtée, il fallut encore quelques minutes au blandin pour se calmer. Sans rien ajouter, Lavi et Kanda l'emmenèrent jusqu'à la seule chambre disponible. Ils l'aidèrent à s'asseoir, voyant bien que sa jambe le faisait souffrir. "Ca va mieux Allen ?" Ledit nommé hocha lentement la tête, essuyant ses joues humides avec ses manches. Il leva la tête vers eux, il n'arrivait pas à croire qu'ils étaient vraiment là.
"Tu t'es foutu dans une belle merde Moyashi." Déclara le brun, brisant le silence.
"La ferme Bakanda !" S'exclama le plus jeune en gonflant ses joues. Lavi s'assit sur le parquet juste devant lui.
"Tu veux bien nous expliquer en détail tout ce qu'il s'est passé ?" Allen hocha la tête, jouant avec ses doigts dépassant à peine de ses longues manches et cherchant ses mots. Il attrapa le bras de Kanda pour qu'il vienne s'asseoir à côté de lui.
"J-je sais pas par où commencer..."
Et voilà c'est tout pour aujourd'hui :D
Je voudrais remercier ceux qui ont laissé des reviews notamment SarahLolita, honnêtement j'ai jamais été aussi contente d'avoir une review, merci à toi j'avais les larmes aux yeux tellement j'étais heureuse :'D 3
