Hi !

Un nouveau petit texte... en espérant que ça vous plaise toujours !

Bonne lecture.


Boyd ferma les yeux, la nuque appuyée contre le rebord du lavabo, assis sur un tabouret en bois branlant. Il pouvait entendre Isaac qui tournait et virait dans la cuisine, pestant après la vieille cafetière capricieuse, et les pas de Derek dehors qui revenait de son jogging matinal. Il sentait l'odeur du pain un peu trop grillé, des feuilles tombées, et de la lessive propre qui avait tourné durant la nuit. Que des sensations familières, qui signifiaient « meute » pour lui.

Et puis le ronronnement de la tondeuse couvrit tous les autres bruits et le ramena dans la salle de bains. Une main se posa sur son front et l'obligea à pencher un peu plus la tête en arrière. Boyd grimaça lorsque la faïence froide s'enfonça contre son cou.

- Tu pourrais faire plus doucement !

- Oh, pauvre chou.

Il n'avait même pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir qu'Erica affichait un petit sourire moqueur – il le connaissait par cœur – mais sa main s'adoucit pour glisser sur sa tempe alors qu'elle commençait enfin à raccourcir ses cheveux qui avaient beaucoup trop poussés ces derniers temps, une jambe de chaque côté des siennes. L'un des désavantages à sa condition de loup-garou qu'il avait découvert récemment. Autant pour les autres, qui avaient déjà une chevelure plus longue que la sienne, ça passait encore ! Mais visiblement, son loup à lui n'avait pas encore compris que s'il portait les cheveux aussi courts c'était pour une bonne raison, et que non il n'allait pas mourir de froid !

Résultat, il était obligé de les couper presque à ras tous les deux jours s'il ne voulait pas se retrouver avec une coupe afro digne du plus mauvais goût des années 70…

Erica fredonnait en continuant de promener la tondeuse, sa paume suivant son chemin sur son crâne pour vérifier que le résultat était bien homogène. Derek était rentré et discutait calmement avec Isaac à propos des cours, mais il n'arrivait pas à se concentrer sur ce qu'il disait à cause de la mélodie près de son oreille. La jeune fille finit par faire claquer sa langue contre son palais et le frappa violemment sur l'épaule.

- Tu pourrais au moins t'intéresser à moi !

- Tu ne dis rien non plus.

- C'est pas une raison !

Boyd se contenta de sourire et fit remonter doucement ses mains sur l'arrière de ses cuisses – nues, elle ne portait qu'une culotte et son T-shirt Batman extra large préféré. Il put sentir sa satisfaction alors qu'elle reprenait son travail en recommençant à chantonner. Les yeux toujours clos, il dessina paresseusement de petits cercles juste au-dessus de ses genoux en attendant qu'elle termine. Erica gloussa en éteignant finalement la tondeuse et la reposa sur le bord du lavabo, passant ses deux mains sur son crâne pour faire tomber les derniers petits cheveux.

Boyd rouvrit finalement les yeux, observant avec amusement sa longue chevelure blonde complètement emmêlée pour y passer ses doigts avec précautions.

- Ton tour ?

- Essaie de t'approcher de moi avec ça et je t'arrache les yeux.

Elle recula et rassembla ses cheveux des deux mains pour les nouer rapidement en un chignon lâche, le tissu noir usé de son haut se tendant sur sa poitrine. Boyd en profita pour se redresser et s'étirer, tous ses muscles protestant à la position désagréable qu'il avait dû maintenir. Erica se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser brièvement, inspirant profondément son odeur, elle le poussa aussitôt vers la porte.

- Café, deux sucres, avec tartines au miel. Ah, et un verre de jus d'orange aussi. Maison, sans pulpe.

- Tout de suite, princesse.

Il se pencha une nouvelle fois, glissant ses lèvres dans son cou. Peut-être qu'il pourrait la convaincre de partager la douche, même avec les deux autres au rez-de-chaussée. Ses mains se glissèrent sous le T-shirt… et Erica les chassa d'un coup de griffes rapide, lui arrachant un grognement.

- Hin hin. Toi, tu prépares mon petit-déjeuner. Les galipettes, ce sera pour ce soir… Si t'es sage !

Et elle lui claqua la porte au nez sans plus de cérémonie. Le jeune homme grogna, mais descendit à la cuisine sans chercher à insister – il tenait quand même à la vie. Isaac ricanait dans son coin, plissant le nez d'un air faussement dégoûté, tandis que Derek lisait le journal, une tasse de café à la main et appuyé contre le plan de travail. Boyd les ignora royalement, se contentant de sortir la brioche en tranches et le pot de miel.

C'était simplement un matin comme les autres.


See you soon !

Loly