Ironie du Temps: une famille Brisée par l'Histoire

Hallo le monde! Voici comment a commencé l'histoire de Naïri, les raisons de son amertume et l'entrée d'un nouveau personnage, représentant le peuple Kurde. Il faut savoir que le génocide Arménien a été vraisemblablement commis majoritairement par des jeunes militants Kurdes vivant en Turquie. (jusqu'ici mon truc reste cohérent) Je sais que les personnages commencent à abonder je vais donc les répertorier à chaque fois pour ne pas vous perdre.

Bonne lecture

Alors ici

Naïri: Arménie

Keyo : Peuple Kurde ou Kurdistan même si le pays n'existe pas de manière officielle et géographique

Le concept de Folie appartient à Aristo Barjo je ne fais que le mentionner, le couple m'appartient par contre.

Jamais elle ne l'avait autant haï. La lèvre coupée, les cheveux en bataille ses yeux luisaient de : elle lui faire regretter son geste durant les siècles à venir. Elle se releva titubant, ignorant la voix de celui qu'elle avait tant chéri, l'homme qu'elle aimait, le père de ses enfants. Folie oui pas ça ne justifiait RIEN! Lorsqu'il fut à sa hauteur elle lui cracha au visage avant de déclarer en Kurde trop heureuse de la peine provoquée par l'usage de cette langue.

- Profite bien de mon visage, imprime le dans ton esprit: tu n'es pas prêt de le revoir. J'abattrai sans hésitation le premier ou la première de chez TOI qui commettra l'AUDACE de poser un pied sur MES terres! Sois Maudit le Kurde...

Keyo s'approchait d'elle voulant l'aider, s'excuser, dire qu'il ne se contenait plus, que la guerre expliquait ses actes...Ce geste, cette menace...Il resta planté là fixant celle qu'il aimait se remettre sur ses jambes, se contorsionnant de manière à se redresser sans la moindre aide. Boiteuse, elle se retourna, il crut naïvement à un dénouement heureux...Hélas non. Il ne reçut qu'une autre phrase, en Arménien: "Pour nous tu es MORT, ne t'avises JAMAIS de revenir...Ou je TUE..."

La jupe déchirée, en lambeaux couvrait à peine ses jambes lacérées, la chemise poisseuse à la dentelle sale dissimulait uniquement sa poitrine aux bandages apparents, il ne voyait pas ses bras cachés par le tissu répugnant protégeant certainement d'autres blessures. Son visage n'avait pas été épargné non plus. Vacillante, d'un pas traînant elle le laissa.

Voilà comment se termina leur relation pourtant si ancienne. Lui qui pensait les garder auprès de lui éternellement, il suffit d'une erreur et il la perdit. De Keyo son âme sœur, son mari il devint le Kurde. Voilà ce qu'il en coûtait de représenter un territoire, un peuple, une nation...

Petite précision Keyo est aussi le père de Erevan.