Alors voici les deux petits nouveaux de la liste, je vous présente Liri ( si je ne fais pas de faute, que les Albanophones me corrigent alors): Kosovo et Pristina qui porte le même nom que sa capitale, c'est plus simple pour moi.

Petit mot, le nom n'est pas anodin car ce mot signifie à la fois Liberté en Albanais, donc il m'a paru une bonne idée pour sa symbolique, mais c'est aussi un clin d'œil au peuple Illyrien, vu historiquement comme les ancêtres directes des Albanais, ça m' a semblé judicieux.

Présents dans ce texte; eux deux seuls.


Liri se voyait souvent défini comme quelqu'un de patient, conciliant, calme. Il lui en fallait bien: Pristina de par ses délires mégalomaniaques , ses projets de conquête du monde demandait une surveillance totale. Cela atteignait une telle ampleur que se chuchotait occasionnellement une possible parenté avecdé un certain Gilbert, hypothèse invérifiable. Les plus déterminés décortiquèrent l'arbre généalogique du concentré d'énergie aux cheveux blond-brun qu'elle était sans en dénicher la moindre preuve. L'intéressée passait surtout pour souffrir d'un complexe d'infériorité. Les individus, Représentants ou non capables de citer la capitale du Kosovo sans l'avoir rencontrée, ni la connaître se comptaient sur les doigts d'une main, alors cherchait elle juste à attirer l'attention de telle sorte que la communauté ne finisse par apprendre son existence?

A ce genre de question, le Représentant Kosovar se pinçait légèrement la lèvre sur le coté avouant son ignorance, parfois dans le pire des cas: son impuissance. Pristina admettait son autorité par épisodes, en fonction de son bon vouloir, de son état d'esprit du jour, ce qui, sans surprise réduisait grandement sa fiabilité en cas de crise majeure. En interrogeant les trois demoiselles Baltes, ses voisines les plus proches, elles émettaient avec réserve la possibilité d'un traumatisme découlant de la guerre précédant l'indépendance du pays sans omettre de préciser que l'exubérance, les désirs de conquêtes, la soif de pouvoir prédominaient depuis plusieurs siècles chez le spécimen en question.

Envieuse, coléreuse, capricieuse ressortaient dans les discours tenus par son entourage. Liri désormais ne sourcillait plus lors de ses permanentes crises, levait à peine les yeux de son livre ou ses papiers quand elle se lançait avec emphase dans des déclarations empruntant aux fameux orateurs, riait t il quelques secondes lors des jours où elle se disait "plus Vieille que le Temps lui même"... Concernant cette affirmation, elle rentrait davantage dans la case "blagues bizarres".

Le jeune Kosovar à l'opposé n'exigeait rien ou peu de choses, content de recevoir une attention minime, premier à rendre service. Trop gentil? Or, il existait aussi chez lui une limite: l'argent, quand il imposait une somme dite il ne supportait pas de voir celle ci modifiée. Il se mettait dans des colères homériques dès que cela touchait à la question du marchandage ou même des arrangement financiers.