Bonjour ou bonsoir bande de gens! J'espère que vous allez bien!

Voici le deuxième chapitre de cet fic SF sur le Web Show!

Et comme j'ai rien à dire, bonne lecture!

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"Voilà fils, tu es à Sparse. Bonne chance!

-Merci, bonne journée."

Antoine descendit du véhicule et observa la ville autour de lui.

Des maisons, dont la peinture supposée être blanche tirait plus sur le gris sale, se succédaient de chaque côté de la rue pavée. Des étals colorés se massaient devant les bâtiments, les commerçants criaient et les effluves de nourriture et de teinture montaient au nez d'Antoine. Il marcha dans la rue, regardant les marchandises, les gens qui riaient et discutaient, les marchandages... Il trouvait ça magnifique.

Mais il n'était pas là en touriste. Il observa encore la rue puis remarqua un bar nommé "Le Planète Bleue". Il pensa que c'était un bon endroit pour commencer sa petite enquête et poussa donc la porte.

Le bar était bondé. Des gens étaient attablés autour des tables rondes et bleues ou accoudées au bar. Les murs de la pièce étaient assez sobres, à l'exception d'un immense tableau représentant une planète avec quatre continents, séparés par une grande étendue bleue. Le jeune homme détacha son regard du tableau et se dirigea vers le bar, où il s'accouda. Presque aussitôt, un homme brun aux yeux noirs brillants se planta devant lui et lui demanda en souriant :

"Qu'est-ce que je te sers petit?

-Euh je... Ça s'il vous plaît."

Il avait pointé une bouteille nommée "Jack Daniel's" remplie d'un liquide ambré inconnu. L'homme sourit et lui en servit un verre qu'Antoine s'empressa de boire. Pour aussitôt s'étouffer.

Le barman éclata de rire en voyant Antoine tousser. Le liquide lui avait brûlé les poumons et la gorge, il n'en avait jamais bu d'aussi fort. Antoine s'était arrêté à la douce liqueur de qarsar, le fruit qui poussait dans la Ville de Cristal.

"Mais... Mais c'est quoi votre truc?

-C'est du whisky, petit. Boisson terrienne!

-Ils boivent des trucs bizarre, sur Terre!"

L'homme rit encore puis reprit :

"Dis-moi, je t'ai jamais vu ici... D'où viens-tu?

-De... De la Ville de Cristal."

L'autre siffla d'admiration :

"La Ville de Cristal, excusez du peu! Et qu'est-ce que tu fais à Sparse?

-Je... Je cherche mon ami. Il a été enlevé par des types... Des types qui présentaient cet insigne."

Il sortit la broche de sa poche et la posa sur le bar. D'un coup, le bruit autour du bar s'arrêta et tous eurent un mouvement de recul. Soudain, quelqu'un cria :

"Ça annonce LA FIN DU MONDE! LA FIN DU MONDE!

-Ta gueule! Retourne bosser!" ordonna le patron du bar.

L'homme vêtu d'une cape brune s'en alla pendant que le barman s'empressa de ranger le morceau de métal en jetant un oeil de tous les côtés. Puis il saisit le bras d'Antoine et siffla :

"Un conseil petit : rentre chez toi et oublie toute cette histoire. Il y a des forces qu'il vaut mieux ne pas réveiller.

-Mais...

-Pas de mais petit. Crois-moi, je te sauve la vie. Allez, finis ton verre et rentre à la Ville de Cristal...

-Non."

Le gars fronça les sourcils et ouvrit la bouche pour réprimander Antoine mais celui-ci fut plus rapide :

"Je ne rentrerais pas avant d'avoir trouvé mon ami. J'ai promis à sa mère de le ramener. Dites-moi qui sont ces types, où ils sont et où je peux trouver un pilote."

L'homme soupira, regarda de tous les côtés et répondit :

"Ces gens sont dangereux. Ils se font appeler les Frères de la Lumière et je ne sais absolument pas où ils se trouvent. Et quand bien même quelqu'un le saurait, ça m'étonnerait qu'il accepte de t'y conduire. Ces 'Frères' sont entraînés au combat, ils n'hésitent pas à tuer ceux qui se dressent sur leur chemin, ils pillent les villages... Personne ne t'y conduira.

-Et vous, comment vous avez toutes ces infos?

-Les rumeurs petit.

-Les rumeurs naissent forcément de faits réels. Quelqu'un a dû y aller... et revenir visiblement."

Le barman se mordit la lèvre et le regarda dans les yeux. Antoine soutint son regard jusqu'à ce qu'il cède et dise en soupirant :

"Bon, je connais bien quelqu'un, je peux te le présenter... Mais je ne te garantis rien.

-Oh merci monsieur!

-Appelle-moi Kriss, petit."

Il sortit de derrière le bar et demanda à un homme, vêtu d'une veste rouge et qui lui ressemblait beaucoup de s'en occuper. Celui-ci partit en marmonnant quelque chose comme "hélicoptère".

Les deux hommes se dirigèrent vers le fond de la salle, où se trouvait un homme caché par un nuage de fumée grise, les pieds posés sur la table. Kriss s'adressa à lui :

"Math'?

-J't'ai déjà dit de pas m'appeler comme ça.

-On a besoin de ton aide."

L'homme suspendit sa cigarette et répéta :

"On?

-Ce jeune garçon. Il doit trouver Les Frères.

Il avait chuchoté le dernier mot.

"Ce sale type?

-Tout à fait.

-Alors tu peux compter sur moi gamin."

Il se leva, dispersant la fumée et s'exclama :

"Alors... Qui a besoin des services de Mathieu Sommet?"

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Nyo ne comprenait plus rien à rien. D'abord, il avait été enfermé dans une cellule sordide. Ensuite, on était venu lui apporter des vêtements propres et élégants. Enfin, quand il avait été habillé, on était venu le chercher. Maintenant, il marchait dans une sorte de base spatiale, encadré par deux hommes vêtus d'une cape rouge. Il remua ses poignets. Il ne sentait plus ses mains, à cause des gants de fer qui les enfermaient et les gardaient liées entre elles.

Vraiment, il avait beau tenter de trouver une explication plausible, il n'y parvenait pas. Etait-il prisonnier, oui ou non? Que lui voulaient ces types? Du bien, en le soignant? Du mal, en l'emprisonnant et en le menottant?

Toutes ces questions sans réponses s'arrêtèrent lorsqu'il se trouva devant une lourde porte grise, ornée d'arabesques. Un des hommes posa sa main sur la porte et celle-ci brilla avant de s'ouvrir sur un immense bureau. Tout un mur était couvert d'une vitre qui laissait passer la lumière du soleil. Devant cette fenêtre se trouvait un bureau, où était assis un homme aux cheveux blonds. En entendant du bruit, il leva la tête et un sourire se dessina sur ses lèvres. Sourire qui disparut aussitôt quand il vit les menottes du garçon.

"Enfin messieurs, ce n'est pas comme ça qu'on traite ses invités. Enlevez-lui ses menottes!"

Les hommes se regardèrent puis l'un d'eux se dirigea vers le brun pour lui enlever les poignes de fer. Nyo se massa les poignets et l'homme eut un sourire satisfait.

"Bien Nyo... Désires-tu un rafraîchissement?

-Hem... Non, merci."

Bien qu'il meure de soif, il ne voulait rien accepter de cet homme. Malgré ses airs bienveillants et son ton doux, il sentait que ce type ne lui voulait pas que du bien. Celui-ci haussa les épaules et continua.

"Tu excuseras la qualité des services. Mes hommes ont crus que tu pouvais t'avérer... Dangereux."

Un petit rire s'échappa de ses lèvres et il reprit :

"Ils n'avaient pas tout à fait tort... Mais ce n'est pas une raison."

Il observa Nyo, alors celui-ci fit de même.

L'homme était grand, très grand -ou alors c'était lui qui était trop petit-, mince et ne semblait pas dépasser 20 ans. Ses cheveux blonds tombaient de part et d'autre de son crâne pour s'arrêter au niveau du menton. Deux yeux verts émeraudes brillaient sous son front, entourant un long nez fin qui se plaçait au-dessus d'une bouche aux lèvres fines. Nyo en conclut que c'était un bel homme. En tout cas, il dégageait un certain charisme et le jeune garçon se dit qu'il n'était peut-être pas tant un psychopathe.

Le grand homme lui sourit puis demanda de sa voix douce :

"Bien. Nyo dis-moi, sais-tu qui je suis?

-Euh je... Non... Mais je sens que vous allez me le dire."

Mais qu'est-ce que je fous? J'suis con ou quoi?

L'homme eut un petit rire puis se tourna. Il sembla chercher quelque chose sur son bureau puis répondit :

"Je suis Arden Messer. Je dirige les Frères de la Lumière et tu es là pour m'aider."

Nyo regarda de nouveau l'homme qui le fixait :

"Veux-tu bien m'aider?

-Vous... A quoi?

-A contrôler l'univers."

Rien que ça?

"Moi? Mais je... Je ne suis pas...

-Bien sûr que si, tu es. La preuve."

Et il lança une paire de lame sur son vis-à-vis. Vis-à-vis qui se jeta à terre avec un cri, pour se relever aussitôt, furieux :

"Non mais ça va pas? C'est quoi votre problème?!"

Le blond le fixait avec stupeur, les yeux écarquillés. Puis, un peu ressaisi il balbutia :

"Tu... Tu aurais dû les arrêter...

-Mais vous êtes un PUTAIN DE MALADE! Où vous avez vu que j'avais le pouvoir d'arrêter les couteaux en plein vol?"

Mais l'homme ne l'écoutait plus. Une colère sourde s'était peinte sur son visage et il pivota vers les deux hommes qui essayaient de filer à l'anglaise. Il gronda :

"Vous vous êtes trompé? Vous vous êtes trompés de gosse et vous osez me le présenter?

-Mais Maître...

-Fermez-la!"

Il se retourna vers Nyo, dont la colère avait disparu en une fraction de seconde. Il affichait un terreur indicible et regardait l'énorme vase qui flottait au-dessus du bureau. Cet homme le terrifiait au plus haut point.

Il attrapa un des ses hommes par le cou et le força à fixer le pauvre garçon :

"Est-ce qu'il a l'air d'un Elu?

-Je... Je...

-Réponds à ma question!

-N... Non Maître.

-Non! Bien sûr que non! Et maintenant, tout est foutu PAR VOTRE FAUTE!

-Maître, si je peux me permettre..."

Le second avait repris contenance et osa continuer :

"Il y avait deux garçons. Au même endroit. Il est possible que l'autre soit l'Elu..."

Arden le fixa en réfléchissant, avant de relâcher l'autre homme qui glissa à terre avec une quinte de toux. Le blond reporta son attention sur Nyo puis jeta un coup de pied à l'homme à terre et ordonna :

"Debout! Emmène celui-ci à la Fosse, Karls sera content d'avoir de la main-d'oeuvre en plus. Quant à toi, dit-il en se tournant vers l'homme resté en retrait, retrouve-moi cet Elu! Et ne te trompe pas!

-Bien Maître."

Il s'inclina et allait se retirer lorsque Arden lui lança :

"Ah! Et je vais demander à Jeanne de vous accompagner.

-Bien Maître."

Il sortit en fulminant. Pourquoi lui coller Jeanne dans les pattes? Cette psychopathe allait tout gâcher! Il regarda le pauvre Nyo s'en aller et se jura de retrouver l'autre garçon.

Et ce, par tous les moyens.