Bonjour/Bonsoir à tous/toutes! J'espère que vous allez bien et aujourd'hui je vous poste un autre chapitre de Across The Universe!

Mais avant...

Petit instant pub : Je vous invite à aller faire un tour sur le profil de MrJacketBarths. Il écrit des trucs biens et sur des sujets pas communs en plus et il mériterait beauuuuucoup de reviews, de lecture et d'amour! (Vous le dites si je m'emballe, hein?). Enfin bref, je suis certaine que ça lui ferait plaisir si vous alliez jeter un coup d'œil et laisser une gentille review, parce que ce qu'il écrit est vraiment cool! Merci d'avance!

Bonne lecture!

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"C'est ça, un pilote professionnel?"

Ce fut la première pensée qui vint à Antoine. Le personnage qui se tenait devant lui devait être âgé d'une vingtaine d'années à peine et avait un air nonchalant. Ses yeux azurs, sous des cheveux châtains savamment ébouriffés, le détaillaient Il portait une veste en cuir noire par dessus une chemise blanc cassé, comme si elle s'était ternie au cours des ans, un pantalon noir et des bottes noires qui montaient au genou. Un pistolaser pendait à sa ceinture (l'auteure précise que toute ressemblance flagrante avec un personnage créé par un certain G. Lucas est totalement voulue). L'homme sourit à Antoine et dit :

"C'est toi qui a besoin d'aide, petit?

-Oui m'sieur... Je... C'est mon ami qui a été enlevé par... hem vous savez déjà qui... Et j'aurais besoin que vous me conduisiez à eux."

-Et pourquoi je t'aiderai?"

La question déstabilisa quelque peu Antoine.

"Bah oui crétin, pensa-t-il, tu t'attendais à quoi? C'est clairement pas un chevalier servant qui défend la veuve et l'orphelin gratuitement!"

"Euh... Je...

-Parce que là, c'est un voyage à l'autre bout de la galaxie, passage par les endroits les plus dangereux et en plus une prise de risques, rien que pour te déposer chez les frères. Tout ça, ça va chercher dans les... disons 350 Kastols. Et encore, je te fais un prix, parce que t'as une bonne tête.

-Mathieu..." soupira Kriss.

Antoine écarquilla les yeux. 350 Asols? Jamais, même en travaillant toute sa vie, il n'aurait la somme suffisante! Il était prêt à abandonner quand une idée germa dans son esprit. Une idée complètement folle qu'il testa quand même :

"Je... Je les ai pas sur moi, mais je vous promets que je vous les donnerai après! Vous n'aurez qu'à demander à mon père!

-Ah oui? Et qu'est-ce qu'il fait ton père?

-Il... Il travaille à l'Administration de la Ville de Cristal. Et si vous me ramenez sain et sauf, je vous assure que je double le prix!"

Il vit une lueur avide s'allumer dans les yeux du , il répliqua :

"Je n'ai pas l'habitude de faire de crédit. Qu'est-ce qui se passera si je meurs dans l'opération? Je n'aurais pas eu le temps de profiter de mon argent!

-C'est surtout que si vous mourez dans la manœuvre, vous n'aurez pas vraiment besoin de tout cet argent!"

Les yeux de Mathieu se plissèrent et Antoine sentit la sueur couler dans son dos. Merde, quel con! Il était impensable que le pilote l'aide maintenant!

Mais, contre toute attente, celui-ci éclata de rire et lui donna une bourrade dans le dos en disant :

"Tu sais quoi? Je t'aime bien gamin! J'accepte de t'aider! A demain, 6h, à la piste d'atterrissage!"

Et il disparut. Antoine cligna plusieurs fois des yeux et la réalité lui revint en pleine face.

Il partait demain pour l'endroit le plus dangereux de la galaxie, avec un pilote dont il ne savait absolument rien. Et, en plus, il venait de lui promettre 700 Asols qu'il n'aurait jamais.

Lorsqu'il les déposerait de nouveau à la Ville de Cristal-si ça arrrivait un jour-, Nyo et lui auraient intérêt à filer trèèès rapidement.

Soudain, une main sur son épaule le tira de ses pensées. Kriss lui sourit et lui dit :

"Allez viens petit, je vais te donner une chambre.

-Merci... Au fait, je m'appelle Antoine."

Le barman sourit et conduisit le garçon dans une petite chambre très correcte. Un lit, une table, une armoire, un lavabo...

"Désolé, c'est un peu pauvre ici.

-Je... C'est pas grave.

-Bonne nuit Antoine.

-Kriss?

-Oui petit?

-Est-ce que vous venez de la Terre?"

L'homme sourit et son regard se fit nostalgique.

"Oui. J'ai dû venir habiter ici quand j'étais petit, mais je me rappelle encore de ma maison sur la Terre..."

Il regarda le jeune homme sans vraiment le voir puis haussa les épaules avant de répéter :

"Bonne nuit.

-Bonne nuit Kriss."

Le barman ferma la porte et Antoine, après avoir posé son sac par terre, s'écroula sur le lit et ferma les yeux. Il était épuisé, n'ayant pas dormi depuis deux jours. Il sourit en pensant à son ami, qu'il allait sauver.

T'en fais pas Nyo. J'arrive.

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L'homme encapuchonné regarda le quartier sale et désert. Il ordonna à ses hommes :

"Trouvez le garçon. Mais pas de massacre."

Les soldats se dispersèrent, entrant dans les maisons. Il y eut des cris de terreur, mais pas de bruits d'armes contre la chair. Soudain, il vit une ombre passer à sa gauche.

"Reste ici Jeanne. Je ne veux pas de massacre.

-Tu n'es vraiment pas drôle comme type. Je suis sûre qu'Arden aurait été d'accord."

Il détailla la jeune femme de la tête aux pieds. Ses cheveux blonds tressés battaient ses reins. Ses yeux verts brillaient d'une lueur malsaine et la cicatrice qui barrait sa joue droite ainsi que la hache dans son dos augmentaient cette impression de cruauté qui se dégageait d'elle. Il lui dit d'un ton à la fois méprisant et réprobateur :

"C'est Maître. A la limite Maître Arden.

-Pour toi peut-être. Mais moi, je fais ce que je veux.

-Pas lors d'une mission sous ma responsabilité."

Il se força à soutenir le regard haineux de la jeune femme. Il ajouta :

"Je vais faire le tour des maisons, reste-ici.

-Fais attention à toi, un coup de couteau est si vite parti dans ces ruelles sombres.

-C'est adorable de t'inquiéter, mais je sais me défendre."

Et il s'éloigna de la blonde fulminante, un grand sourire aux lèvres.

Il passa la tête dans l'encadrement d'une porte. Un homme était recroquevillée au fond de la pièce. Un des soldats se tourna vers lui et dit :

"Il dit connaître le gamin qu'on a enlevé, chef.

-Ah oui?"

Il s'approcha de l'homme. De taille moyenne, environ une quarantaine d'années, le teint mate. Le Frère demanda :

"Alors? Que sais-tu?

-Il... Il travaillait avec moi à la décharge...

-Et l'autre garçon?

-An... Antoine je suppose... C'était son ami, il travaillait là-bas aussi...

-Où vit-il?

-Je... Je l'ignore... Mais Lara doit le savoir... C'est la mère de Nyo, elle... elle vit à deux maisons d'ici dans la rue de derrière. Ne me faites pas de mal, par pitié!

-Qui a dit que nous allions te faire du mal? Messieurs, donnez-lui sa récompense."

L'homme se protégea avec son bras, attendant lâchement la Mort.

Mais il reçut simplement une bourse bien remplie de la part de l'autre, qui disparut aussitôt.

"Trouvez-moi cette femme." ordonna-t-il.

Ses hommes partirent dans la direction indiquée par le pauvre hère.

Quand à lui, il regarda les étoiles.

"Haynis?

-Ne m'appelle pas comme ça, Jeanne"

Il se tourna vers la femme qui haussa les épaules.

"Qu'est-ce que tu veux?

-Tu as trouvé quelque chose?

-Oui.

-Ah. Et je peux savoir quoi?

-Bien sûr. Dans seulement une seconde..."

Les hommes de main revinrent, encadrant une femme blonde, plus toute jeune bien que très jolie. Elle lança un coup d'oeil terrifié aux hommes qui la tenaient fermement.

"Lara, je suppose?" demanda Haynis d'un ton mielleux.

La femme hocha fébrilement la tête et regarda Jeanne et sa hache, avant de détourner les yeux quand celle-ci lui adressa un sourire terrifiant.

Haynis retint un soupir d'agacement et demanda :

"Où vit Antoine?

-Qu'est-ce que vous avez fait de mon fils?"

Claquement de langue réprobateur.

"Lara, je vous conseille de répondre à ma question.

-Je ne vous dirai pas où vit Antoine."

L'homme brun soupira cette fois avant d'écarquiller les yeux de surprise. La guerrière avait posé une lame sous le cou de la femme, qui avait lâché un cri.

"Réponds ou je t'écorche vivante. Et je me ferai un plaisir de faire pareil avec ton fils.

-Jeanne..."

Elle l'ignora et pressa un peu plus sur le cou de la femme qui semblait hésiter. Puis elle gémit :

"Ne faites pas de mal à Nyo...

-Si tu réponds correctement."

Lara hésita une demi-seconde puis avoua à contrecœur :

"Il... Il n'est plus ici... Il est parti à Sparse, trouver un pilote... Pour trouver Nyo..."

Elle se mit à pleurer. Jeanne rangea sa lame en souriant triomphalement, puis posa son regard sur son collègue.

"Quoi? Je n'ai massacré personne!"

Il soupira en la fusillant du regard et déclara :

"Merci de votre coopération Lara, et désolé pour... les désagréments occasionnés. Ramenez-la chez elle."

Il tourna les talons avant de s'arrêter et de revenir vers la femme. Il lui saisit le menton et siffla :

"Il est bien évident que vous ne devez pas mettre les autorités compétentes au courant de cette visite, n'est-ce pas?"

La femme hocha la tête, les larmes ne tarissant pas. Il fit un geste à ses hommes et retourna à son vaisseau.

Soudain, il remarqua que la psychopathe le fixait avec un petit sourire sur les lèvres.

"Quoi?

-En fait, t'es pas si ennuyeux que ça comme type."

Il leva les yeux au ciel sans répondre.

Dès qu'il en aurait l'occasion, il faudrait qu'il se débarrasse de cette gêneuse.