OH MON DIEU! CINQ MOIS que je n'ai RIEN posté sur ce site! Me pardonnerez-vous un jour?
Oui, encore pardon pour ce retard, ça ne se reproduira plus. (Comment ça, je dis ça à chaque fois? Pas du tout...)
Enfin bref, voilà le chapitre 5 d'Across The Universe! Avec aujourd'hui, une devinette!
J'ai mis une référence à Marvel, toute pourrie et cachée (bien cachée, je l'espère). La trouveras-tu? (TATATATATAAAAAA)
Comment ça je m'excite pour rien?
Bon, en tout cas, si vous la trouvez, merci de m'en faire part en review!
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Antoine dormait toujours comme une masse lorsque Kriss entra chez lui en chantonnant. Il fronça à peine le nez, souriant comme un bienheureux, tandis que le barman s'arrêta en voyant le jeune garçon encore endormi et vérifia l'heure à sa montre. 5H47. Il s'approcha doucement du lit et le secoua en disant :
"Petit? Antoine? Réveille-toi..."
Antoine grogna et ouvrit un œil, puis deux. Il demanda d'une voix pâteuse :
"Quoi?
-Il faut que tu te lèves, petit.
-Pourquoi?
-Tu ne veux plus sauver ton ami?"
Le brun connecta ses neurones puis se souvint. L'agression, le bar, Mathieu, le pilote...
Il se leva et s'étira tandis que le gérant du bar annonçait :
"J pensais que tu étais déjà parti...
-Pourquoi? Il est quelle heure?
-5h53.
-ça va, Mathieu m'attend pour 6h..."
Il sourit puis comprit le sens des paroles de l'homme.
"Oh merde!"
Il se leva, se mit de l'eau sur la figure et attrapa son sac avant de partir en courant. Mais il revint sur ses pas et demanda :
"Où se trouve la piste d'atterrissage?
-Tourne à droite en sortant, remonte la rue principale et tu y es.
-Pour le paiement...
-Cadeau petit."
Antoine sourit et cria en partant :
"Merci! Merci pour tout!
-De rien petit." dit Kriss avec un sourire.
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Antoine remonta la rue en courant comme un dératé, priant pour que l'homme l'attende. Il déboucha sur une immense place où stationnaient des vaisseaux de toutes les tailles, de toutes les formes, de tous les âges. Il s'arrêta une seconde pour les admirer puis chercha des yeux Mathieu.
Il le trouva au pied d'un grand vaisseau noir en état médiocre, discutant vivement avec un homme au visage masqué par un tissu mauve. Il s'approcha discrètement, tentant de saisir un mot.
Peine perdue, puisque les deux hommes parlaient une langue étrangère. Quelques instants plus tard, ils se serrèrent la main et lhomme au fouard disparut.
Mathieu se tourna vers son passager, un sourire éclatant au lèvres.
"Pile à l'heure gamin! Tu es prêt?
-Euh... Oui... Je suppose..."
Le sourire de Mathieu s'élargit et il fit pivoter le jeune homme en disant :
"Et voici votre carrosse, monseigneur!"
Antoine tenta de cacher son air dubitatif et déçu devant ce qu'il considérait comme un tas de feraille. Mathieu continua dans une envolée lyrique :
"Le meilleur vaisseau de la galaxie, voire même, -sans vouloir me vanter bien sûr- de l'Univers! Celui avec un grand U! Je suis allé à l'autre bout de la galaxie, même au-delà avec! Une vitesse de point de 5 000 km/h! Tu entends? 5 000! Enfin, officiellement...
-Comment ça, officiellement?"
Le pilote avait éveillé la curiosité d'Antoine. Il croisa son regard brillant d'excitation, comme un gamin. Mais l'homme lui tapa sur l'épaule et dit :
"Bah, tu verras bien! Allez, ne perdons pas de temps! J'ai une sacré somme à toucher moi..."
Il lui fit un clin d'œil et se dirigea vers l'escalier menant au vaisseau. Antoine déglutit et dit :
"Ouais... Une sacré somme..."
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Antoine devait avouer qu'il s'était trompé sur le vaisseau. Si l'extérieur sentait l'usure et donnait l'impression que la machine allait tomber en morceau à tous moments, l'intérieur, c'était autre chose.
Le couloir était couvert de plaques d'acier gris luisant, et propre. Il avança et tomba sur une pièce assez grande, avec une table, trois chaises et ce qui ressemblait à une cuisine.
Le propriétaire apparut et annonça :
"Alors, les toilettes sont là, il y a aussi une couchette dans le mur ici, tu tires doucement -il insista sur le doucement- sur la poignée et hop! Au fond du couloir, c'est la salle des machines. Interdiction formelle d'y aller, compris?"
Antoine hocha la tête, émerveillé. Ce vaisseau était vraiment hyper classe. Il s'assit sur une chaise tandis que le pilote s'exclamait depuis la cabine de pilotage :
"Accroche-toi, ça va secouer au décollage!"
Antoine jeta un œil à travers le hublot et vit le sol s'éloigner petit à petit, puis quand le vaisseau fut à une certaine hauteur, il s'élança dans le ciel parsemé de nuages. Antoine voyait Sparse qui défilait en bas. Il soupira et se sentit léger, comme un oiseau. Il rêvassa encore quelques minutes avant de sombrer dans le sommeil.
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Il faisait sombre lorsqu'Antoine se réveilla en sursaut. Il grimaça en sentant ses membres ankylosés. Le jeune homme regarda dehors et eut le souffle coupé. Il se trouvait dans l'espace. Loin de toute planète habitée. Il déglutit en observant l'immensité et en se disant que si le vaisseau venait par malheur à tomber en panne, personne ne pourrait venir à son secours, puisque personne ne savait où il se trouvait.
Il inspira plusieurs fois et se décida à aller explorer le vaisseau. Il ouvrit une porte et tomba sur une salle d'eau. Il se rinça le visage et s'observa dans la glace. Il semblait reposé et les cernes sous ses yeux avaient disparues, malgré la migraine qui enserrait sa tête, tel un étau.
Il continua à explorer le vaisseau et trouva une sorte de cuisine meublée d'une table et d'une vieille cuisinière. Voyant la cafetière, il sourit et fouilla dans l'espoir de trouver du café. Il s'en prépara et attrapa une tasse.
Après avoir bu quelques gorgées, il soupira de bonheur. Ce café était bien meilleur que celui auquel il avait droit à la décharge. En pensant à ça, son cœur se serra.
Pourvu que Nyo soit toujours en vie. Pourvu qu'il tienne bon jusqu'à ce que j'arrive.
Son regard se posa sur les tasses posées et il pensa en apporter au pilote. Celui-ci devait être épuisé, d'être resté si longtemps à piloter sans pause.
Il avala sa boisson, servit une deuxième tasse et se dirigea avec attention vers le poste de pilotage. Mais il croisa le jeune homme dans le couloir. Son air sombre fut remplacé par un sourire éclatant, qui incita le passager à parler :
"Je... euh... Je vous ai fait du café... J'ai pensé que vous deviez être fatigué...
-C'est gentil! Merci!"
Il prit la tasse et avala une grande gorgée de la boisson brûlante. Puis il prit Antoine par l'épaule et celui-ci remarqua qu'il était plus petit que lui. Il ne l'avait pas noté avant, sûrement parce qu'il était impressionné par son attitude conquérante. Ils s'assirent autour de la table et Antoine osa demander :
"Où sommes-nous?
-Tout près de Dragsa . J'ai dû faire un détour par Tudran, pour me ravitailler et livrer quelques marchandises. Tu as dormi comme un bébé tout le temps!"
Il rit tandis qu'Antoine releva quelque chose :
"Livrer des marchandises? Vous faites de la contrebande?
-Hem... Non. Je fais plutôt du commerce qui n'est pas très bien vu par les gouvernements...
-Ouais. Vous faites de la contrebande, quoi.
-Je fais du commerce."
Le ton du contrebandier était glacial, mais il se radoucit en demandant :
"Dis-moi... Pourquoi est-ce que tu as engagé un pilote aussi expérimenté que moi pour retrouver ton ami?"
Le pauvre cœur d'Antoine se serra à nouveau et il dit :
"Je... C'est mon meilleur ami, le seul que j'ai jamais eu... Alors quand il s'est fait enlever, je devais aller l'aider. Et je l'ai promis à sa mère..."
Il se demanda comment allait Lara. Si elle était restée là-bas. Soudain, l'aventurier prit la parole :
"Mmm... Moi aussi, j'étais seul quand j'étais gamin. C'était pas drôle. Mais bon, maintenant que je fais ce boulot, j'ai des amis partout dans la galaxie... Enfin pas que!"
Il se mit à rire puis s'arrêta en remarquant le visage pâle et la grimace d'Antoine.
"Hey, ça va?
-Pas tellement... J'ai mal à la tête depuis que je me suis levé.
-Oh. Je vais aller voir si j'ai quelque chose pour toi"
Il sortit de la pièce et Antoine soupira en regardant par la fenêtre. Et manqua tomber de son siège. La marque des Frères s'affichait sous son nez, sur un vaisseau rouge.
Il n'eut pas le temps d'appeler Mathieu qu'un bruit sourd et une vibration envahirent l'aéronef et Antoine se rattrapa à la table pour ne pas tomber et le pilote apparut. Il jura et se précipita dans la cabine de pilotage. Antoine le suivit et demanda :
"Je peux vous aider?
-Oui! Reste à ta place!"
Le jeune homme resta immobile quelques instants puis insista :
"Il y a forcément quelque chose que je peux faire!
-Allez t'asseoir et te taire.
-Mais...
-Tu sais piloter un vaisseau?
-N-non...
-Alors VA T'ASSEOIR!"
Antoine obéit mais se ramassa après une nouvelle secousse.
"Merde!"
Mathieu pianota comme un fou sur les différents boutons, regarda un écran et pressa un bouton, la langue entre les dents. Aussitôt, une fumée grise s'échappa du vaisseau rouge. Le châtain sourit et accéléra, semant ainsi les autres.
Antoine se permit de sourire tout en se massant la cheville en voyant leurs adversaires s'éloigner. Soudain, il vit avec horreur des étincelles écarlates s'échapper de ce qui semblaient être des canons. Il se recula à temps avant que la vitre ne se fissure. Il crut qu'elle allait céder mais elle tint bon. Mais ce n'était plus la fenêtre qui l'inquiétait maintenant, mais ce qui se trouvait derrière. Il lui semblait qu'une fumée noire sortait de leur vaisseau. Soudain, les lumières clignotèrent et ils tombèrent. Ce qui n'était pas possible. N'est-ce pas?
Soudain, il tomba sur le sol, comme poussé par une force phénoménale. Mathieu, de son côté, tentait de redresser son vaisseau, sans succès. Il réussit tout de même à réduire la vitesse et à le diriger sur une planète voisine. Ils entrèrent dans l'atmosphère avec une vitesse moindre, mais la pression était trop forte pour le pilote et son passager. Celui-ci perdit connaissance, tandis que Mathieu faisait se poser tant bien que mal le vaisseau sur une immense prairie à l'herbe vert-jaune, avant de s'évanouir à son tour.
Peut-être était-ce mieux, d'ailleurs. Évanouis, ils ne virent pas les ombres qui s'approchaient petit à petit du vaisseau fumant.
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Oh, un cliffhanger tout nul apparaît!
Alors, qui a trouvé ma référence toute pourrie?
Kissy Kissy!
