IV

La soirée bat son plein tous les visages sont radieux, mais le mien affiche une certaine inquiétude. Cela fait maintenant 35 mn que le sujet de toute mon attention est rentré dans les toilettes dames et n'en est pas encore ressorti. Je prends mon portable et envoie un sms à Rick.

"La cible est elle encore dans nos locaux ?

JT, CEO JT Ind'"

J'attends sa réponse, nous sommes obligés de communiquer par ce canal, pour ne pas être écoutés. J'ai un signal de message que je consulte automatiquement.

"La cible est dans les toilettes dames, précisément à la cabine 3

Rick S, "

Bien je ne peux plus attendre. Je fais mouvement vers les toilettes dames. Il ya une entrée commune aux deux types de toilettes, hommes et femmes, et ensuite celui des dames est à gauche et celui des hommes à droite. Dès que je franchis la porte commune, elle est en face de moi. La même électricité que pendant la réunion du mardi est présente, je ressens les mêmes frissons. Nous nous regardons intensément, personne n'ouvre la bouche. Et je fini par sourire désarmé complètement.

« Bonsoir, cela fait, si je ne me trompe pas la quatrième fois que nous nous rencontrons ? »

« Effectivement, vous avez bonne mémoire Mr »

« Elyséa c'est votre prénom, c'est cela ? »

« Oui Mr, c'est bien mon prénom. Je suis Elyséa SMITH »

« Moi c'est Jérôme TRAWEL, enchanté de faire votre connaissance »

« Moi également Mr TRAWEL »

« J'aimerai pour ne pas vous le cacher, avoir une conversation avec vous. Si cela ne vous dérange pas ? »

« Non pas du tout, cela ne présente aucun problème, au contraire c'est un privilège pour moi d'échanger avec vous Mr TRAWEL »

« Ce n'est pas professionnel je tiens à vous le préciser ! » J'observe attentivement sa réaction, pour voir comment elle prend cette révélation. Elle semble très surprise et écarquille les yeux un bref instant, ensuite rougit légèrement. Bingo ! Je ne lui suis pas indifférent.

« Je suis un peut gênée Mr TRAWEL, je ne voudrai pas euh …. Si vous me comprenez avoir une conversation non professionnelle avec vous. Vous êtes un potentiel client et je ne veux pas mélanger les choses. »

« Je ne veux pas échanger avec Elyséa SMITH commerciale, mais Elyséa SMITH, la personne, c'est totalement différent. Si vous me permettez, je vous vois dans 5 min dans mon bureau. Un agent de sécurité va vous y conduire ! » Je le lui dis avec un ton quasiment autoritaire et ne lui laisse même pas le temps de répondre. Je prends mon portable et demande à Richard de la conduire à mon bureau discrètement.

Richard arrive immédiatement, pendant qu'elle et moi nous nous dévisageons, elle comme si elle me défiait et moi comme si je venais de remporter une victoire. Après un moment de silence où l'on ne pouvait entendre que nos respirations, elle quitte le couloir avec Richard, en direction de mon bureau. Je reste un moment à réfléchir sur la tournure des événements. Cela ne risque pas d'être très simple, elle n'est pas une femme facile. Comment vais-je m'y prendre ? Je ne suis pas un dragueur. Toutes celles avec qui j'ai eu des relations étaient elles même, sous mon charme et avaient presque fait le premier pas. C'était acquis d'avance. Hum… Ce n'est pas aussi évident tout cela. Comment avoir Elyséa ? Je retourne dans la salle de réception tout en réfléchissant. Il faut que je sois moi même, je ne suis pas un dragueur je ne vais pas changer en un soir, je risque d'être gauche.

Je rentre dans mon bureau et m'arrête un instant pour l'observer. Elle s'est retournée automatiquement comme si elle avait senti ma présence. Nous restons là, moi debout devant la porte et elle est assisse sur le canapé du petit salon de mon bureau.

Mon bureau est très vaste. Il est constitué d'un bureau simple avec trois sièges visiteurs, une table de réunion avec 5 chaises, un mini salon avec une table centrale. 4 tableaux en tout sur les différents murs et une grande baie vitrée qui donne sur le centre ville. Je possède une douche personnelle avec des toilettes et un mini dressing de maxi 4 vêtements, une petite cuisine dans lequel j'ai un réchaud, un frigo et divers ustensiles.

Elle est très belle là, devant moi. Elle porte une robe de cocktail vert émeraude avec des petites manches. Son décolleté, met bien en valeur sa ravissante poitrine. Ses cheveux versent sur sa poitrine elle les a lissés, et porte une raie au milieu. Elle est maquillée légèrement et ne porte aucuns artifices. Ses yeux marron sont bien mis en valeur avec son eyeliner et son mascara. Elle porte un rouge à lèvre rouge orangé, qui lui va à merveille. J'aime tout sur elle. Ses talons sont noirs et hauts, elle a de belles jambes fuselées que sa robe, arrivant au-dessus des genoux, met bien en valeur. Elle a de petites boucles en or dans les oreilles. Ne porte aucune chaine, ni autre bijoux sur les mains et les poignets. Elle est divine. Et sa peau bronzée naturellement lui donne un très bel éclat. Elle scintille, là sur le canapé. Elle est assisse avec élégance et grâce. Sa robe est coupée à la taille et met en valeur ses courbes. Je la dévisage des yeux comme un gamin devant son cadeau de noël. Je m'approche lentement d'elle, sans la quitter des yeux. Elle soutient mon regard. J'y lis une détermination mai aussi autre chose que je ne saurai expliquer. Je m'assois juste à côté d'elle. Je ne supporte plus la distance entre nous. Elle me fait de la place en s'accoudant au bord du canapé. Je fais pareil, en m'accoudant à l'autre bord du canapé.

« Excuses moi pour mon audace de tout à l'heure, mais j'ai vraiment besoin de te parler. Je veux que nous nous tutoyions si tu le veux bien ? »

« Nous ne nous connaissons pas vraiment et je pense que se tutoyer serais faire preuve de familiarité ! »

« Je ne pense pas, c'est juste pour détendre la conversation ! »

« Bien j'admets que cela est juste. »

« Je te sers quelque chose ? »

« Non merci, j'ai déjà consommé ce qu'il me fallait en bas. »

« Ok ! Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas un dragueur. Vous me plaisez énormément et je voudrais que toi et moi nous soyons ensemble. Voilà ! Excuses moi d'être si direct mais je pense que tu as déjà senti que tu me fais beaucoup d'effet. Depuis le premier jour du séminaire, j'ai eu un violent coup de foudre pour toi et depuis je cherchais l'occasion de te le signifier. Elyséa veux-tu sortir avec moi ? » Elle éclate de rire ce qui me vexe terriblement. Je ne suis pas très bon pour ce qui est de draguer et je viens de mettre toute mes chances à l'eau. Mais c'est ce que je suis et je ne veux pas mentir.

« Pour être direct vous l'êtes Mr TRAWEL »

« Je suis comme ça et je ne veux pas vous mentir, je ne sais pas tourner autour du pot. Je n'ai jamais dragué et c'est la première fois que je fais des avances à une femme » elle écarquille les yeux et m'a l'air surprise par mes dires.

« Comment vous y prenez vous alors ? »

« Elles viennent à moi »

« Et celles qui ne viennent pas et qui vous plaisent, vous les envoyer dans votre bureau par votre agent de sécurité ? »

« C'est la première fois que je suis en face d'une femme qui me plait et oui c'est la première fois que je procède ainsi »

« Mais les autres ne vous plaisait pas ? »

« Les autres, étaient attirées par moi et moi je prenais juste du plaisir. C'est tout ! »

« Mais moi qu'est ce que c'est alors ? »

« Je ne sais pas justement ! Seulement, je suis très attiré par toi et tu me fais beaucoup d'effet. Je n'ai jamais éprouvé ce genre de sentiments auparavant donc je ne saurais te dire ce que c'est »

« Mais qu'attendez-vous de moi ? »

« Que vous acceptiez d'essayer une relation avec moi. Je ne sais pas ce que cela va donner mais ce que je sais, c'est que je suis poussé d'essayer cela avec toi. »

« Je ne sais que vous répondre, vous me prenez au dépourvu »

« Vous ne ressentez rien pour moi ? Répondez-moi franchement. Je veux que nous soyons très franc.»

« Hum… pour être sincère vous me troublez énormément » Elle baisse les yeux.

« Vous également, vous me troublez. Je ne suis plus moi-même depuis que je vous ai rencontré. Et j'ai besoin de retrouver mon équilibre. J'ai essayé de me distraire pour vous oublier mais chaque jour c'est de plus en plus fort. »

« Je comprends bien, mais voyez vous je ne veux pas me précipiter, sans vraiment savoir où je vais et si les sentiments que j'éprouve représente vraiment de l'amour. Je ne veux pas avoir de relation passagère. J'aspire à quelque chose de très stable et de très profond »

« Moi également ! C'est pourquoi je n'ai jamais été avec quelqu'un. Mais comment savoir, si nous n'essayons pas ? Si nous ne donnons pas une chance à nos sentiments de s'exprimer pour les mesurer. C'est vrai que l'incertitude reste toujours, mais cela ne nous interdit pas d'essayer »

« Les blessures que laissent les déceptions sont souvent très dures à cicatriser. Je ne veux pas souffrir d'une déception amoureuse, de ce fait je ne veux pas m'y engager sans auparavant être certaine que c'est la bonne. »

« L'incertitude dans ce domaine est réel. Je n'ai jamais ouvert mon cœur à l'amour parce que je voulais pouvoir le trouver d'abord également. Mais c'est l'inverse qui s'est produit. Je ne suis moi-même pas, sûr de demain et ce qui pourrait arriver et c'est sûr je ne te le cache pas, que cela ne me plait pas. Mais mon cœur me pousse et tout en moi veux essayer avec toi.»

« Nous sommes donc au même niveau. Mais vous voulez oser. Moi j'en est pas la force »

« Je t'y aiderai ! Je te le promets. Essayons ! Ce n'est pas simple pour moi également d'essayer de sauter dans l'inconnu. Mais je sais que pour tout, il faut prendre des risques. Et la teneur de l'effet que tu as sur moi, ne me laisse pas le choix, que de risquer. » Elle me regarde un moment, baisse la tête, se détend. Je me rapproche d'elle, comme si elle était un aimant et moi un fer, je pose ma main sur son épaule. Elle relève la tête et nos yeux plongent les uns dans les autres. Chacun de nous essaie de voir la profondeur des sentiments de l'autre, leurs sincérités. Elle m'observe sans cligner des yeux intensément. Nous sommes pareils, nous recherchons l'amour vrai, l'inconditionnel. Elle soupire et parle d'une voix chargée d'émotions et à peine audible, comme si elle luttait intérieurement

« Tu ne me connais pas, tu ne sais pas d'où je viens, ni mon passé »

« Toi également tu ne me connais pas, et je sais que ce n'est pas très confortable ce genre de situation. Mais je veux te connaitre, et je veux essayer. Je n'ai plus le choix, le choix ne m'ai pas laissé »

« Et si on se rendait compte que c'est juste un simple coup de foudre très passager ? Parce que je ne veux pas cacher que, je me sens également attirée par toi, nous nous serions fait du mal inutilement et cela parce que nous n'avons pas éprouvé nos sentiments avant de les laisser s'exprimer »

« Il ya des choses dans la vie pour lequel, j'ai vite appris que tu les éprouves seulement en les laissant s'exprimer. L'on ne réfléchit pas, l'on se fie à son instinct. Cela a été pareil quand je devais créer mon entreprise. Mon cœur ne se trompe pas. Et je veux également tenter sur ce coup » Je ressens l'électricité encore plus fortement entre nous comme s'il venait de doubler d'intensité. Je ressens une terrible envie de l'embrasser. Je pose ma main sur sa joue. Nous ne nous sommes pas quittés des yeux depuis notre conversation. Elle relève légèrement la tête. Je pose les yeux sur ses lèvres et dans un mouvement brusque je saisis ses lèvres avec les miennes et l'embrasse intensément. Je force l'ouverture de ses lèvres et elle cède. Nous nous embrassons profondément, caressons mutuellement nos langues. Je suis emporté et elle aussi par l'intensité de ce baisé. Je n'ai jamais ressentis de telles sensations, et je ne veux plus la lâcher. Nous nous rapprochons d'avantage et intensifions encore plus notre baiser. Elle soupir de plaisir et moi je grogne, toute la tension que j'avais accumulée se déverse dans ce baisé. Je n'ai jamais embrassé de la sorte, avec tant de passion et de plaisir. Je lui prends la nuque et elle met ses mains dans mes cheveux. Nous continuons notre baisé et soudain je la prends dans mes bras et la pose sur les genoux à capuchon. Elle ne relâche pas son étreinte, elle se laisse aller et nous approfondissons notre baiser. Nous restons dans cette position environs 20 mn et à bout de souffle, nous séparons nos têtes et nous regardons dans les yeux. Elle prend la parole.

« Je vais essayer, mais sache que je ne te partagerai pas, je suis très jalouse et possessive»

« Moi aussi je suis exagérément possessif et jaloux, tu ne sais pas à qui tu as affaire »

« Toi également, tu es peut être puissant, les femmes te tombent aux pieds, mais je ne te permettrai pas de te foutre de moi ou même de t'amuser avec une autre. Je me connais c'est pourquoi je ne voulais pas ouvrir mon cœur. Mais tu as raison je n'ai pas un autre choix que de risquer »

« Risquons donc et faisons tout pour que cela marche » Nous reprenons notre baiser là où nous l'avions laissé.

Nous discutons par la suite de tout et de rien. Elle me pose des questions sur moi et j'en fais pareillement, même si je sais tout d'elle. Elle est radieuse et souriante ce qui la rend encore plus belle. Je l'observe pendant que nous échangeons et repense à ce baiser. Il était unique et inqualifiable. Ce qui existe entre elle et moi est très fort et cela me fait peur. Que nous réserve l'avenir ? Où vont nous mener ces sentiments ? Pourrais-je supporter son absence ? L'avenir, l'incertitude dans ce domaine, me donne des frayeurs. Mais je suis prêt à risquer de m'y introduire, à essayer quelque chose avec elle. Je le sentais mais après ce baiser et aussi la facilité et la fluidité de nos conversations, je sais que j'ai eu raison de vouloir le faire. Nous allons avancer pas à pas et laisser cette force qui nous lie tracer le chemin que lui-même il nous a imposé, ensemble.

« Je souhaiterai que nous allions doucement, Jérôme, je ne veux pas que nous brusquons tout et par la suite tout gâcher. Apprenons à nous connaitre simplement »

« Oui je le pense aussi, nous sommes tout deux à notre première vraie relation, et je pense que c'est comme cela que nous allons réussir »

« De ce fait je veux que nous soyons dans un premier temps discrets »

« Pas question ! Je veux que les autres hommes sachent que tu es avec moi. Je ne veux pas qu'ils te tournent autour »

« Mais me tourner autour ne veut pas dire que je serai avec eux ? J'ai accepté d'essayer avec toi, je suis monogame et fidele »

« Tu as tout intérêt, je ne le supporterai pas ! Moi également je suis monogame et je peux être fidèle »

« Tu es fidèle ou tu vas essayer d'être fidèle, je ne te suis pas »

« Je n'ai jamais eu de petite amie, comment veux tu que je te le dise. Ce que je sais c'est que c'est de toi seule dont j'ai besoin, donc je ne risque pas d'être infidèle »

« Tu n'as pas le choix, tu devras m'être fidele également. » Je ne la laisse pas continuer de parler, son contact me manque déjà. Je la prends par sa nuque et l'embrasse profondément. Elle me rend mon baiser. Je suis tellement heureux que je ne saurai décrire la joie qui m'anime. L'embrasser, me met dans un tel état que je me demande ce que ce sera le jour où je lui ferai l'amour. Rien qu'en y pensant je ressens des frissons. Elle veut que nous allions doucement, moi également. Mais je ne pourrai pas attendre longtemps pour lui faire l'amour. Je la désire trop et cela me fait actuellement, 4 mois d'abstinence ce à quoi je ne suis pas habitué.

« Je suis d'accord pour être discret, mais je te veux terriblement. Est-ce que tu comptes te donner à moi pendant cette phase? »

« Je ne veux pas précipiter les choses, j'ai eu une expérience sexuelle très décevante et je ne veux pas m'y remettre tant que je ne suis pas certaine que nous deux c'est très sérieux »

« Qu'est ce qui ne t'a pas plu auparavant ? »

« Je préfère ne pas en parler maintenant ! S'il te plait accorde-moi du temps. Je ne te cacherai rien et tu le sais, avec ce que nous venons de partager, que je te désire également »

« Ok ! Je comprends »

« Et puis cela nous permettra de faire à l'ancienne n'est pas ? » Elle se met à sourire. Je ne peux pas aussi me retenir de rires. Elle arrive à me faire rires, en moins qu'une heure c'est comme si nous nous connaissions depuis l'enfance. Je la reprends sur mes genoux et l'embrasse tendrement.

Je ne suis même pas conscient qu'il est 24 h. Ceux sont les coups de minuit de mon horloge qui nous font, tous les deux sursauter. Nous étions emportés dans nôtre troisième baiser, mais plus tendre et langoureux. Je me demande si un jour, je serai rassasié de ses baisers.

« Il faut que je rentre maintenant. » me dit elle en se relevant. Je l'en empêche et la bloque en resserrant mon étreinte.

« Tu sais, c'est une première pour moi d'être resté jusqu'après une fête. Et cela c'est grâce à toi »

« Mais tu es parti de la fête depuis un moment, je te le rappel » nous éclatons de rires devant la véracité de ses mots.

« Tu as entièrement raison. Alors ca va ? Tu te sens à l'aise avec moi ? Parce que moi je le suis. » Lui dis-je en reprenant mon air sérieux. Nous nous regardons dans les yeux.

« Oui pour dire vrai, je suis vraiment à l'aise et cela ne m'arrive pas souvent. J'ai une confiance, que je ne saurai comprendre avec toi. Et cela me donne envie d'être moi-même. »

« Moi également, c'est la même impression que j'ai.»

« Faisons en sorte que cela demeure intact. » elle pose son front sur le mien et ferme les yeux et s'affaisse. Je ressens du coup un sentiment de protection envers elle. Je ne laisserai personne lui faire du mal même pas moi. Je ne le lui dis pas et resserre mon étreinte encore plus en mettant sa tête sur mes épaules. Nous restons un moment dans cette position. Rien d'autre n'existe que nous deux. Nous écoutons nos respirations mutuellement. Apres un bon moment, je la redresse et l'embrasse profondément, je veux lui dire par ce baiser qu'elle peut compter sur moi. Je ne sais pas ce que demain nous réserve. Les relations amoureuses sont le lieu d'incertitudes, mais je ferai tout pour protéger ce que nous partageons tous les deux. Je n'ai jamais connu cela avant, mais maintenant que je l'ai découvert, je ne veux plus le perdre.

Nous finissons par sortir enfin de mon bureau. Ce fut une agréable soirée, ce vendredi 20 mars 2015. Nous avons échangé nos contacts et nos adresses. C'est la première fois que je donne mon adresse à une femme. C'est bizarre pour moi-même et je me demande si je ne vais pas trop vite. Il ne faut pas que je perde la raison à cause de l'intensité de ce que je ressens pour elle. J'ai également ressentis une hésitation à son niveau elle a dû certainement penser la même chose que moi. Je la raccompagne au parking. La majorité des voitures ont déjà quitté l'immeuble. Elle monte dans son véhicule et baisse sa vitre. Je lis une lueur de tristesse dans ces yeux. Les miens également sont tristes. Elle me manque déjà comme si j'avais besoin de sa présence pour vivre.

« Rentres bien et envoie moi un texto ou appel moi, pour me dire que tu es bien rentrée »

« Je le ferai. Toi également rentre bien. » Je me penche et lui donne un long baiser mouillé sur les lèvres. Elle se retire et démarre. Je reste sur le parking à la regarder partir jusqu'à ne plus la voir. Je vais ensuite à mon véhicule où Richard m'y attend.

« Tout est en place chez elle ? »

« Oui Mr ! Nous avons fait le nécessaire, toutes les anciennes cameras ont été enlevées il n'y a que son équipe de sécurité qui est en poste, de façon très discrète. »

« Très bien ! » Je ne veux plus qu'elle soie épiée comme elle l'était. Je souhaite que notre relation soit basée sur la confiance. Je fais le chemin en repensant à elle et à tout ce que nous avons partagé ce soir. Un grand vide se fait ressentir dans mon être tout entier et je sais que je ne suis plus la même personne. J'ai envie de courir chez elle et la prendre dans mes bras et lui faire l'amour toute la nuit, la couvrir de baiser langoureux. Mais nous avons optez pour aller doucement. Elle me manque énormément, comme si c'était elle, ce qui me manquait, la pièce qui me rendrait complet. Je suis heureux et en même temps triste du fait qu'elle est loin de moi. J'ai fait 27 ans sans elle et depuis que je l'ai vu je me rends compte qu'il me manquait vraiment quelque chose : ELLE. Richard me fait signe que nous sommes arrivés. Je n'en suis même pas rendu compte, étant pris par mes pensées. Mon portable sonne, je regarde c'est elle.

« Allo, je viens de rentrer, je vais aller me coucher. Bisous. »

« Moi également, je ne suis pas encore monté, repose toi bien et à demain. Je t'embrasse. »