VIII

La circulation dans Seattle est fluide. Nous arrivons à Electro-Security Inc en moins de 30 min. j'appelle mon ami Steve le temps qu'Elsa ne sorte.

« Salut Bro ! Mais tu as disparu de la circulation Jérôme. Je sais que tu le fais souvent mais cette fois ça été long »

« Steve ! N'exagère pas. Tu disparais des mois sans même un mot et réapparait tel que tu es parti. C'est Stella qui me donne de tes nouvelles. »

« Oui ! mais moi il ya quelqu'un qui sait où je me trouve et t'en informe quand tu veux. Mais toi personne. »

« OK ! Nous n'allons pas en discuter longtemps. Tout ça va changer. »

« AH BON ! Bro ! Informe-moi ? » Je soupire.

« Je le ferai bientôt. Mais comment vas-tu ? Stella ? Et les affaires ? »

« Ne change pas de sujet Jérôme. Tout va bien de mon côté et Stella également. Mais toi qu'est-ce que tu ne me dit pas maintenant. Tu n'as jamais réagis comme ça quand je te taquine de la sorte. Ce qui veut dire qu'il y a quelque chose. » J'aperçois au même instant Elsa qui sors de son immeuble. Elle reste un moment en pleine conversation avec un homme. Elle est toute rayonnante. Elle sourit à la personne et un brin de jalousie me traverse. Il est de profil et lui fait des bises sur les joues. Je n'arrive plus à suivre la conversation avec Steve.

« Bien Steve c'était juste pour prendre de tes nouvelles. Je te verrai la semaine prochaine et nous en reparlerons. Je dois te laisser ! »

« Non tu vas pas raccrocher maintenant…. » Je l'interromps je n'ai pas le temps pour discuter.

« Je dois te laisser j'ai une urgence. Tu m'en excuse, on se voit vendredi prochain pour le déjeuner ! » Je raccroche. C'est mieux ainsi comme cela, je ne déjeunerai pas seule avec Kristel.

Elsa continue d'échanger avec l'inconnue. Je trouve qu'ils sont un peu trop familiers pour un client ou un collègue et je n'aime pas ça. Elle semble vouloir interrompre la conversation, mais l'homme se fait plus insistant. Qui est ce Mr ? Il remarque enfin sa bague quand elle met la main dans ses cheveux, et se crispe. Je le sens par sa mâchoire. Merde ! Cet homme, veut Elsa.

« Richard ! Je veux savoir qui est cet homme avec lequel Elsa discute. »

« Très bien Mr. » il se retourne et regarde dans la direction d'Elsa et sort son téléphone pour donner des instructions. Je continue de les observer. L'Elsa ne semble pas très à l'aise. Ce qui veut dire que ce n'est pas quelqu'un avec qui elle a l'habitude d'échanger, mais ses premières réactions me prouvent qu'elle et lui sont familiers

« Mr ! S'il vous plait, J'ai l'information. Il se nomme Mr WILL PEARSON » J'ai déjà entendu ce nom quelque part. Oui cela me revient, c'est l'un de ses prétendants, celui qui habite le même quartier qu'elle. Je l'observe attentivement. Il est grand je dirai 1 m 80 et 85 Kg, cheveux noir et mâchoires très prononcées. Il tourne la tête vers moi, lorsqu'Elsa désigne mon véhicule. J'ai vraiment bien fait de venir la chercher, ce Mr ne semble pas un homme à qui on peut dire non. Il est très imposant. Mais je suis plus imposant que lui et Elsa est à MOI. Les vitres de ma voiture sont teintés de tel sorte qu'on ne peut pas voir à l'intérieure. Il met les bras dans ses poches et lui laisse le passage en l'observant partir, la mâchoire crispée, les yeux révélant une lueur de détermination. Je le fixe également dans les yeux de par les vitres. C'est mon territoire Pearson et je ne laisserai personne y pénétrer. Je sens que le match, même si c'est moi qui suis le gagnant, n'est pas loin d'être terminer pour Mr Pearson et c'est un regard de défit que je lui lance quand Richard ouvre la portière à Elsa. Elle s'installe à côté de moi, la mine très fermée. Je lui prends la main.

« Qu'est qui ne va pas Bébé ? Tu sembles très tendue » Je la fixe dans les yeux pour essayer de déterminer si c'est moi ou ce zigoto de Pearson qui est à la base de cette humeur.

« Je vais bien ! Je n'ai pas vraiment apprécié le fait que tu m'aies parlée sur ce ton et ensuite raccroché pendant que je parlais. » Ah voilà la cause. Je lui caresse le dos de la main pendant que je demande à Richard de démarrer en direction de chez elle. Je monte la vitre de séparation entre lui et nous et tourne mon regard vers elle.

« Je m'excuse mais ta réponse m'avais mise hors de moi. Tu t'imagines que je te laisserai prendre le bus ? Il n'en est pas question. Et je voulais que ce soit bien clair entre nous. Tu ne prendras plus jamais de transport en commun. Mais tu as raison pour mon ton et la manière avec laquelle j'ai terminé. » Elle soupire et se retourne également vers moi.

« Excuse-moi également. J'ai analyse après la situation et c'est vrai qu'il n'est plus possible pour moi de prendre ce type de transport surtout avec ce que j'ai au doigt. » Je lui souris. Elle est tellement adorable, et compréhensible. Je la tire vers moi et lui met un bref baisé sur les lèvres. Il faut que je tire le cas de Mr Pearson au clair.

« Avec qui tu discutais » Je la fixe droit dans les yeux avec un regard très vif.

« C'est une connaissance, nous sommes dans le même quartier »

« Je vois ! Et qu'est qu'il te voulait ? » Elle semble très embêtée, ce que je ne comprends pas. Mais je veux savoir de sa bouche, ce qui en est.

« Bien ! Je ne vais pas te mentir. Il me courtise depuis un bout de temps j'ai accepté par dépit une invitation à diner un soir l'an dernier. Et depuis il insiste pour me revoir ce que je n'ai jamais voulu. Il habite à 300 m de moi et je crois qu'il a remarqué que je j'avais un autre prétendant autre que celui qu'il considérait comme son concurrent, Geoffrey GARRETT. »

« Ah ok ! Moi je ne suis pas son concurrent. Tu es à Moi. Et à personne d'autre. Il peut chercher quelqu'une d'autre. Et je ne te partagerai pas. » Elle soupire.

« Je lui aie dit que je suis fiancée et que mon fiancé m'attendait. Il semblait ne pas vouloir finir la conversation et cela me dérangeait. Il était un peu trop insistant à mon gout ce soir » j'apprécie vraiment sa franchise. Parce que tout ce qu'elle me dit, je l'ai moi-même remarqué.

« Et l'autre, ce Geoffrey, lui il te fait toujours la cours ? »

« Non lui depuis l'an dernier je n'ai plus eu de ses nouvelles après notre séance de cinéma. » Je pense que ce Pearson y est pour quelque chose et je vais me renseigner. Il écarte tous ceux qui semblent s'intéresser à elle pour être le seul. Mais il ne m'a pas senti venir, parce qu'Elsa et moi tout c'est passé vite et de façon très discrète. Il est très déterminé et je crois que c'est un élément dangereux.

« Ce dernier, Mr Pearson le connait bien ? »

« Oui je crois ! Il m'a semblé que Geoffrey avait mentionné un jour qu'ils s'étaient rencontrés et qu'ils avaient échangés. Mais je n'ai pas voulu en savoir plus. Je ne les voulais pas les deux et je le savais. Mais il fallait vue, leur acharnement que j'accepte leurs invitations pour avoir la paix. » Je la tire sur mes genoux. Le sujet de Pearson, je vais m'y pencher sérieusement j'ai un mauvais pressentiment. Mais actuellement, ce que je veux c'est la sentir. Elle m'a trop manquée.

« Tu m'as manqué bébé et je languissais de te voir. Viens là. » Elle me sourit et se laisse faire

« Toi aussi. Ca été très difficile de revenir à la réalité après nos moments d'intimités absolus à San Francisco. » Je la sers dans mes bras et l'embrasse intensément. Elle est à bout de souffle quand je la lâche. Je me sens du coup mieux. J'étais très tendu toute cette journée et là je comprends maintenant la cause. Elle était trop loin et en plus nos moments me manquaient. Nous n'avons pas vraiment échangés mais plutôt nous nous sommes disputés. Et j'avais besoin de me sentir connecté à elle. Elle me reprend par surprise et m'embrasse tendrement. Elle également, semble être déchargée d'un poids. Nous sommes à nouveau connectés. J'intensifie notre baisé en la positionnant à capuchon sur mes jambes. Elle porte un pantalon droit blanc et un chemisier en soie bleu qui lui cintre la taille et met en valeur ses formes voluptueuses. Elle me prend plus en profondeur, en me caressant les cheveux.

Richard se gare devant son immeuble et coupe le moteur, ce qui met fin à notre moment. « Ne pense pas que c'est fini, nous continuerons là où nous avons arrêté dès que nous entrerons chez toi »

« Tu es trop gourmand. N'oublie pas que tu dois diner chez tes parents. » Nous descendons du véhicule et rentrons dans son immeuble la main dans la main. Je lui arrache les clefs de son appartement pendant qu'elle éclate de rire devant mon impatience. J'ouvre et la tire à l'intérieur et la bloque sur la porte en la refermant. Je reprends notre baisé plus intensément qu'au début. Elle gémit de plaisir et cela m'excite encore plus.

« J'ai envie de te prendre maintenant » ma voix est à peine audible. Elle se trémousse contre moi et acquiesce de la tête. Je la prends dans mes bras et l'emmène dans la chambre. Toute la journée a été très éprouvante et l'épisode Pearson m'a rendu encore plus possessif. J'ai envie d'être brutal, je veux lui montrer qu'elle est à moi. Et que c'est moi seul qui a le droit de la prendre de n'importe quelle façon. Elle est aussi assoiffée que moi. Ses caresses sont plus poussées et j'aime ça. J'aime qu'elle me montre comment elle a envie de moi.

« Je vais te prendre la maintenant. J'ai envie d'être brutal, tu veux ? »

« Prends-moi comme tu veux. Je te veux moi aussi, j'ai envie de te sentir en moi » Sa voix est sexy, et ses soupirs sont de plus en plus intenses. Je ne tiens plus, je la positionne en face du mur à coté de la porte, le dos en face de moi. Je descends son pantalon en même temps que sa culotte. J'enlève ma ceinture et descend légèrement mon pantalon et mon boxer. Je n'ai pas le temps des préliminaires. Je la cambre et la pénètre brutalement. Je la remplis totalement de toute ma longueur. Elle crie. Elle est tellement étroite, c'est tellement bon d'être en elle. Je m'enfonce encore et me retire lentement. Humm que c'est bon. Je la pénètre et la pilonne à une cadence acharnée. Je la bloque avec mes mains pour qu'elle reste immobile. Je la pilonne encore et encore. C'est brutal, sauvage, c'est intense. Elle commence à avoir des contactions et je les ressens et cela me propulse également vers un puissant orgasme. Elle jouit également et c'est un moment de pur plaisir partagé. Nous nous effondrons sur le sol enlacé l'un contre l'autre à bout de souffle.

« Je t'aime… » Me dit elle en reprenant ses esprits. Elle est tellement belle comme ça, décoiffée et rassasiée de plaisir.

« Je t'aime également Bébé et de tout mon être » Je la sers très fort dans mes bras. Je suis tellement heureux de l'avoir trouvée, celle qui allait faire de moi l'homme le plus heureux du monde.

« Décidément nous avions vraiment envie l'un de l'autre, au point d'avoir baisé tout habillé » Elle tire ma chemise encore boutonnées. J'éclate de rire parce que c'est vrai que nous venons de baisé pour la première fois. Et je peux dire que c'est ce que j'avais toujours fait avec mes partenaires. C'est avec Elsa que j'ai réellement fait l'amour. J'ai voulu essayer une fois mais je n'y arrivais pas. Mais avec Elsa je ne suis jamais rassasié. J'ai baisé beaucoup de femmes, mais ce que je viens de vivre est totalement différent. Je vois réellement la différence entre avoir des rapports pour le sexe et l'expression d'un amour partagé. Parce que c'est évident Elsa et Moi, nous sommes amoureux. Je me redresse et la fixe intensément dans les yeux

« Avec toi je pers tous mes moyens. J'ai constamment envie de toi. Tu as un effet immédiat sur moi et cela depuis le premier jour. Et chaque fois après t'avoir prise, mon envie redouble. Je ne serai jamais rassasié de toi..» elle me sourit et me donne un bref baisé sur la bouche et se lève pour se diriger vers la salle de bain. Je la suit également, il faut que je parte dans au plus 20 minutes.

« Tu reviens à quel heure, me chercher ? » me demande t'elle pendant qu'elle se déshabille pour se débarbouiller.

« Disons-nous à 22h ! » j'espère me pas m'attarder plus longtemps là-bas. Je me nettoie et ajuste mes vêtements et la regarde terminer sa toilette. Elle est la plus belle femme de ma connaissance et pas seulement physiquement, mais elle est également belle de l'intérieur.

« Humm j'espère que tout va bien se passer ? J'aimerai tellement faire la connaissance de ta famille. Et je souhaite de tout mon cœur qu'elle m'accepte » je la prends dans mes bras et la sers contre ma poitrine

« Ne t'inquiète pas ! Je ne comprends pas pourquoi tu stresses. Ils t'aimeront, tu es celle que j'aime. » Je lui fais un baiser sur le front et la relâche.

« Je vais y allé ! Ton garde de corps est là. Je ne veux pas d'histoire OK ! Je ne tolérerai pas également de familiarité entre vous. C'est compris ? »

« Oui Chef pas de soucis ! On ne va pas revenir sur le sujet. Je vais m'y habituer. Mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu refuse que je sois familière avec quelque qui sera avec moi 24h/24. »

« Je suis très jaloux tu le sais et je ne veux à avoir à le virer ou à le tuer » elle écarquille les yeux.

« Pourquoi ? Il n'y a pas de raison, pour que tu sois jaloux de lui ? »

« Effectivement fait de sorte que je ne le sois pas. Sinon c'est un homme mort » Je lui réponds en la fixant droit dans les yeux avec un regard possessif. Je veux qu'elle comprenne que je suis très sérieux. Je ne permettrai pas qu'un autre homme la touche ou même ait son affection.

« OK ! C'est compris. Mais sache également que cela est également valable pour toi. Tu es à moi et je ne te partagerai pas.

« Nous sommes donc tous deux sur la même longueur d'onde. Donc cela me va. » Je lui donne un baiser sur la joue gauche et lui dit au revoir. Elle m'accompagne à la porte et la referme. Je dois avoir un entretient avec Mr Bourg avant qu'il commence son service et je crois que le plutôt serait le mieux.

« Vous êtes Mr Bourg ! »

« Oui Mr »

« Ok ! Je vais être direct, je ne vous connais pas, mais Rick m'a assuré de votre compétence et discrétion. Vous allez garder ma future femme, ma femme en réalité. Sa sécurité est ma priorité. Et je veux être informé de tous, Rick a du vous briefer ? »

« Oui Mr »

« Je ne veux pas que n'importe qui l'approche. Je veux que vous soyez très professionnel. Merci ! »

« C'est bien noté Mr, je veillerai sur Mme » Je lui tends la main et ensuite me dirige vers la voiture.

J'arrive à Belle Vue, le quartier où mes parents habitent depuis plus de 20 ans. La majeure partie de leurs voisins sont des personnes de la haute société de Seattle. Richard gare dans leur rue et je me rends directement dans leur maison. C'est une grande propriété de plus de 3000 m^2, donnant sur l'eau. Mes frères et moi y péchons souvent lors des rencontres familiales. Mon père aime la pêche et le bateau, c'est lui qui nous y a initiés. Nous possédons un grand jardin dans lequel, maman organise très souvent des cérémonies. Ma mère aime bien être entourée et n'hésite pas pour trouver une occasion de retrouvailles. Actuellement elle est très heureuse de recevoir les enfants de Fred, Stanley et Stephie toutes les vacances d'été. Nous possédons également une maison de vacances à Aspen dans le Colorado. C'est le lieu de rendez-vous de toute la haute société américaine et c'est un bon cadre de rencontres d'affaires. Nous y allions chaque année au mois de décembre, mais depuis un an, j'ai été absent de ces rencontres au grand mécontentement de mon père.

Je rentre dans la salle de séjour et je suis automatiquement accueilli par Dolores notre gouvernante.

« Ah Jérôme ! Comment te portes-tu, mon garçon ? » Elle me prend dans ces bras. Je n'aime pas trop ce geste et tous le savent, mais Dolores est tellement chaleureuse que je le lui permets. C'est sa façon à elle d'exprimer son attachement à chacun d'entre nous. Elle nous a pratiquement élevée.

« Je me portes bien ! Où sont les parents ? »

« Ils s'apprêtent à descendre. Ta mère demandait justement, si tu étais arrivé. » Je m'installe dans le divan et récupère le journal pour le feuilleter. Mes parents entrent ensemble dans le salon avec un large sourire, à ma vue.

« Ah tu es là ! » Ils le disent à l'unisson. Mes parents sont l'exemple même du couple parfait. Ils sont caractériellement opposés, mais ont réussit à s'équilibrer. Ma mère est extravertie et très impulsive contrairement à mon père qui lui est introvertis et très calme. D'après leurs dires, ils représentent le Ying et le Yang.

« Je suis arrivé il ya 15 mn ! Vous avez bonne mine » je sers la main de mon père et je fais la bise ma mère.

« Tout s'est bien passé lors de ton déplacement ? » me demande mon père en s'asseyant à côté de ma mère, dans le divan en face du mien.

« Oui ! J'ai pu boucler deux affaires, sur lesquelles je travaillais depuis un moment. Je vais me rendre en chine courant du mois de Septembre pour voir les avancés »

« Tu as également très bonne mine, tu semble très épanouis. Je ne t'avais jamais vu comme ça. Tes yeux ont un bel éclat. Tu as pu avoir les nouvelles de tes frères ? »

« Oui ! J'ai eu Fred et Stanley. » Ma mère me scrute également et me souris. Elle nous propose de continuer notre conversation à table. Nous dinons dans une très bonne ambiance. Elle me raconte tous les évènements de la famille et de leur cercle d'amis. Mon père lui me parle de ses dernières prouesses la pêche. Nous finissons et décidons de prendre le thé dans la salle de séjour. Ma mère est une amatrice de thé et elle en a de toutes les essences.

« Alors, Jérôme tu voulais venir nous voir demain et j'ai insisté pour que se soit ce soir. Je l'ai fait parce que je voulais te parler. »

« Cela tombe bien parce que, moi également j'ai m'entretenir avec vous sur un sujet, pas très habituel »

« Dans ce cas nous t'écoutons, n'est ce pas Theodore. C'est la deuxième fois que tu nous dis ce genre de chose et la première fois c'était vraiment important, il s'agissait de ton entreprise. » Mon père se redresse et prend un visage très sérieux.

« Oui fils ! De quoi veux-tu nous entretenir »

« C'est vrai ! Je n'ai pas cette habitude. Mais bon je ne vais pas tourner autour encore longtemps. Cela fait un moment que j'ai rencontré une jeune femme et nous sommes amoureux. » Ma mère reste stupéfaite, mon père lui me sourit. Je continue donc

« Nous avons souhaitez de commun accord de rester discrets sur notre relation, le temps de nous assurer de la profondeur de nos sentiments. Ce que nous avons respectés. Maintenant nous voulons officialiser notre relation en informant nos différentes familles. Je compte vous la présenter demain. » Ma mère s'adosse au divan et me regarde avec de grands yeux. Mon père lui m'a écouté attentivement avec un sourire.

« Tu es le seul de nos enfants qui n'avait pas d'engagement. Ce n'était pas les occasions qui manquaient. Tu disais que celle que déciderais de nous présenter serait le choix de ton cœur parce que tu voulais trouver l'amour. » Reprend mon père dès que j'ai fini de parler.

« Oui ! C'est exactement cela. Je l'ai trouvé, celle que mon cœur aime. Et j'en suis follement amoureux » je le dis avec une voix très sérieuse. Je ne me suis jamais adressé à eux de la sorte.

« Et qui est elle ? » me répond ma mère avec toujours une mine, que je ne comprends pas. J'ai l'impression qu'elle n'est pas contente pour moi.

« Elle se nomme Elyséa SMITH, elle a 24 ans et est commerciale dans un entreprise qui vend du matériel de sécurité. »

« Elle a eu un diplôme ? » Je me renfrogne à la question de ma mère. Qu'est ce qu'elle veut ?

« Oui elle est diplômée de l'université de portland ! Et quel est l'importance de cela ? »

« Non il n'y a aucun problèmes, je le demandais juste pour savoir. Tu sais tu es un haut cadre et dans notre milieu il ya le minium » Mon père et moi nous nous tournons vers ma mère, étonné de sa remarque.

« Mère qu'est ce que le diplôme à avoir avec l'amour ? Ta question me surprend, mais si ce n'est que cela ne t'inquiète pas elle est diplômée et est cadre dans sa boite. » Mon père remue sa tête et se tourne vers moi.

« Nous sommes très heureux pour toi fils et je sais que ce doit être une jeune femme spéciale. Nous avons hâte de la rencontrer. »

« Ne te fâche pas Jérôme ! Ma question n'a rien de méchant. Je suis également heureuse pour toi. Je suis seulement surprise. Mais comme tu l'as expliqué, vous vouliez être discrets je comprends. Tu as toujours été introverti et j'espère que vous arrivez à communiquer ? »

« Nous nous connaissons et nous apprenons toujours à le faire. Je pense que je ne me suis jamais ouvert à quelqu'un comme j'arrive à le faire avec elle. » Ma mère soulève un sourcil.

« Que veux-tu dire ? » reprend t'elle

« Je dis que nous arrivons à communiquer aisément » ses réactions ne me plaisent pas du tout

« Tes amis la connaissent ils ? »

« Non ! Elle ne fait pas partis de mon cercle de connaissance »

« Ah ! Et comment l'as-tu rencontré ? »

« À un séminaire, où nous étions inscris » mon père se met à rire et s'approche de moi.

« Ah donc tu as rencontré l'amour à un séminaire comme moi également. » à ses dires je me rends compte qu'effectivement c'était leur cas. Mon père et moi avons effectivement le même tempérament. Et il est celui qui me comprend le mieux, mais notre caractère ne nous permet pas de nous ouvrir facilement. Je lui souris

« Oui c'est une sacré coïncidence »

« Sa famille vie ici ? » nous interrompt ma mère.

« Non ! sa mère est morte à sa naissance et son père est enseignant à portland où il vit avec son épouse »

« Nous vous attendons demain. Cela me permettra de me faire une idée de ta petite amie »

« Ce n'est plus ma petite amie. Je lui ai fait ma demande et elle a acceptée. » Mes parents se regardent étonnée. Ma mère semble très en colère. Mon père, lui est juste surpris. Je crois qu'Elsa a eu raison de me demander de venir sans elle.

« Tu as déjà fais ta demande ? Mais nous ne la connaissons pas, ni elle ni sa famille ? Tu ne peux pas te fiancer comme cela » s'irrite ma mère

« Je te rappel maman que c'est ma vie, c'est moi qui vais vivre avec elle. Sa famille je ne la choisis pas. De ce fait je ne comprends pas ta réaction. Si tu les connaissais avant qu'est ce que cela changerait à mon choix. C'est elle mon choix. Sa famille je l'accepte c'est tout. »

« Il n'a pas tort Michelle. Aucun de nos garçons, n'a eu à nous présenter la famille de leur élues. C'est vrai que je suis aussi surpris que toi, mais c'est un grand garçon et il est libre. En plus je respect le fait qu'il ne se soit pas précipité. Il a pris son temps donc s'il a fait cela c'est que c'est la bonne. Jérôme, j'espère que tu as tenu vraiment compte de tout. Je ne veux pas de retour en arrière, parce que je n'ai jamais souhaité que vous fassiez plusieurs demandes. »

« Ne t'en inquiète pas papa. Je n'ai fait et je ne ferai qu'une seule demande. Elle a été faite à Elyséa SMITH. Je savais ce que je voulais, je l'ai trouvée et je ne la lâcherai plus » mon père me fixe droit dans les yeux

« Tu en es certain ? »

« Oui père ! » En lui rendant son regard avec toute la conviction qui existe. Mon père secoue la tête en signe d'approbation et met tend sa main.

« Félicitations fils ! » ma mère nous observe et ne dis rien. Mon père reprend en me demandant si mes frères sont informés et la connaissent.

« Non nous voulions que se soit vous d'abord, après eux et la population » mon père acquiesce.

« C'est très sage. Et je pense qu'elle a une bonne influence sur toi. C'est bien fils » je me tourne vers ma mère.

« Ne t'inquiète pas maman. Tu vas l'apprécier. »

« Je ne m'inquiète pas. Je veux juste la connaitre pour me faire mon opinion » il va falloir que je me renseigne pour savoir comment le cas de Fred et Stanley a été géré. Je ne me suis jamais intéressé à ses choses auparavant, mais la réaction de maman me semble étrange.

« Tu avais souhaitez me parler également maman ? c'était à qu'elle sujet ? »

« Non ! Ce n'était pas important » mon père lui jette un coup d'œil et me regarde ensuite.

« Vous vivez déjà ensemble ? »

« Non ! Pas encore mais nous faisons souvent la navette entre mon appartement et le sien. Nous comptons nous installé ensemble après le mariage. Elsa y tient. » Mon père acquiesce rassuré. Il semble déjà l'apprécier contrairement à maman. Nous discutons ensuite de tout et de rien et à 21h 30 je demande à prendre congés. Ma mère ne semble plus très enthousiaste et cela me gène. Ils me raccompagnent à la porte et nous nous séparons avec rendez-vous le samedi. Ma mère souhaite inviter le reste de la famille. Ce que je ne refuse pas.

Elsa ne sera peut être pas contente, mais il faut en finir avec tout cela et le plutôt serait le mieux. Je ne remets jamais ce que je peux faire maintenant, tant que cela ne dérange rien. Je lui envoie un texto pour l'informer que je suis en route. Elle me répond automatiquement.