IX

Nous faisons le trajet de son appartement à chez moi, assis chacun de son côté, plongés dans nos pensées. Je repense à ma discussion avec mes parents et me demande bien ce que la réaction de ma mère sous entendait. J'ai demandé à Elsa de me retrouver dans la voiture à mon arrivée chez elle. Je ne voulais pas qu'elle remarque la mine que j'avais. Mais dès son entrée dans la voiture, elle a senti quelque chose. Je devrais m'en en douter, vue le lien assez fort qui nous lie, il est difficile de se cacher quoique ce soit. Elle m'a posée la question pour savoir ce qui me tracassait autant, mais je n'ai pas eu la force de le lui en parler. Elle m'a donc laissé et s'est aussi renfermée à son tour. Ce silence devient trop pesant et je refuse que ma mère ou qui que ce soit ne trouble notre harmonie, notre complicité ou notre amour. Tout en moi la veut. Je ne peux même pas m'imaginer dans un avenir proche ou même lointain sans elle. Je ne veux pas que ma famille la pousse à me fuir, elle est tellement sensible.

Richard gare et m'ouvre la portière. Je descends et lui prend la main pour l'aider à descendre à son tour. Nous prenons l'ascenseur toujours en silence. L'électricité entre nous, est plus forte que jamais. Je suis chaque jour encore plus attiré par elle, comme si cupidon me lançait chaque jour des flèches. Je la sers dans mes bras le nez dans ses cheveux durant toute la montée. Je la hume, son parfum me détend et je suis en totale dépendance comme un drogué accroc à l'héroïne. Elle me sert également, sa respiration s'accélère. Elle semble anxieuse et c'est ma faute. Elle s'inquiète de mon silence et il faut que je la rassure.

Nous arrivons dans le hall de mon appartement. Je suis au 20ème étage du "FIFTEEN TWENTY - ONE" avec une belle vue sur Elliott Bay, Olympic Mountains et le Pike Place Market. Mon appartement fait au total 265,7 m2 avec 3 chambres.

« C'est la première fois que je fais entrer une personne autre que ma famille chez moi. Et je suis content d'avoir eu à faire cela. C'est pour moi un immense plaisir d'être ici avec toi. » Lui dis-je en l'invitant à entrer. Elle est émerveillée par la décoration et le luxe de mon appartement. Il est très sobre avec des tons blancs et couleur bois. Je lui fais visiter toutes les pièces.

« Tu as un bel appartement. Et il est très bien décoré. C'est toi qui t'en es chargé ? »

« Non j'ai payé une décoratrice intérieure pour le faire. » elle continue d'admirer les tableaux sur les différents murs. La cheminée a été allumée sous mes instructions par Suzie ma gouvernante, avant que nous arrivions.

« Ta gouvernante est absente ? »

« Oui elle finit généralement le soir à 18h 30. Depuis un moment, je ne dine plus ici ce qui avait éveillé sa curiosité. » Je me place devant elle et l'attire contre moi.

« Tu as bouleversé mes habitudes. Et je suis sûr qu'elle est pressée de faire ta connaissance. »

« Humm… »

« Elle va te plaire j'en suis sure. C'est une dame qui a presque la cinquantaine et elle est très maternelle. » Je la sers contre moi et lui fais un baiser sur le front. Elle ferme les yeux et soupire.

« Tu m'excuse pour mon silence de tout à l'heure »

« Tu n'as pas à t'excuser pour ton silence. C'est la cause qui m'inquiète. Je dois normalement rencontrer ta famille demain et cela me stresse pour être franche. Te voir dans cette attitude n'a fait que doubler mes inquiétudes. Ils ne veulent pas de moi c'est cela ? Et toi tu as peur de me le dire ? » Mon Dieu où va-t-elle chercher cela ?

« Non pas du tout ! Mon père est très enthousiaste de te rencontrer. Et finalement ma mère à souhaiter que ce soit devant toute la famille. C'est-à-dire avec mes frères et sœurs, le samedi. Tu as donc encore un jour pour souffler »

« Devant tes frères et sœurs ! Pourquoi ? »

« Mais bébé, il faut que tout le monde te rencontre et mieux vaut faire d'une pierre deux coups. Ne t'inquiète pas.»

« Tu me dis cela, pourtant tu es resté très silencieux, depuis que tu es revenu de chez tes parents. » Je recule pour mieux l'observer et lui prend la tête avec mes deux mains.

« Pour être franc avec toi, c'est la réaction de ma mère qui m'a rendu pensif. Je l'ai trouvé pas très enthousiaste c'est tout et rien de plus. Elle semblait fâchée par le fait que je sois resté discret sur ma relation et que je me sois même engagé sans qu'ils te connaissent. Mais je lui ai expliqué que je savais ce que je voulais et je l'ai trouvé. Et que rien ne pourrais me faire changer d'avis c'est pourquoi j'ai agi ainsi. Ne t'inquiète pas OK ! »

« Tout cela me gêne énormément. Comme si je venais m'imposer à eux. Mais moi aussi j'ai trouvé celui que je veux et je ne vais pas laisser toutes mes inquiétudes me submerger et me faire reculer. » Je lui souris et l'embrasse.

« Voilà ! Ce que je voulais entendre. C'est de Nous qu'il s'agit et de personne d'autre c'est Notre relation et de ce faite, ne laissons rien ni personne la troubler. » Je lui prends la nuque et intensifie mon baiser. Elle se détend visiblement. C'est la plus longue journée que je n'ai jamais eu. Nous sommes arrivées ce matin de San Francisco et les évènements se sont succédés. Apres une semaine d'intimité sans se soucier de quoi que ce soit, nous sommes de retour à la réalité. Mais j'apprécie toutes ces étapes car elles nous rapprochent chaque jours encore plus.

Nous entamons l'étape de l'officialisation et je sens que nous aurons besoin d'être encore plus fort. La réaction de ma mère, me laisse penser que tout ne sera pas aussi simple que je le prévoyais. Elsa avait vu juste quand elle se posait beaucoup de questions. Je pense que demain je vais mener ma petite enquête. Rien ne doit me surprendre, il faut que j'anticipe tout, pour ne pas qu'Elsa souffre de quoi que ce soit.

Je la porte jusqu'à ma chambre et referme la porte. Ma chambre est très vaste avec une salle de bain comportant une douche et une grande baignoire, un dressing pour deux, un lit de 3.5 place, une longue table de télé, un réfrigérateur, un mini fauteuil et une chaise. Une grande baie vitrée, laisse voir le beau paysage de l'Elliott Bay et ses alentours. Je la pose par terre et lui fait visiter ma chambre.

« Elle est très reposante et belle ta chambre »

« Je suis content que tout chez moi te plaise en plus de moi. » Elle éclate de rire. J'espère qu'elle y restera la plus grande partie de son temps et que nous allions le moins chez elle.

« Oui tu as raison Tout me plait ! Toi et Ta maison ! » elle s'étire et pose un baiser brouillant sur mes lèvres. Je la saisis par la taille la fait basculer en arrière et l'embrasse profondément.

« J'espère que tu t'y plaira ici, parce que se sera bientôt chez nous. » Lui dis-je en reprenant mon souffle.

« Là où tu es, je m'y plairai ! » Ses paroles me font frissonner. Il y a tant d'amour et de sincérité dans ses yeux, dans sa voix que je ne peux que ressentir une joie que je ne saurai décrire. Elle est tout ce que je désire et elle me comble.

« Je t'ai pris des affaires. Ils sont dans ton dressing, regarde sur le côté gauche. » Je la relâche et va préparer notre bain.

« Tu es incorrigible ! J'espère que je pourrai les mettre, je ne veux pas ressembler à une autre personne » elle se dirige vers ses placards. Quand elle les ouvre elle pousse un grand cri.

« Mais c'est pour 10 personnes ? C'est trop ! » Elle tire les tiroirs et continue de s'exclamer. Elle contemple les lingeries, les chaussures, les tenues de soirées, les tenues de cocktail, les tenues de ville. Il y a tout ce qu'une femme peut espérer avoir dans son dressing. J'ai contacté à cet effet une acheteuse qui m'a pratiquement tout fournie. Elle semblait elle-même dépassée, par mes exigences. Elsa se tourne vers moi et m'observe attentivement.

« Tu ne veux plus que j'achète quoi que ce soit ? Tu ne peux pas faire ça ! Laisse-moi au moins le choix ! » Elle semble énervée, pourtant je voulais lui faire plaisir

« Ça ne te plait pas ? Je voulais te faire plaisir bébé, ne le prend pas mal. Tu peux t'acheter tout ce que tu veux. »

« Excuse-moi ! Je sais que tu n'as pas l'habitude et moi également. Mais j'ai trouvé ton geste disproportionné. Mais vraiment merci. Il ya tout et tout me plait. Si j'étais allé moi-même faire mes achats, je ne pense pas que j'aurai peut faire mieux. Mais tu sais, je ne veux pas être femme entretenue. Et cela me gêne beaucoup que tu aies eu à m'acheter tout ça. C'est plus qu'il ne faut. »

« Je ne te vois pas comme une femme que j'entretiens Elyséa. Je veux te faire plaisir et pour moi ce sont des cadeaux. Ne le prend pas mal. Accepte-les S'il te plait. » Elle me sourit. Je la sers dans mes bras et nous échangeons un baiser. Il fait tard et nous devons nous réveiller tôt demain. Je pensais, pour notre première soirée chez moi, lui faire tendrement l'amour, mais elle semble très épuisée. Nous finissons par prendre une bonne douche ensemble et nous couchons en position cuillère. Cette journée a été la plus longue de mon existence.

« Je suis encore toute courbaturée par toutes ses acrobaties que tu m'a fait faire cette nuit, mon ange »

« De quoi parles-tu ? Je ne crois pas avoir exagéré et puis tu semblais aimer, avec tous les tes cris qui m'excitaient de plus en plus. Tu es une petite gourmande, bébé et j'aime ça. Te satisfaire est ma priorité tu sais et c'est ce que j'ai fait. » Je me relève et l'attire sur mon torse, nu. La nuit d'hier fut très passionnée après une nuit d'abstinence l'avant-veille. Nous avons fait l'amour au réveil, au retour du travail, nous sommes descendus directement chez moi et j'ai peu enfin, baptisé mon lit. Nous étions tellement assoiffés l'un de l'autre, que nous avons fait que ça, toute la nuit. Ce matin j'ai mon entrainement de judo avec mon coach et ensuite nous irons chez mes parents pour un déjeuner finalement. Je vais présenter officiellement Elsa à ma famille. Depuis hier mes frères n'ont fait que m'appeler pour avoir plus de détails. Ils étaient très enthousiaste de rencontrer enfin l'élue de mon cœur. Mes sœurs Théodora et Stephie ne font que m'appeler également à ce sujet. J'espère que tout se passera bien, Elsa est tellement stressée par cette rencontre qu'elle angoisse presque. Je crois même que sa poussé d'adrénaline d'hier au lit doit venir de cela. Le sexe est un bon moyen de faire baisser son stress, je l'ai noté. Ce matin elle semble plus calme.

« Merci pour cette nuit de passion, j'ai beaucoup aimée. » Elle enfouit sa tête entre ma tête et mon épaule. Je la sers plus près de moi et lui fais un baiser dans ses cheveux.

« Il n'y a pas de merci qui tienne Bébé ! Nous sous sommes aimés et c'est tout ce qu'il compte. »

« Je vais aller chez moi pendant ta séance de judo. » je la retire pour lui prendre la tête des deux mains, et la regarder

« Tu ne restes pas ici ? Je croyais que tu m'attendrais ? »

« Si je reviens ici. Je vais juste prendre des affaires »

« Mais tu as tout ici ! Qu'est ce qui te manque au point, de te déplacer ? »

« J'ai juste à prendre des pochettes hygiéniques, je crois que j'aurai mes menstrues dans peu de temps. » Ah ! J'avais oublié ce détail. Nous avons depuis tout ce temps fait l'amour sans précaution. Je lui ai assuré que je n'étais pas malade et elle également. Notre relation est vraiment basée sur la confiance. Elle prend aussi des contraceptifs et cela juste avant notre voyage. Nous avons convenue ne pas avoir de grossesse non désirée et en dehors du mariage. C'était son exigence à elle, moi cela ne me gêne aucunement.

« Je te dépose alors et te récupère après ma séance ? »

« Pas de soucis pour moi ! Je peux bien partir seule et revenir, mais bon nous n'allons pas encore une fois nous disputer sur ce point. » Sur ce, nous filons nous apprêter et nous quittons mon appartement à 10H.

La circulation de chez moi à chez elle est très fluide. Je l'accompagne à son appartement, et reste un moment avec elle. Elle range ses affaires et met son linge sale à la machine. Nous échangeons de tout. Je quitte son appartement une heure après, pour me rendre dans la 5ème avenue. Christian, mon coach de sport m'y attend depuis 30 min.

« Excuses moi pour le retard Christian. J'avais une contrainte »

« Pas de problème Jérôme ! C'est vrai que ce n'est pas dans tes habitudes. Tu sembles très en forme aujourd'hui ! La dernière fois que nous nous sommes vue, tu semblais un peu soucieux et cela s'est vraiment ressenti dans tes gestes »

« Tu es vraiment très attentif. Oui je vais bien et même très bien je dirai. Cela fait effectivement 3 mois que nous ne nous sommes pas entrainés, nous sommes aujourd'hui le samedi 27 juin 2015. »

« Tout à fait ! Notre dernière séance remonte au 18 mars 2015 » je lui souris, parce que je me rappel bien de cette période avant le 20 mars 2015. J'étais très stressé par mon désir de conquérir la femme, qui a pris mon cœur en otage. Aujourd'hui après trois mois de relation, nous sommes fiancés.

Nous entamons une bonne séance de 1h de judo. Je me sens vraiment bien. Mes gestes sont justes et bien cordonnés. Je prends une douche dans les vestiaires, et sors du gymnase. Un homme me bouscule violement, pendant que je cherche à franchir la porte d'entrée du gymnase. Je me retourne pour voir la personne et je reconnais l'homme qui échangeait avec Elsa, il y a deux jours : WILL PEARSON. Il se retourne également et me fusille du regard. Il ne s'arrête pas et continue son chemin. Je ne crois pas l'avoir déjà vue dans ce centre et sa présence ici n'est pas fortuite, vu son geste et son regard. Il en a après moi et je sais la raison. Je me retourne et quitte l'immeuble. Will est vraiment un sérieux prétendant d'Elyséa. Son regard de tout à l'heure me lançait un défi. Il se lance dans un combat avec moi pour reconquérir Elsa, mais ce qu'il ne sait pas c'est que je suis et je serai le seul homme dans sa vie. Il n'y a pas de place pour un autre, je ne la partagerai pas. Il se lance dans un combat qui n'existe pas et en plus il n'est pas un adversaire à ma taille. Je suis le mâle alpha. Je souris en y pensant et monte dans mon véhicule.

J'ai donné sa journée à Richard et je suis moi-même au volant de ma Mercedes coupe sport. J'ai appris durant ma vie qu'il ne faut jamais sous-estimer un adversaire, même si tu crois en toutes tes chances de réussir. Toute victoire se planifie. Je vais me pencher sérieusement sur le cas de WILL. Je prends mon téléphone et j'appelle Rick. Il répond à la seconde sonnerie.

« Oui Mr ! »

« J'ai besoin que tu me fasse des recherches très poussées sur Mr Will Pearson. Il est très entreprenant dans sa conquête pour obtenir Elsa. Je ne veux rien négliger. Je viens de le croiser par hasard à la salle de sport et je ne crois pas que ce soit une coïncidence. Je veux tout savoir de lui et de ses relations avec son entourage. Il faudrait aussi regarder le lien qu'il a peu avoir avec Geoffrey, le prétendant qui semble avoir abandonné. »

« C'est noté Mr ! Je fais le nécessaire »

« Autre chose ! Il faudrait ne pas oublier les deux amies d'Elsa et son aventure d'une nuit. Je ne veux pas que des cadavres mis au placard viennent déranger notre relation. Du côté de mes relations occasionnelles également. Je veux que tout soit totalement sous contrôle. »

« Nous ne négligerons rien Mr ! »

« Avez-vous eu les informations que j'ai demandées sur ma mère et Kristel ? »

« Oui Mr ! Mademoiselle Johnson a eu votre email par l'intermédiaire de votre mère. Nous avons peu avoir des traces de leurs échanges. Elle semble très intéressée par vous et a entamé une campagne de séduction à laquelle votre mère à mordue. Votre mère lui a fait la promesse de faire d'elle sa belle-fille. Selon votre mère, vos deux frères ont eu à choisir des femmes, qui aujourd'hui ne répondent pas totalement à ses attentes. Elle compte changer les choses et cela va passer par vous. »

« Je vois ! Merci pour ces informations. Faites-moi transférer tous leurs échanges. Continuer de garder un œil sur elles. A ce que je vois, nous auront beaucoup à faire. Je ne veux pas qu'Elsa soupçonne quoi que ce soit. Activez-vous pour anticiper les problèmes que Kristel ou Will voudront nous causer. Je ne sais pas qui d'autre entrera dans la danse, mais c'est à vous de regarder tout ça. »

« Nous agirons avec une totale discrétion. Nous pouvons déjà vous informer que votre mère a informé Kristel de vos fiançailles et lui a assuré de les faire échouer. » Je souris en entendant ces mots, faire échouer ma relation avec Elsa. Je ne laisserai personne, qui qu'il soit me priver d'Elle.

« C'est très bien ! Prévenez Roger d'être très vigilent au niveau de la protection de Miss Smith. Et mettez-vous au boulot. Bon courage ! » Je raccroche. Hum... ma mère ….. Que vient-elle faire dans ma vie privée ? Je croyais qu'elle avait beaucoup d'occupation entre son boulot, ses engagements mondains, ses petits-enfants et son foyer ? Sa réaction m'avait interpellée et je savais que cela ne présageait rien de bon. Ses nombreuses interpellations également lors de mes absences, l'organisation de mon anniversaire, tout cela me laissait croire qu'il se tramait quelque chose. Maintenant je sais ! Je vais travailler à sécuriser ma relation. Je sélectionne dans ma playlist ' Make you feel my love' d'Adèle. Plus j'écoute, plus je pense que je vais la faire écouter ce soir, à Elsa.

J'arrive chez elle et la trouve en plein ménage de sa cuisine. Elle nous a même préparé un déjeuner que nous partageons ensemble. C'est une très bonne cuisinière. Je me demande comment elle a peu apprendre tout ça. Ma sœur et ma cousine, elles ne savent rien faire de leurs mains. Elles se sont toujours comportées en petites bourgeoises. Les femmes de mes frères sont elles aussi de très bonne cuisinières et maitrisent bien leur maison. Elles viennent également de familles modestes. Pendant que j'y pense, c'est vrai que je n'ai pas souvenir de l'ai avoir vu en grande complicité avec les femmes de ma familles. Elles sont tellement différentes et discrètes. Cela ne m'avait jamais intéressé, mais je sais maintenant pourquoi les femmes de mon milieu n'ont jamais attirés mon attention. Je n'apprécie pas ce côté snobe qu'elles ont toutes et leurs airs suffisants et intéressés. Elsa correspond parfaitement à mon gout. Elle est totalement désintéressée, simple, élégante, classe, humble et discrète en plus d'être très belle. Elle est très chaleureuse et souriante. Je me sens très bien avec elle et nous nous acceptons mutuellement. Moi je suis très solitaire, simple, un peut arrogant, pas très chaleureux et très réservé. Elle est la seule avec qui j'arrive à m'ouvrir facilement.

« Tu as passé toute ta journée à faire le ménage ? » je lui pose la question, pendant que je l'enlace.

« Oui ! J'avais beaucoup de linge et d'affaire en retard. Mais tu exagère en disant toute la journée. Tu sais que nous sommes arrivés ici à la mi-journée ? Tu as passé tout le temps à trainer au lit » j'éclate de rire et elle également. Je l'attire plus à moi et l'embrasse passionnément. Que vais-je bien faire d'elle ? Elle a toujours réponses à mes répliques

« Tu as réponses à tout Bébé. Mais je pense que je n'étais pas le seul à trainer au lit, si mes souvenirs sont bons. Tu prenais beaucoup plaisir à me câliner » elle me donne un coup dans mes côtes et me pousse. Elle est rouge de honte.

« Arrête de me dire ça ! Tu me fais rougir et je n'aime pas ça. Je ne te donnerai plus de câlins ! » Je l'attire et la sers contre moi. Nous sommes adossés au mur du salon, côté cuisine.

« Tu n'as pas intérêt Bébé ! Tu vas me câliner, m'accepter et m'aimer même si cela doit nous tuer » je la fixe droit dans les yeux en prononçant ces paroles. Il n'y a aucune trace de plaisanterie dans mes mots et dans mon regard. Elle me fixe également et ses yeux sont plein d'amour, de détermination. J'aime ce que je vois et cela me rend encore plus confiant par rapport à tout ce que j'ai peu comprendre par le comportement de ma mère de Kristel et Will. Elle est avec moi et ensemble nous y arriverons.

« Je sais que je t'aimerai quoi qu'il en soit, mais arrête de me taquiner avec cela. »

« Nous sommes seules Bébé, donc pourquoi cela te gêne autant ? »

« Cela ne me gêne pas mon ange ! C'est parce que tu prends cela pour te moquer de moi qui me dérange. »

« Ah ! Ce n'était pas mon intention, je te taquinais simplement. Je veux que nous parlions librement de notre relation et même de ce que nous faisons au lit ou même en dehors librement. Nous sommes seul et nous partageons tous ensemble, il ne faut pas que cela nous dérange. » Je l'embrasse sur son front et la sers davantage. Elle me mors légèrement l'épaule, ce qui me fais rires. Quand elle fait ça, cela signifie qu'elle est à l'aise. Je ne la comprendrai jamais. Elle est souvent très expressive et coquine, mais souvent très timide quand je lui rappelle ce qu'elle me fait. J'aime pourtant bien son côté coquine et j'aimerai qu'elle soit à l'aise quand j'en parle.

« C'est à quel heure nous partons chez tes parents ? »

« Disons dans trois heures. On rentre au Fifteen Twenty one ? »

« Oui ! Je suis prête et à tous ! » J'éclate de rires. Elsa la petite coquine est de retour. Nous nous embrassons longuement. Elle me caresse la langue avec la sienne et cela m'enflamme. Je lui prends la nuque et approfondit mon baiser. Elle est également dans le même état que moi. C'est tellement bon que je refuse d'interrompre notre moment quand je la sens vouloir arrêter. Nous continuons un moment et arrêtons avant de changer d'avis et de nous retrouver sur le lit ou le divan. De toute façon à l'allure où les choses se présentaient, même étant adossé au mur comme nous l'étions, nous pourrions atteindre notre but. Nous quittons finalement son appartement pour le FIFTEN Twenty one.

« J'aimerai faire un tour au super marché mon Ange. Cela ne te dérange pas ? »

« Non pas du tout Bébé, seulement Roger va aller avec toi. Tu comprends pourquoi ? Moi je n'irai pas pour ne pas que la presse commence à te prendre en chasse. »

« Oui je comprends ! » Nous garons dans le parking souterrain du super marché et elle descend. Roger et deux autres hommes de sécurité qui nous suivent dans une deuxième voiture se range derrière nous. Elle descend et Roger la suit. Mon portable sonne au même moment. Kristel Johnson ! Qu'est- ce qu'elle a, à lui donner tous mes contacts maman !

« Jérôme Trawel, oui ! »

« Jérôme, c'est Kristel ! Comment tu vas ? J'espère que bien ? »

« Je vais bien ! Et toi ? »

« Je me portes comme un charme très chère. » je toussote. Il n'y a pas de familiarité entre nous et je ne veux pas qu'il y en ait.

« Tu m'en vois ravis Miss Johnson ! Que me vaut cet appel ? »

« Pas de Miss Johnson entre nous Jérôme. Nous nous connaissons depuis l'enfance et avons partagé quelque chose ensemble. » Je l'interromps rapidement

« Je m'excuse mais nos relations n'ont jamais été familières, Kristel. Je peux t'appeler miss Johnson. Et pour ce qui s'est passé, il y a des années entre nous ce n'était pas vraiment de l'intimité. Nous avons eu une relation brève d'un soir et c'est tout. Je ne veux pas revenir sur le sujet, et je souhaiterais que tu en fasses pareil. Pour ma part je n'en ai aucun souvenir en plus. »

« Ne le prend pas mal ! Je ne voulais pas revenir sur le sujet. » Elle semble blessée par mes paroles. Je ne veux pas jouer à ce jeu avec elle.

« Ok ! C'était pour bien clarifier les choses. Si c'est le cas tant mieux. Que me vaut cet appel maintenant que tout est clair ? »

« Juste te saluer et te rappeler notre déjeuner le vendredi prochain. Tu ne l'as pas oublié ? »

« Non ! J'ai invité également Steve. Nous serons ensemble. Tu le connais je crois ? »

« Mais je croyais que nous serons deux ? Je ne voulais pas échanger à trois ? » Sa voix devient très autoritaire et cela ne me plait pas.

« Je déjeune avec qui je veux. Tu ne m'as pas dit que tu voulais parler affaire. Tu as simplement dit que tu voulais parler de tout et de rien, pour moi cela ne dérange pas de le faire à Trois ou à plusieurs ? » Elle se met à avoir un rire mesquin.

« C'est à cause de celle que tu sembles t'être entiché, que tu agis de la sorte ? Tu as peur qu'elle apprenne que tu as déjeuné avec une femme. Tu m'étonne Jérôme, je te croyais au-dessus de ces comportements immatures ? » Je me mets également à sourire. Elle est en position de faiblesse et veut jouer sur mon orgueil pour atteindre son objectif. Je n'ai pas le temps pour des choses sans intérêts.

« Ecoute Kristel tu ne me connais pas. Je ne vais pas continuer à discuter sur ce point qui pour moi n'a aucun intérêt. Je serai vendredi au Canlis à 13h pour déjeuner avec Steve. Tu es invitée. Si tu ne peux pas venir il n'y a pas de problème. »

« Ok je vois ! Je serais là ! Mais avant vendredi, je peux avoir un Rendez-vous au bureau ou chez toi ? »

« Non ! Je n'ai pas de creux dans mon agenda ces jours ci. Et je ne reçois pas chez moi. Vu que tu es Ok, on se verra Vendredi. Bien au revoir ! » Je raccroche avant même qu'elle ne recommence à m'embêter. Heureusement qu'Elsa est de retour. Elle remarque ma mine et lève un sourcil.

« Ne me dis pas que j'ai mis du temps ? Je ne te croirai pas. »

« Non Bébé ! Je crois que tu as fait très vite et c'est très bien. »

« Mais pourquoi cette mine ? » me demande t'elle en refermant la portière.

« J'ai eu un coup de fil indésirable et qui n'a pas d'importance en plus »

« Si c'est bien ce que tu dis cela ne devrai pas te mettre dans un tel état ? » je démarre la voiture et sors du parking. Je n'ai vraiment pas envie de lui parler de ma conversation avec Kristel. Mais je sais que je ne serai pas content, si ce Will l'appelait et qu'elle ne me dise rien. Que lui dire, sans révéler ce que je sais des intentions de Kristel et de ma mère.

« C'était Kristel Johnson. Elle voulait me rencontrer et je lui ai donné rendez-vous vendredi à déjeuner au Canlis. J'ai également invité mon ami Steve ce même jour donc nous déjeunerons à trois. » Je me tourne pour voir ses yeux et savoir comment elle prend ça. Il y a un adage qui dit que ' ce que la voix ne dit pas, les yeux le révèle.' Elle est totalement sereine

« Pourquoi tu me précise que vous serez à trois ? Je ne crois pas que ce soit nécessaire si c'est juste amicale. Ou bien tu soupçonne quelque chose de sa part ? Tu m'as assurée qu'il n'y a rien entre vous et je te fais confiance. »

« Non il n'y a pas de problème et cela n'est pas par rapport à toi. Je ne veux pas de familiarité entre moi et ceux, qui ne sont pas de ma famille. Steve est mon seul ami et même lui je suis un peu réservé avec lui. Je te l'ai déjà dit, je suis un solitaire. Je sens seulement comme nous en avons parlé, qu'elle essaie de se rapprocher de moi et moi je ne veux pas. J'ai toujours fonctionné ainsi. Il n'y qu'avec Toi, que cela a été diffèrent. »

« Ok ! » Elle se retourne et regarde défiler le paysage par les vitres teintés du véhicule.

Nous arrivons à mon appartement 30 minutes plus tard. Il nous reste 2 h avant de partir chez mes parents et j'ai vraiment envie d'elle. Tous les évènements de la journée m'ont épuisé et j'ai vraiment envie de me reconnecter avec elle. Notre moment de câlins à son appartement m'a laissé un gout d'inachevé et je veux lui dire que c'est Elle que je veux. Je sais que même si elle ne le dit pas, pour ne pas paraitre ridicule, elle est stressée par la rencontre chez mes parents. L'appel de Kristel, même si elle sait qu'elle ne représente rien pour moi, la met un peu mal à l'aise. Je sais qu'elle a actuellement ses menstrues, mais moi cela ne me dérange pas. Je la veux de toutes les manières possibles. Elle est allée directement dans la chambre. Je l'y rejoins. Elle semble ailleurs et je n'aime pas ça.

« Elsa, Bébé que ce passe t'il tu sembles absente et éloignée de moi. Je ne le supporte pas » elle s'approche de moi me prend une main et la porte sur ses joues.

« Je ne suis pas éloignée. C'est vrai que je ressens une pression actuellement. Mais il n'y a pas de problème. Je suis un peu anxieuse, mais c'est normal. »

« Je comprends ! Viens là » je l'attire et l'enlace

« Tu n'as pas à être anxieuse. Sois toi-même. C'est mon avis qui est le plus important ne l'oublie pas. Ils seront obligés de t'accepter »

« Humm… je ne veux pas ça justement. Je veux que tu sois en bon terme avec ta famille. Je ne veux pas me sentir imposée. »

« Tu ne te sentiras pas imposée. » je lui prends la tête et l'embrasse profondément.

« J'ai envie de te prendre maintenant bébé ! »

« J'ai mes menstrues tu as oublié ? »

« Cela ne me dérange aucunement bébé ! On le fera dans la baignoire et prendrons ensuite notre bain » je la prends dans mes bras sans attendre sa réponse

« C'est bon ! Dis-moi oui bébé ! » Elle enroule ses bras autour de mon coup et me mordille le lobe de l'oreille. Je suis en feu.

« Prends-moi alors ! » avec une voix tellement sexy que je ressens des frissons jusque dans mon entre jambe. C'est partie !

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