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« Tu es resplendissante Bébé ! Ta robe et la couleur te vont bien. J'aime également ta coiffure. Tu es très belle. » Elle m'a rejoint au salon, pendant que je donnais un coup de fil à Stanley pour savoir s'il était déjà sur les lieux.
« Merci ! Mon Ange. Mais tu sais, c'est à toi que reviens le merci c'est toi qui me l'a offerte. » Je lui sers un verre de vin blanc. Elle porte une robe cocktail sans manches bleue marine, coupée à la taille en volant qui lui arrive juste au-dessus des genoux. Elle est maquillée légèrement, ce qui la met plus en valeur. C'est une des choses que j'apprécie chez elle, son naturel et son élégance. Nous trinquons et buvons à notre couple, ensuite échangeons un bref baisé. Nous avons partagé un bon moment de passion dans la baignoire et cela se ressent encore sur nos visages. Le mien est, je suis sûr le reflet du sien, yeux brillants, lèvres rosis par nos longues embrassades et visage totalement décontracté du fait du plaisir partagé.
« Tu ne veux pas danser avec moi ?» Je sélectionne dans la playlist un morceau de James Blunt 'You are beautiful'
« Oui j'aimerais bien. » je l'enlace et nous commençons à danser. Je lui répète le refrain dans les oreilles. Elle est toute souriante avec des yeux qui brillent de leurs meilleurs éclats. J'imagine déjà notre danse d'ouverture lors de notre mariage. Je ne pense pas que je permettrai à quelqu'un d'autre danser avec elle, mais peut être mon père et le sien. Nous continuons notre danse jusqu'à la fin du morceau.
« Ça va ! Tu es prête à rencontrer ma famille ? » Je la sers plus fort dans mes bras à la fin du morceau.
« Oui je suis prête ! Je ne peux plus reculer de toute façon. » Me dit-elle en me faisant un baiser sur ma mâchoire. Nous quittons l'appartement, la main dans la main.
Nous arrivons juste à l'heure prévue. Mes parents nous attendent à l'entrée de la porte. Elsa a les cheveux au vent avec des boucles et une raie sur le côté. Cette coiffure est ma préférée, après le son chignon relevé sur sa nuque. Elle a dégagé son côté gauche et à quelque mèches qui lui barre l'œil droit. Cela la rend très séduisante. Elle porte de petites boucles en or dans les oreilles et une chaine très fine dans le même ensemble. Elle est très simple et fraiche. Je l'ai obligée à porter des escarpins daim noir, de 10 cm je crois, de 'Jimmy Choo'. elle ne porte ni bracelets, ni montre en général, juste sa bague de fiançailles, et cela met bien en valeur le diamant qui est monté sur celle-ci.
« Bonsoir mère ! Bonsoir père ! Je vous présente Elyséa Smith » mon père lui fait un large sourire et lui tend la main.
« Bonsoir Miss Smith, je suis Theodore Trawel, le père de Jérôme. Enchanté de faire ta connaissance. Tu es resplendissante » Il lui fait finalement les bises sur les joues.
« Je suis également enchantée de faire votre connaissance, Mr Trawel. Appelé moi Elsa » Ma mère s'approche également et lui ouvre les bras. Elle prend Elsa par les avant bras et lui fait les bises.
« Bienvenue chez nous Miss Smith. Je suis Michelle Trawel, la mère de Jérôme. »
« Enchantée de faire votre connaissance Mme Trawel et merci pour l'invitation. » Elle lui tend le bouquet de fleurs qu'elle a tenue à lui remettre. Ma mère le prend avec sourire et nous propose de rentrer. Du couloir qui mène à la salle de séjour, les voix des autres nous parviennent.
« Toute la famille est impatiente de faire ta connaissance Miss Smith. J'espère que Jérôme a dit que du bien à notre sujet ? »
« J'en suis ravie Mr Trawel. Jérôme ne tarie jamais d'éloge à votre sujet, j'espère moi-même, être à la hauteur. »
« Ne vous mettez pas cette pression, vous êtes de la famille maintenant. Me permettez-vous de vous tutoyer ? »
« Vous n'avez pas à demander d'autorisation Mr Trawel. Vous pouvez me tutoyer » Ma mère ne dit rien durant le trajet. Mon père par contre a réussit à détendre l'atmosphère. Nous atteignons la salle de séjour, où tous les membres de la famille sont réunis. Fred et son épouse, Stanley et son épouse, Stephie et son époux, et Théodora avec son fiancé. Ils tournent tous la tête dans un mouvement bien synchronisé, dès que nous franchissons la salle de séjour. Tous les regards sont dirigés vers Elsa et moi. Je ne m'étais pas rendu compte, que je la tenais par la taille. Un silence total règne dans la pièce. Ils ne m'ont jamais vue en galante compagnie et cela semble certainement irréel. Mon père prend la parole pour briser le silence.
« Nous n'allons pas vous faire attendre longtemps, vu la mine que vous affichez. » il se tourne vers moi et me fais un signe pour que je présente Elsa.
« Bien comme vous l'avez déjà appris, je vous présente Miss Elyséa Smith, ma fiancée. » un grand bruit d'applaudissements retentit à ma grande surprise. Ma sœur se rue sur Elsa accompagné de Stephie, pour lui faire les accolades au risque même de la faire tomber. Mes frères viennent me féliciter accompagnés de mes beaux. Tous semblent être enthousiaste et nous taquine Elsa et moi.
« Nous passons à table ! » réplique durement ma mère. Nous passons tous dans la salle à manger. Ma mère nous installe, autour de la table. C'est une table de 12 personnes. Les rencontres passées, la place à côté de moi était toujours vide et chacun profitait pour faire un commentaire déplaisant sur mon statut. Ce soir, ce n'est plus le cas et j'en suis véritablement heureux. Mon père, assis en bout de table en face de ma mère, est le voisin de droite d'Elsa.
« Depuis quand vous vous êtes rencontrés, Jérôme ? » m'interroge brusquement Stephie.
« Depuis plus de 5 mois, à un séminaire »
« Elyséa ! Il a dû te sembler étrange ? C'est l'impression qu'il faisait à toute la gente féminine » S'amuse Stanley. Elsa se met à sourire en tournant la tête pour me jeter un regard. Elle semble très décontractée.
« Je ne dirai pas étrange mais un peut suffisant ! Ça été ma première impression » je me tourne vers elle et l'interroge du regard. Elle ne m'avait jamais parlé de cette impression auparavant.
« Tu m'as trouvé suffisant ? »
« Oui ! Tu semblais t'intéresser à rien et à personne, si je ne me trompe. Tu s'emblais même t'ennuyer et presser de partir. J'ai été surprise de te voir finir tout le séminaire. » Elle m'a véritablement remarquée ce jour-là. Je pensais qu'elle ne m'avait même pas vue nous ne sommes pas véritablement revenus sur cette période de notre première rencontre.
« C'est vrai ! Je l'admets »
« Tu vois Jérôme ! Tu donnes toujours cette impression. » Réplique Fred
« Peut-être, mais maintenant elle sait que c'était juste une impression. N'est-ce pas Elsa ? » Lui dis-je en lui caressant, le dos de la main gauche.
« Oui c'était juste une impression » en ce moment nos regards se fige l'un sur l'autre. Nous oublions tout ce qui est autour de nous et nous regardons intensément.
« Ah ça ! Nous sommes avec vous ici, ne nous oubliez pas. » Intervient Théodora et tout le monde se met à rires ce qui coupe le charme entre Elsa et moi. Nous nous mettons également à rires.
« Je suis content de te voir comme ça Jérôme ! » me tapote mon père en se levant pour aller prendre un appel.
« Nous également ! Tu es très différent ce soir et pour ça nous tenons à remercier Elsa. » Reprennent Stephie et Théodora ensemble comme si elles s'étaient entendues. Elles échangent un sourire avec Elsa et se tournent vers moi. Les femmes de mes frères semblent un peu crispées par contre les conjoints des femmes de la famille, sont décontractés et échangent avec tout le monde. Je ne m'étais jamais attardé sur ce point auparavant, mais maintenant avec la réaction de ma mère, je suis un peu perplexe.
Ma mère n'a pas été très bavarde durant le repas. Elle ne faisait qu'observer Elsa et moi.
« Que fais-tu dans la vie Elyséa. J'espère que cela ne te gêne pas si je te tutoie ? » S'adresse mon père à Elsa en reprenant sa place.
« Je travaille dans la sécurité électronique. Je suis commerciale.»
« Tu y es depuis combien de temps ? » demande Fred
« 2 ans au total. »
« Vous travaillez un peu dans le même domaine Jérôme. Tu fais également des affaires dans la sécurité électronique ? » Me demande mon père.
« Oui j'ai des affaires dans ce secteur. Mais plutôt dans les cartes. Elsa travaille dans les équipements. »
« Tu es diplômée en quoi ? » interrompe ma mère
« J'ai une licence en économique et marketing de l'Université de Portland »
« Tes parents sont de Portland ? » continue ma mère
« Non Mon père y est pour raison de travail. Il enseigne au lycée & collège Southeast de Portland. Nous somme originaire de Houston au Texas. Mais je suis née à Portland. »
« Ok ! Ta mère est également de Houston ? »
« Oui ! Mme Trawel »
« Elle y enseigne également ? » j'interromps rapidement ses questions qui semblent pour moi pas du tout appropriées.
« Elsa a perdu sa mère à sa naissance. Elle ne l'a pas connue. »
« Je suis désolée ! Je ne voulais pas t'embarrasser »
« Ce n'est rien Mme ! Je suis habituée maintenant. Mais pour vous répondre, ma mère était ménagère. »
« J'admire vraiment ton courage Elsa ! Tu t'es vraiment bien débrouillée. » Reprend mon père. Nous continuons à échanger tout en dinant. Elsa échange avec mes sœurs, mes belles, qui elles sont devenues plus détendues.
« Vous comptez vous mariez quand ? » demande subitement Christelle, la femme de Fred à Elsa. Elle se tourne vers moi
« Dans 4 mois ! Le 23 Octobre 2015» Je réponds à sa place. Ma mère sursaute.
« C'est trop juste Jérôme ! Et je crois que c'est un peu tôt »
« Pourquoi ce serai tôt et Juste maman ? » réplique Fred automatiquement.
« Jérôme a tout ce qu'il faut pour se marier et je croyais qu'il dirait même dans 1 mois ? » reprend Stanley. Ils ont réagi si brusquement à la réplique de ma mère qu'on aurait dit qu'il attendait une occasion pareil pour régler, des problèmes que je ne suis pas sûr de maitriser.
« Je me marie le 23 Octobre Maman. Elsa et moi avons mis cette date parce qu'elle tenait à ce que cela tombe pendant ses vacances. Sinon comme Stanley vient de le dire moi je voulais le faire avant Aout. »
« Michelle, je crois qu'Elyséa et Jérôme sont assez grand pour savoir ce qu'ils veulent, donc qu'est ce qui dérange ? » demande mon père à ma mère.
« C'est juste que je suis surprise c'est tout ! » des regards interrogateurs se posent sur ma mère qui ne dit plus rien.
« Tu as une belle Bague Elsa ! Est ce qu'il a posé un genou au sol ? » Demande Brice le marie de Stephie.
« Merci ! Oui il l'a fait » réponds Elsa toujours sur le choc de la réaction de ma mère.
« Tu pensais que je ne l'aurais pas fait ? J'ai respecté la tradition » Ils éclatent tous de rires. L'atmosphère s'allège et nous reprenons nos échanges. A la fin du repas, nous prenons le café dans le salon. Les femmes se regroupent autour d'Elsa et discutent. Nous les hommes, sans les parents échangeons également sur le sport, l'actualité du moment.
« Tu as patienté Jérôme, mais tu as trouvé une perle » me dit Stanley
« Merci frangin ! Elle le représente vraiment pour moi »
« Je suis de son avis également. Je vous ai observé et je crois que vous êtes très amoureux. Vous formez un très beau couple. Félicitations ! » Ajoute Fred.
« Félicitations ! » reprennent Brice et Liam. Nous continuons de bavarder, quand mon père m'interpelle pour une discussion en tête à tête avec lui.
Je fais signe à Elsa pour l'informer que je me retire un moment. Elle est en pleine discussion avec mes sœurs et mes belles et l'atmosphère est très conviviale.
Je rejoins mon père dans le deuxième salon. Il est en compagnie de ma mère.
« Je voudrais te féliciter Jérôme. Elle me fait bonne impression et je sens que vous être en parfaite symbiose. »
« Merci papa ! »
« Elle est très amoureuse de toi et j'aime bien sa simplicité et sa retenue. Cela te correspond bien. Tu as fait un bon choix, et cela ne m'étonne pas. »
« Je ne te comprends pas Theodore. Tu es généralement très prudent, mais avec cette fille tu sembles du coup très pressé d'émettre un jugement. Nous la connaissons à peine et Jérôme également. 5 mois pour moi c'est peu. »
« Nous n'allons pas nous disputer sur le sujet Michelle. Il Ya des signes qui ne trompent pas. Et je connais mon fils. Je vois comment il arrive à communiquer, même en silence avec elle. J'ai vue également qu'elle est très réservée et respectueuse. Même nous les parents de Jérôme, nous ne sommes jamais arrivés à avoir une telle complicité avec lui, en 27 ans. »
« Maman, je te comprends ! Mais pour moi le temps n'est pas important. J'ai trouvé celle qui me correspond. Pour nous, nous avons l'impression que nous nous connaissons depuis très longtemps. »
« Mais Jérôme écoute moi ! Tu as des amis d'enfance ici, des jeunes filles dont nous connaissons les familles. Tu ne leurs a jamais donné une chance de te montrer qu'elles peuvent te correspondre. Tu t'es toujours renfermé. »
« Je suis comme ça avec tout le monde. Elsa tu pense que cela a été simple. C'est mon cœur qui me l'a imposée et cela au premier contact. Mon cœur a choisi et il est à elle. Il lui était réservé depuis longtemps. Je n'ai jamais fait exprès pour repousser les autres filles. Je n'arrivais pas à communiquer avec elles. Elles ont peut-être tout, mais ce n'étaient pas elles. Celle qui avait les clés de mon cœur est arrivée et mon cœur s'est ouvert à l'amour. »
« Michelle ! C'est fini Jérôme est fiancé pourquoi tu agis comme s'il devait encore attendre pour choisir. Mes enfants ne s'engagent qu'une fois pas deux fois. Je ne veux pas revenir sur ce sujet. Ils prennent le temps qu'ils veulent, mais s'ils s'engagent c'est terminer ! »
« Mais Theodore ! »
« Cela suffit Michelle ! » je ne comprends pas très bien ce qui se passe, mais je ne veux pas que ma vie privée soit traitée de la sorte.
« Maman, je te comprends, mais que les choses soient claire. J'aime Elsa et c'est avec elle que je vais fonder ma famille. Je l'ai choisi, tu vas l'apprécier comme belle fille. »
« Mais et sa famille, tu ne sais pas à qui tu t'associes. Tu es riche et ta famille également. Tu es sur que ce ne sont pas des gens intéressés ? » Je me tourne vers mon père et ensuite vers ma mère.
« Le père d'Elsa est un honnête Homme. Elsa également est une femme honnête. Et de toute façon, c'est elle que je veux donc je la prends avec sa famille. Le matériel est important c'est vrai, mais j'ai toujours voulu me marier par amour et pas par intérêts. Ne t'inquiète pour ce point. »
« Sur ce point mon fils je te conseillerai de faire un contrat de mariage. Cela te couvrira si d'éventuelles surprises devaient surgir. Elsa peut être honnête et t'aimer, mais si un jour elle recevait de mauvais conseils, cela pourrait être très difficile à gérer. Je l'ai conseillé à tes frères et sœurs également, ils l'ont fait. » Réplique mon père. Je n'ai jamais pensé à cette éventualité, mais cela ne cadre pas avec la notion d'amour, de sacrifice et de confiance qu'Elsa et moi voulons avoir comme valeurs dans notre relation. Je ne veux pas les décevoir, je ne sais pas les relations de mes frères avec leurs conjoints, mais Elsa et moi ce qui nous lie est extrêmement fort.
« Merci papa pour le conseil. Je vais y réfléchir » il hoche la tête et se tourne vers maman.
« Michelle ! Laisse Jérôme vivre tranquillement sa relation avec sa future femme. Ne risque pas de détruire nos relations avec elle, vu qu'elle est déjà membre de notre famille. Jérôme était libre de choisir qui il voulait et c'est elle il a choisi. »
« Ok ! C'est compris » Ils me prennent dans leurs bras et me demande d'appeler Elsa. Ce que je fais. Elle nous rejoint.
« Tu es la bienvenue dans notre famille Elsa. Tu peux nous appeler Theodore et Michelle. Nous sommes content que notre fils est trouver enfin celle qu'il aime et avec qui il compte fonder sa famille. Notre porte t'est ouverte désormais. » Lui dit mon père avant de la prendre dans ses bras. Ma mère fait pareille et lui adresse un sourire chaleureux.
« Je vous remercie infiniment pour l'accueil. J'aime également votre fils et je compte le rendre heureux. » Réponds timidement Elsa. Je la sers dans mes bras et lui fait un baiser sur le front. Mon père nous regarde et souris. Nous rejoignons les autres dans l'autre salon. Fred et Stanley demande également à me voir en tête à tête. Pour cette soirée particulière je crois que j'ai atteint mon record en tête à tête familiale. Généralement je ne suis pas bavard et en plus je m'éclipse très rapidement pour m'isoler dans ma chambre ou rentrer chez moi. Je les rejoins sur la terrasse du jardin.
La soirée se termine vers 23h avec une bonne ambiance. Elsa est totalement intégrée à la famille. Ma mère s'est elle-même plus impliquée après la discussion avec papa même si elle semble encore très réservée. Les remarques de Stanley et Fred n'ont fait que concordés avec les informations que Rick m'avait transmis. Je ne sais pas comment cela peut passer par la tête de Kristel qu'elle pourrait être ma femme. Sur ce point je ne suis pas très inquiet. C'est plutôt Will Pearson qui est dans ma ligne de mire. Il est très dangereux je le sens et semble un mauvais perdant je ne veux pas qu'il fasse quoi que ce soit à Elsa et l'oblige à me quitter. Je ne le supporterai pas ! Il prépare quelque chose, je le sais. Son regard de la dernière fois était un regard de défit.
Nous quittons la maison familiale et rentrons au Fifteen Twenty one. Pendant les séparations, mes sœurs ont souhaités avoir une journée shopping avec Elsa, un de ses jours. Ma sœur Théodora se marie en Aout finalement, ils nous l'ont annoncés ce soir. Elle souhaiterait qu'Elsa soit l'une de ses dames d'honneur, ce qui est logique. Nous verrons comment organiser tout ça.
« Tout s'est bien passée finalement bébé, tu es plus décontractée ? »
« Oui ! Tout va bien. Je me sens beaucoup plus mieux. Demain je vais informer papa et nous irons le voir. Quand t'arrangerais ? »
« Tu ne lui en a pas encore en parlé ? »
« Non ! Nous avons dit après la présentation à ta famille. Il m'aurait demandé tout ça et je ne voulais pas le lui dire, avant que cela soit terminé »
« Ok ! C'est toi qui connais mieux ton père. Mais demain c'est dimanche, informe le et dit lui que nous viendrons lundi, si cela ne dérange pas. Portland c'es maximum, on peut faire un allez retour ? »
« Lundi ! Mais je fini à 16h 30 »
« Mais cela ne dérange rien. Je te prends et on sera chez lui vers 18 h. on pourra y diner et revenir vers 21 h. »
« Cela signifierai qu'on quitte à 19h, c'est trop juste ! Pourquoi ne pas attendre le weekend tranquillement ? »
« Non je ne veux pas attendre jusqu'au weekend ! Il faut que nous finissions toutes les présentations avant. Je veux pouvoir sortir librement avec toi. Dès que nous sortirons la presse va tout afficher. »
« Mais c'est juste lundi ! »
« On ira en hélico alors. Nous mettrons 45 min. Je vais en louer un »
« Un hélico ? Tu ne trouves pas que tu exagère, juste pour aller à Portland ? »
« Où se situe l'exagération ? Les hélicos sont faits pour ce genre de distance et pour un gain de temps. J'en ai l'habitude. Nous irons lundi ! Fin de discussions !» Elle ne dit plus rien. Elle discute pour tout et cela m'énerve souvent. Je suis obligé de hausser le ton pour conclure, sinon nous n'en finirons pas. Je sais qu'elle n'aime pas ça, mais je n'avais pas le choix.
Nous arrivons à l'appartement et je sens qu'elle n'a pas encore digérée la petite discussion de la voiture. Je la laisse dans son coin. Il faut qu'elle apprenne à accepter mes décisions. Je vais me servir un verre de vin blanc et rentre dans mon bureau, pendant qu'elle rentre directement dans la chambre. J'en profite pour répondre à des mails en attentes et boucle deux actions.
Elsa est ma fiancée ! C'est maintenant officiel dans ma famille. Pourtant, elle qui devrait avoir déjà parlé de moi à son père, ne l'a pas encore fait. Cela ne me plait pas du tout, mais je n'ai pas voulu insister. Je trouve qu'elle hésite trop pour ce qui nous concerne et ce n'est plus acceptable. Nous irons lundi, pas un jour après. Je finis par la rejoindre dans la chambre. Elle est déjà couchée, mais je sais qu'elle ne dort pas. Elle a déjà pris sa douche, sans m'attendre. Je vais prendre la mienne et la rejoint au lit. Il règne un silence dans la pièce. Ce n'est pas comme ça que je prévoyais terminer cette soirée, qui avait pourtant bien débutée. Je sais qu'elle me boude pour mon ton de tout à l'heure, mais moi également je ne suis pas content d'elle. J'attends un moment, pensant qu'elle ferait le premier pas pour régler notre diffèrent, mais elle reste dans son coin. Grrrr… !
« Je ne veux pas que nous dormions dans cet état. Qu'est ce qui ne va pas Elyséa ? »
« Ça va ! Je suis juste un peu fatiguée. C'est à toi de dire ce qui ne va pas, vu le nom avec lequel tu m'appelée ? » C'est vrai que dans notre intimité, nous nous appelons par nos prénoms complets, quand nous ne sommes pas content.
« Bien pour être franc, je n'ai pas apprécié le fait que jusqu'à présent tu n'es pas encore parlé de moi à ton père. »
« Je t'ai expliqué pourquoi ! »
« Mais cela ne dérangeait pas de lui dire que tu es avec quelqu'un et que tu lui donnerais plus de détails après, je pensais que tu l'avais déjà fait ? »
« Non pas encore ! Je vais le faire demain tranquillement. Mais je ne comprends pourquoi cela te mets dans cet état ? Qu'est-ce que cela change entre nous, que je le lui dise demain.»
« Je te trouve trop hésitante ! Et cela ne me plait pas. » Elle se tourne et me regarde. Je sais que c'est un peu fort de le dire comme ça, mais c'est mon impression. Je veux que le monde entier soit informé qu'elle est à moi. Nous nous regardons un moment sans parler. Je l'aime tellement que j'ai mal. L'électricité entre nous est palpable malgré notre humeur. Sans que je ne n'y attende, elle m'embrasse. Je lui rends son baiser avec une intensité plus forte. Je la veux ! J'ai besoin de me reconnecter à elle. Depuis près de combien de temps, nous sommes restés côte à côte, sans nous toucher et cela me tue. Je la sers plus fortement et l'embrasse plus passionnément. Nous sommes à bout de souffle quand nous arrêtons. Elle en avait également besoin et notre mauvaise humeur était le résultat, de ce manque que nous avions l'un pour l'autre.
« Je ne suis pas hésitante Mon ange. Jamais je n'hésiterai pour ce qui nous concerne. »
« Je t'aime Bébé. Je t'aime tellement »
« Je t'aime également, n'en doute jamais » Je la reprends et l'embrasse tendrement. C'est fou, comment son contact m'a manqué. J'ai besoin d'elle comme j'ai besoin de l'oxygène. Nous continuons de nous embrasser plus intensément. Elle fait ses menstrues, de ce fait nous n'allons pas plus loin. Nous nous recouchons en position cuillère plus calme et détendue. Je lui caresse le ventre et elle ma main. Nous restons ainsi silencieux, le temps de savourer le contact de l'autre et finissons par nous endormir.
Je me réveille en pleine forme, ce dimanche 28 Juin 2015. Je regarde l'heure sur ma table de chevet et remarque qu'il n'est que 6h. Je me réveille généralement, les weekends à 7h.
Mon horloge corporelle n'est pas dérèglée pourtant. J'ai chaud ! Je comprends pourquoi je me suis vite réveillé. C'est à ce moment que je constate qu'Elsa n'est pas couchée à côté de moi. Je me lève brusquement, balaie la chambre des yeux, mais aucune trace d'elle. Je vais dans la salle de bain, elle n'y ait pas. Putain ! Mais où est-elle passée ? Je vais dans le dressing, elle n'y est pas également. Je retourne dans la chambre, porte un pantalon de survêt et sors en tombe de la chambre.
« Elsa ! Elsa ! » Elle ne répond pas. Je garde mon sang froid et vais dans la cuisine, elle n'y est pas. Je prends mon portable et appel Rick. Il répond automatiquement.
« Bordel ! Où est ma fiancée ! » Je hurle
« Bonjour Mr ! Elle n'est pas sortie de l'appartement, je vous donne sa position ? »
« Tu penses que je t'appelle pourquoi ? Putain ! »
« Excusez Mr ! Elle est dans votre bureau. » Ouf… ! Ma tension baisse d'un cran. Je ne m'étais pas rendu compte que j'étais tendu de la sorte. J'avais peur qu'à cause de la petite discussion d'hier, elle soit rentrée chez elle. Mais elle est là ! Je vais rapidement dans mon bureau. Sur le seuil de la porte je l'entends parler. Avec qui elle communique de si bonne heure ? Je reste immobile et écoute.
« … Oui ! Je n'ai pas voulu t'en parler automatiquement. Je voulais être sure avant. »
« … Oui ! Je sais ! » « … fais-moi confiance, je suis sure de moi. Ça va marcher ! » « .. Bisou... bye ! » Elle raccroche. Mon sang fait un tour. Avec qui elle échangeait ? Et de quoi ? Et pourquoi dans mon bureau si tôt le matin ? Je me retourne dans ma chambre. Mon pool s'accélère. Je préfère l'attendre au lit, voir sa réaction et ce qu'elle va me dire quand elle va renter. Mes idées vagabondent, mais je préfère ne pas douter d'elle. Si elle avait une double vie, Rick n'en aurait parlé et en plus depuis que je la fréquente, elle a toujours été honnête. J'entre dans ma chambre, enlève mon pantalon de survêt et me remet au lit. Elle rentre 3 mn après moi, et constate que je suis réveillé je la fixe durement. Je n'arrive pas à m'empêcher d'être d'humeur macabre.
« Tu viens d'où ? »
« Ça se voit que je ne suis pas sortie non ? Je suis encore dans ma robe de chambre. »
« Je sais ! Mais où étais tu ? Vu que tu as quitté le lit pour être hors de la chambre, en plus en petite tenue. » Je parle posément, mais elle perçoit ma colère dans le timbre de ma voix. Mon regard est dur. Elle s'arrête et me fixe également. Je sens qu'elle s'interroge sur la cause de ma réaction.
« J'étais dans ton bureau. Je ne suis pas allé baiser avec un de tes agents de sécurité. Tu me prends pour qui ? » Je suis tétanisé par sa réponse. Je la regarde. Comment peut-elle imaginer une chose pareille ? C'est vrai que ma réaction et mes questions peuvent laisser insinués que je doute d'elle. NON.
« Je ne doute pas de toi. Je demande seulement d'où tu viens. Je sais que tu ne peux pas baiser, même avec l'ombre de qui que ce soit. TU. ES. A. MOI. » Je me lève et me dirige vers elle. Elle tremble. Elle ne m'a jamais vu dans cet état et je l'effraie. Je me rappelle qu'elle a déjà été violentée et cela me freine. Je veux savoir avec qui elle a parlé et à qui elle a donné ce bisou. Merde !
« J'ai réfléchi à notre discussion d'hier et je n'ai pas bien dormi. Je ne veux pas que tu doutes de moi. Et voilà que je rentre et je trouve cet accueil. Je pensais que tu avais confiance en moi. » Nous nous faisons face et nous fixons dans les yeux. Bleu contre marron.
« Je te fais confiance. Dis-moi d'où tu viens. Je te dirai après pourquoi je suis comme ça. »
« Je t'ai répondu ! J'étais dans ton bureau je téléphonais à mon père pour l'informer que je suis amoureuse pour la première fois. » Elle termine sa phrase et coule des larmes. La voir en larmes est la vision la plus affreuse que je n'ai jamais eue et c'est moi qui l'ai mise dans cet état. Je fonce vers elle, la prend dans mes bras. Elle me repousse. Elle ne m'avait jamais repoussée auparavant. Je baise les bras.
« Excuse-moi Bébé ! Je ne voulais pas te mettre dans cet état. Je ne doute pas de toi. Je suis juste mort de jalousie » Elle lève les yeux et me regarde avec ses yeux larmoyants.
« Jalousie ? Pourquoi ? Parce que sortir de ta chambre dans ma robe de chambre, te rend jaloux ? Je n'ai rencontré personne dehors. Ce n'est pas comme à San Francisco où j'étais presque nue devant les agents ? » Je tends mes bras pour la toucher. J'ai besoin de son contact. Je ne veux pas qu'elle me repousse encore.
« Viens là s'il te plait. Ne me repousse pas je t'en prie, je ne le supporte pas. » Elle ne réagit pas automatiquement elle m'observe un moment et vient finalement vers moi. Je la prends dans mes bras, lui caresse les joues et essuie ses larmes. Elle est tellement belle. Je lui prends la nuque et l'embrasse brutalement. Je déverse dans ce baiser toute la tension qu'elle m'a créé. Elle m'a effrayée quand je me suis levé sans la voir, ensuite sa conversation secrète m'a mis dans un état, que moi-même je ne connaissais pas. J'avais envie de trouver son interlocuteur, pour le mettre à mort, tellement j'étais en rage. Elle me tire également les cheveux avec rage, que nous ressemblons à deux êtres sauvages se brutalisant mutuellement.
« Tu me punis ? » Me demande-t-elle à bout de souffle.
« Oui ! Pour m'avoir laissé seul au lit, de si bon matin. J'étais mort de peur, quand je ne te retrouvais pas. Ensuite je t'entends en conversation secrète avec je ne sais qui, dans mon bureau et à 6h, comme une conspiratrice. Et la cerise sur le gâteau tu fais un bisou à cette personne… » Je ne termine pas ma phrase qu'elle éclate de rire. Elle se tord de rires, ce qui m'amuse également. Je me rends compte que ma jalousie est au-delà de ce que je pouvais moi-même imaginer. Je l'attire vers moi, et l'embrasse passionnément nous tombons ensuite sur le lit et continuons notre étreinte. J'ai envie de la prendre maintenant.
« Tes menstrues ne sont pas finis ? Ils font une éternité ! » Elle se remet à rire
« Elles sont là il y a juste deux jours mon ange et en plus cela fait seulement 1 jour d'abstinence et tu te plains déjà ? » Elle se moque de moi, comme si elle n'en avait pas envie également. C'est trop frustrant !
« J'ai envie de toi maintenant ! Tu m'as mis dans un tel état que je n'attendrai pas une minute de plus. Et je sais que tu en as envie également. » Elle se retourne et s'assoie sur moi à capuchon. J'aime bien cette position par ce qu'elle me donne accès à tout. Je caresse ses hanches voluptueuses. Je la force à s'abaisser, pour avoir accès à sa bouche si pulpeuse. Nous recommençons à nous embrasser intensément. Je suis tellement excité que j'ai mal. Mon sexe a du mal à contenir dans mon boxer. Je me relève, la porte dans mes bras et me dirige vers la salle de bain. Elle a besoin que je lui donne une bonne leçon et je suis prêt à la sucer et la pilonner jusqu'à ce qu'elle jouisse, comme elle ne l'a pas encore fait.
Nous prenons notre petit déjeuner sur la table de la cuisine plus détendue, après ce que nous avons qualifié, de baise la plus torride que nous avons eu jusqu'à présent. Nous étions à un tel état d'excitation, que cela ne pouvait être autrement. J'aime le sexe de toutes les façons possibles avec elle et c'est tellement bon que je ne me rassasierai jamais d'elle.
« Papa est ok pour demain. Il me demandait si j'étais sure de toi et de tes sentiments. Il s'inquiétait également du fait que ta famille et ton entourage m'accepte, avec notre différence sociale. Je l'en ai également rassuré. Je lui ai dit que je suis amoureuse et que me suis engagée. Il n'est pas content que j'ai fait tout ça, sans l'en informé mais respecte mon choix. Je lui ai dit que je compte me marier en Octobre. Ce qui n'a pas également bien accueillit. Il pense en parler avec nous demain. »
« Hum... Je vois ! Sa réaction est normale. Nous allons le rassurer. » Nous finissons et je m'excuse pour m'enfermer dans mon bureau pour finaliser mes affaires. Elle se met au salon et choisit un film. Mon téléphone sonne et je remarque que c'est Steve.
« Salut bro ! Tu es va bien ? »
« Oui ! Je suis en pleine forme mon gars. »
« Tu fais quoi ce dimanche ? Je voulais prendre un verre avec toi à la marina. »
« Ah ! Je ne t'ai pas encore informé, mais j'attendais de finaliser les choses avec ma famille. Je me suis fiancé »
« Quoi ? Tu t'es fiancé toi Jérôme Trawel ? »
« Oui ! Cela t'étonne à ce point ? Je ne t'ai jamais dit que j'avais fait un vœu de célibat mon gars. »
« Non ! Mais c'est vrai que je soupçonnais que tu cachais quelque chose. Tu étais tellement étrange. Mais de là à t'être fiancé ? Ce doit être une perle rare ? »
« Je ne sais pas ! Ce que je sais, j'ai trouvé celle que mon cœur aime. J'en suis terriblement amoureux et je ne te cache pas que tout cela est nouveau pour moi. Mais elle et moi nous voulions être discrets. Nous venons maintenant d'officialiser notre engagement »
« Ah ! Venant de toi, je n'ai pas de doute que, tu aies bien muri l'affaire. Je te connais bien, pour ne pas en douter donc je vais t'épargner les remarques, sur ta certitude et la rapidité de tout cela. »
« Effectivement ! »
« Mais voilà une bonne raison pour que nous nous retrouvions pour échanger. Je la connais ? »
« Non ! Elle n'est pas de notre milieu. »
« Qu'est-ce que tu appelles notre milieu ? Laisse toutes ces considérations, tu me connais assez pour cela. Elle est de Seattle ? »
« Oui elle est ici ! Et actuellement je suis avec elle chez moi. Si tu veux, viens avec ta femme ? »
« Oh ! Stella est en voyage, elle revient demain et je comprends que tu ne veuille pas la laisser seule. Vraiment félicitations ! Une femme chez toi ? C'est vraiment sérieux. Je ne vais pas insister, nous aurons le temps d'échanger et tu me la présenteras. »
« Non ! Nous allons venir ensemble à la marina et je te la présenterai. Ensuite tu nous laisseras. »
« Ok ! Je vais venir dans 2h et je resterai 30 mn pour échanger avec vous, ensuite j'irai voir TOM. »
« Ah celui-là ! qu'est- ce qu'il devient ? »
« Il vient d'acheter un petit bateau et compte le présenter à ses amis. Tu le connais, il ne change jamais. Je ne voulais pas y aller mais finalement, je pense y faire un tour. »
« Ok ! Donc à tout à l'heure. » Je raccroche. TOM Stewart, ce prétentieux et fils à papa, il ne changera jamais. Je suis sûr que toute la gente féminine de Seattle y sera. Je me lève et sors de mon bureau. Elsa est très concentrée sur son film, mais je sais que sortir lui fera du bien.
« Bébé, Nous sortons un peu ? »
« Pour aller où ? »
« J'ai envie que nous prenions de l'air marin à la marina qu'en dis-tu ? »
« Oui... c'est une bonne idée ! Mais c'est très fréquenté ce lieu, est ce que nous ne serons pas exposés ? »
« Il n'y a plus de problème ? Nos familles sont informées. Et c'est bon comme cela ! j'ai envie de sortir avec ma femme. »
« Je ne suis pas encore ta femme mon Ange ! »
« Tu le seras bientôt ! C'est tout comme. Tu es à moi de toute façon » Elle se lève et se dirige vers la chambre, ce que je fais également.
Nous sortons ensemble 30 mn plus tard. Elle porte un jean moulant bleu nuit avec un polo bleu ciel. Elle a relevé ses cheveux en chignon sur sa nuque avec des mèches rebelles encadrant le contour de son visage. Elle est maquillée légèrement et porte une chaussure compensée à lanière blanche. Elle est belle à tomber. Je porte moi un polo blanc avec un jean moulant bleu nuit et une chaussure bleue. Mes cheveux sont en bataille comme quelqu'un qui vient de faire l'amour. Elsa m'a demandé de les laisser comme ça et du coup j'aime l'air qu'ils me donnent.
Nous arrivons à la marina après 1h de circulation tendue. Steve y est déjà assis. Je le vois et je me dirige vers lui en tenant Elsa par la taille. J'ai déjà prévenue que nous verrons mon ami. Dès qu'il me voit il se lève. Je sens par son sourire et le regard qu'il porte à ma compagne qu'il est sous son charme. Je n'aime pas ça ! Je le connais, je sais qu'il n'est pas du genre infidèle et frivole, mais je ne supporte pas le regard qu'il porte à Elsa.
« Salut Steve ! Je te présente ma fiancée, Elyséa Smith. Elsa je te présente Steve WILLIAMS, mon ami. » Elle et Steve se font les bises. Steve est carrément sous son charme. Il n'arrive pas à la quitter des yeux.
« Steve ? » Il se détourne enfin d'elle et se tourne vers moi. Il remarque ma mine et comprend mon humeur. Il sait que je suis très possessif.
« Tu as déniché une perle Bro ! Ne m'en veux pas. Félicitations ! »
« Merci ! Mais arrête de reluquer ma femme !» Il se met à rire et Elsa également.
« Je peux te tutoyer Elsa ? »
« Pas de problème ! »
« Tu es à Seattle depuis longtemps ? »
« Juste 2 ans. » Je me tourne vers Steve. Je n'aime pas sa façon de regarder Elsa. Je pense que nous allons quitter le lieu ! Je sais qu'elle est belle et qu'elle ne laisse pas les hommes indifférents, mais je ne supporte pas être témoin de cela.
« Ah ! Je vois tu travailles dans quel domaine ? »
« L'électronique, je suis commerciale. »
« Tu as fini Steve ? »
« Eh ! Ne te fâche pas Bro ! Je veux juste connaitre ta femme. » Elsa me caresse la main pour me calmer. Je me tourne pour la regarder et lui rend son sourire.
« C'est fou, comment la tension sexuelle entre vous deux est palpable ! Je n'ai jamais vu une telle alchimie ! » s'exclame Steve en nous regardant. Il ferait bien de garder ses commentaires pour lui celui-là.
« Oui ! nous en sommes conscients ! N'est-ce pas Jerry ? »
« Oui oui ! » Hum j'aime le diminutif qu'elle m'a trouvé. Nous échangeons ensuite avec Steve. L'atmosphère est plus détendue. Il semble s'être remis de sa présentation avec Elsa. La communication est fluide entre nous trois. Je suis de plus en plus fière d'Elle, de sa façon de se tenir en publique. Elle est d'une élégance dans sa façon de se tenir et dans ses conversations, que même Steve en est émerveillé. Il nous laisse 45 mn plus tard avec une très bonne impression d'elle. Je reçois un sms de lui, confirmant mon pressentiment.
"Bro ! félicitations ! si je ne te connaissais pas et n'aimait pas Stella, je lui aurais fait la cours. C'est une perle „
Je lui réponds automatiquement.
"Tu es malade ! tu as intérêt sinon je te tue ! Merci !„
Il me répond
"Il y a de quoi tuer ! lool … tu n'as pas attendu pour rien ! dépêche-toi de l'épouser et de lui faire des bébés, parce que je suis sûr que tu ne dors pas les nuits…. lool„
Je réponds également.
"Vas te faire foutre Steve ! laisse mes nuits tranquilles. Et ne t'en fais pas tu es mon témoin en octobre. „
Il répond
"Parfait ! j'en suis honoré. Bien ! Je te laisse avec ta fiancée. Félicitations encore !„
Je ne réponds plus. Elsa et moi déjeunons à la marina et ensuite marchons le long de la baie. Nous rentrons ensuite. Elle a bien appréciée cette journée et également Steve.
Je pars récupérer Elsa à son boulot, à 16h 45. J'arrive et la trouve en conversation avec Will une seconde fois devant les locaux de son entreprise. Je sors de la voiture pour les rejoindre. Arrivé à son niveau, je l'attire à moi et lui fais un baiser sur les lèvres. Je l'enlace par la taille et tend la main à son visiteur. Je le fixe dans les yeux pendant que j'échange une poignée de main ferme avec lui. Il me rend ma poignée de main et me fixe également. Il a compris mon message et me répond que ce n'est pas fini. C'est un langage d'homme. Elsa et moi nous quittons les lieux toujours enlacés.
« C'était quoi ça ? » me demande t'elle quand nous rentrons dans le véhicule
« Et toi ? Qu'est- ce qu'il te voulait ? Tu ne peux plus discuter comme cela avec un homme dans les rues Elyséa ! »
« Je suis commerciale, Jérôme je vais discuter avec des clients. »
« Lui, s'en est pas un ! Qu'est-ce qu'il te voulait ?»
« Je ne sais pas ! Je l'ai trouvé devant quand je suis sortie. Il me disait attendre quelqu'un. Il m'a juste demandé comment je me portais. Tu es arrivé juste après. »
« Il connait des personnes dans cette société ? »
« Oui ! C'est même lors d'une de ses visites que nous nous sommes rencontrés. Je crois qu'il a des amis dans nos locaux. Mais c'était quoi tout à l'heure. Vous sembliez vous défier. »
« Je lui ai juste passé le message. » Nous atteignons Elliot Bay. Je demande à Richard de s'arrêter pour me prendre des cadeaux pour mes beaux-parents.
« Quel message ? » Je me tourne pour la regarder intensément. Si elle savait ce qu'elle représente pour moi et ce que je suis prêt à faire pour elle. Je ne la partagerai pas et jamais je ne permettrai qu'elle me quitte. JAMAIS.
« TU. ES. A. MOI. Et que jamais je ne laisserai quelqu'un t'approcher. » Elle s'avance vers moi et me prend une joue et y pose un baiser.
« Tu n'as pas besoin de lui dire cela. Il le sait ! Et c'est moi qui choisit et je t'ai choisit. » Nous nous regardons intensément. Elle sait que je suis sincère et moi également. Je me baisse et lui donne un baiser.
« Il avait besoin que je le lui dise ! Il n'est pas prêt à laisser tomber !» Elle pose la tête sur mon épaule et ne dit plus rien.
Nous arrivons à l'héliport, l'hélico est stationné et prêt au décollage. Je l'aide à descendre du véhicule et nous nous dirigeons vers la piste de décollage. Mike le pilote, nous prépare pour le vol, après les consignes d'usage. Nous aurons 45 mn de vol, durant lesquels, Elsa pourra voit Seattle en vue aérienne et le coucher du soleil.
« C'est ton premier vol en hélico Bébé, reconnais tu ce lieu la bas ? » je lui montre la tour de Boing.
« Oui c'est Boing ! J'ai déjà vue le plan aérien de la ville en vidéo. »
« C'est vraiment un très beau paysage. »
« Effectivement ! Je le trouve diversifié et très magnifique »
« Tu penses que je vais plaire à ton père ? Qu'est ce qui a été ses inquiétudes à mon sujet ? Juste ma situation sociale et celle de ma famille ? »
« Humm… Oui ! Et également le fait que tu es un personnage publique, ce qui rime avec souvent une instabilité. Il se demande si tu pourras m'être fidèle et si tu ne trouveras pas, que je ne fais pas le poids pour tes ambitions. »
« C'est beaucoup de choses en même temps. Je sais que ces inquiétudes sont fondées, mais tu me connais bébé, je ne suis pas comme ça ! Je pense que si toi, tu en es rassurée, lui, le sera également. »
« Je sais ! » elle ne dit plus rien. Son silence m'inquiète. J'espère qu'elle me fait assez confiance pour savoir que je ne suis pas un coureur de jupon, ou un homme qui aime faire la fête. Elle doit me connaitre suffisamment maintenant. Jamais, je ne la ferai souffrir. Je me penche vers elle et tourne son visage vers moi.
« Qu'est ce qui ne va pas bébé ? Tu doutes de moi ? Que dois-je faire pour que tu comprennes et que tu sois certaine que c'est Toi et Toi seule que je veux. T'ais je depuis que nous sommes ensemble, donné une occasion d'en douter ? »
« Non Jerry ! Je ne doute pas. Je réfléchissais au fait qu'est-ce que moi, je pourrais supporter la pression de la presse ? Je ne veux pas sous le feu des projecteurs, mais je t'aime et je suis follement amoureuse de Toi. »
« Ne t'inquiète pas pour cela. Je ferai de sorte que notre vie privée soit respectée et je veillerai à ce que nous ayons une vie non exposée je ne veux pas également que nous soyons sous le feu des projecteurs. Mon chargé de communication et mes avocats y veillent. » Je la sers dans mes bras et pose mon nez dans ses cheveux. Elle sent très bon. De toute ma vie, je réalise que je n'ai jamais tenue à quelque chose comme je tiens à Elle. Je ne m'imaginais pas comme cela un jour et voilà que tout à changer.
Nous arrivons à Portland, chez son père à 18h. Un véhicule de location nous attendait à l'atterrissage. Les parents d'Elsa habitent dans le Nord-Ouest de Portland. Nous sommes accueillis sur le seuil de la porte par la belle-mère d'Elsa. Elle devance Elsa et se présente.
« Je suis Janet Lee, Epouse du père d'Elsa. Vous êtes Mr Trawel ? »
« Jérôme Trawel! Enchanté de faire votre connaissance, Madame SMITH » je lui tends un bouquet de fleurs qu'elle récupère avec enthousiasme. Elle se tourne vers Elsa qui nous observe en silence et lui fait les accolades.
« Tu es très rayonnante, Elsa. »
« Toi également Janet » elles se prennent la main et me conduise dans le salon. C'est une pièce très sobre et bien décorée. Le père d'Elsa nous attend assis devant la télévision. Il se lève dès que nous entrons et sers sa fille dans ses bras. Son geste traduit tout l'amour qu'il lui porte. Elle se tourne ensuite vers moi et me présente.
« Papa ! Je te présente Jérôme » celui-ci me fixe droit dans les yeux et me tend la main.
« Sam Smith, le père d'Elsa »
« Jérôme Trawel, son fiancé » Il me lance un sourire dans le coin de la bouche. Il nous invite à nous assoir, pendant que Janet nous sers des apéritifs. Nous regardons le match des Lakers contre Chicago Bulls, ensemble.
« Janet, peux-tu aller montrer à Elsa le menue de ce soir pour voir s'il y a quelque chose qu'elle souhaiterait ajouter ? » Elles se lèvent toutes les deux et me laisse seul avec lui.
« Jérôme, je voudrais savoir tes véritables intensions pour ma fille »
« J'aime votre fille et je veux qu'elle soit ma femme ! »
« Je ne veux pas que tu la fasse souffrir. Tu es très riche et ta famille également. Nous sommes très modestes. »
« Cela n'est pas un problème pour moi. J'ai toujours voulu un mariage d'amour et pas d'intérêt. C'est comme cela que nous avons été éduqués. Pour moi, ce que j'ai est à elle et elle le sait. Je ne veux pas qu'elle se sente entretenue ou qu'elle perde sa fierté, mais je ne veux pas également qu'elle manque de quelque chose. Je veux bâtir une famille avec elle. »
« Tu es sur que tu n'es pas déjà engagé ailleurs ? »
« Je peux vous rassurer que Non, de plus je ne ferai jamais souffrir Elsa. » il m'observe un moment sans rien dire.
« Je ne sais pas, mais tu m'inspire pas confiance. Mais ma fille ne m'a jamais dit qu'elle aimait un Homme. C'est la première fois. Je ne vais pas la faire souffrir, mais je te préviens que quel que soit tes moyens, si tu fais du mal à ma fille, je te Tue. » Je reste de marbre à ses mots. Je m'attendais à tout sauf à cela. Je fais l'effort de garder mon calme.
« Cela n'arrivera pas Mr Smith, rassurez-vous ! Je tiens énormément à votre fille et vous aurai le temps de vous en apercevoir. J'aimerai que vous m'accordiez la main de votre fille.» Il relève brusquement la tête et me regarde.
« Vous êtes déjà fiancés ? »
« Elle et moi nous nous sommes engagés, mais je tiens à ce que vous m'accordiez la main de votre fille. Je vous promets de prendre soin d'elle, de l'aimer tout au long de ma vie. »
« J'apprécie, votre geste. C'est une grande marque de considération et de respect. C'est vrai que pour un homme de votre rang, vous me semblez très respectueux. Comme je vous l'ai déjà dit, je ne veux que le bonheur de ma fille. Elle m'a dit que c'est toi qu'elle voulait. Je la connais, elle ne me le dirait pas, si elle n'en était pas certaine. Je t'accorde de ce fait sa main. Mais je tiens à te dire que je t'ai à l'œil. » Je me sens soulager.
« Merci Mr Smith. Je vous promets de la rendre heureuse. » Elsa et Janet font leur entrée et nous invite à diner. Nous nous installons autour de la table, qui prend que 6 personnes. Nous dinons dans une ambiance agréable. Le père d'Elsa semble plus détendu. Apres le diner, il demande à parler avec sa fille en apartheid. Je reste avec Janet devant un documentaire sur l'Australie. Leur entretien dure 30 mn. Ils ressortent le sourire aux lèvres, en plaisantant sur la barbe de Sam. Nous restons 20 mn encore et ensuite prenons congés d'eux.
« De quoi ton père et toi avez-vous parlé ? »
« De Toi et Moi ! Il me donnait ses impressions sur toi et les conseils d'usage. Il m'a dit que tu lui as demandé ma main. Il a beaucoup apprécié ton acte. »
« Il me l'a signifié. Quels ont été ses impressions ? »
« Il t'a trouvé simple et respectueux. Il est quelqu'un de très prudent donc il attend encore pour te faire entièrement confiance. Mais le connaissant, je crois que tu lui as fait une bonne impression. »
« C'est pas ce qu'il m'a laissé entendre. Il m'a menacé de me tuer si je te faisais du mal. » Elle se met à rires.
« Il t'a dit cela ? »
« OUI ! Mais je l'ai rassuré qu'il n'aurait pas à le faire parce que je ne te ferai jamais de mal. »
« Je vois ! C'est vrai qu'il est souvent très dur dans ses mots mais c'est un homme très gentil. Tu vas l'apprécier. »
« Il ne me fait pas peur. J'aurai réagis pareillement et moi-même je suis prêt à tuer tous ceux qui te ferons du mal, c'est certain. Je le comprends parfaitement. »
« OK ! bien nous voilà officiellement engagés. En plus tu as obtenu ma main. »
« J'en suis ravie d'ailleurs. Je ne pouvais pas attendre un jour de plus, maintenant tu es officiellement ma fiancée et pas pour longtemps. Le mois d'octobre me semble finalement trop loin, je pense qu'on devrait songer à revoir notre date. »
« Tu trouves Octobre trop loin ? C'est dans 4 mois et c'est vite passé. »
« C'est long ! Je veux que tu sois Elyséa Trawel très rapidement. » Nous atterrissons à Seattle à 21h. Elsa souhaite aller dans son appartement, ce qui me déplait beaucoup, mais je n'ai pas envie de discuter, après notre visite chez son père. Nous restons un moment devant la tété et je prends congés d'elle. J'ai un rendez-vous important demain, je dois le préparer. Durant le trajet, je repense à toute cette journée. Tout a été bien dans l'ensemble, sauf l'épisode WILL. Il habite à 300 m d'elle et selon les rapports de mes agents, il rode souvent autour de son immeuble et son lieu de travail. J'arrive au Fifteen Twenty one à 23h et je rentre directement dans mon bureau pour y travailler. Mon portable sonne : C'est elle.
« Tu es bien rentré ? » à l'entendre, elle semble perdue
« Oui ! J'ai même commencé à travailler. »
« Tu me manques ! » Je souris. Je pense que ce fut une bonne idée de rentrer finalement.
« Tu aurais dû venir avec moi Bébé ! Tu me manques aussi. Mais je crois que tu voulais être seule, pour réfléchir à la journée et je pense que c'est une bonne idée.»
« Non ce n'était pas une bonne idée finalement. Je croyais que nous resterons ici, mais toi tu n'as pas voulu. Je pensais que tu resterais. »
« Je ne pouvais pas Bébé, tu le savais ! Je ne voulais pas encore me chamailler avec toi sur ce sujet. Je pensais que tu souhaitais faire un bilan en restant seule, c'est pourquoi je n'ai pas voulu insister. »
« C'est fou comment en moins de temps, je me suis liée à toi au point de ne pas supporter ton absence. Je n'arrive pas à dormir, je pense finalement venir te rejoindre. » Bingo ! C'est très bien tout ça ! Je crois que nous ne reviendrons plus sur ce sujet, dans l'avenir. Mais je vais aller jusqu'au bout.
« Reste ! Tu vas trouver le sommeil. Demain je passerais te chercher très tôt le matin. Passe ce soir ta dernière nuit sans moi, parce que c'est vraiment de ça qu'il s'agit. Apres ce soir, tu n'auras plus d'excuses, sauf cas de déplacement professionnel. Dors bien Bébé ! Je t'aime ! Rêve à moi surtout. Bisous à demain.»
«Ça c'est une évidence, je rêve toujours de nous. Je t'aime aussi, bisous et à demain mon Ange » Elle raccroche. Je sens que ma nuit sera longue…
