XIII
« Tu sembles épanouis, ça se voit que tu es heureux Bro ! Comment va ta fiancée ? »
« Elle va bien merci ! Je ne savais pas que cela se voyait tant, parce qu'effectivement je suis heureux. Je suis impatient de faire d'elle mon épouse. Mais en même temps je ne te cacherai pas cela m'angoisse un peu. » Je suis assis au All City Coffee avec Steve.
« Qu'est ce qui t'angoisse ? Si je ne suis pas indiscret. »
« Non pas du tout tu sais que tu es mon meilleure ami. C'est juste que je m'inquiète qu'un jour elle se lasse de moi. Je sais que je suis très possessif et cela peut à la longue l'étouffer et par la suite l'éloigner de moi. »
« Mais elle t'aime tu n'en doutes pas ? Quand on aime vraiment ce genre de chose n'arrive pas. Pourquoi tu penses à ce genre de choses ? »
« Je sais qu'elle m'aime et je n'en doute pas. C'est moi qui m'inquiète. Comme tu fais avec Stella ? »
« Je n'improvise rien. Je suis ce que je suis et elle me connait, m'accepte et m'aime telle que je suis. Elle peut s'énerver pour des choses, mais cela ne va pas plus loin. Toi, est ce que tu penses que son comportement pourrait t'éloigner d'elle ? »
« Non je ne crois pas. »
« C'est pareil je crois pour elle aussi. S'en est-elle déjà plein de ta possessivité ? »
« Non pas du tout »
« Alors il n'y a pas lieu de t'angoisser pour cela. N'empêche que c'est vrai te connaissant, je ne comprends pas pourquoi elle ne s'est pas encore enfui ? » Je lui lance mon poing. Nous éclatons de rires.
« Arrête de dire n'importe quoi. Si Stella n'a pas fuis ta mauvaise haleine ce n'est pas Elsa qui me fuirait pour ma possessivité » Nous continuions de bavarder de nos couples et de nos affaires. Il est 2 h de l'après-midi quand nous nous séparons, Richard me conduit à JT Industry. Pendant le trajet perdu dans mes pensées, je fais un bilan de ces deux semaines écoulées.
Elles ont été calmes et cela m'en réjouis. J'ai réussi à fiabiliser le service de sécurité, ce qui nous a permis d'éviter d'autres désagréments comme celui du bouquet de fleurs. Will et Kristel n'ont plus fait parler d'eux, ce qui semble me faire croire à un repli stratégique. D'après les informations que nous avons peu obtenir, Will aurait démissionné de sa boite pour une autre actuellement inconnue et aurait même déménagé.
Le weekend end passé nous avons finalement eu notre rencontre familiale au grand plaisir de mon père. Ma mère est restée cependant un peu distante de toutes ses belles filles au mécontentement de mes frères et moi. Elsa et moi avons profité au maximum de l'un et l'autre ces jours ci. Nous n'avons pas été un seul jour dans son appartement malgré le renouvellement de son bail. Nous apprenons à mieux nous connaitre et chaque jour qui passe nous sommes de plus en plus amoureux l'un de l'autre. Une chose que j'apprécie encore plus, ceux sont nos ébats amoureux qui sont très explosifs. L'alchimie entre nous dépasse toutes mes attentes. Je crois que je ne pourrai jamais me rassasier d'elle. Elle m'excite sans efforts. Nos échanges de regards, nos contacts, même nos moments de pur silence sont chargés de passion et de tendresse. La tension sexuelle entre nous est insupportable. Je me souviens même d'une remarque de Stanley et Fred à ce sujet lors de nos dernières retrouvailles.
« Franchement Jérôme la tension sexuelle entre Elsa et toi est insoutenable ! Vous ne faites que baiser ou quoi ? » S'exclamait Stanley après qu'Elsa et moi avions échangé un bref baisé avant que nous allions pécher.
« Effectivement je l'ai remarqué. Tu n'as pas peu la quitter des yeux un instant, comme si tu avais besoin de cette connexion pour te sentir bien. Comment fais-tu pour tenir à ton bureau ? » M'interrogeait Fred.
« Je ne sais pas. Je ne vois pas de quoi vous parlez. Je ne fais pas attention. Mais je crois vous êtes pareilles avec Christelle et Kate. Je ne vois donc pas pourquoi vous vous en étonnés ? Et puis nous sommes deux jeunes fiancés, qu'est-ce qui vous étonnent à ce point ? »
« Nous ne nous en plaignons pas! N'est pas Stanley ? Au contraire nous en sommes ravie que tu puisses expérimenter ce que c'est d'être éperdument amoureux l'un de l'autre. »
« C'est vrai que cela me réjouis mais je ne crois pas, Fred qu'à nos début Kate et moi et même Toi et Christelle que cela se voyait tant. J'ai même remarqué que cela avait un peu attristé maman. »
« Et pourquoi en serait-elle attristée ? Elsa et moi nous sommes amoureux et elle le sait »
« Humm… le savoir et le vouloir c'est deux choses » me répondent t'ils à l'unisson
« Que voulez-vous dire par là ? Qu'est-ce que vous me cachez »
« Rien que toi-même tu dois savoir. » Réponds Fred
« Tu sais bien que maman aurait souhaité que tu sois avec Kristel et je ne crois pas qu'elle ait abandonné cette idée la connaissant. Elle semble, vouloir avoir son mot à dire dans le choix de ton épouse et je ne saurais te donner les raisons. » Reprends Stanley
« Elle peut vouloir ce qu'elle veut. Mon choix pour ma vie matrimoniale est le mien. Etait-ce également la même chose avec vous ? »
« Non pas du tout ! Elle avait certes montré qu'elle n'appréciait pas trop nos choix mais je ne me souviens pas qu'elle se soit tant impliquée. Mais ne fais pas attention. Avec l'Age les femmes deviennent souvent un peu trop exigeante et en plus papa semble très content de ton choix. » Clarifie Stanley. Fred l'interrompt par un signe de la main pour nous demander de laisser tomber le sujet.
A notre retour de la pêche, j'ai longuement observé ma mère pour comprendre son besoin de vouloir effectivement intervenir dans mon choix. Elle semblait très distante de Kate et Christelle pourquoi ? Est-elle à ce point porté sur le matériel. Elle m'a toujours laissé croire qu'il fallait se marier par amour. Et cela est évident qu'Elsa et moi nous nous aimons et cela est pareille pour Fred et Christelle comme pour Stanley et Kate. Ils me font la remarque de mes regards énamourés avec Elsa mais pour eux également c'est pareille. Donc qu'est ce qui gêne autan maman ?
Elsa qu'en à elle ne semblait pas être affectée par l'indifférence de maman. Elle est très différente de mes belles sœurs. Elle ne laisse pas transparaitre ses complexes ou ses émotions. Elle semble toujours à l'aise dans ses gestes, mais la connaissant très bien je sais qu'elle supporte mal le comportement de maman.
Richard m'ouvre la portière ce qui me ramène à l'instant présent.
« Nous devons récupérer Miss SMITH à 17 h 30 au lieu de 17 heures et je compte l'envoyer diner au Shuckers ce soir. »
« Bien reçu Mr. »
Je descends et j'emprunte l'ascenseur. Quand j'arrive au niveau de mon bureau, un cadeau emballé de couleur rouge vif attire mon attention au niveau de Kimberly. Je m'en détourne et rejoins mon bureau. Kimberly rentre 3 minutes après moi.
« Mr, ce colis est arrivé à la réception ce midi. Il vous est destiné. » Grande est ma surprise et elle le remarque. A la couleur du paquet je me demande, si Elsa ne veut pas me faire une surprise.
« Il est de qui ? »
« L'expéditeur n'a pas mentionné son nom. Il y a juste une carte à votre attention. »
« Je ne prends pas de colis anonyme vous le savez ? »
« Excusez Mr, mais avec la couleur de l'emballage, pour ne pas être indiscrète, je me suis dit qu'il venais certainement de votre fiancée. »
« Elle ne me ferait jamais parvenir un colis anonyme. Mais laissez-le sur la table, je le verrai après. Réservez-moi une table pour deux au Shuckers à 19 heures. »
« C'est noté Mr. Je commande le menu du soir ? »
« Non ce n'est pas nécessaire. Nous commanderons sur place. Merci. » Elle sort de mon bureau. Un colis anonyme ? J'appelle Rick.
« Mr TRAWEL »
« Je viens de recevoir un colis anonyme. Tu dois en être informé ? »
« Oui je le suis Mr et nous avons déjà tracé le colis. Nous vous attendions pour vous faire notre rapport »
« Et donc il est de qui ? »
« Il est de WILL PEARSON. Ce sont des images. »
« AH ! »
« Il l'a fait parvenir de façon indirect mais nous avons peu le démasquer. Je vous conseille que ne pas le toucher sans la présence de votre avocat.»
« Je vois… Je te recontacte. » J'appelle automatiquement Landon mon avocat personnel.
« Jérôme ! »
« Je viens de recevoir un colis anonyme. Mon conseiller en sécurité me conseil de l'ouvrir en ta présence »
« A tout de suite alors » Je raccroche. WILL PEARSON ? Que contient ce colis ? Décidément il n'a pas fini de faire parler de lui. Il est pauvre en stratégie apparemment, toujours des colis anonyme. Landon fait son entré dans mon bureau.
« Il a un drôle d'emballage pour un colis qui doit être ouvert en présence de ton avocat Jérôme ? »
« Effectivement c'est certainement pour faire diversion. Nous l'ouvrons, je suis impatient de connaitre le contenue »
Landon prend le colis et l'ouvre. Il contient une boite en cuir marron. Il l'ouvre également et il en sort des images… deux exactement. Il les pose sur la table en les séparant….. Je reste sans voix…. Mon Dieu !... Ce sont des images d'Elsa en compagnie d'un autre homme. Ma vision se brouille. Mon pool s'accélère. Landon et moi échangeons un regard. La tension est telle, que je ne peux plus respirer. Ces images me sont insoutenables. Voir Elsa avec un autre homme, est une vision que je ne pourrai jamais supporter. Je me lève et je vais directement dans les toilettes. Je m'appuis sur le lavabo pour reprendre le contrôle de mes sens. Je n'y arrive pas. Je reste dans cette position un moment qui me semble une éternité. Je tremble de tout mon être. Comment est-ce possible ? Je réfléchi… ce n'est pas possible il faut que je regarde ces images de plus prêt. Je reviens au bureau et inspire profondément pour me donner la force d'affronter ces photos. Landon ne m'a pas quitter des yeux et à l'expression de son visage je sens qu'il compatie à ma douleur. Il sait ce que représente Elsa pour moi.
Je prends les photos une par une pour les observer. Elsa est couchée sous un homme qui a enfouis son visage dans son cou, elle a les yeux fermés mais on l'a reconnait bien. Je pourrai la reconnaitre parmi un milliard de femmes. Sur l'autre elle est assise en petite culote sur le canapé et l'homme lui lève les clavicules. Je ne me rends pas compte mais je lui dessine la bouche avec mon doigt. Cette bouche….mon visage se crispe. Landon se lève et vient à mon niveau pour récupérer les photos. Je refuse de les lui donner. Je ne veux pas qu'il voit Elsa comme ça. Il pose la main sur mon épaule.
« Jérôme, ceux sont des images personnels. Celui qui les a prisent n'avait pas le droit de les faire sans le consentement de ta fiancée. Je sais que tu souffres mais il te faut garder toute ta lucidité pour que nous résolvons ce problème »
Je lui lance un regard noir, mais je sais qu'il a raison. Mais pendant que j'y pense ses images sont t'elles récentes ? Mon cœur se serre. Non je ne le crois pas. Je les observe encore plus attentivement. Elle semble avoir plus de 3 Kg que son poids actuel.
« Tu as raison. Peut-on savoir de quand datent ces images ? »
« Avec une photo pareil … c'est possible avec des experts »
« Que me conseil-tu ? »
« D'en discuter avec ta fiancée. S'il y a une plainte c'est elle qui doit le faire » Je sais au fond de moi que ses photos datent d'avant moi. Mais n'empêche que je veux bien m'en assurer.
« Je veux d'abord connaitre la période de ces clichés avant de lui en parler »
« Mais elle est la mieux placée pour te donner cette information tu ne crois pas ? »
« Je sais …. Merci »
« Il va aussi falloir relever les emprunts sur ces images. De toutes façon à part les miennes et les tiennes il devrait en avoir d'autres. » D'autres personnes ?... qui ? Elles ont vu Elsa dans cette position.
« Et n'oublie pas que la personne qui te l'a envoyé peut vouloir te faire un chantage. Tu es un personnage public et riche. Tu as officialisé tes fiançailles. Avec de telles images ont peu te faire chanter. Combien de tirages, il y a de ces photos. Je ne pense pas que ce soit juste pour te faire souffrir. »
Merde ! Il a raison. Si ses images tombent dans la presse, Elsa ne supporterais pas toute cette médiatisation. Elle pourrait même me quitter ? Rien qu'y penser ma poitrine me serre et je m'étouffe. Landon se précipite vers moi pour m'aider. Mon pool s'accélère encore une fois. Cette fois ci c'est pire que la première fois. Il m'aide à m'assoir. Elsa ne peut pas me quitter, j'en mourrais. Que vont dire mes parents ? Oh maman ! Elle va trouver là une occasion pour rabaisser davantage Elsa. J'ai la migraine rien qu'en pensant à toutes les conséquences de la diffusion de ces images. Elsa qui tient tellement à son image… Mon Dieu ! Je prends mon téléphone et appel Rick et Richard. Landon se rassoit et sort son bloc note pour noter des éléments.
« Mr Trawel ! »
« Je vous attends dans mon bureau en urgence » Je ne reconnais même pas le son de ma voix. C'est la première fois qu'elle est de la sorte enrouée. Je boue de l'intérieure. Ils arrivent à l'instant.
« Prenez place. Landon va vous faire le point de la situation. » Je leur montre le divan. Je ne me sens pas capable de commenter quoi que ce soit dans l'état dans lequel je suis. Landon leur fait un récit précis de la situation et des éventuelles conséquences. Rick donne plus de précision sur l'expéditeur du colis et son transit. Je les écoute sans rien dire toutes mes pensées étant sur Elsa et sur sa réaction. Tout était parfait entre nous, nous devions même commencer préparatifs de notre mariage dans une vingtaine de jours. Nous avons fait passionnément l'amour la veille. Et voilà que ces images peuvent tout bouleverser. La douleur me transperce. La voir, sur ces photos à réveiller une jalousie mélanger à une peur indescriptible de la perdre. Je suis fou d'elle. Je ne peux même pas imaginer mon existence future sans elle. Je me lève et me dirige vers les baies de mon bureau par lesquelles j'ai un très beau panorama de la ville de Seattle avec une belle vu du Space Needle, laissant discuter Rick, Richard et Landon dans le salon de mon bureau.
Elle est tellement douce, sexy et sensuelle sur ces photos, elle est mienne. Cet homme qui est-il ? Elle m'a dit avoir perdu sa virginité, lors d'un viole quand elle était au lycée. Sur ces images elle est mature et consentante. Ce doit être celui avec qui elle a eu une aventure d'un soir. C'est vrai ! Elle disait avoir été droguée. Ce doit être ça ! Mais pourquoi des images ? Le savait-elle ? Comment des amies peuvent-elles être si méchantes. Où ont eu lieu ses rapports ? D'après Rick c'était chez elle. Mais donc qui a pris ses photos ? Et Will comment s'en ait il procurer ? Et si ce n'était pas cette aventure, s'il y avait une autre avec Geoffrey…. Putain ! Que c'est douloureux.
Je reviens au salon, il faut que je clarifie des choses.
« Rick, dans ton enquête sur Elyséa, a-t-elle eu d'autres relations à par les deux dont tu m'en as parlé ? »
« Pas à ma connaissance Mr. Ceux sont les deux seules aventures. Apres elle s'était beaucoup renfermée »
« Tu es sur qu'il n'y a rien eu avec Geoffrey ? »
« Rien Mr ! »
« Elyséa m'a dit que Will avait détourné un mot de Geoffrey à son intention, et lui avait dit de faire attention à PEARSON. Trouvez de quoi il s'agit.»
« Ok Mr ! »
« Êtes-vous sûr que ces images ne sont pas récentes ? »
« Nous en sommes sures Mr. Depuis votre rencontre avec Miss SMITH nous ne la quittons pas des yeux. » Ils ont raison. Ouf cela me soulage même si je le savais. Ce que nous partageons est particulier.
« Il faut savoir s'il n'y a pas d'autres images ? »
« Il y en a certainement Jérôme.» Réponds Landon.
« Ces images oui ! Mais je me pose la question de savoir s'il n'y a rien d'autre avec un autre homme. Moi ! Nous avons eu à coucher ensemble deux fois dans son appartement. Et si c'était un pervers qui y avait mis une caméra ? Cet agent qui avait été payé par Will par exemple ? Nous avons peu facilement mettre des caméras chez elle à une certaine période et si tous n'avaient pas été enlevé ? » En y pensant mon cœur se serre. Rick, Richard et Landon ont compris ce à quoi je faisais allusion. Et si tout cette histoire révélait que moi également je la faisais surveillée ? Elle ne me ferait plus confiance….. Et me quitterait immédiatement… Je m'étouffe.
« Cela complique tout Jérôme. C'est vrai que si ce WILL a eu déjà cette information, il a déjà tout planifié. Le risque est trop grand. Nous ne pouvons pas le poursuivre. Si nous ne le faisons pas et qu'il transmet tout à la presse, elle le saura, portera plainte et découvrira également ce que tu as fait avant d'être avec elle. Tu comprends l'ampleur que prendra sa déception. » Intervient Landon en s'affaissant dans le divan.
« Nous devons reconnaitre que ce WILL a vraiment bien planifié son coup » reprend Richard.
Le risque est énorme. Je ne peux le courir. Mais si Elsa ne le sait pas et qu'un jour elle l'apprend je briserai tout espoir de la reconquérir. Comment faire ? Mon téléphone sonne au même moment. C'est Kimberly
« Mr, Il est 17 heures 15. Votre diner est pour 19 h. » C'est vrai notre diner !
« Merci ! » Je raccroche. Je lève mes yeux vers Richard.
« Nous devons aller chercher Elsa. » Je parle comme un automate. La peur me noue l'estomac. Je ne me suis jamais senti aussi impuissant et en danger. J'ai trouvé l'amour et je risque de le perdre…
Richard descend préparer la voiture. Landon et moi nous séparons le temps de prendre du recul pour mieux analyser les contours du problème et trouver une solution. Parce que c'est cela, il me faut trouver UNE SOLUTION. Je ne peux pas perdre Elsa. Rick fait pareil. Nous avons à nous quatre gérés plusieurs problèmes dans le passé. Les coups des concurrents et bien d'autres situations plus ou moins complexes. Mais aucune d'elles ne mettaient en jeu quelque chose auquel je tiens comme Elsa. Un marché tu le perds mais tu regagne un autre. Il n'y a pas de sentiments. Mais les sentiments c'est différent, je n'étais pas préparer à ça.
Le trajet jusqu'à Electro-Security Inc semble plus court que d'habitude. Je redoute notre rencontre. L'inquiétude me ronge. Elle me connait trop et je ne pourrai pas lui cacher que quelque chose ne va pas. Je suis comme lessivé. Nous nous sommes promis de tout nous dire. Est-ce que je peux partager ce lourd fardeau avec elle ? Comme va-t-elle me regarder ? Comment va-t-elle se sentir ? Va-t-elle continuer à m'aimer ? Depuis que nous nous sommes rencontré, je me sens revivre. Elle a apporté beaucoup de joie dans mon existence. Aujourd'hui 30 Juillet 2015, cela nous fait à peine 5 mois de relation, mais j'ai l'impression que nous avons toujours été ensemble. J'avais pourtant tout cherché, pour ne pas que des cadavres mis dans nos placards viennent troubler notre couple. Mais comme si le sort s'était acharné contre nous, voilà que deux maudites images viennent tout risquer. Richard ouvre la portière du véhicule et mon pool s'accélère… elle monte et se tourne immédiatement vers moi. Son garde de corps Luck s'installe sur le siège passager.
« Tu m'as manquée … Jerry » Elle s'approche et me fait un bref baisé sur les lèvres. Elle sent que quelque chose ne va pas. Elle recule et me regarde dans les yeux. Je l'observe sans parler je suis tétanisé. Elle est tellement belle, je tends la main et dessine le contour de sa bouche. Elle m'observe sans rien dire. Je lui caresse la joue et lève les yeux vers elle.
« Qu'est ce qui ne va pas Jerry ? » s'inquiète t'elle
« Rien bébé ! Tu ne peux pas savoir combien tu m'as manquée. Je t'aime » Elle me sourit. Mais par son sourire je sais qu'elle est toujours inquiète.
Je me rapproche d'elle et l'embrasse tendrement... Notre baisé se change en un baisé plus profond. Elle se laisse faire et répond à mon baisé. J'ai besoin de la sentir. Nous prolongeons notre baisé avec juste des pause pour reprendre notre souffle et nous reprenons. Il n'y a pas de mots pour décrire ce que je ressens. Je ne pourrai rien dire. Je veux juste la sentir savourer le lien fort qui nous uni. Mais mes peurs ressurgissent et cela me freine dans mon élan. Je m'écarte et l'observe. Un éclair de tristesse l'envahit.
« Dit moi ce qui ne va pas. Et ne me réponds pas Rien, parce que je sens que quelque chose te tracasse. Quelque chose de sérieux. Je ne t'ai jamais vu comme ça » Nous arrivons en même temps au restaurant. Elle s'étonne que nous ne soyons pas rentrés directement.
« Je voulais que nous dinions au restaurant ce soir. Je voulais te faire la surprise. Cela ne te dérange pas ? »
« Pas du tout mon Ange. Merci pour l'attention, mais j'aurais peu me rafraichir avant de venir ? »
« Tu es parfaite tu n'as besoin de rien d'autres bébé. » Elle me sourit mais je suis incapable de lui rendre son sourire. Je ne savais pas que cela allait être plus compliqué. Je n'arrive pas à la regarder droit dans les yeux. J'ai l'impression qu'il existe un fossé entre nous. Je ne pourrais pas continué comme ça.
« Alors comme s'est passé ta journée ? » Elle me le demande juste après s'être assise. Je m'assoie à mon tour en face d'elle. Le restaurant est plein ce soir, alors que nous ne sommes que mardi. Habituellement, ce sont les vendredis qui affichent plein. Nous sommes installés sur une table discrète qui nous permet de ne pas être trop repérés. Un serveur vient à notre niveau pour prendre notre commande. Nous choisissons notre menu et une bouteille de vin.
« J'ai connue meilleure journée, pour répondre à ta question. »
« Qu'est- ce qu'elle a eu de si terrible ? » Le serveur revient au même moment avec notre bouteille de vin.
« Vous gouttez Mr ? » j'acquiesce de la tête. Il me sert et je goute. Je lui fais signe de servir.
« Tu m'as énormément manqué c'est tout.» Je plonge mes regards dans les siens pour qu'elle comprenne la véracité de mes mots.
« A moi également. » Elle me sourit et pour la première fois depuis ce midi, j'arrive à sourire.
« Et la tienne ? Tu as reçu beaucoup clients »
« Pas vraiment. J'ai juste eu deux réunions avec nos fournisseurs pour passer des commandes. Et ta rencontre avec Steve, ça été ? »
« Oui j'ai vraiment apprécié. Tu le connais toujours taquin. Il ne faisait que raconter des âneries. » Le serveur revient avec nos entrées. Nous mangeons calmement. Elle me raconte des anecdotes de ses collègues. Je l'observe sans vraiment participer à la conversation. Je sais qu'elle sent que quelque chose me préoccupe et j'apprécie le fait qu'elle ne me brusque pas. Elle me ménage au contraire pour me mettre à mon aise. J'ai même l'impression qu'elle tente de me faire oublier mes problèmes. Moi je sais que si s'était l'inverse je n'allais pas pouvoir avoir la même patience et cela aurait mal fini si elle ne me disait rien.
« Ton père m'a appelé ce après-midi. »
« Qu'est- ce qu'il voulait ? »
« Juste prendre de mes nouvelles et me souhaiter une bonne après-midi. »
« Je vois ! C'est une charmante attention. »
« Effectivement…. » Elle se tait. Je sais qu'elle pense à ma mère mais ce soir je ne suis pas très loquace pour pouvoir la réconforter. Le diner arrive et nous mangeons cette fois ci en silence en échangeant regards et sourire. A la fin du repas, elle me remercie pour la soirée. Nous quittons le restaurant main dans la main.
Lorsque Richard gare le véhicule je remarque qu'il a un regard de compassion en nous observant.
« Emmène nous à la marina, nous allons prendre le grand air avant de rentrer. »
« Mais Jerry tu n'es pas habillé pour ? »
Je me tourne vers elle, enlève ma cravate déboutonne mon colle. Enlève ma veste, fais sortir ma chemise de mon pantalon tout en la regardant. » Elle secoue la tête et se met à sourire.
Nous descendons du véhicule une fois arrivée. Elle est en pantalon slim noir et veste beige. Ses talons sont bas ce qui nous facilite la tâche. Une fois au niveau de la baie, loin des regards indiscrets, le l'enlace et la tire vers moi. Nous nous faisons face. Elle m'entoure le cou avec ses bras et nous nous embrassons passionnément. . Je lui tiens par la suite la tête pour mieux approfondir notre baisé. A bout de souffle je la relâche et plonge mon regard dans ses yeux sans dire mots. On entend juste nos respirations saccadées.
« Elyséa SMITH, je suis éperdument amoureux de toi. Ce qui je ressens pour toi me fais terriblement peur. J'espère ne pas faire un jour une grave bêtise qui t'obligera à me quitter. J'en mourrai.» Je déballe tout ça d'un trait. Elle me regarde avec passion.
« Pourquoi penses-tu à des choses aussi tristes. Je suis également amoureuse de toi. Je ne crois pas pouvoir survivre sans toi. Je n'ose pas imaginer. Et qu'est-ce que tu pourrais faire comme bêtise. Si tu trompes c'est sûr que tu m'auras brisé et je pense que si tu arrives à ça, cela voudrait dire que tes sentiments pour moi ne sont plus les mêmes. De ce fait, même si je te quitte tu ne souffriras pas. Moi par contre oui. »
« Te tromper, je ne crois pas que cela puisse être possible un jour rassure toi. »
« De ce fait arrête d'être aussi cynique. Je ne suis pas prête à te tromper et toi non plus. » Je l'observe un moment. Elle pourra peut-être me pardonner si elle savait ? Humm... Nous continuions à marcher et à prendre le grand air. Après une heure, nous rentrons au Fifteen Twenty One. Une fois chez Moi, je la porte directement dans la chambre. Je la jette sur le lit. Mon regard est sombre, sauvage sans trace d'humour. Elle m'observe également depuis le lit en se mordillant les lèvres. Je me déshabille sans la quitter des yeux. Je la rejoins et la déshabille rapidement et sans préliminaires je suis en elle. Je la pilonne à un rythme accéléré, je sais qu'elle aime mon côté sauvage. Elle cri, soupire et ses cris augmentent mon excitation. Nous jouissons brutalement ensemble. Je m'effondre sur elle à bout de souffle. Une fois remis de nos sens, je lui refais l'amour passionnément. Nous passons toute la nuit à baiser et à faire l'amour. Rompu par la fatigue, nous sombrons tous les deux dans un profond sommeil.
Il est 7 heures quand je me réveille, Elsa est couchée, la tête sur ma poitrine. Je l'observe un moment et la réveille.
« Quelle heure est-il ? »
« 7 heures bébé. Tu dormais tellement profondément que j'ai hésité avant de te réveiller. »
« Je vais être en retard alors que j'ai un rendez-vous avec un client à 7 heures 45 »
« Si tôt ? »
« Il avait des contraintes j'ai dû négocier pour avoir un temps dans son agenda » Elle saute du lit pour se précipiter dans la salle de bain. La scène m'amuse. Moi ce matin je n'ai pas la force de faire quoi que ce soit. Je m'allonge sur le dos, ma meilleure position pour réfléchir.
« Tu me vas pas au bureau ce matin ? » Me demande Elsa depuis la salle de bain.
« Non je me sens fatigué. J'irais certainement au environ de 10 heures. Richard va te déposer. »
Elle ressort de la salle de bain, la serviette nouée autour de sa poitrine, me laissant une belle vision de ses longues jambes.
« Tu te sens bien ? Je te sens un peu absent depuis hier. Ce matin encore tu sembles encore étrange. Ce n'est pas dans tes habitudes, de paresser au lit de si bonne heure ? »
« Je me sens un peu fatigué. Mais tu as raison, je vais certainement faire un tour chez mon médecin pour prendre des remontants. » Elle s'approche de moi et pose sa main droite sur ma joue gauche.
« Parle-moi. Je sens que quelque chose te tracasse. Nous avons promis de ne rien nous cacher, mais depuis hier je sens que tu me cache quelque chose. C'est au sujet de ta mère ? »
Je me tourne sur le côté pour lui faire face. Elle a toujours sa main sur ma joue. Je pose la mienne sur la sienne et la regarde droit dans les yeux. Nous nous regardons un moment et je me rapproche pour l'embrasser tendrement, ne pouvant résister à son contact.
« Ne t'inquiète pas bébé, je vais bien. Il n'y a aucun problème avec maman. C'est vrai que je ne peux pas te cacher que je suis un peu tendu mais cela va passer. »
« Il y a eu un problème au niveau de tes affaires ? »
« Je t'en dirai plus je te le promets. Mais tu es déjà en retard et je ne veux pas que tu rate ton rendez-vous. »
« Ah ! Je l'avais encore oublié. Décidément tu as une mauvaise influence sur moi mon ange. » Elle pose un bref baiser sur mes lèvres et cour dans le dressing. Elle en ressort au bout de 5 minutes avec une veste rose, un bustier mettant bien en valeur sa splendide poitrine et une jupe noire. Elle se maquille légèrement et tire ses cheveux pour les remonter au niveau de sa nuque avec un élastique. Elle porte des escarpins de la même couleur que sa veste.
« Tu es ravissante Elyséa. »
« Merci mon ange. Bien je file. Je t'appelle après mon rendez-vous. » Elle se précipite pour me faire un baiser sur les lèvres, mais je la retiens pour l'embraser profondément. Au bout d'un moment elle me pousse et je la relâche malgré moi.
« Je suis en retard. » Je lui souris et elle quitte la chambre. Un vide indescriptible m'envahi après son départ. Je la sens tout d'un coup loin de moi et la peur qui m'envahissait la veille refait surface. Je me lève pour prendre une douche pour essayer de me calmer. L'eau est fraiche mais n'arrive pas à me calmer. Je sors de la salle de bain, me prépare rapidement et me rend au salon. Il faut que je joue du piano.
