Hey bande de gens !
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre 2 de " Der Fall von Deutschland " Que je viens tout juste de terminer cet après-midi, malgré la chaleur accablante qu'il y a chez moi ( je vous jure, garder une tablette dans les mains toute la journée c'est horrible...! )
Bref. Le titre de ce chapitre, " Weine nocht, Italien " signifie en allemand "Ne pleure pas, Italie".
Pour la petite info qui ne sert sûrement à rien et qui ne vous intéressera pas, puisque je doute que beaucoup de personnes lisent les chapeaux introducteurs ( faites gaffe pour le bac les gens, faites gaffe ! :ok je m'arrête: ), j'ai écris ce chapitre en écoutant quelques musiques, alors je vous mets les titres, libres à vous de les écouter ou non.
→ Le Bien qui fait Mal - Mozart l'Opéra Rock ( Parce que Florent Motte... Aaaaaaaah My God~ )
→ Bohemian Rhapsody - Queen
→ Deliver Us - The Prince of Egypt ( et oui encore ! )
→ Liar Mask - Rika Mayama
→ Are you gonna go my way - Lenny Kravitz
→ Jetzt erst recht - LaFee
→ Le soldat - Florent Pagny ( Cette chanson me fait pleurer c'est horrible... Calogero tu es un parolier de génie, je te respecte autant que MC Solaar ;^; )
( Remarquez la PUTAIN DE VARIÉTÉ des chansons que j'écoute :,) )
BREF. Bonne lecture, et on se retrouve pour le mot de la fin~
xXx Le 7 juin 1944, 11h46, Normandie (France) xXx
Un sifflement, puis une explosion. A moins de dix mètres. Alfred se plaqua au sol, arme en joue, caché derrière une haie et abrité superficiellement des tirs ennemis.
L'avantage du bocage normand.
Sous l'effet de surprise, les Nazis n'étaient pas parvenus à mettre en place rapidement une stratégie de contre-attaque, laissant presque aisément les Alliés se faufiler sur les terres françaises. Alfred en aurait presque ri si les troupes Alliés n'avaient pas perdu tant d'hommes.
Les débarquement sur les cinq plages avaient été un franc succès, mais à quel prix. Le sable blond avait bien vite été teinté d'écarlate, et les batailles avaient été sanglantes, transformant en quelques heures à peine les jolies plages aux falaises de craie blanche en un champ de bataille sanguinolent jonché de cadavres morts de toutes les manières possibles et imaginables.
Perdu dans ses pensées, le jeune Américain ne sentit pas arriver cette main qui lui claqua le derrière du crâne brusquement, le faisant couiner en se tournant vers son expéditeur.
Arthur se tenait à ses côtés, lui aussi plaqué ventre au sol, son casque et son visage en sueur couverts de poussière et de petits morceaux de terre retournée par les tirs d'obus. Son regard émeraude foudroyait furieusement son cadet, mais ce dernier savait qu'il était plus inquiet qu'autre chose.
_ Alfred, the last thing you must do on a battlefield is to daydream like you're doing now, so wake up and hurry, you bloody git !
_ Yeah yeah, understood Artie.
_ DON'T CALL ME LIKE THAT !
Une nouvelle explosion fit sursauter le petit blond qui riva son regard au loin, tentant d'apercevoir un quelconque ennemi qui tenterait de les abattre. Puis, lorsqu'il fût à nouveau sûr d'être en "sécurité" derrière cette haie, il se focalisa à nouveau sur son ex colonie, qui reprit.
_ Artie, do ya know where Mattie is ? I haven't seen him for the day before our departure...!
_ Oh, you're worried about your little brother, how kind from the "hero"~
_ Shaddap...!
Alors que son ancien tuteur se mettait à ricaner malicieusement, Alfred sentit une main se poser doucement sur son épaule, le faisant se tourner vivement dos au plus vieux, près à frapper, mais une petite voix au fort accent nordiste le détendit aussitôt.
_ I-I'm right here Al...
Soulagé, le grand blond tendit les bras pour serrer son jumeau dans ses bras. Malgré ce qu'il pouvait lui faire subir, il était loin d'oublier son frère comme les autres nations. C'était juste pour le faire râger qu'il l'ignorait régulièrement~
Se décollant de lui, l'Américain passa sa main sur la joue de son frère. Cette dernière était barrée d'une large coupure sanguinolente, mais qui visiblement ne faisait pas souffrir son cadet. Par dessus son épaule, le britannique aperçut lui aussi la blessure, et s'inquiéta aussitôt. Après tout, si Matthew se faisait trop amocher, Francis le lui ferait payer d'une manière ou d'une autre...
_ Canada, are you alright ? Does it hurt ?
_ N-no, I'm fine, really...! It's not much compared to a blow of a Hockey stick...!
_ HAHAHA ! That's my bro !
L'ex Nouvelle-Angleterre passa son bras autour des épaules de son petit frère en riant, faisant soupirer leur aîné. Ces gamins arrivaient à rire sur un champ de bataille. Ah vraiment, les jeunes générations...
L'Albion secoua légèrement la tête de droite à gauche, avant de se redresser prudemment.
_ What are ya doin', old man ? Ya want to kill yourself ?!
_ Shut up Alfred, we are on a battlefield, not in a living room. So I get up and go back fighting !
_ Wait for me, I'll come with ya ! lança l'Américain en se relevant comme le britannique.
_ Stay here with Canada, I don't need a silly wanker like y-
_ Beware, behind you ! England !
Le petit blond se retourna au cri de Matthew, ralenti par ses vieilles blessures de 1941, pour voir avec surprise un soldat nazi sorti des buissons, mais surtout un canon de mitraillette pointé vers lui. L'Anglais savait qu'il n'aurait pas le temps de sortir son arme. Il regarda donc, impuissant, l'ennemi qui lui semblait appuyer sur la gâchette au ralenti. Il ferma brusquement les yeux, et son coeur manqua un battement en entendant un coup de feu près de lui.
Mais étrangement, il ne ressentit aucune douleur. Il rouvrit alors les yeux, comme craintif, et vit alors le corps de l'Allemand à terre. Mort.
L'Albion se retourna lentement, respirant encore difficilement de la frayeur qu'il venait d'avoir. Ce n'était pas l'ennemi qui avait tiré. Ni même Alfred.
C'était Matthew.
Le Canadien avait encore le bras tendu, son arme pointée vers le cadavre du soldat nazi, comme si ce dernier pouvait se relever. Son regard d'améthyste était glacial et fixait le corps étendu d'un oeil méprisant. Son frère avait été figé sur place, surpris par l'attaque de l'Allemand, et il avait bien vu qu'Angleterre n'aurait pas été capable de tirer à temps. Alors il s'en était chargé.
Amérique se tourna vers son petit frère en émettant un petit rire crispé qu'il voulait naturel, lui tapotant l'épaule.
_ Wow, good reflexes bro...! Well so, you said Artie...? Ah yes ! "I don't need a silly wanker like you" ?
_ Fuck off, you bloody git.
Matthew ne répondit pas à son jumeau, se contentant de relever les yeux vers celui qu'il venait de sauver. Ce dernier afficha une moue gênée, avant de marmonner un petit "Thanks Canada". Le Canadien en question sourit doucement, redevenant le gentil jeune homme habituel. Ce brutal changement de caractère en était presque flippant.
Cependant, alors que les trois nations s'avançaient pour passer la haie protectrice, l'Albion sentit brusquement une douleur fulgurante lui saisir la poitrine. Le souffle coupé et les yeux écarquillés, il cracha un peu de sang, tentant de ne pas défaillir sous le coup de la douleur ici, en plein milieu d'une bataille, dans les bras de ses fils, mais il finit malgré tout par s'affaisser sur lui-même.
Le bruit sourd que produisit son corps en tombant lourdement sur la terre retournée alerta les jumeaux Nord-Américains, qui se retournèrent immédiatement vers lui pour se précipiter à ses côtés.
_ England...!
_ England, hey ! What are ya doin' ? You're hurt somewhere ? Hey England, wake up ! ENGLAND !
La vision de l'Anglais se brouilla au fur et à mesure qu'il entendait les voix paniquées des deux jeunes hommes près de lui, puis soudainement sombra dans la pénombre, inconscient.
xXx
xXx Le 8 juin 1944, 19h37, Kiev ( Ukraine ) xXx
Ivan sortait de la salle de bain, ayant pris une douche rapide et s'étant délesté de son lourd et épais manteau militaire pour ne garder qu'un simple pull en haut, et se hâta de rejoindre sa soeur dans son salon.
Cette dernière n'avait pas changé d'occupation, et effectuait toujours les cent pas à travers la large pièce, morte d'inquiétude. Son petit frère soupira légèrement en refermant la porte derrière lui, la faisant légèrement claquer pour signaler sa présence, et alla s'asseoir calmement sur le canapé.
Il l'observa encore remuer un bon moment, silencieux, tandis que la personnification de l'Ukraine ne cessait de marmonner tout bas des paroles que le grand gaillard ne pût pas comprendre, puis il se décida enfin à intervenir, s'adressant à elle d'un ton calme et rassurant, son grand sourire toujours affiché sur son visage.
_ Arrête de t'inquiéter ainsi Grande Soeur.
La dite Grande Soeur se tourna brusquement vers le Soviétique, le dévisageant un instant avant de lui répondre d'une voix étranglée et plus aiguë qu'à l'accoutumée.
_ Comment veux-tu que je reste calme lorsque notre petite soeur est encore entre les griffes de ces monstres...?! Je ne veux même pas imaginer ce qu'ils ont bien pu lui faire...!
Ivan eut un petit rire amusé en répliquant, faisant signe à sa soeur de s'asseoir près, ce qu'elle fit en se blottissant contre lui.
_ Enfin Katya, tu connais tout aussi bien que moi Natalya. Ce serait plutôt ses bourreaux qu'il faudrait plaindre, elle peut être terrifiante quand elle le veut...! Je suis persuadé qu'elle se porte bien, là où elle est.
_ Уверенный ?
Le jeune homme sourit doucement en venant caresser les doux cheveux de sa grande soeur, et déposa un baiser sur ses lèvres en reprenant, se voulant rassurant.
_ Уверенный. Et, tu peux compter sur moi pour le faire payer à Allemagne s'ils lui ont ne serait-ce que tiré les cheveux.
La jeune femme eut un petit rire amusé devant l'air très sérieux de son petit frère. Se redressant un instant, elle réajusta l'écharpe de ce dernier autour de son cou tandis qu'elle répliquait, la mine soucieuse.
_ Je m'inquiète pour toi aussi, Ivy. Tu es régulièrement au Front, et j'ai peur que tu sois blessé à tout moment... La prochaine fois, emmène moi avec toi ! Surtout si c'est une offensive pour libérer Natalya...!
_ Pas question.
Le ton du Soviétique était sans appel, ce qui n'empêcha pas sa soeur d'insister.
_ Et pourquoi donc je te prie ? Je suis plus âgée que toi, et je sais me défendre ! Et de plus, je te parle de notre soeur Ivy, il est normal que je veuille aller l'aider, comme toi !
_ J'ai dis que c'était hors de question Katya. Le Front n'est pas un lieu fait pour les femmes.
_ Je suis une Nation avant tout !
Ivan prit le visage dans sa soeur entre ses grandes mains, l'obligeant à le regarder droit dans les yeux, Front contre front.
_ Non. Avant tout, tu es ma soeur. Et je tiens trop à toi comme à Natalya pour te laisser courir au devant d'une boucherie certaine.
_ Comment ça une "boucherie" ?
_ Disons simplement que je leur fais payer toutes ses années d'occupation et de répression qu'ils ont fait subir à mes si précieuses soeurs. Laisse donc les humains s'entre-tuer si ça leur chante, dans tous les cas ils nous permettent d'avancer sur tous nos Fronts en Europe de l'Est. Je suis persuadé que dans moins d'un mois nous pourrons enfin lancer cette fameuse offensive pour sauver Natalya. Mais toi, Grande Soeur, je t'interdis de t'approcher à moins de cent kilomètres d'un champ de bataille.
_ Mais-
_ Je te l'in-ter-dit, Katya.
Cette fois-ci, la jeune femme se tut, comprenant que son petit frère ne céderait en aucun cas. De petites larmes se mirent à rouler sur ses joues, et elle enfouie son visage dans le torse d'Ivan, qui caressait toujours ses cheveux d'un geste protecteur. Oh que oui, il vengerait ses soeurs. Qu'Allemagne se prépare à souffrir. Puis, la voix sanglotante de sa soeur le tira de ses rêveries sanglantes.
_ Pas la peine de te montrer aussi froid Ivy, je m'inquiète parce que vous êtes ma famille, toi et Natalya...
_ Je le sais bien, ne t'en fais pas. Jamais je ne me mettrais en colère contre toi pour une raison si stupide.
La jeune femme hocha la tête doucement, fermant les yeux en demeurant collée contre son petit frère. Ce dernier vint poser son menton sur le sommet du crâne de sa soeur, en murmurant calmement.
_ Dors Grande Soeur, tu dois être fatiguée. Après tout cela ne fait pas si longtemps que tu es toi-même libre... Ne t'inquiète pas, je veille sur toi.
Ivan caressa les cheveux de la jolie Ukrainienne jusqu'à sentir le souffle de cette dernière ralentir et devenir régulier, signé qu'elle s'était endormie. Il sourit une nouvelle fois, puis se laisser lui aussi sombrer dans les bras de Morphée.
xXx
xXx Le 10 juin 1944, 8h du matin, Haute-Vienne (France) xXx
Veneziano releva son visage couvert de sueur et de poussière vers le ciel, et fût ébloui par la lumière du soleil qui lui piqua les yeux. Cela faisait déjà plusieurs jours que la 2ème division SS Das Reich progressait à travers des petits chemins de campagne étroits, poussiéreux, et difficilement praticables pour les blindés, sous une chaleur de plomb et sans pauses - sauf pour les repas et quelques heures de sommeil l'après-midi, la nuit étant justement plus propice à la marche des soldats.
Le jeune Italien avait été à contre-coeur "enrôlé" à la demande de Ludwig, et regrettait profondément d'avoir accepté de l'accompagner. Car entre Laclotte, Saint-Pierre-de-Clairac, et Tulle... Il était sûr de ne pas dormir tranquillement pendant des jours.
Il soupira longuement en secouant la tête, épuisé. Son équipement devait au moins peser son propre poids, si ce n'était plus...! Et, il ne sentait plus ses pieds. Cependant, il ne voyait pas Ludwig de là où il était, et ne pouvant donc pas lui demander de l'aide, il se prit à se sentir bien seul au milieu des montagnes de muscles allemandes ; il avait un corps de lâche comparé aux leurs.
De plus, comme il ne parlait pas - ou plutôt très mal - l'allemand, il ne pouvait même pas tenter d'engager la conversation avec l'un d'eux. Aaaaah, ce qu'il aurait aimé que son grand frère soit avec lui... Mais, ce dernier avait préféré rester au pays pour s'occuper lui-même de leurs "bons à rien de dirigeants à la con !" comme le disait si bien Lovino.
Il entendit vaguement que l'un des meneurs hurlait quelque chose aux soldats, mais ne parvient à identifier aucun des quelques mots qu'il comprenait. A savoir Schlafen, Tomaten et Pasten.
Bon, certes, il savait bien qu'il n'irait pas très loin avec ces trois seuls mots, mais c'était déjà ça...! Son frère lui refusait catégoriquement d'apprendre un seul mot de cette "langue de sale bouffeur de patates". Lovino quoi.
En suivant les pas de ses "camarades", l'Italien se rendit enfin compte qu'ils étaient entrés dans un village. Aussitôt, une bouffée d'espoir envahit le brun. Ils allaient enfin pouvoir manger un vrai repas et dormir dans de vrais lits ! Toutefois, il doutait que les habitants ne les laissent gentiment se reposer chez eux...
D'ailleurs, Veneziano remarqua bien vite qu'il n'y avait personne dehors, pas une âme qui vive. On aurait dit que ce village était désert. Pourtant, du linge séchait encore dans un jardin, un moteur de voiture grondait près de l'hôtel de la poste, il y avait même un landau abandonné sur le bord de la route.
Les soldats s'étaient regroupés sur la place du Champ de Foire, au centre du village, mais l'Italien avait remarqué que certains blindés ainsi que quelques hommes manquaient à l'appel. Où avaient-ils bien pu passer...?
Il n'eut pas d'avantage le temps de s'attarder sur la question, car il vit bientôt Ludwig s'approcher à grands pas de lui, le faisant sourire jusqu'aux oreilles en se jetant au cou du grand blond.
_ Luuuuuuud' ! Enfin je te trouve, tu avais disparu pendant ces quatre jours de marche ou quoi...? ~
Le grand Aryen ne réagit pas, laissant le brun le câliner quelques instants sans être gêné par la proximité de ses hommes. De toute façon, ils étaient tous au courant du caractère collant et câlin du jeune Italien, alors ils ne s'étonnaient pas de le voir pendu au cou de leur supérieur. Ludwig finit tout de même par se décaler de son aîné ( bah oui, qu'est-ce que vous voulez. Allemagne est plus jeune qu'Italie. ) en lui disant simplement.
_ Italie, tu viens avec moi aujourd'hui.
_ Vee chouette ~ Qu'est-ce qu'on va faire ?
L'Allemand ne lui répondit que par un vague " Tu verras bien. " auquel le plus âgé ne fit pas vraiment attention, trop heureux d'avoir retrouvé son camarade. Parce que pour un Italien, être incapable de parler quatre jours durant, c'était comme priver Grand Frère Espagne de tomates pendant quatre jours, vous aviez de grandes chances de le retrouver étalé au milieu du salon en se tortillant dans tous les sens à la "Ryûuk en manque de pommes". (1)
Bref. Le brun le suivit sans rechigner, heureux même, avant qu'un cri ne le fasse sursauter. Un cri de femme. Horrible. Alors il y avait bien des gens dans ce village...!
Il se retourna vivement, cherchant des yeux la source de ce bruit si désagréable, et vit que les SS s'introduisaient dans les différentes maisons du villages, en en extirpant de gré ou de force les habitants. Intrigué, le petit brun questionna son homologue germanique à ce sujet, mais ce dernier refusait obstinément de lui répondre.
Oh, c'était attentionné de sa part, et l'Italien l'en aurait remercié, s'il n'avait pas déjà vu tant de massacres qu'il s'y était presque accoutumé. Et, il se rappelait très bien des activités... Pas très chrétiennes de ces deux derniers jours de leur division...
Étonnement, les SS demeuraient très calmes comparé à leurs habitudes ; ils ne hurlaient pas à tout bout de champ et les invitaient calmement à sortir de leurs habitations. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, les habitants qu'ils arrachaient à leurs foyers semblaient même coopérer. C'était étrange... D'ordinaire, les Français se rebellaient bien plus, et les soldats étaient obligés d'en refroidir quelques uns pour calmer les autres - ou plutôt les faire obtempérer.
Ludwig emmena son camarade jusqu'au blindé au pied duquel le major Adolf Diekmann s'entretenait avec les gradés de la division. Ce dernier sembla heureux de voir arriver les deux nations, et, en congédiant ses hommes, commença à converser avec le grand blond sous le regard de Veneziano, qui bien évidemment ne compris pas un mot de la conversation. Mais, il comprit néanmoins qu'il était le sujet de leur dispute grâce aux regards que les deux hommes lui accordaient régulièrement.
L'Italien, qui avait des raisons de s'ennuyer en écoutant les paroles incompréhensibles des deux hommes, se retourna alors, et balada son regard ambré dans les rues du village. Les soldats SS avaient visiblement réveillé tous les habitants de ce quartier-ci du village, et commençait donc à "attaquer" un autre versant des lieux. La population était amassée sur la place du Champ de Foire, tel un troupeau de bétail bélant - mais dont les bélements étaient dû aux pleurs des enfants. Car à bien y regarder, le petit brun n'y voyait que des femmes et des enfants de seize ans tout au plus. Les hommes étaient escortés par des soldats en dehors du village.
Veneziano ne se sentait pas bien du tout dans ce village ; il avait un mauvais pressentiment. Et le mutisme de Ludwig n'arrangeait en rien sa paranoïa. Quelque chose d'horrible se préparait dans l'ombre, et les SS en seraient sûrement les responsables.
La journée se passa sans que rien d'extraordinaire ne se passe. Aux environs de seize heures, toutes les femmes et tous les enfants du village étaient entassés sur la place, et il ne demeurait plus aucune trace de leurs hommes. Les SS disposaient depuis près d'une heure déjà de la paille autour de l'Église du village, et en installaient aussi à l'interieur avec des caisses étranges.
Et ce fût à cet instant que les choses sérieuses débutèrent.
Alors que le petit brun piallait joyeusement auprès de son homologue nation, un coup de feu retentit aux alentours du village. Puis deux. Puis soudain ce fût une rafale de tirs qui se fît entendre.
Paniqué, il se tourna vers le grand blond les larmes aux yeux, se demandant s'ils devaient fuir à cause d'une embuscade ou quoique cela puisse être. Mais l'Aryen demeurait d'un calme plat, presque inquiétant, rassurant son aîné en lui assurant qu'il ne lui arriverait rien. Et s'il ne lui arriverait rien, c'était que ces coups de feu étaient l'oeuvre des SS. Qu'avaient-ils bien pu faire encore...?
Au dehors, les premiers coups de feu avaient fait hoqueter plus d'une femme, et paniquer plus d'un enfant. Mais l'aura soudainement plus menaçante des soldats nazis les avait bien vite empêché de se laisser aller à la panique.
Ludwig se releva brusquement, faisant sursauter l'Italien près de lui, et lui intima de le suivre. Ce dernier optempéra rapidement, apeuré. Les coups de feu avaient opéré comme un signal, puisqu'à leur ouïe les SS s'étaient aussitôt mis à pousser les femmes et les enfants vers le bâtiment imposant que représentait l'église au sein de la petite bourgade, jusqu'à ce qu'ils aient tous pris place, entassés à l'intérieur. Puis deux soldats germains refermèrent lentement les deux grandes portes d'entrée en bois massives de l'église au son de la cloche qui sonnait à présent dix-sept heures. Comme si elle sonnait le glas de ces pauvres gens.
_ Lud'... Pourquoi avoir rassemblé tous ces gens dans l'église...?
L'Aryen ne lui répondit pas ; ses yeux étaient captivés par quelque chose de plus intéressant que son allié. Ce dernier suivit le regard du grand blond, et remarqua qu'un SS s'éloignait du bâtiment avec dans les mains une espèce de détonateur. Attendez. Un détonateur...?! Le coeur du petit brun manqua un battement, alors qu'il émettait un petit hoquet apeuré en se tournant vers son camarade.
_ Lud', vous n'allez quand même pas faire sauter un lieu sacré...! Ce serait un blasphème ! Lud' !, insista le jeune Italien en agrippant le bras ferme et musclé du Germain.
_ Bien sûr que non, Italie. Ce serait inhumain.
Il lui avait répondu, pour une fois, et lui avait même adressé un gentil sourire. Rassuré pour les habitants du village qui se trouvaient à l'intérieur, l'Italie du Nord regarda sans inquiétude le soldat qui appuya sur le piston du détonateur. Et, effectivement, aucune explosion ne se fît entendre. Ludwig ne lui avait pas menti.
Seulement, les cris, les pleurs, et les affreuses toux s'élevant de la maison de Dieu lui indiquaient que les choses, à l'intérieur, ne se passaient pas aussi joliment que ce que l'Allemand voulait bien le lui dire.
Et soudain, une détonation retentit à l'intérieur, suivie de plusieurs hurlements de femmes et d'enfants paniqués.
Veneziano écarquilla les yeux, horrifié. Il se tourna vers le blond, furieux et prêt à lui crier dessus, s'attendant à le voir calme, comme si tout cela était prévu. Mais au contraire, l'Aryen était étrangement crispé, et autour d'eux les SS s'agitaient de manière un peu confuse - enfin confuse, tout était relatif avec ces maniaques d'Allemands.
Le brun entendit son homologue murmurer un " Et merde, ils vont essayer de se barrer... " mais n'eut pas le temps de le questionner qu'un soldat s'approchait d'eux avec deux torches enflammées improvisées. L'une fût rapidement saisie par le Germain, et l'autre plus maladroitement par l'Italien.
Ludwig se tourna vers ce dernier, alors que le brun avait les yeux rivés vers une espèce de fumée verdâtre qui s'échappait lentement par les vitraux brisés de l'église. Du gaz...?
_ Écoute moi attentivement Italie. Je veux que tu jettes cette torche à l'intérieur de l'église, et ce par le deuxième vitrail de la façade Nord, celle à côté de la première absidiole. Je m'occupe des fagots extérieurs.
_ C-Cosa...?
Choqué, l'Italien n'avait pu s'empêcher de s'exprimer dans sa langue natale. Son visage se décomposa lentement, blêmissant à vue d'oeil, tandis que son coeur dans sa poitrine s'affolait et que des sueurs froides traversaient sa colonne vertébrale. Il devait... Enflammer l'église...?
_ Mais Lud', il y a des femmes et des enfants à l'intérieur ! Ils vont mourir si je fais ça, si ON fait ça...!
_ Italie-
_ Non ! Je ne veux pas faire ça !
Brusquement, l'Allemand attrapa le menton du petit brun, lui intimant silencieusement de se taire et de l'écouter calmement.
_ Tu sais très bien ce qu'il s'est passé il y a quatre jours, en Normandie. Ils sont en train de massacrer nos troupes. Ce n'est que justice que de tuer quelques rats sur notre passage. Tu dois penser ainsi Italie : tous ceux qui ne sont pas de chez nous sont des chiens impurs, il est donc normal pour nous de faire du ménage là où nous passons. C'est même notre devoir que de les exterminer jusqu'au dernier...!
Alors que l'Italien ouvrait la bouche pour répliquer, Ludwig le coupa en fronçant les sourcils, ses traits faciaux se durcissant radicalement, et ses yeux s'assombrissant nettement. Il était effrayant ainsi, si bien que le brun se mit à trembler légèrement.
_ Et puis, il y a des rumeurs sur un possible débarquement Allié en Provence. Où est située la Provence Italie ?
_ P-près de-
_ Près de chez toi oui, le coupa encore le Germain. Imagine un peu ce qui se passerait si ton grand frère se retrouvait tout seul face à Angleterre et Amérique. Maladroit comme il est, il se ferait anéantir en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
A ces paroles, Veneziano sentit ses yeux le piquer alors que ses larmes se déversaient lentement le long de ses joues pâles. Son frère... Il était clair que si Lovino se retrouvait seul face aux Alliés, il ne résisterait pas longtemps avant de se faire impitoyablement écraser...
_ Veneziano.
Le regard ambré du petit brun s'ancra dans les yeux bleu ciel de son homologue nation, y reflétant toutes ses émotions. La peur, l'horreur, la répulsion, la résignation.
La dévotion.
Satisfait d'y lire cette dernière émotion, l'Allemand s'écarta de son aîné en lui faisant signe de la tête, lui indiquant de s'exécuter.
Fermant les yeux un instant en inspirant profondément, l'Italien les rouvrit ensuite pour se diriger derrière l'église, au niveau des vitraux du déambulatoire. Il savait que si Ludwig l'avait appelé par son nom humain, c'était que ce qu'il lui demandait était réellement important.
Mais alors qu'il arrivait au niveau de la "face cachée" du bâtiment, il vit brusquement une silhouette dans l'ombre. Il s'approcha donc arme au poing, près à tirer.
Une femme était parvenue à sortir, en se glissant dans l'ouverture du vitrail. Cette dernière se figea en le voyant arriver, une lueur terrifiée brillant dans ses yeux en voyant l'arme dans la main du brun. L'Italien jeta un bref coup d'oeil au vitrail central duquel la jeune femme avait visiblement sauté, et ne put s'empêcher d'être admiratif. La percée était perchée à près de quatre mètres, à vue d'oeil...! Il s'étonnait qu'elle ne se soit pas blessée dans sa chute.
Hésitant un instant entre crier au fugitif ou l'abattre lui-même, Veneziano opta finalement pour une stratégie plus personnelle. D'un vif mouvement de la tête vers la droite, il tenta silencieusement de lui indiquer de filer au plus vite, mais celle-ci semblait pétrifiée par la peur. Il rangea alors son arme rapidement, et appuya ses murmures de brusques mouvements de main vers les champs.
_ Allez cours ! Va t'en avant qu'ils ne viennent ! Vite ! Pfft Pfft...!
La jeune femme finit par comprendre les mimiques de l'Italien dont elle ne comprenait pas les paroles, et ses yeux se mirent à briller de reconnaissance. Elle s'approcha doucement de lui, et prit sa main entre les siennes, tremblante et le remerciant vivement en chuchotant. Avec ce contact, l'Italien pouvait sentir le poul affolé de la jeune femme, et fût prit d'une bouffée d'empathie. Il était clair que dans sa situation, s'il voyait arriver les montagnes de muscles aryennes chez lui, il serait pétrifié par la terreur...!
Puis soudain, il se rappela brusquement de Ludwig. Il s'occupait des fagots extérieurs, il allait bientôt arriver...! Il obligea la jeune femme à le lâcher, et l'incita à sauter le mur de pierres de deux mètres qui indiquait la surélévation de l'église par rapport à la rue adjacente. Cette dernière se retourna un instant vers son sauveur, le remerciant une dernière fois pour son geste, puis se mit à courir en boitant vers les habitations voisines.
Puis, se tournant à nouveau vers le vitrail principal, il murmura, la gorge nouée.
_ Je suis désolé... C'est vous, ou nous... Mon Dieu, pardonnez moi...
Et il lança la torche enflammée à l'intérieur, qui retomba sur l'un des fagots de paille que les SS avaient disposés à l'intérieur quelques heures auparavant. Presque aussitôt, une épaisse fumée noire commença à s'échapper par l'ouverture, tandis que les cris terrifiés, les pleurs d'enfants, et les toux rauques des pauvres victimes s'intensifiaient encore.
L'Italien se jeta dos au sol, faisant mine de se redresser difficilement au moment où Ludwig apparut au coin de l'église, apercevant immédiatement la jeune femme que le brun avait sauvée et qui escaladait difficilement un muret pour se faufiler dans un potager. Le grand blond cria au fugitif, et se mit à tirer à vue sur la jeune femme, qui disparut derrière les pierres.
Laissant aux SS le soin de la poursuivre, l'Aryen se hâta aux côtés de son camarade, l'aidant à se relever.
_ Italie, tu vas bien ? Que s'est-il passé ?
_ C-c'est cette femme... Elle a sauté juste après que j'ai eu jeté la torche, et elle m'est tombée dessus. J'ai été sonné sur le coup, rien de grave...
Soulagé, la nation germanique le serra dans ses bras en voyant les épaules du petit brun se mettre à trembler. Il pleurait. Il se sentait si coupable. Ses pauvres gens n'avaient absolument rien demandé, ils ne méritaient pas ce traitement-ci...
Tentant maladroitement de le consoler, Ludwig déposa un petit baiser sur la tempe de son aîné, lui murmurant en caressant ses cheveux.
_ Chuuuut... Weine nicht, Italien... Je n'aime pas te voir pleurer.
L'Italien releva lentement la tête aux paroles du blond, et fût que ce dernier avait détourné le regard, les joues légèrement teintées de rouge. Veneziano eut un petit sourire en se blottissant contre le grand Germain, puis se laissa entraîner, après qu'ils aient mis fin à leur douce étreinte, vers la place du Champ de Foire où les attendaient les troupes SS prêtes au départ.
Ils patientèrent encore un moment, jusqu'à la tombée de la nuit, avant d'enfin voir revenir la petite délégation SS envoyée aux trousses de la fugitive. Mais elle revenait bredouille. Les soldats se firent furieusement réprimander par le major Diekmann, puis la division entière reprit finalement son cheminement vers le Front Nord, non sans que l'Italien n'ait prononcé une dernière prière silencieuse dans un long regard porté sur l'église dont l'incendit tarissait lentement, et dont le crépitement des flammes composait à présent l'unique son audible du village.
Tandis que les troupes progressaient vers la sortie du village, certains soldats s'occupaient d'incendier la totalité du village. Juste pour s'amuser, à présent qu'il n'y avait plus personne à tuer. Veneziano en était un peu écoeuré, mais dût cependant gardé son avis pour lui.
Puis, alors qu'ils eurent atteint l'orée du village, par curiosité, le petit brun se retourna pour lire le nom du village que les SS venaient de saccager. L'écriture noire sur fond blanc et encadrée de rouge étant en français, il se contenta simplement de la lire, haussant les épaules en se demandant si l'Histoire se soutiendrait de cette petite bourgade perdue entre les champs.
Sur le panneau, il y avait lu le nom du foyer de leurs martyrs : "Oradour-sur-Glane".
Lexique :
→ Уверенный = Sûr ( russe )
→ Schlafen = dormir ( allemand )
→ Tomaten = tomates ( allemand )
→ Pasten = pâtes ( allemand )
→ dispute = discussion argumentée ( sens premier en ancien français )
→ Cosa = Quoi ( italien )
Je rappelle qu'à part pour l'anglais, le français, et parfois l'allemand, pour toutes les autres langues je fais confiance à Reverso, alors n'hésitez pas à corriger si c'est faux...!
xXx
Dialogues en anglais :
→ _ Alfred, la dernière chose que tu dois faire sur un champ de bataille est de rêvasser comme tu es en train de le faire, alors réveille toi et vite, espèce de con !
_ Ouais ouais, compris Artie.
_ NE M'APPELLE PAS COMME ÇA !
→ _ Artie, n'est-ce que tu sais où est Mattie ? Je ne l'ai pas vu depuis la veille de notre départ...!
_ Oh, tu es inquiet pour ton petit frère, comme c'est gentil de la part du "héro"~
_ Ta gueule !
→ _ J-je suis là Al...
→ _ Canada, tu vas bien ? Est-ce ça te fait mal ?
_ N-non, je vais bien, vraiment...! Ce n'est rien comparé à un coup de crosse de Hockey !
_ HAHAHA Ça c'est mon frérot !
→ _ Qu'est-ce que tu fais le vieux ? Tu veux te suicider ?!
_ Alfred, nous sommes sur un champ de bataille, pas dans un salon. Alors je retourne me battre !
_ Attends moi, je viens avec toi !
_ Reste avec Canada ! Je n'ai pas besoin d'un sale branleur comme t-
_ Attention, derrière toi ! Angleterre !
→ _ Wow, jolis réflexes frérot...! Bien donc, qu'est-ce que tu disais Artie ? Ah oui ! "Je n'ai pas besoin d'un sale grandeur comme toi " ?
_ Va te faire foutre, espèce de con.
→ _ Angleterre...!
_ Hey Angleterre ! Qu'est-ce que tu fais ? Tu es blessé quelque part ? Hey Angleterre, reveille toi ! ANGLETERRE !
xXx
→ Le 7 juin 1944 au château de Laclotte, 4 civils et un résistant son fusillés par la 2ème division SS de Das Reich.
→ Le 7 juin 1944 encore, à Saint-Pierre-de-Clairac, onze personnes sont fusillées ( laissant onze orphelins ) et deux ensembles d'habitations sont incendiés, toujours par la 2ème division SS de Das Reich.
→ Le 9 juin 1944, à Tulle ( village libéré par la Résistance le 7 juin 1944 ), 99 hommes sont pendus, encore et toujours par la même division que les deux cas précédents.
→ Le massacre d'Oradour-sur-Glane survenu le 10 juin 1944 a fait 642 victimes au total (240 femmes, 205 enfants et 197 hommes). L'histoire de la femme racontée dans ce chapitre est vraie. Marguerite Rouffanche a réellement réussi à s'extirper de l'église en sautant par le vitrail centre du choeur, et a échappé aux SS lancés à sa poursuite en se cachant parmi des plants de petits pois dans un jardin voisin. Elle a malheureusement perdu toute sa famille dans ce massacre. Pour l'épisode des hommes que j'ai passé sous silence, le témoignage du seul rescapé, Robert Hébras, raconte qu'ils ont été divisés puis enfermés dans des endroits clos où il leur était presque impossible de s'échapper ( comme des granges, des cours, des remises ) et ont été fusillés. Puis leur corps ont été recouverts de fagots de paille et enflammés. Certains, toujours vivante, on donc été brûlés vifs, puisque M.Hébras affirme que les SS visaient les pieds et les jambes de leurs prisonniers intentionnellement.
→ L'Ukraine a été libérée par l'Armée Rouge le 1er janvier 1944 précisément. ( Bonne année ! :meurs: )
→ Adolf Diekmann ( 1914 - 1944 ) : Sturmbannführer-SS ( major ), commandant du 1er bataillon du régiment Der Führer de la 2e division SS Das Reich responsable du massacre d'Oradour-sur-Glane.
(1) Référence au manga Death Note. Bah quoi, vu que c'est ma bible, fallait vous y attendre à cette référence un jour ou l'autre !
Bon, je retire ce que j'ai dis à la fin du chapitre précédent : même sans scène de cul j'arrive à faire un chapitre de 15 pages Word sur ma tablette...! C'est même plus, je sais pas comment j'ai fais. J'ai peut-être un peu trop détaillé l'épisode Oradour-sur-Glane avec Italie et Allemagne...
Je progresse lentement mais sûrement pour le "Si toi aussi... Version Hetalia 2", je pense en être à peu près à la moitié. Continuez vos propositions dans les reviews...!
Enfin bref. Je remercie encore celles et ceux qui suivent mes écrits et qui postent des reviews, cela me fait extrêmement plaisir et je vous fais de gros poutoux sur les deux joues pour vous en remercier w
A la prochaine~
