Hey bande de gens !
Mes fils, mes filles, nous voici de nouveau réunis en ce jour... Pour un mother fucking nouveau chapitre de Der Fall vor Deutschland !
Vous avez sérieusement cru que j'allais prêcher ? Vous m'avez bien regardée ? Je riiiiiiiiis ( de me voiiiiiir si beeeeeeeelle en ce miroiiiiiir~ - vous moquez pas, j'ai appris en cours de musique cette année que l'air de la Castafiore, bah c'était un vrai chant. Je plaisante pas. Je me sentais très con. - )
Je me suis rendue malade en voiture pour vous sortir ce chapitre dès mon retour de vacances, c'est pour vous dire à quel point je vous nems...!
Hum bref, aujourd'hui je ne pense pas avoir besoin de traduire le titre, c'est un mot assez transparent quand même.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, et on se retrouve à la fin pour les notes habituelles~
xXx Le 29 juillet 1944, Front Nord-Ouest - armées Alliées, Haute-Normandie ( France ), 11h36 xXx
Matthieu menait la marche à travers les cultures ravagées par les bombardements alliés tandis que son frère soutenait leur Dad lorsque ce dernier vacillait. L'état de santé d'Arthur s'était sensiblement amélioré au début du mois de juillet bien que demeurant instable ; les jumeaux en avaient donc déduit que les bombardements londoniens avaient pris fin.
Ils étaient restés près de deux mois en convalescence chez Pierrette et Clotaire, et avaient manqué plus d'une fois de se faire coincer lors de contrôles "surprises" des patrouilles SS.
Mais heureusement pour eux, les Allemands ne tenaient pas bien le Chouchen. Ni le cidre, et encore moins le Calvados. Et, comme le disait si bien leurs hôtes : ils n'avaient plus les yeux en face des trous.
Aux alentours du 28 juin, leurs oncles avaient été conduit de nuit par Clotaire jusque chez un médecin de sa connaissance ; lui aussi de la Résistance. Ils allaient ainsi être acheminés, de maison en maison, jusqu'aux côtes normandes où, une nuit, ils seraient rapatriés en Angleterre par un sous-marin de la Royal Navy avec quelques autres soldats "exilés". Ce type d'opération organisée en coopération avec Londres étant monnaie courante, ils seraient donc bientôt de retour en territoire libre.
Enfin, à ce jour, les deux nations avaient dû arriver à bon port, contre quoi le sous-marin en question se trouvait au fond de la Manche, liquidé par une torpille ennemie.
Matthieu épongea son front humide d'un revers de manche avec un lourd soupir. La chaleur du mois de juillet était accablante pour le Canadien habitué à un climat plus frais, et il se fatiguait plus vite. La même fatigué était visible sur le visage de son ancien tuteur, qui trébuchait de plus en plus régulièrement en s'efforçant de repousser avec dignité l'aide que lui proposait Alfred, ce dernier ne semblant pas vraiment souffrir de cette météo étouffante.
En même temps, chez lui, on pouvait passer de 1,2m de neige à 105℉ à l'ombre en passant d'une côte à l'autre. Un climat de fou pour un pays de fous. Oui, on pouvait dire que c'était bien son frère.
Se doutant que la zone qu'ils allaient devoir arpenter avait été nettoyée par leurs armées, les trois nations avaient pu à nouveau endosser leurs uniformes ainsi que leurs équipements respectifs. Ce qui ne facilitait pas vraiment leur voyage puisqu'Alfred, occupé à soutenir l'Albion, avait dû déléguer l'équipement complet du britannique aux bons soins de son cadet qui se retrouvait avec près de cent kilos d'armes, de munitions, et autres accessoires sur le dos.
Puis après plusieurs heures de marche, le trio anglo-saxon aperçut enfin les premières tentes du camp allié. Ils l'atteignirent en ayant été très vite repérés, et furent conduits sans attendre dans la tente qui servait de "salle de réunion", où les attendaient Mr Eisenhower et Mr Montgomery.
Et visiblement, leurs "vacances" n'avaient pas du tout été appréciées au sein de l'armée.
_ Ah, here they are, the deserters ! railla le chef des armées britanniques à leur intention. Do you know we've got something called "Military discipline" in the Army ?
_ Personally, I don't call this "desertion" but some kind of "friendship". One was hurt, they couldn't come back to the camp, so they left the battlefield. It's quite logical, dit Eisenhower, comme pour les défendre.
_ "Logical" ?! The name of "Nation" don't allow them to disobey to the rules !
_ The rules, the rules. Ah, you British old man ! What's important is they've returned ! You're too rigid with your soldiers !
_ Oh well, you're not enough then. Must I remind you the reports we received today again ? Raping, overdrinking, even murders !
Les chefs d'armées se faisaient face, visiblement près à se sauter dessus. C'en était presque risible. Un long soupir se fit entendre dans la tente, et presque aussitôt Matthew s'avança pour s'interposer entres les deux hommes, ses cent kilos d'équipements toujours logés sur son dos.
_ Well then, Mummy, Daddy, commença-t-il en désignant successivement le chef Anglais puis le chef Américain. We're really tired, so we'll leave you fighting and will go back to our tent, ok ? Alright, G'night, termina-t-il en n'attendant aucune réponse des deux hommes, entraînant simplement son frère et leur Dad hors de la tente.
Le trio zigzagua encore entres les allées du campement, et regagna enfin leur logement portable. Au moins, ils avaient eu la présence d'esprit de la leur remonter même pendant leur absence.
Après avoir rapidement installé leurs duvets, Alfred se chargea d'aider Angleterre à se coucher, la fièvre de ce dernier ayant remonté légèrement à cause de leur longue marche vers le camp. Puis les jumeaux Nord-Américains se couchèrent côte à côte, chacun dans leur duvet respectif, après s'être assurés qu'Arthur s'était endormi.
_ Ah bro, I'll never be tired of watching you shut others mouths...! It's so funny...! commença l'aîné en croisant ses bras derrière son crâne, les yeux rivés au plafond de toile.
_ Why not ? They can't do much against us after all.
_ Stop it or I'll call ya a wild hooligan !~
_ Shut up, marmonna le Canadien en donnant un petit coup de poing dans l'épaule de son frère qui s'esclaffait en se retenant d'être trop bruyant. The faster we'll win, the faster we'll get home. We've got no time for child's fights.
_ The faster, the better. Yeah, I know. But we can't win faster than we're able.
_ No shit Sherlock.
_ Anyway. You think what this old Brit man said was really true ?
Matthew se tourna sur le côté, croisant le regard bleuté de son grand frère qui s'était détourné de la toile de tente pour le regarder. Et, à la lueur inquiète qu'il lut dans ses yeux, sa réponse lui importait réellement.
_ Well... I think so. That's what happen when Soldiers aren't disciplined enough.
_ Ah Fuck you Mattie, ya speak like Arthur, soupira Alfred, ennuyé.
_ I see, well sorry to tell you the truth.
Le petit blond se retourna dos à son jumeau, vexé. Si c'était pour l'insulter gratuitement ensuite, pourquoi lui demandait-il son avis ? Son frère était vraiment d'un compliqué...! Ce dernier posa sa main sur son épaule, qu'il repoussa tout d'abord, puis finit par le forcer à se retourner pour lui faire de nouveau face.
_ Sorry bro, that's not what I wanted to say. Actually... It's quite difficult to trust. I mean, you'll not think like me if it'd happen to you ?
_ Absolutely, totally, no. And you know why ? Because my Soldiers know about discipline.
_ Ok, understood. G'night, siffla l'Américain d'un ton duquel pointait un agacement certain.
_ Al. Seriously.
Matthew posa sa main sur l'épaule de son aîné, plissant ses yeux d'améthyste. Ce dernier marqua une longue pause, le regard posé sur leur abri de toile, puis se tourna entièrement vers son cadet pour se blottir contre lui, sa tête retombant contre son épaule. Le petit blond demeura un instant interdit, surpris par cet élan affectueux de la part de son "gros dur" de grand frère, puis finit par enrouler ses bras autour de ses épaules, en une douce étreinte fraternelle.
_ I know. I know this perfectly. Fuck, marmonna Alfred dans le tissu du t-shirt du Canadien. God save me, I'm so fed up of this war. I pray for us to reach Berlin very quickly.
_ Me too.
_ To reach Berlin very quickly and before Russia, précisa la jeune nation Américaine.
_ Before Russia ? Why ?
_ Because I want it. That's all.
Un long silence suivit les paroles d'Alfred, jusqu'à ce que Matthew ne soupire bruyamment en fermant les yeux, mi excédé mi amusé, alors que sa main tapotait la tête de son grand frère.
_ You obnoxious American guy, seriously...
_ Hey ! You're moking me ?
_ Shut your mouth and sleep, baby. It's late now.
_ If you weren't my brother, you'll be dead already, grommela le blond.
_ That's why I said it, ricanna Matthew en serrant son frère plus fort contre lui. Now sleep. G'night Al.
_ G'night bro.
Et, lentement, les deux jumeaux glissèrent sur les limbes du sommeil, toujours enlacés.
xXx
xXx Le 8 août 1944, Kommandatur de Paris, Zone occupée par le Reich ( France ), 19h42 xXx
Rapport de défaite. Rapport de défaite. Encore, et toujours des rapports de défaites. Ludwig, accoudé à la surface plane de son bureau, se frotta les yeux avec son pouce et son index, excédé.
Ces dits rapports arrivaient de tous les fronts. Allemagne soupira longuement ; il les avait pourtant prévenus, qu'attaquer à divers endroits au même moment diviserait considérablement leur force de frappe. Ils auraient pourtant dû faire le rapprochement avec le Blitz...!
Il rouvrit les yeux pour regarder une nouvelle fois les feuilles classées méthodiquement devant lui. " 6 juin 1944 : offensive Alliée en Normandie. 5 plages concernées. Manque de soldats. Lourdes pertes. Recul des armées. ÉCHEC. ".
ÉCHEC.
L'Aryen plissa les yeux, hargneux. Ces putains d'Américains se mêlaient encore de ce qui ne les regardaient pas. Et - oh ! - comme par hasard, la Britanien Mutti venait supporter sa progéniture. D'un geste râgeur, il broya le rapport dans la paume de sa main droite. Il ne savait trop ce qui l'excédait le plus sur le Front Ouest ; que ce soit la débâcle du côté du Reich, ou que ce soient ces types qui soient en face.
Abaissant de nouveau ses yeux, le rapport suivant n'était pas non plus pour lui remonter le moral. " 22 juin 1944 : offensive Soviétique en Biélorussie. Avancée rapide. Manque de soldats. Lourdes pertes. DEMANDE DE RENFORTS URGENTS. REFUSÉ. "
Pourquoi refuser d'envoyer de l'aide ? Ah oui : PARCE QU'IL N'Y A PLUS ASSEZ D'HOMMES ! Ludwig inspira profondément en fermant les yeux, reposant le rapport sur la pile impeccablement rangée. Il devait se calmer, s'énerver contre les décisions du Führer ne changerait rien à leur situation ; à savoir qu'ils commençaient à être pris en tenaille par leurs ennemis.
Un bruit lui fit relever la tête de ses sombres pensées ; on toquait à la porte. Il se manifesta de sa grosse voix, signifiant à la personne de l'autre côté qu'elle pouvait entrer.
La première chose qu'il distingua fût une petite mèche de cheveux bruns bouclée, puis la figure entière de Veneziano apparut.
_ Ciao Lud', je ne te dérange pas...? demanda la nation italienne, inquiet devant l'air sombre de son ami.
_ Italie, si je t'autorise à entrer, c'est que tu ne me déranges pas.
L'Italien referma la porte du bureau derrière lui à l'aide de son pied, ses mains occupées à tenir deux boîtes de conserves ainsi que deux bouteilles d'eau. L'Aryen à cette vue plissa les yeux, puis releva la manche de son uniforme pour jeter un coup d'oeil à sa montre. Effectivement, l'heure du dîner était passée depuis presque quatre heures.
_ Tu n'es pas venu chercher ta ration au réfectoire, alors je me suis dis que j'allais te l'apporter. Oh et, je peux manger avec toi ? Je ne me sens pas très à l'aise avec les autres...
_ Danke schön, répondit simplement Ludwig en esquissant un léger sourire pour signifier à son camarade qu'il n'était pas contre sa présence.
Ce dernier retrouva sa bonne humeur et, après avoir posé ses "bagages" sur le bureau du blond, vint s'asseoir sur ses genoux, tout heureux. Puis, attaquant sa portion en plissant le nez, le petit brun abaissa son regard vers l'amoncellement de feuilles dactylographiées.
_ Lud', qu'est-ce que c'est que ces feuilles ?
_ Des rapports de batailles, dit l'Allemand en les regrouppant rapidement dans un dossier confidentiel qu'il glissa aussitôt dans un tiroir de son bureau.
_ Que de bons rapports hein...? murmura l'Italien en ancrant ses yeux d'ambres angoissés dans les orbes bleues de son vis-à-vis.
Le Nazi lui sourit doucement, en glissant sa main gauche dans ses cheveux bruns, son pouce massant délicatement sa tempe, alors que sa seconde main se posait sur sa taille pour l'attirer plus près de lui.
_ Bien sûr Italie. Le Führer ne peut pas perdre face à ses imbéciles. Nous avons conquis l'Europe, et avec l'aide de Japon, bientôt, nous aurons conquis le monde entier. Personne ne peut nous arrêter, et certainement pas ces abrutis de l'Ouest ! Quand à Russie qui nous a trahi, je me ferais un devoir de lui rappeler pourquoi il avait accepté de s'allier à nous.
Un magnifique sourire s'étira sur les lèvres de Veneziano, qui tendit les bras pour s'accrocher au cou de son compagnon de guerre, presque ronronnant. Le Major du Reich sourit doucement, les yeux plissés. Un minuscule mensonge ne pouvait pas faire de mal à cette petite nation fragile.
_ Vee Lud', je suis content de savoir que tout va bien malgré ce qu'il s'est passé ces derniers mois. Je ne sais pas ce que je ferais s'il t'arrivait quelque chose... souffla le brun dans le cou de son ami, y frottant son nez affectueusement.
Ludwig se laissait faire, fixant sa collation sans faim. Puis soudainement, un certain rapport lui revint en tête et, sa main droite caressant doucement de haut en bas la hanche de l'Italien, il reprit, l'air de rien.
_ Dis moi Italie, ça va ? Je veux dire, physiquement, tu n'es pas fatigué ? Mal partout ? Une douleur dans la poitrine ?
_ Vee non, tout va bien... répondit le petit brun, surpris, en se détachant légèrement du grand blond. Pourquoi, il se passe quelque chose chez moi dont je ne suis pas au courant et pour lequel je suis sensé ressentir quelque chose ? continua-t-il ensuite, plus méfiant.
_ Non, pas du tout, dit Ludwig en secouant doucement la tête, un sourire aux lèvres. Je m'inquiète simplement de la santé de mon cher petit Veneziano.
_ Oh, Lud' !
Tout attendri, l'Italien se serra de nouveau à lui dans une tendre étreinte.
Alors qu'il se laissait câliner par Veneziano, on toqua de nouveau à la porte de son bureau. Suite à un " Komm rein ! " autoritaire, un soldat du Reich entra. Il tenait entre ses mains un téléphone noir dont il tirait le fil, et semblait visiblement ennuyé.
_ Herr Major, " Romano " an der Rufe.
_ Fratello !
Le petit brun sauta des genoux du grand blond pour récupérer le téléphone des mains du soldat, qui fût congédier d'un geste de la main par Ludwig.
_ Ciao Fratello ! Come va ?
Le dit Fratello hurlait si fort dans le combiné que l'Aryen pouvait tout entendre, et que son frère fût obligé d'éloigner son oreille du combiné.
_ " Come va " ? " Come va " ?! Vuoi veramente che ti dica cretino ?! Cosi non va !
_ Que-
_ È la Merda! Nel paese, al governo, dovunque! Ed indovina che cosa?! Ho un esercito inglese alle frontiere! E questo bastardo della Spagna nega di aiutarmi! Che cosa fa, il tuo mangiatore di patate di merda?! Domanda dei rinforzi immediatamente!
_ V-Vado a vedere ciò che posso fare...
_ Sarà meglio, cazzo !
Un court silence suivit la réponse de Lovino, et alors que Veneziano s'apprêtait à raccrocher la voix de son frère sonna encore dans le combiné.
_ F-Fa' attenzione a te, cretino di piccolo fratello...
Puis la tonalité se remit à bipper, signe que l'Italie du Sud avait raccroché. Se mordillant la lèvre inférieure, le petit brun raccrocha lentement le téléphone de jais sur son socle, posant le tout sur le bureau de Ludwig.
_ Alors, que voulait ton frère ? demanda ce dernier en appuyant sa mâchoire contre son poing droit.
Veneziano garda le silence encore un instant en posant ses mains de l'autre côté du bureau, face à son compagnon.
_ Allemagne... Tu me mens. Dis moi ce qu'il s'est passé chez moi, je suis sûr que tu le sais. Lovino demande des renforts, il dit que l'armée anglaise est aux frontières. C'est vrai ?
En inspirant profondément, l'Allemand s'assit plus confortablement dans son fauteuil, croisant les bras sur sa poitrine. Il ne l'appelait pas "Lud", il était sérieux.
_ Je ne t'ai pas menti, Italie. S'il s'était réellement passé quelque chose, j'aurais reçu un rapport sur mon bureau, et en l'occurrence ce n'est pas le cas.
_ Arrête, je ne te crois pas. Pourquoi mon propre frère me mentirait-il ? Ça n'a pas de sens !
_ Peut-être qu'il souhaite simplement que tu rentres. Tu sais tout comme moi à quel point Romano est têtu et fier Veneziano, jamais il ne te dira clairement de rentrer si c'est simplement parce qu'il se sent seul.
Vu comme ça, cela prenait du sens.
_ Tu... penses que je devrais rentrer...?
_ Non. Puis, devant l'air surpris du jeune homme. Du moins, moi, je ne veux pas que tu rentres.
_ Mais... Lovino-
_ J'ai besoin de toi, Veneziano. J'ai besoin de ta présence à mes côtés, de ton sourire, de ta gaieté. Que vais-je devenir, si mon petit rayon de soleil s'en va ? Je sombrerais dans les ténèbres...
_ Lud'...
L'Aryen tendit les bras pour prendre le visage de l'Italien dans ses mains, l'attirant à quelques centimètres du sien, ancrant son regard dans le sien.
_ Ich liebe dich, Veneziano. Ne me laisse pas, je t'en prie...
Les yeux de son vis-à-vis se mirent à briller doucement, alors qu'une vague de tendresse s'y déversait progressivement.
_ Ti amo Lud', je ne partirais pas, je te le jure. Je resterais avec toi jusqu'au bout.
Le petit brun se faufila sur les genoux de l'Allemand, et déposa un amoureux baiser sur ses lèvres, entourant ses larges épaules de ses maigres bras.
L'Allemand arqua un large sourire en enroulant ses gros bras autour du corps frêle de son compagnon. Italie était vraiment facile à berner ; il lui suffisait simplement de prononcer son prénom dans certaines circonstances particulières pour que le petit être fonde dans ses bras. C'était presque trop simple.
_ Va m'attendre dans ma chambre Veneziano. Je passe un dernier coup de fil et je te rejoins, dit enfin l'Aryen lorsqu'ils se séparèrent, caressant la joue de son compagnon en déposant un tendre baiser sur son front.
Après un dernier baiser, quand l'Italien fût sorti de la pièce, il décrocha le téléphone et composa un numéro étranger. Plusieurs sonneries retentirent, puis enfin la voix rauque qu'il souhaitait entendre se manifesta dans le combiné.
_ Beilschmitt.
_ Bruder.
_ Ah, Lulu, répondit aussitôt Gilbert d'un ton plus enjoué. Was willst du ?
_ Wie ist die Situation im Osten ?
_ Schlimmer als jemals. Russland hat Land gewonnen, wir brauchen mehreren Soldaten...!
Le Major du Reich soupira longuement, sa main droite massant sa tempe. Encore, et toujours ce manque de soldats. Les hommes meurent plus vite que les jeunes ne se forment.
_ Hör zu, ich kann nicht für dich Soldaten senden. Es gibt nichts frei.
_ Ich weiß es.
_ Und Frankreich ?
Le silence se fit, faisant plisser les yeux au Nazi. Qu'avait donc Gilbert ?
_ Bruder ?
_ Ah, entschuldigung Lulu, ich muss gehen. Lieb', 'wiedersehen ! lança l'Albinos en envoyant des baisers dans le combiné.
_ Aufwiedersen, Bruder...
Ludwig raccrocha, sceptique. Il se demandait si la raison pour laquelle son grand frère avait raccroché si vite était liée à la voix d'Ungarn qu'il avait entendu en arrière-plan, ou si Gilbert lui cachait quelque chose...
xXx
xXx Le 19 août 1944, quelques kilomètres à l'Ouest de Voronovo ( Biélorussie ), 13h18 xXx
Gilbert progressait difficilement dans ce champs enneigé, tant son propre poids ainsi que celui ajouté par son équipement le faisaient s'enfoncer dans la poudreuse. Sérieusement, même en plein mois d'août il y avait de la neige dans ce maudit pays...! Même son valeureux Gilbird se retrouvait transi à greloter sous son casque arborant fièrement l'Aigle Prussien. Il secoua la tête de droite à gauche, chassant cette pensée inutile de son esprit.
Il avait bien plus important à faire que de discutailler sur le temps qu'il faisait.
En l'occurrence, il se dirigeait en compagnie de la jolie-mais-très-emmerdante Elizabeta ainsi que leurs deux armées vers la frontière Ouest jouxtant le territoire de Lituanie. Et bien sûr, s'il se retournait, il pourrait voir à l'horizon les silhouettes de l'Armée Rouge qui les suivaient à la trace.
Le Prussien serra les dents, les doigts crispés sur son fusil. Lui, le Wunderbar Preußen, poursuivi par une armée de Russes mal dégrossis bien décidés à récupérer la cadette de leur nation...!
Pourquoi avait-il accepté de se charger du Front Est déjà ? Ah oui : "parce qu'il était celui qui côtoyait le plus les peuples de l'Est". Mais bien sûr, la dernière fois qu'il avait tenté de faire "ami-ami" avec Ivan, il avait manqué de se noyer dans un lac où l'eau avoisinait les -20℃ puis de se faire étrangler par cet abrutit...!
Mais pourquoi donc le Führer avait-il tant tenu à envahir cet espèce de bloc de glace enneigé trois cent soixante-cinq jours par an...?! Il n'en avait pas besoin, il n'y avait strictement rien dans ce désert glacé et blanc sur des kilomètres à la ronde !
De plus, pour envahir Russie, il avait fallu faire de même avec ses soeurs en premier. Et à présent, c'était lui qui se faisait jeter comme un moins que rien d'abord de Russie, puis d'Ukraine par le benjamin en furie.
Mais il ne lâcherait pas l'affaire pour la cadette. Ça, jamais, parole de Prussien !
Un bruit sourd de métal que l'on frappe, ainsi que la sensation de son casque s'enfonçant sur son crâne le tirèrent de ses pensées. Gilbird s'agita sous le couvre-chef en piaillant. En tournant son visage vers la droite, la figure pincée de son alliée Hongroise apparut à ses yeux.
_ Höre zu träumen, Schwachsinniger auf! Man hat lieber Interesse zu machen, so daß uns dieser Narr nicht einfängt!
_ Dem du es sagst.
_ Dann Vorauszahlung! Rumänien wartet uns an der Grenze mit dem Mädchen.
_ Ja wohle.
Gilbert roula des yeux, excédé. Il demeurait tout de même sceptique quand à leur position de force. Car, il devait le reconnaître - et ce malgré sa génialitude, Russie et les autres se montraient à la hauteur de leur armée. Si ce n'était plus.
Étaient-ils réellement en mesure de gagner cette guerre ?
Enfin, tant que le Führer serait en vie, tout irait bien. Du moins, il l'espérait. Il avait certainement moins foi en lui que son petit frère. Ce dernier l'adulait tant que c'en était presque effrayant. On pourrait croire à une secte. Mais tous les grands chefs militaires étaient sûrement comme ça, alors ce n'était pas si alarmant que ça.
Au terme de plusieurs heures de marche, ils parvinrent enfin à la ligne frontalière tant attendue entre la Biélorussie et la Lituanie. Ils ne leur resteraient plus qu'à traverser, puis à tracer en ligne droite jusqu'à son propre territoire pour se mettre en sûreté. L'Albinos aperçut rapidement la silhouette du Roumain parmi les troupes amassées à la limite du territoire biélorusse, accompagné de la jolie-mais-très-effrayante Natalya, qui ne cessait de se débattre depuis leur départ de Minsk malgré sa condition misérable ; elle avait considérablement maigri, et n'avait presque même plus la force d'avancer seule.
Ils les rejoignèrent aussi vite que possible. S'arrêtant à la hauteur de Roumanie, le Prussien lui donna une tape sur l'épaule puis ôta son casque. Il déposa son fidèle compagnon à plumes dans le col de sa veste d'uniforme, et frissona quand son petit corps transi vint se coller contre la peau de son cou pour se réchauffer. Il passa sa main dans ses cheveux semblables à leur environnement en les ébouriffant vigoureusement.
_ Vlad, content de te voir.
_ Moi de même, Gilbert. Tout est prêt, on franchit la frontière quand vous voulez.
_ Le plus tôt sera le mieux, ces satanés Ruscoffs ne lâchent pas l'affaire, marmonna la jolie Hongroise.
_ Tant qu'on a la fille, ils seront limités dans leurs agissements, répliqua Vlad en haussant les épaules.
_ N'en sois pas si s-
L'Albinos fût coupé dans sa phrase par le sifflement aigu d'une balle fendant l'air. Et, avant qu'il n'ait pu esquisser le moindre mouvement, son casque fût propulsé hors de ses mains et voltigea sur moins d'un mètre avant de retomber lourdement dans la neige, le faisant sursauter. Gilbird piailla bruyamment dans son cou et s'agita soudainement, cherchant sûrement à se mettre en sûreté puisqu'il tentait de s'enfoncer sous l'uniforme de son maître, au chaud et à l'abri du danger.
Vlad s'était reculé instinctivement en attirant leur prisonnière avec lui, tandis qu'Elizabeta étouffa un petit cri de surprise avant de se tourner vers l'Est. Elle sembla manquer s'étouffer avec sa salive.
_ Ils étaient si proches que ça tout à l'heure...?! Et depuis quand on est à distance de tir ?!
_ Ils sont plus habitués à la neige que nous, donc ils avancent plus vite. Levez le camp, on traverse ! lança le Prussien en s'éloignant à grandes enjambées vers l'endroit où son casque gisait.
Il se pencha ensuite pour le ramasser, et le débarrasser de la neige qui s'y était attachée. Puis, il vit où avait frapper la balle ; la belle pointe de ferraille qui faisait de son casque un objet si caractériel avait été littéralement détachée de sa base. Un fusil avec un système de propulsion incroyablement performant... Alors ils se fournissaient chez les Américains hein ? Il ne retrouva aucune trace du pique métallique autour. Il serra les dents, le coeur serré, mais ne pût s'attarder à chercher le morceau manquant. Il prit Gilbird dans ses mains, et le fourra sous son casque qu'il repositionna sur son crâne.
Se hâtant de passer la frontière, il se retourna une fois de l'autre côté pour se retrouver face au représentant de l'URSS.
Du moins, face au tube de son fusil pour être exact.
Derrière lui, il entendit Vlad ordonner aux soldats de charger et de viser. En penchant légèrement la tête sur le côté, l'Albinos pût apercevoir près de la montagne russe trois silhouettes frêles qu'il identifia comme étant les Baltiques.
C'était amusant, de gauche à droite et rangés ainsi en rang d'oignon, on croirait voir les frères Daltons. Sauf que le plus grand n'était pas le plus con. Enfin, il en aurait ri s'ils n'étaient pas sur le point de tous s'entre-tuer jusqu'à ce que seules les nations présentes ne tiennent encore debout. Quel beau carnage cela serait.
_ Ma soeur.
La voix d'Ivan le tira de ses pensées morbides, alors qu'il alignait de nouveau sa tête avec le viseur. Le Prussien s'attarda un instant sur les prunelles violines du Russe, qui ne reflétaient aucune émotion en particulier. Flippant.
_ Ma soeur, répéta ce dernier en détachant distinctement chaque syllabe en faisant tressaillir son arme de manière menaçante.
Le Prussien fit un petit signe de la main à ses deux comparses, leur indiquant de reculer en empêchant Natalya de tenter tout mouvement pour rejoindre son frère. Puis, relevant la tête fièrement en signe de défi, il lança simplement, sa voix accompagné d'un gracieux majeur dressé.
_ Va te faire foutre.
Une balle siffla de nouveau dans l'air. Heureusement il s'y attendait, et esquiva la balle de justesse ; cette dernière lui cingla tout de même la joue, laissant un filet de sang aussi pourpre que ses yeux glisser le long de sa peau pâle.
_ Je ne me répéterais pas une troisième fois, Пруссия.
L'Albinos esquissa un large sourire, poings sur les hanches, avant de répondre d'une voix posée.
_ Il me semble que tu ne peux rien faire de plus Russie. Nous avons franchi la frontière.
_ Donc ? fit Ivan en haussant un sourcil, visiblement intrigué par la réponse du Prussien.
_ Et bien, nous ne sommes plus en Biélorussie, mais en Lituanie. En clair : nous ne sommes plus chez toi !
La surprise qu'il lut dans le regard du grand Russe lui fit croire un instant à la victoire. Mais lorsque ce dernier éclata brusquement de rire, il sut que quelque chose clochait. Qu'avait-il dit de si drôle ?
Gilbert jeta un second coup d'oeil aux Baltiques, et remarqua qu'ils étaient tous les trois pris de convulsions dues à l'effroi. Il croisa le regard verdâtre de la nation Lituanienne, et y lut une détresse si grande qu'il en eut la gorge nouée. Ses yeux semblaient lui crier un seul et unique mot.
Cours.
D'instinct, l'Albinos esquissa quelques pas en arrière, les cinq sens en alerte, immité bien rapidement par ses alliés et leurs armées, visiblement aussi désemparés que lui par le rire presque hystérique du Russe.
_ Ah... C'est drôle... Tu es trop drôle toi ! parvint à articuler Ivan lorsqu'il se fût un peu calmé. Mais, tu vois, reprit-il plus sérieusement. Toris m'appartient. N'est-ce pas ?
Pour appuyer ses paroles, il attrapa le brun tremblotant sous son bras gauche, son increvable sourire hypocrite sur le visage. Mais, voyant que le Lituanien terrorisé ne répondait pas, il prit son menton entre ses doigts pour le regarder droit dans les yeux, antipathique.
_ N'est-ce pas ? répéta-t-il en appuyant chaque syllabe.
_ O-oui, oui, bien sûr...! bafouilla Toris en détournant le regard vers Gilbert, qu'il fixa avec insistance comme pour lui intimer de partir au plus vite.
_ Alors, tu comprends maintenant...
Le grand Russe avança d'un pas en traînant le Lituanien à sa suite, franchissant la frontière avec un large sourire.
_ Ici, je suis chez moi.
Oh. Schieße. Le sourire fier du Prussien s'effaça lentement, le laissant déconfit. Génial, leur stratégie tombait à l'eau. Ils auraient pourtant dû savoir que Russie occupait ce territoire aussi...! Gilbert recula encore prudemment d'un pas, mais cette fois-ci le Russe l'immita vers l'avant.
_ Écoute, Ivan... On peut peut-être s'arranger...!
_ Il n'y a aucun compromis possible, répliqua immédiatement le Russe, intraitable.
_ Je n'ai pas vraiment envie d'une quelconque effusion de sang.
_ Oh, c'est particulièrement inhabituel de ta part...! Mais, étrangement, j'ai bien envie, moi, de saigner à mort votre armée de minables.
_ ... Pour parler...?
_ Je ne fais pas dans la piraterie.
_ Moi non plus, mais ça ne me coûtait rien d'essayer...!
Tandis qu'il parlait, le Prussien ne cessait de reculer lentement, immité par son homologue communiste, qui avançait toujours un peu plus. Une main se posa sur son épaule soudainement, le faisant presque sursauter, et la voix d'Elizabeta chuchota à son oreille.
_ Lassen wir er das Mädchen. Ich denke, daß wir ganzes Interesse haben, trinkbare Soldaten zurückzubringen, um das Herz des Reiches zu schützen.
_ Niemals.
_ Abgespiegelt hört etwas und auf, Gilbert, dir zu Kopf zu steigen! Wir sind in der numerischen Minderwertigkeit trotz unserer drei unterschiedlichen Nationalitäten! Wir werden am Ende dieser an die große Kälte gewöhnten Typen und mitten in Form niemals kommen!
L'Albinos serra les dents, hésitant. Mais visiblement, sa longue tergiversation n'était pas du goût d'Ivan, qui laissa ses soldats ouvrir le feu, tirant dans le tas. Dans un mouvement de panique, Gilbert leva légèrement les mains en l'air.
_ Stop ! C'est bon...!
Le grand Russe fit signe à ses troupes de cesser leur assaut, et patienta silencieusement, attendant visiblement que le Prussien agisse. A contre coeur, ce dernier somma Vlad d'apporter la représentation de la Biélorussie, qu'il poussa ensuite en avant en direction de l'Armée Rouge.
_ Reprends-la, on n'en veut plus. Elle ne nous sert à rien de toute façon.
Ivan rattrapa le faible corps de sa soeur cadette avant que cette dernière ne touche le sol enneigé, puis foudroya Gilbert du regard en se relevant. Un homme plus petit, en habit militaire et couvert de médailles s'approcha du Russe.
Et, en dehors de cette situation, l'Albinos aurait ri de ses grosses moustaches style 1912.
Il murmura quelques paroles à l'oreille de sa nation, qui se contenta de hocher la tête avant de reprendre la parole à l'attention des membres secondaires de l'Axe.
_ Nous vous laissons six jours pour traverser ces terres. Au-delà de ce délai, les soldats de l'Axe qui croiseront notre chemin seront descendus comme du vulgaire gibier. Maintenant, déguerpissez.
Gilbert raccrocha d'un geste fier son fusil à son épaule, mais au fond de lui-même il n'en menait pas large. Quelle humiliation...! Serrant les dents, il adressa un dernier regard sombre au Russe avant de faire volte-face, indiquant ainsi aux armées de l'ex Alliance et à l'armée roumaine de lever le camp.
Six jours. C'était court pour traverser un pays entier à pied, sous la neige. Six jours avant de pouvoir envoyer un nouveau rapport déplorable à Ludwig. Six jours. Ce n'était rien, sur des années de guerre. Et pourtant.
Il pouvait se passer tant de choses en si peu de temps.
Lexique :
→ 105℉ = 40℃ - Le Fahrenheit est l'unité de mesure de la température aux States. ( bon ok, j'exagère dans le texte. Mais sérieux, le climat aux États-Unis c'est un truc de dingue ! Tout est plus gros, même les aléas naturels et les fusillades meurtrières ! - oui, je suis contre le port des armes. Peace Bro. Parce que un État où un dingue peut se promener devant une école maternelle avec un putain de fusil à pompe et que le shérif passe à côté en se disant " hum non, ce type est tout à fait normal", moi au contraire je trouve ça pas normal DU TOUT. Mais je digresse. [ Graisse ! ] - )
→ Britanien Mutti : Maman Bretagne ( allemand ) ( oui bon en gros c'est la Mother Britain mais dite de manière plus enfantine, plus moqueuse donc dans la bouche d'Allemagne. )
→ Ciao : Salut ( italien )
→ Danke schön : merci beaucoup ( allemand )
→ Komm rein : Entrez ( allemand )
→ Ich liebe dich : Je t'aime ( allemand )
→ Ti amo : Je t'aime ( italien )
→ Ungarn : Hongrie ( allemand )
→ Der Wunderbar Preußen : Le génialissime Prusse ( allemand )
→ Schieße : merde ( allemand )
→ Пруссия : Prusse ( russe )
Je rappelle encore une fois que pour les dialogues en Italien, parfois en Allemand, et pour les mots en Russe, je fais entièrement confiance, dans mon ignorance, à Reverso et Google Traduction. N'hésitez pas à me corriger si c'est faux !
xXx
Traduction des dialogues :
※ Partie 1 :
_ Ah, les voilà, les déserteurs. Vous savez que nous avons quelque chose nommé la "discipline militaire" dans l'Armée ?
_ Personnellement je n'appelle pas cela de la "désertion" mais plutôt une sorte "d'amitié". L'un était blessé, ils ne pouvaient pas rentrer au camp, donc ils ont quitté le champ de bataille. C'est assez logique.
_ "Logique" ?! Le titre de "Nation" ne leur permet pas de ne pas suivre les règles !
_ "Les règles, les règles". Ah, espèce de vieux British ! L'important, c'est qu'ils soient rentrés ! Tu es trop rigide avec tes soldats !
_ Oh, et bien tu ne l'es pas assez alors. Dois-je te rappeler les rapports que nous avons encore reçus aujourd'hui ? Viols, beuveries, et même meurtres !
_ Et bien, Maman, Papa, nous sommes fatigués, alors nous allons vous laisser vous disputer, et nous allons regagner notre tente, d'accord ? Très bien, bonne nuit.
_ Ah frérot, je ne me lasserais jamais de te voir clouer leur bec aux autres...! C'est trop drôle...!
_ Pourquoi ne le ferais-je pas ? Ils ne peuvent pas faire grand chose contre nous.
_ Arrête ça ou je t'appelle le hooligan sauvage !~
_ Ta gueule. Plus vite on gagnera, plus vite on rentrera. On a pas le temps pour ces enfantillages.
_ Plus vite c'est, mieux c'est. Ouais, je sais. Mais on ne peut pas gagner plus vite que nous n'en sommes capables.
_ No shit Sherlock.
_ Enfin, peu importe. Tu penses que ce qu'a dit le vieux Brit est vraiment vrai ?
_ Et bien... Je pense, oui. C'est ce qui arrive quand les soldats ne sont pas assez disciplinés.
_ Oh va te faire foutre Mattie, tu parles comme Arthur.
_ Je vois, et bien désolé de dire la vérité !
_ Désolé frérot, c'est pas ce que je voulais dire. En fait... C'est juste dure à croire. Je veux dire, tu ne penserais pas comme moi si cela t'arrivait ?
_ Absolument, totalement, non. Et tu sais pourquoi ? Parce que les soldats connaissent la discipline.
_ Ok j'ai compris. Bonne nuit.
_ Al. Sérieusement.
_ Je sais. Je le sais très bien. Putain, que Dieu me garde, j'en ai vraiment ras-le-bol de cette guerre. Je prie pour que nous atteignons rapidement Berlin.
_ Moi aussi.
_ Pour que nous atteignons rapidement Berlin avant Russie.
_ Avant Russie ? Pourquoi ?
_ Parce que. C'est tout.
_ Espèce de Ricain excentrique, sérieusement...
_ Hey ! Tu te moques de moi ?
_ Ferme ta bouche et dors, bébé. Il est tard.
_ Si tu n'étais pas mon frère, tu serais déjà mort.
_ C'est pourquoi je l'ai dis. Maintenant, dors. Bonne nuit Al.
_ Bonne nuit frérot.
※ Partie 2 :
_ Monsieur le Major, "Romano" au téléphone.
_ Grand Frère !
_ Salut Grand Frère ! Comment ça va ?
_ " Comment ça va " ? " Comment ça va " ?! Tu veux vraiment que je te dise crétin ? Ça ne va pas du tout !
_ Que-
_ C'est la MERDE ! Dans le pays, au gouvernement, partout ! Et tu sais quoi ? J'ai même une putain d'armée anglaise aux frontières ! Qu'est-ce qu'il fout ton bouffeur de patates de merde ? Demande des renforts immédiatement !
_ J-je vais voir ce que je peux faire...
_ T'as intérêt putain !
_ F-Fais attention à toi, crétin de petit frère...
_ Grand Frère.
_ Ah, Lulu ! Qu'est-ce que tu veux ?
_ Quelle est la situation à l'Est ?
_ Pire que jamais. Russie a gagné du terrain, il nous faut plus de soldats...!
_ Écoute. Je ne peux pas t'envoyer de soldats. Il n'y en a plus de disponibles.
_ Je sais.
_ Et France ?
_ Grand Frère ?
_ Ah, désolée Lulu, je dois y aller. Bisous, à plus !
_ Au revoir, Grand Frère...
※ Partie 3 :
_ Arrête de rêvasser, crétin ! On a plutôt intérêt à faire en sorte que ce taré ne nous rattrape pas...!
_ À qui le dis-tu.
_ Alors avance ! Roumanie nous attend à la frontière avec la fille.
_ À vos ordres.
_ Laissons lui la fille. Je pense que nous avons tout intérêt à ramener des soldats potables pour défendre le coeur de l'Empire.
_ Jamais.
_ Gilbert, réfléchis un peu et cesse de t'entêter ! Nous sommes en infériorité numérique malgré nos trois nationalités différentes ! Nous ne viendrons jamais à bout de ces types habitués au grand froid et en pleine forme...!
xXx
→ Quand Gilbert décroche, dans la partie 2 ; en Allemagne, il est de "coutume" de décrocher en s'annonçant par son nom de famille. En gros nous on dit "Allô" bah eux ils disent leur nom de famille. ( J'invente pas, c'ma corres' qui me l'a dit d'abord :meurs: )
→ Pour l'histoire de Russie qui a trahi Allemagne. Au début de la guerre, Russie faisait à peu près partie de l'Axe ; il avait signé un accord avec Allemagne pour être sûr que ce dernier ne tente rien sur ses terres, en URSS. En échange, il me semble qu'il lui filait des armes et des hommes. Et puis au bout d'un moment ( 1 ou 2 ans ), Hitler se dit que quand même, si il veut conquérir l'Europe entière, faut bien qu'il se choppe la Russie. Donc il dit merde - pardon, Schieße - à l'accord et il attaque la Russie. Mais donc Staline bah il est pas content, style "Ah non mais ça va pas être possible ça, mon tout p'tit ami!" Alors du coup BAM! Il retourne sa veste et il fait ami-ami avec les Alliés. Voilà voilà... Mais à la base, c'est quand même la faute d'Allemagne hein, moi je dis ça, je dis rien.
→ Pour le prénom de Roumanie. Ce n'est pas "Vlad" pour "Vladimir", je l'ai appelé ainsi du même prénom que Vlad Tepes III de Roumanie, plus connu sous le nom de Comte Dracula ( le Diable en italien ) qui a terrorisé les cités italiennes de son vivant.
→ Le Chouchen est une espèce d'eau de vie bretonne à base de pomme. C'est hyper fort comme alcool, peut-être pas autant que la vodka, mais tu chauffes très vite. ( Oui j'ai goûté. Je vous confirme que c'est super fort. Alors pas plus d'un verre les n'enfants. )
→ Le Cidre est un alcool breton peu fort, je crois qu'il n'excède pas 5˚. En gros c'est du jus de pomme pétillant qui a macéré pour être alcoolisé. Le doux se rapproche beaucoup du Champomy, le brut est un peu plus sec. Mais c'est très bon, je vous le recommande si vous ne connaissez pas.
→ Le Calvados est un alcool normand à 60˚, encore à base de pomme. Très fort aussi donc. Les Ricains quand ils ont goûté ça en arrivant en France, ça les a changé de leur bière de minette, tu m'étonne qu'après ils partaient en vrille...!
→ Le Blitz ( éclair en allemand ) est la tactique militaire appliquée par le Reich au début de son expansion. En gros, ça peut se résumer comme ça : on attaque sur un seul Front en envoyant du lourd ( obus, missiles, blindés, la totale quoi ) pour faire craquer l'adversaire le plus vite possible. Genre par exemple avec la Blitzkrieg ( guerre éclair - ça ressemble à une attaque de Pikachu quoi, nan mais sérieux...! ) Hitler a envahi la Pologne après seulement un mois de combats. C'est du rapide. La France a tenu un peu plus d'un an il me semble, mais bon en même temps on avait plus un radis à cause du fail monstrueux de la ligne Maginot alors, bah, ils pouvaient pas faire grand-chose d'autre que se rendre. Même si après pour la signature du traité de paix on s'est fait salement humilier par Hitler. Bah, c'comme ça que ça se passe quand on n'écoute pas Tonton England. ENFIN BREF, je divague. ( Vague ! )
→ Pendant leur progression vers Paris, les GIs ont UN PEU pété un câble. Vu qu'ils étaient plus libres niveau disciplinaire ( dans le sens où contrairement aux Roastbeefs ils avaient pas de couvre-feu imposé etc. Et puis c'est pas la même culture non plus. ) les Ricains sortaient UN PEU tous les soirs jusqu'à pas d'heure, ils buvaient UN PEU de l'alcool trop fort pour eux, puis après en général ils allaient dans des bordels. Dans ce cas-ci ça se passe relativement bien. Mais des fois, on pouvait assister à des scènes de beuveries en pleine rue, y'en a qui tombaient à la flotte si la ville en question était traversée par un court d'eau, ou alors bah ils chopaient à deux ou trois une Française pas très consentante dans un fossé. ( Ah ouais parce qu'apparemment chez les Ricains, on est des femmes faciles. ) Et si elle criait, coup de crosse et bam, a plus de Française. Mais bon, leurs excuses c'était "on est loin de nos femmes, de nos petites-amies, de notre patrie.". Mais quand même ça les autorise pas à faire ça. M'enfin, en voyant toutes les plaintes et rapports d'incidents arriver dans sa tente finalement Eisenhower va prendre des mesures disciplinaires et il ne va pas hésiter à exécuter des GIs qui ont commis des méfaits trop importants.
→ L'opération Bagration menée par l'Armée Rouge du 22 juin au 19 août 1944 vise à reconquérir par la force la Biélorussie. Et ça marche. Bon, faut dire qu'ils ont mis les moyens les Ruscofs. Mais je vous décrirais leur méthode dans un futur chapitre, vous verrez, elle était ni-ckel. Infaillible. Surtout avec les champs de mines.
J'adore mes deux bébés Nord-Américains, ils sont juste trop choupinoupinets je fonds~
Canada se rebelle, et ouais ! Attention à vos culottes mesdemoiselles, on ne mouille pas :meurs:. Non plus sérieusement, je le préfère comme ça, mon petit Matthieu chéri. Il est trop effacé dans l'animé, et puis, Qui ne dit rien consent. Donc hein...! J'ai le droit !
Je me suis dit aussi que c'était un bon moment pour caser une petite scène GerIta toute mignonne - même si je me rends compte que Lud' passe encore pour un connard... -. Les fans de ce pairing auront même peut-être droit à un lemon dans le prochain chapitre. C'est sûr à 99%.
Et j'hésite à ajouter une scène de UkUs aussi. Mouais ça pourrait le faire.
C'est le chapitre le plus long que j'ai écrit pour l'instant. Et encore, au départ il devait l'être bien plus d'après mes notes. Mais j'ai dû les diviser en deux sinon ça aurait été trop long. Donc finalement j'ai déjà presque la totalité du plan du chapitre 5, il me manque juste la partie du Front Est, faut que je me documente un peu.
BREF. N'hésitez pas à laisser une review pour me donner votre avis quand à ce quatrième chapitre de Der Fall von Deutschland, vous pouvez aussi me proposer certains couples que vous voudriez voir apparaître dans cette fic ( bon, me sortez pas UsUk, Spamano, GerIta et PruCan, parce que OUI il y en a déjà ou il y en aura. Voilà, ça, c'est dit. ).
Remerciez toutes et tous L'Ombre d'Ebène, car c'est sa review de ce matin qui m'a motivée pour écrire toute la dernière partie aujourd'hui. Sinon vous auriez dû attendre encore un peu...!
Je devrais être en mesure de poster un OS UkUs avant la rentrée. Normalement. Mais je ne promets rien, désolée.
Tschüss~
