Hey bande de gens !
Voici enfin le chapitre 5 de Der Fall von Deutschland que vous attendez depuis près d'un mois et demi ! ( Je sais je sais, c'est long comme attente, mais que voulez-vous, plaignez-vous à mes profs qui nous submergent de boulots à un point, c'est abusé ! )
Le titre cette fois, " Verrat und Komplotte ", signifie Alliance et Complots. Pourquoi donc me demanderez-vous ? Et bien je vous laisse le découvrir en lisant par vous-même !
Bonne lecture~
xXx Le 20 août 1944, Kommandantur de Paris (France), 18h37 xXx
Veneziano était attablé dans la salle qui faisait office de réfectoire dans la Kommandantur, regardant sans réelle envie le contenu de son assiette, sa fourchette déplaçant évasivement les choses que les Allemands osaient appeler "pâtes" d'un bout à l'autre de son couvert. Décidément, ses spaghettis n'avaient absolument rien à envier aux Spaetzels.
Il poussa un long soupir en repoussant du bout des doigts son plateau devant lui, s'accoudant à la table à laquelle il était assis en compagnie de quelques armoires à glaces germaniques, les yeux dans le vague.
Il n'avait plus eu de nouvelles de son grand frère depuis l'appel de l'autre jour, et Ludwig semblait délibérément éviter ce sujet en sa compagnie. Cette situation le frustrait et l'inquiétait tout autant. Il était naïf certes, mais loin d'être idiot ! Si son pays avait des problèmes, il pouvait les comprendre, et Allemagne avait le devoir de l'en informer...!
Une explosion à l'extérieur le fit sursauter violemment, le faisant heurter un grand blond qui le dévisaga alors d'un air dédaigneux tandis qu'il bafouillait de vagues excuses en un allemand approximatif. Le Germain s'écarta finalement du petit Italien en marmonnant d'une voix rauque des paroles que la nation latine ne comprit pas, déclenchant l'hilarité chez les autres soldats de la table.
Le brun se recroquevilla quelque peu sur lui-même, mal à l'aise et apeuré, tous ses sens en alerte, attentif aux bruits provenant du dehors. Ils se battaient même à Paris, à présent que les Alliés progressaient de plus en plus rapidement ; il avait entendu, en épiant à la porte du bureau de son homologue Allemand, que ces derniers ne tarderaient plus à atteindre la capitale française.
C'était d'ailleurs cette annonce de l'arrivée prochaine des nations d'Outre-mer qui avait motivé les Rebelles de Paris à s'activer. Du moins, c'était l'hypothèse qu'avait posé Ludwig.
Car depuis la veille, ils ne comptaient plus le nombre de sabotages, bombes, tueries et autres ayant eu lieu un peu partout à travers la plus grande ville de France. Une rumeur circulait même selon laquelle ce soulèvement était entre autre l'oeuvre de ce Général de Gaulle dont les Français étaient si fiers.
Du moins ceux qui n'étaient pas Vichystes. En quelque sorte, ceux-là étaient aussi des Nazis. Des Nazis non reconnus et méprisés d'Hitler, mais des Nazis quand même.
En même temps, tout ceux n'appartenant pas à la race germanique étaient des moins que rien pour le Führer, alors... Lui-même avait encore de la chance de faire partie de la race des Latins, des descendants de Papy Rome, sinon... Et bien, il serait probablement dans la même situation que Pologne.
Et il ne voulait absolument pas être dans la même situation que Pologne.
Un grand bruit de porte que l'on claque attira l'attention de son oreille droite, et il tourna la tête pour voir entrer dans le réfectoire Allemagne. Couvert de sang.
L'Italien en eut le souffle coupé, les yeux écarquillés de peur. Mon Dieu, qu'avait-il bien pu lui arriver...? Il se leva précipitamment pour rejoindre son ami, affolé, et prit son bras entre ses mains tremblantes.
_ Madre mia, Lud'...! Que t'est-il arrivé...? Tu es blessé ? débita en bafouillant légèrement le petit brun, prenant à deux doigts un pan de la longue veste noire en cuir du Major, à présent tâchée d'un pourpre semblable à celui entourant la croix gammée de l'Empire.
_ Oh, ça ? Ne t'en fais pas Italie. Ce n'est pas mon sang, répondit le grand blond en souriant d'un air crispé qui glaça le sang de son pauvre homologue latin, sa main droite venant ôter sa casquette à visière noire ornée de l'aigle impérial. Sais-tu où est Dietrich ? J'ai besoin de m'entretenir avec lui en urgence.
Sa main droite se referma sur un papier froissé qu'il tenait dans sa paume en un geste furieux. Visiblement, le dit Dietrich allait passer un mauvais quart d'heure. Le jeune Italien répondit d'un hochement de tête négatif, tandis que le Germain lui intimait de le suivre.
Ils ne tardèrent pas à croiser au détour d'un couloir le Général que la nation Allemande cherchait, et qui l'admonesta brusquement d'une voix impérieuse. Le pauvre humain pâle comme un mort fut traîné par le haut du bras jusqu'au bureau de l'Aryen qui l'y força à s'asseoir sur une chaise tandis que Veneziano refermait la porte à clé derrière eux.
Ludwig brandit furieusement devant le visage de son subordonné la feuille de papier qu'il tenait encore dans sa main, laissant éclater sa colère qu'il avait contenue jusqu'alors devant ses hommes.
_ Was ist diese Schieße ?!
_ D-der Führer befählt mir, Paris zu vernichten. Aber Ich kann nicht es machen, es werdet ein zu Größe verlorene Erbe...!
_ Unsinn ! Du diskutierst der Ordnungs des Führer ? Judas !
_ Ich bin kein verräterisch !
Veneziano s'était assis dans un coin de la pièce, à côté du tourne disque préféré de Ludwig, suivant du regard sans comprendre un traître mot l'échange des deux soldats du Reich. L'Aryen se frotta les yeux du pouce et de l'index, tentant sûrement de se calmer un peu, avant de reprendre.
_ Ich warte. Was. Ist. Das.
_ Eine Ordnung von mich. Sie sollen diese Stadt verlassen. Die Amerikaner wollen schnell hier sein...!
_ Wie kann ein General zu ein Major Ordnungs geben ? Fit le grand blond en serrant les dents. Ich bin das Chief hier, und Ich sage, dass wir nicht verlassen würden !
_ Sie sind nicht nur ein Major, Herr Beilschmitt. Sie sind das Reich... Sie müssen Frankreich verlassen, bitte !
_ Lud'... Qu'est-ce qu'il se passe...?
La petite voix du brun résonna dans la pièce, coupant court son homologue nation dans une nouvelle inspiration. Ce dernier se tourna vers l'Italie du Nord en un soupir, puis marmonna dans la langue universelle propre aux nations.
_ Les Alliés ne tarderont plus à atteindre les portes de Paris. Cet imbécile, cracha presque le blond en désignant d'un air dédaigneux le misérable humain recroquevillé sur sa chaise, a reçu l'ordre du Führer de détruire la ville pour mater les Rebelles, mais Monsieur ne veut pas obéir et a décidé de nous rapatrier au nid.
_ C'est peut-être plus sage après tout, minauda l'Italien d'un air gêné, en triturant du bout des doigts son brassard écarlate.
_ Was ?! Alors toi aussi tu es un traître ? Vous voulez tous trahir le Reich c'est ça ?! se mit à hurler Ludwig en frappant du poing sur son bureau.
Veneziano se ramassa un peu plu sur lui-même, apeuré. Allemagne avait bien changé depuis l'Alliance... A présent il le terrorisait pendant ses excès de colère.
_ Vee... N-non... Bien sûr que non ! Je te suis entièrement dévoué Lud', tu le sais bien...! C'est juste que... Peut-être serions nous plus en sécurité à Berlin, ou à la Kehlsteinhaus, aux côtés du Führer... Je veux dire, ainsi tu pourrais le soutenir et le conseiller en personne...!
Le grand blond sembla réfléchir un long moment qui parut une éternité à ses vis-à-vis tremblants qui attendaient nerveusement une réponse de sa part. Ludwig ne tarda pas à s'asseoir à son bureau en poussant un long soupir excédé, signifiant tout de même d'un mouvement sec de la main que l'humain avait intérêt à déguerpir sur-le-champ.
Ce que ce dernier fit sans attendre.
L'Allemand marqua une nouvelle pause avant de reprendre, de nouveau plus calme et détendu.
_ Peut-être... Que nous serions effectivement mieux au nid... Le Front devient dangereux, autant ici qu'à l'Est.
_ Tu as eu des nouvelles de Prusse ?
_ Oui. Mais... Disons qu'il était... Étrange. J'ai le vilain pressentiment qu'il nous cache quelque chose.
Le petit brun afficha une moue inquiète, ses yeux irrémédiablement attirés par les tâches écarlates qui souillaient le bel habit du Schutzstaffel. Il s'approcha d'un pas hésitant du bureau, encore un peu effrayé par la colère du blond qu'il avait entrevue il y a de cela à peine cinq minutes, et sortit un mouchoir de sa poche d'uniforme en tendant la bras vers son compagnon de guerre.
_ Vee... Lud', tu devrais changer de vêtements et prendre une douche. Tu ferais peur à un mort accoutré ainsi...! Murmura l'Italien en essuyant évasivement la joue droite mouchetée de sang de l'Aryen.
_ Les Morts n'ont plus peur de rien, Italie. Ils ne craignent plus rien, si ce ne sont les vers de terre et les racines de bouleaux.
_ Ils étaient humains avant, tu sais. Et les humains, avant même d'avoir peur de la mort, on peur de vivre. Quand tu vis, tu peux souffrir à en crever, alors que lorsque tu es mort... Et bien, sauf évidemment si tu es envoyé en Enfer - et Dieu sait que personne ne le souhaite, ajouta l'Italien en se signant - tu ne souffres plus. C'est la Vie qui est effrayante, et non la Mort, car elle est cruelle et insidieuse.
_ Depuis quand tu philosophies toi...?
Le grand blond jeta un regard interrogateur à son vis-à-vis, qui se contenta de laisser échapper un petit rire nostalgique sans pour autant ajouter quoique ce soit. Ludwig soupira légèrement en baissant de nouveau la tête vers son bureau, croisant encore les rapports désastreux qui le mettaient tant en rogne. Une ombre de fureur traversa son visage furtivement, ce qui fit frémir de terreur l'Italie du Nord qui s'écarta de lui l'air de rien.
Le SS adressa un regard intrigué à son compagnon, ne comprenant que trop bien sa réaction.
_ Tu as peur de moi, Italie ?
_ N-non ! Bien sûr que non Lud' ! se hâta de répondre le petit brun.
Seulement, ses mains tremblantes le trahissaient. L'Allemand plissa doucement les yeux, contrarié. Italie ne devait pas douter de lui. Jamais. S'il doutait, sa marionnette ne lui obéirait plus au doigt et à l'oeil comme il le souhaitait. Et il avait besoin de ce faible pantin à ses bottes pour lui servir de bouclier pare choc.
Arborant son plus tendre sourire, l'Aryen se leva doucement pour venir enlacer l'Italien dans ses bras, une main ancrée au creux de ses reins et l'autre glissée dans ses cheveux bruns.
_ Veneziano... Mon petit Feli adoré... Tu sais très bien que jamais je ne te ferais le moindre mal, j'en suis bien incapable... roucoula son baryton à l'oreille de son aîné. Je t'aime bien trop pour cela...~
_ Lud'...
Visiblement, les petites attentions câlines qu'il accordait au cou de son compagnon d'armes semblaient faire leur petit effet, puisque ce dernier tendit le cou en basculant sa tête vers l'arrière, les joues rosies. Ses yeux ambrés croisèrent le cieux purs du blond, et la lueur de tendresse démesurée que l'Aryen put lire en lui le fit rire sous cape.
_ Moi aussi je t'aime Lud'... Je t'aime à en mourir...! murmura l'Italien en enserrant les épaules de l'être aimé entre ses bras frêles.
A en mourir, hein...? Le Major vint sceller leurs lèvres en un tendre baiser tandis qu'il soulevait son amant dans ses bras, l'allongeant sur son bureau impeccablement rangé avec la fervente intention de lui faire l'amour. Pardon, de le baiser.
Bien sûr, que croyez-vous donc. Un homme de la race supérieure, s'abaisser à éprouver ce genre de sentiments pour une sous-race qu'étaient les Latins ? Pis encore, pour un autre homme ? C'était tout bonnement inconcevable ! Mais en temps que nation, il était obligé de mettre sa fierté de côté pour conserver cet allié voisin près de lui, même si pour ça il était obligé de s'adonner aux plaisirs de la chair avec un être inférieur à son rang. Il le faisait pour son peuple, pour sa race.
Pour l'Empire.
Et ce, peu importe s'il devait se souiller corps et âme.
xXx
xXx Le 25 août 1944, Champs-Elysées, Paris libérée [ DÉLIVRÉE ] [ ... Je suis désolée. ] ( France ), 10h24 xXx
Alfred observait avec de grands yeux pétillants de bonheur la foule de Parisiens - en majorité de Parisiennes - qui s'était amassée dans les rues de la capitale française pour acclamer les divisions blindées des Alliés et des FFL.
La présence de ces dernières à leurs côtés avait renfrogné pendant un bon moment Arthur, qui les avait boudées et évitées le plus possible ; probablement qu'entendre du français lui rappelait le "problème Francis", comme leur oncle Écossais s'était plu à l'appeler.
La jeune nation hyperactive, contrairement au britannique qui se tenait simplement assis derrière la tourelle du M4 Sherman sans décocher une seule expression faciale amicale et son frère cadet qui saluait timidement les quelques Françaises qui le remarquaient à leurs côtés, gratifiait ces dernières de larges sourires rayonnants en agitant un bras, l'autre aggripant le dessus du canon mobile pour ne pas perdre l'équilibre et chuter du char en marche devant tout le monde.
On les acclamait comme des héros ! Des héros ! Aux anges, l'Américain avait bien vite oublié son petit moment d'indignation lorsqu'ils avaient appris que la division française passerait avant eux. Mais après tout, c'était la Résistance qui avait "nettoyé la zone" comme le disait si bien le Général Leclerc. Alors, disait-on, ce n'était que justice ; ils leur avaient facilité la tâche aux prix de nombreux sacrifices, étant moins bien équipés qu'une armée à proprement parlé.
Aux fenêtres des habitants s'agitaient également la population, ayant accroché aux rembardes pour l'occasion le drapeau résistant, celui où figurait une large crois de lorraine rapidement cousue en son centre, ainsi que son si précieux Stars and Stripes. Cependant, aucune trace de l'Érable de son cadet, et encore moins de l'Union Jack - l'Union Jack en France ? Horreur et putréfaction, comme dirait l'autre.
_ I feel like people forgot about me, marmonna la nation anglaise en se renfrognant un peu plus, croisant les bras sur sa poitrine.
_ Now you know how I feel everyday, England, soupira faiblement Matthew.
_ What did ya expect guys ? Everyone can't be a hero after all ! ricanna Alfred d'un air supérieur en regardant son ancien tuteur de haut.
_ Shut your bloody obnoxious mouth, you piss me off wanker ! s'énerva alors le dit ancien tuteur.
Une secousse brusque fit sursauter le grand blond, alors que le char stoppait sa marche violemment en le faisant légèrement basculer en avant.
_ What happened ? cria Arthur pour couvrir le brouhaha de la foule.
_ No idea, maybe one engine stalled, répondit en haussant les épaules Alfred, tendant le cou vers le ciel pour tenter de voir au loin ce qu'il se passait au devant de la progression.
Puis, alors qu'il était concentré sur ce qu'il regardait, l'Américain sentit quelque chose lui agripper le bras. Il eut juste le temps d'entendre un faible " Hey, w-wait...! " de la part de son petit frère, avant d'être retourné et embrassé avec fougue par une Française qui s'était enhardie à monter sur le char.
Tout d'abord surpris et gêné, il se laissa ensuite faire avec amusement, répondant au baiser de la jolie brune jusqu'à ce que cette dernière ne lâche ses lèvres.
_ Vous êtes des héros...! Nos héros ! dit-elle d'une voix tremblante à cause de l'émotion, en serrant les mains de "son" héros entres les siennes décharnées par ces dernières années de rationnement.
En observant plus attentivement la jeune femme aux yeux vert d'eau, le jeune homme remarqua tout de même que celle-ci devait être fort jolie, avec quelques kilos en plus. La guerre lui avait fait perdre toutes les possibles rondeurs de ses courbes, la rendant aussi plates qu'une planche à pain, autant au niveau des hanches que de la poitrine. Pauvre fille, c'était du gâchis, franchement.
La gratifiant d'un large sourire amical, Alfred entrouvrait la bouche pour lui répondre lorsqu'une poigne brusque le tira d'un cou sec en arrière, l'écartant de la jolie Française. Arthur s'était interposé entres les deux jeunes gens, et vu le foudroyant regard noir de colère qu'adressait l'ancien pirate à cette dernière, il n'avait en rien apprécié ses actes.
_ Désolé, mais vous devez descendre. Une civile n'a rien à faire sur un char, cracha sèchement le britannique dans les bribes de français potable qu'il entretenait depuis des siècles au cas où, son attitude semblable à celle d'un animal défendant son territoire.
_ On va délivrer vous, ajouta tout de même l'Américain avec un sourire compatissant pour cette pauvre fille qui venait de se faire remballer en beauté par l'ancien pirate.
Chasse gardée hum...? La jeune femme bafouilla quelques excuses en rougissant, se rendant compte de l'énormité de sa bêtise, et descendit précipitamment de l'engin qui, quelques instants plus tard, s'ébranla de nouveau dans un cliquetis métallique assourdissant, une brusque impulsion qui remua les trois nations d'avant en arrière signifiant que le char reprenait son chemin vers l'Arc-de-Triomphe.
Arthur s'était rassis sur son bout de tourelle métallique, boudant définitivement la foule et évitant le regard azuré de l'ex Nouvelle-Angleterre. Ce dernier eut un large sourire amusé en venant s'asseoir dos au culot du canon, une main s'agrippant toujours au métal, à côté de l'Anglais auquel il souffla malicieusement à l'oreille tandis que son cadet disparaissait à l'intérieur de l'engin en mouvement.
_ Are you jealous, Artie ?
_ Fuck off you wanker, siffla rageusement le dit Artie en tournant la tête à l'opposé, ne souhaitant définitivement pas exposer son visage rouge cramoisi à son ancienne colonie tant chérie. I'm definitely not, bloody Hell, I'll better die !
_ That's mean, ya know, s'insurgea faussement le grand blond avec une moue triste, en venant coller un baiser sonore sur la joue de l'Albion avant de se relever énergiquement. Well, it's cool, but we also have a war to win and a whole continent to deliver !
Le plus âgé se mura dans le silence, croisant bras et jambes et enfonçant son menton contre son thorax. Ses pensées se dirigèrent automatiquement vers ses sensations en temps que nation, qui ne perçevaient nulle trace de son rival de toujours, et ce même sur son propre territoire. Il se mordit la lèvre inférieure, tant d'inquiétude que de colère. Sérieusement, cette putain de grenouille ne pouvait tenir un siècle tranquille sans avoir des emmerdes !
Ils continuèrent leur cheminement ainsi un bon moment encore, remontant la totalité de la Grande Avenue pour effectuer plusieurs tours de la place de l'Étoile, avant de redescendre par l'une des cinq branches jusqu'aux alentours du château du Louvre, devant l'hôtel de ville plus précisément, où la procession armée se stoppa une nouvelle dans un mugissement mécanique rond.
De son char, l'Américain put apercevoir le Général Français descendre de son buggy, accompagné sur plusieurs mètres de Leclerc, puis s'avancer seul jusqu'au parvis de l'hôtel de ville.
_ What is he doing ? demanda Alfred en tournant la tête vers le britannique qui tournait toujours le dos à la tête du "défilé".
_ A speech, probably. He's a politician after all.
_ Is he ? s'étonna le blond.
_ Of course.
" Paris... Paris, outragée...! "
_ That's boring. Hey, what da ya think 'bout searching for the Germans' HQ ? It would be so much funnier ! proposa la jeune nation, tout excité de son idée.
" Paris, martyrisée...! "
_ Are you stupid ? We don't have the right to move from this machine. Have you already forgotten about the other day's incident, Birdbrain ? siffla Arthur avec une moue irritée.
_ Oh, come on ! Please, England ! supplia Alfred, les yeux brillants.
" Mais Paris, libérée...! "
Et il savait parfaitement que son ancien tuteur ne pouvait pas résister à cette tête-ci. Furtivement donc, sous les consignes d'Angleterre, ils s'extirpèrent du convoi immobilisé alors que toutes les têtes étaient occupées à écouter le discours qui se déroulait sous leurs yeux.
" Libérée... Par elle-même ! "
Les deux anglophones déambulèrent donc dans les rues pavées désertées de la vieille capitale, accompagnés au loin des cris et applaudissements que suscitaient le discours du général Français, en cherchant au hasard un bâtiment ayant pu servir de Quartier Général à la Gestapo de la ville. Et ils finirent d'ailleurs par le trouver, assez facilement même, puisqu'accrochées à la façade se balançaient lentement au gré du vent deux larges bannières ornées de la croix gammée de ces tarés.
S'approchant de l'une d'elles, l'allégorie de la Grande-Bretagne, dans un geste rageur, l'agrippa d'une poigne ferme et tira fermement dessus, la faisant chuter avec fracas au sol. L'Américain, ne s'attardant pas sur ce genre de détail inutile, força la large porte d'entrée du bâtiment, se frayant un passage à l'intérieur par les grands moyens.
Suivi du britannique remis de sa brusque pulsion de rage, Alfred traversa un long corridor blanc, se déplaçant avec des gestes lents, sur le qui vive. Mais seul un silence assourdissant parvenait à leurs oreilles attentives.
Les lieux étaient propres et clairs, et il y faisait frais grâce aux volets fermés. La plupart des portes donnant sur des bureaux étaient fermées à clé, et dans une large pièce servant visiblement de réfectoire, on avait même pris le temps de retourner les chaises sur les tables de manière parfaitement identiques. Apparemment, malgré un départ précipité, ils avaient évacué les lieux de manière méthodique. Bande de maniaques du contrôle.
Déambulant au hasard dans les couloirs déserts de l'hôtel particulier style XIXème, les deux anglophones perçurent une faible mélodie, étouffée à travers les murs et se répercutant dans les couloirs. A l'oreille, Arthur guida son cadet dans ce dédale immaculé, jusqu'à ce qu'ils se stoppent devant une porte légèrement entrebaîllée ; la seule du bâtiment, d'où provenait la musique qu'ils pistaient.
Prudemment, les deux hommes, après un échange visuel sceptique, s'enhardirent à entrer dans la pièce qui se révéla être un bureau. Posé sur une sorte de commode en bois ciré jouxtant un fauteuil basique mais confortable, un tourne disque diffusait en boucle le contenu du disque noir qui y était inséré.
_ Richard Wagner, " Da zu dir der Heiland kam ", Die Meistersinger von Nürnberg, dit simplement l'Anglais en fronçant ses gros sourcils. I heard it was their favorite composer. A big " no-Jews" man, if you see what I mean.
_ Wonderfully well, railla Alfred en s'avançant vers le bureau qui trônait au centre de la pièce.
_ I leave you the inspection of this room while I'm checking the next one, lança Arthur en sortant, laissant la porte grande ouverte.
Après un hochement de tête approbatif, le grand blond fouilla les lieux de fond en comble, ouvrant chaque tiroir, vérifiant chaque livre de chaque étagère, mais rien. Il n'y avait plus aucun document intéressant ici. La seule chose "intéressante" qu'il avait trouvée était tout simplement un exemplaire de Mein Kampf, sûrement délibérément placé en évidence au centre du grand bureau, et qui le nargua dès qu'il eut posé son regard sur ce dernier. D'un revers de la main frustré, il l'envoya valser contre le tourne disque qui tournait toujours, le faisant s'écraser avec fracas au sol.
Soupirant longuement pour se calmer, il ressortit de la pièce, le livre de la petite teigne allemande dans une main, et lança d'une voix forte pour se faire entendre, espérant qu'Angleterre en ferait de même pour qu'il puisse repérer dans quelle pièce il se trouvait.
_ Nothing much here Artie. And ya ?
_ I can't say that about here... lui répondit la voix nasillarde de son ancien tuteur depuis une pièce isolée des autres, au fond du couloir.
L'Américain se hâta de rejoindre l'Albion, impatient de savoir ce que ce dernier avait bien pu découvrir.
_ Well so, what da ya f-
Il se stoppa dans sa phrase en découvrant l'ancien pirate accroupi auprès du cadavre d'un humain. Un homme, éventré.
_ Is he-
_ Dead ? Seriously Alfred. Of course he is. But, it's not what you should look. Turn yourself and look behind you. And keep calm.
Intrigué, l'Américain s'exécuta docilement. Mais ce qu'il vit le fit vite déchanter.
Écrit en lettres de sang, un message lui étant clairement adressé se dressait fièrement sur le mur blanc immaculé. Quelques gouttes de sang séché avaient glissé le long de la paroi lisse, déformant légèrement les caractères qui restaient tout de même lisibles : " Fuck you Americans ".
_ What sort of a mad man would do such a fucking shit...? siffla lentement le représentant des États-Unis d'Amérique, contenant tant bien que mal la bile âcre qui remontait son oesophage.
_ Kind of an artistic thing right ? They even make the effort to write it in English, railla l'Angleterre en se relevant, inscrivant dans sa mémoire le besoin d'envoyer quelques soldats récupérer le corps de ce pauvre homme à leur retour auprès des troupes.
Se faisant, il se tourna vers son cadet et écarquilla lentement les yeux. Ce dernier, fixant toujours le message sanglant du mur, broyait à l'intérieur de la paume de sa main droite un livre assez épais, se coupant superficiellement l'épiderme et tâchant donc légèrement les pages de l'ouvrage de pourpre.
Arthur s'approcha silencieusement du jeune homme et posa doucement ses mains sur la sienne, cherchant à lui faire desserrer sa prise sur le livre.
_ Alfred-
_ I'll fucking kill them, siffla de nouveau l'Américain en serrant encore plus le poing.
_ Beg your pardon...?!
_ I'll fucking kill this shitty wurst eaters. I'll crush them until they die, I'll make them beg for their miserable lives. I just can't let them insult me like this !
Levant la main, il envoya voler le livre broyé contre un mur, ce dernier s'y écrasant violemment, faisant jaillir de sa couverture une multitude de pages blanches tâchées d'écarlate arrachées à leur reliure qui furent projetées à travers la pièce dans un froissement de papier bruyant.
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xXx Le 12 septembre 1944, le Kremlin, Moscou ( Union des Républiques Socialistes Soviétiques ), 11h26 xXx
Vlad était assis à une table, mains sur les genoux, mal à l'aise. Son genou droit sautillait aux à-coups de la pointe de ses orteils en un tic nerveux, alors que son regard balayait au moins trois fois par minute la pièce dans laquelle il se trouvait.
Il avait terriblement peur. Son Roi avait tenu à ce qu'il l'accompagne ici, sur les terres gelées de l'URSS, pour l'aider à négocier, comment dire, ce que l'on pouvait appeler un "changement d'alliance". En effet, son tout jeune monarque avait été plus que marqué par les violences des Einsatzgruppen en Roumanie, ainsi que les représailles Alliées qui avaient résultées de leur position axiale.
Cependant, lui-même n'était pas d'accord avec cette décision. Bien sûr, en temps que nation, il devait agir pour le bien de son peuple ; et le laisser se faire massacrer par ses alliés et ses ennemis n'était pas là meilleure manière de le protéger. Mais en temps que personne, indépendamment du régime... Il ne voulait pas briser cette alliance. Il ne voulait pas passer de l'autre côté.
Il ne voulait pas trahir ses amis.
La nation Roumaine changea une énième fois de position sur son fauteuil bleu azur rembouré, détaillant à nouveau les lieux du regard. Le bleu ciel dominait largement sur les murs et les meubles, ainsi que sur les rideaux pendus de part et d'autre des hautes fenêtres. Chaque raie sèche des murs et des meubles se voyait illuminée de dorures à torsades, tandis que lui-même faisait face à une large cheminée de marbre blanc étincelant surmontée d'une horloge à globe et décorée des armoiries du dernier Tsar. Près de lui, une causeuse vide n'attendait que le "propriétaire" des lieux. A ses côtés, une petite table basse lui offrait des gâteaux à l'odeur alléchante ainsi qu'un verre et une bouteille de vodka, mais il se refusait à y toucher, se méfiant de tout ce qui se trouvait autour de lui.
Le petit blond frissona légèrement en ôtant son chapeau enrubané. Il se serait presque crû à Versailles, si les dalles carrelées du sol n'était pas à motifs typiques de la Rus.
Un soudain claquement le fit sursauter, alors qu'il tournait hâtivement son regard vers la porte de la pièce où il patientait depuis un bon moment déjà. Un homme qu'il connaissait bien entra accompagné d'un brun plus petit qui referma la porte derrière eux en se positionnant dans un coin en silence. Le plus imposant des deux vint calmement s'asseoir à ses côtés, sur la susnommée causeuse. Vlad se recroquevilla légèrement sur lui-même, sa méfiance au plus haut point tandis que ses muscles se rendaient, prêts à se défendre.
_ Tu sais, tu peux te détendre Румыния, je ne vais pas t'attaquer.
_ Je ne vois pas pourquoi je te ferais confiance, Rusia, marmonna le blond en foudroyant son homologue nation de son regard écarlate.
Le Communiste soupira légèrement puis afficha de nouveau ce large sourire qui faisait tant frémir les nations qui avaient le malheur de le voir.
_ Nous devons discuter calmement. Après tout, c'est bien ce que ton petit roi veut, da ?
_ C'est non négociable. Je ne m'allierais jamais avec toi, espèce de taré !
_ Tu as fait ami-ami avec un malade qui persécute ton propre peuple, et c'est moi que tu traites de taré ? s'étonna ironiquement le grand Russe en dénouant son écharpe de son cou, la laissant glisser sur son fauteuil.
_ Toi aussi il me semble, tu étais très ami avec lui. Tu lui envoyais même de quoi envahir tes voisins, répliqua le Roumain, sur le qui-vive.
A ces mots, son interlocuteur se crispa visiblement, alors que son regard améthyste s'assombrisait.
_ Écoute moi attentivement, Roumanie. Je suis déjà très patient d'accorder de mon temps à un sous-fifre de ces Ублюдки de Nazis, alors je vais abréger cette petite discussion. C'est simple : ne fais qu'un avec moi, et il n'arrivera rien de... déplaisant à ta populasse, siffla Ivan en joignant ses deux mains gantées sous son menton.
_ Oh ? Et que feras-tu si je refuse ? fit le blond d'un air de défi.
Le Grand Russe se redressa sur sa causeuse, un large sourire sur le visage, tandis que son regard se posait sur les flammes crépitants dans l'âtre de la pièce.
_ Savais-tu que deux autres nations m'ont rejoint il y a peu ? Tino tout d'abord, ce qui bien sûr n'a pas plu du tout à Suède. Mais comme nous l'aidons à se débarrasser des Allemands présents sur le territoire de sa "femme", cela tempère les actions du mari.
_ Et ? dit simplement Vlad en haussant les épaules, blasé.
_ Ce n'est pas ce qui est sensé t'intéresser. Cependant, la deuxième nation à m'avoir rejoint est si je ne me trompe pas, ton très cher petit frère.
Le blond écarquilla les yeux, horrifié, et balbutia difficilement tant il était surpris.
_ Momo... t'a rejoint...?
_ Précisément. Et, qui sait ce que je pourrais lui faire si tu refuses mon accord, répondit le Russe en souriant, alors qu'un petit rire innocent secouait sa gorge.
Roumanie resta quelques instants interdit, abasourdi, puis se releva brusquement en faisant basculer son fauteuil en arrière, ce dernier s'écrasant avec fracas sur le carrelage glacial.
_ C'est du chantage, c'est complètement illégal ! s'indigna-t-il en haussant la voix, cette dernière ayant grimpé quelques octaves à cause du stress.
_ Il n'y a plus de règles en temps de guerre, Румыния, répliqua Ivan en gloussant malicieusement, s'amusant pleinement de la réaction du Roumain. Alors, ta réponse ?
Le pays de Dracula se mordit la lèvre inférieure, tiraillé par ce dilemme cornélien que lui imposait cet enfoiré de Nordiste. Il déglutit lentement avant de baisser la tête, vaincu.
_ Laisse moi voir mon frère. S'il va bien, alors je m'allierais à toi, souffla le blond en se rasseyant sur son fauteuil.
_ Voilà qui est raisonnable, répondit le Russe, la voix éclairée par l'enthousiasme. Toris, va chercher le gamin, lança-t-il ensuite à l'attention du brun qui se hâta de s'exécuter.
Le silence retomba entres les deux hommes tandis que les pas du Lituanien s'éloignaient de la pièce. Ivan, tout heureux, ne se priva pas - contrairement à Vlad précédemment - de se servir un verre de vodka qu'il but d'une traite avant de proposer un gâteau au Roumain.
_ Veux-tu un vatroushki ? C'est très bon ! Lui assura-t-il en souriant toujours autant.
Le blond refusa d'un hochement de tête peu enthousiaste tandis que le Russe répondait par un " dommage " accompagné d'un hochement de tête alors qu'il dégustait lui-même l'une des gourmandises proposées.
Les minutes passèrent lentement sans que ni l'un ni l'autre ne relance la conversation, jusqu'à ce que Toris ne revienne enfin avec le petit Moldavie. Aussitôt qu'il le vit, le Roumain se précipita pour le prendre dans ses bras, l'inspectant de haut en bas avec inquiétude.
_ Nicholae ! Tu vas bien ? Il ne t'a pas fait de mal j'espère...!
_ Bien sûr que non, pourquoi Grand Frère Russie me ferait-il du mal ? répondit la petite nation en fixant son frère aîné de ses yeux carmins.
_ Oui, pourquoi lui ferais-je quoique ce soit ? renchérit le représentant du plus grand pays du monde en souriant, ses deux mains jointes sous son menton.
" Parce que tu es un grand malade ! " Vlad garda le silence encore un instant, hésitant une dernière fois avant de dire doucement, comme s'il espérait que le Russe ne l'entende pas, en serrant contre le jeune Moldave.
_ J'accepte, Rusia.
_ Formidable ! se réjouit la grande nation en se relevant de son siège, venant prendre son nouvel allié par les épaules. Je suis sûr que nous allons bien nous entendre, camarade, da ? ~
Le blond ne répondit rien, se contentant de secouer la tête en se laissant faire, abattu. Il se sentait mal. Tellement mal vis-à-vis de ses amis de l'Axe...
xXx
xXx Le 15 septembre 1944, Barrio de Chueca, Madrid ( Espagne ), 20h47 xXx
Antonio tournait en rond tel un fauve en cage au milieu de son salon, attendant fébrilement un appel qu'il jugeait de la plus haute importance mais qui tardait à venir. Il en était si préoccupait que même l'alléchante corbeille de tomates posée bien en évidence sur la table à manger ne le perturbait pas.
Mais que faisait-il, bon sang de bois ! Ils avaient convenu leur appel à vingt heures pétantes, cela faisait déjà presque plus d'une heure qu'il aurait dû le contacter !
La sonnerie assourdissante tant attendue résonna enfin dans la pièce, et ce fut presque si l'Espagnol se jeta littéralement sur le combiné pour décrocher avidement.
_ ¡ Holà !
" _ Guten Abend, mein Freund. " fit une voix rauque à l'autre bout du fil dont il connaissait les moindres intonations.
_ Poo ! Ça fait presque une heure que je poireaute en attendant ton appel ! Tu te fiches de moi sérieusement...!
" _ Entschuldigung, je suis submergé de travail... "
L'Hispanique soupira longuement en se frottant les yeux du pouce et de l'index, puis reprit plus calmement.
_ No es nada, mi amigo. Plus important, comment va-t-il ?
Un long silence lui répondit.
_ Gil ?
" _ Je fais ce que je peux, mais ça devient de plus en plus difficile. Je crois que West se doute de quelque chose... "
_ Tu plaisantes j'espère...! C'est pas toi qui disait que tu étais tellement "wunderbar" que tu arriverais à gérer comme un pro...?!
" _ C'est plus facile à dire qu'à faire, qu'est-ce que tu crois ! Et puis, c'est fort de café venant de quelqu'un qui n'a même pas les couilles de s'engager ! "
_ Ce n'est pas comme si je ne voulais pas m'engager personnellement, Prusse, répliqua l'Espagnol d'un ton mauvais, sensiblement irrité par la pique de l'un de ses meilleurs amis.
Le silence lui répondit à nouveau, comme si l'Albinos cherchait ses mots. Évidemment. Il avait bien compris depuis longtemps que lorsqu'Antonio ne l'appelait pas par un surnom affectueux comme il en avait l'habitude, c'était que ce dernier était réellement contrarié.
" _ Tonio, c'est pas ce que je voulais dire, tu le sais bien- "
_ Mais tu l'as dit quand même.
" _ Je m'excuse, voilà, désolé. Je suis un peu sur les nerfs, d'accord, et je n'aurais pas dû te dire ça. "
_ Tu es tout pardonné mi amigo, tu sais bien que je ne peux pas te faire la tête bien longtemps, répondit l'Espagnol, un petit sourire s'arquant de nouveau sur son visage halé. Et, c'est moi qui ait pris la mouche. Je suis un peu sur les nerfs moi aussi...
" _ Je fais vraiment tout ce que je peux, Tonio. Je me démène pour l'aider, mais c'est de pire en pire, je n'y arrive plus. Eichmann resserre de plus en plus ses règles, avec l'approbation du Führer. En plus, maintenant que West doute de moi... Je crois que je ne pourrais plus rien faire pour lui sans risquer de me compromettre... "
_ On ne peut pas le laisser comme ça, Poo ! s'indigna avec horreur l'Hispanique. Je t'en prie Gil, tu ne peux pas le laisser. S'il n'a plus ta "protection", mi hermano...
La voix du représentant du Royaume d'Espagne se brisa à la fin de sa phrase, l'empêchant d'exprimer à haute voix ce que son esprit ruminait depuis le début de cette foutue guerre. La voix rocailleuse du Prussien résonna une nouvelle dans le combiné, plu doucement, comme s'il tentait de réconforter son ami.
" _ Spanien... Je te promets que je vais encore essayer. Mais je ne peux pas te promettre d'y arriver, cette fois. D'accord ? "
L'Espagnol déglutit longuement pour faire glisser la boule nerveuse qui lui nouait la gorge, puis répondit le plus naturellement possible.
_ D'accord. Je te fais confiance, Poo.
" _ Tu peux, mein Freund ! Après tout, je suis absolument génialissime ! "
La réponse du Germain fit sourire la péninsule ibérique, qui se hâta de reprendre en entendant un grand fracas dans le hall d'entrée.
_ Je te laisse Gil, Lovi me rend une visite surprise...!
" _ Kesese, bonne chance pour le nettoyage alors ! Tschüss ! "
_ ¡ Chau !
Antonio reposa le combiné sur son socle puis pressa le pas jusqu'au couloir, où il découvrit la jolie frimousse de son Italien préféré penchée par terre, dos à lui, tentant maladroitement de ramasser les morceaux de porcelaine du vase qu'il venait de briser.
Discrètement, l'Hispanique se glissa derrière lui et, avec malice, posa ses mains sur ses hanches en se penchant au-dessus de lui pour venir souffler à son oreille.
_ Lo-vi~
Dans un hoquet de surprise, le jeune Italien se redressa en sursaut, puis se retourna vivement vers son ancien tuteur pour tenter de lui en décoller une dans la joue gauche. Malheureusement pour lui, Espagne avait anticipé le coup, et il arrêta donc le poing de son cadet en le prenant au poignet.
_ Chigi ! T'es complètement con ou tu le fais exprès, bastardo di Spagna ! J'ai failli clamser putain !
_ Excuse-moi Lovi, loin de moi l'idée de te voir mourir, tu le sais bien...!
_ J'espère bien connard ! Pis, ne m'appelle pas Lovi !
_ Lovi~
_ Putain d'abruti de bouffeur de tomate à la con, marmonna l'Italien en croisant les bras sur son torse, son visage plus que rouge montrant clairement sa gêne intense quant aux événements qui venaient de se produire.
Amusé, Antonio lui intima de ne pas se soucier du vase - qu'il nettoierait plus tard, et l'attira dans le salon où ils s'assirent sur le divan après que l'Espagnol n'ait eut apporté quelques tomates et une bouteille de Bordeaux sur la petite table basse face à eux. Lovino, jambes croisées, avait avidement attrapé une tomate et avait commencé à la manger sans même attendre "l'autorisation" de son hôte, comme un mort de faim.
_ Plus sérieusement, Lovi. Je me doute que si tu es ici ce n'est pas uniquement pour me taxer les précieuses tomates, dit simplement la nation halée avant de boire une gorgée de vin.
_ Pour une fois, je dois dire que t'as raison bastardo, répondit l'Italie du Sud après avoir ingurgité la totalité de sa tomate. Et tu sais très bien ce que je fais ici, ainsi que pourquoi je le fais.
L'Hispanique poussa un long soupir résigné en reposant son verre, puis se tourna vers son cadet et reprit d'un ton sérieux mais compatissant.
_ Lovino, je te répondrais exactement la même chose que la dernière fois : je suis fauché, je n'ai pas assez d'argent pour mobiliser des troupes et lever une armée pour entrer dans le conflit...!
_ Mais merde Espagne, tu comprends pas ! La dernière fois, j'avais pas une putain d'armée Alliée aux frontières ! Ils sont passés d'ailleurs, ils sont en train de manger complètement mes terres et je ne peux rien faire ! Et toi, pendant ce temps-là... Pendant ce temps-là, tu me laisses tout seul dans ma merde ! Cazzo, je te déteste !
Le coeur d'Antonio se serra douloureusement dès l'instant où il vit de grosses perles salées dévaler les jolies joues rouges de son petit Sudiste.
_ Même mon crétin de petit frère se fout complètement de ce qu'il m'arrive, il est trop occupé à dandiner son cul devant le bouffeur de patate ! Et puis même, je m'en fous de mon frère ! Mais toi... Si même toi tu ne m'aides pas, si même toi tu t'en contre-fous, qu'est-ce qu'il va m'arriver...?! Je vais crever putain...
Il avait rarement vu Lovino dans un tel état de panique et d'abattement total. L'Italien ne craquait presque jamais, mais lorsque cela arrivait, l'Hispanique était sûr qu'il était réellement à bout de nerf et désespéré.
Il tendit donc les bras pour serrer son précieux trésor contre son coeur, le berçant doucement dans ses bras comme il en avait l'habitude lorsque ce dernier était enfant, en lui soufflant des paroles rassurantes.
_ Chut, mi corazòn, ne pleure plus je t'en prie... Ce n'est pas parce que je ne peux pas t'aider que je ne m'inquiète pas pour toi, au contraire Lovi... murmura l'Espagnol en caressant les cheveux bruns de son amant, ses lèvres embrassant avec tendresse le visage humides de larmes de ce dernier. Je n'en dors plus de vous savoir, toi et mon frère, loin de moi et en danger, sans que je ne puisse faire quoique ce soit pour vous venir en aide. Je tremble à chaque fois que je songe à ce qui peut vous arriver, je... Lovino... Je t'aime mi amor, j'ai si peur d'imaginer le pire quand je n'ai aucunes nouvelles de toi deux jours de suite...
Les larmes de son favori ne voulaient plus s'arrêter de couler, mais pour une fois ce dernier se laissait faire sans protester, remuant même pour se caler un peu mieux dans les bras de son ancien tuteur, timidement. Cela fit doucement sourire l'Hispanique, qui serra plus fort encore la prunelle de ses yeux contre son coeur, ses lèvres le couvrant de tendres baisers tandis que son aimé s'abandonnait dans ses bras.
Pour que Lovino mette sa fierté de côté et aille jusqu'à quémander l'attention d'Antonio, c'était qu'il était vraiment désespéré, perdu. Bref, tout ce qu'une nation pouvait ressentir en temps de guerre. Et même si l'Espagnol ne pouvait pas lui apporter son aide sur le champs de bataille, au moins espérait-il réconforter son coeur dans ses bras, parmi ses baisers et les mots doux qu'il lui murmurerait sur l'oreiller, comme à chaque fois où l'Italien se perdait dans ses draps.
Mais si cette putain de guerre pouvait se terminer rapidement, cela lui éviterait de voir cette déchirante vision de son cher et tendre trésor déchiré par les conflits intra et extraétatiques.
Lexique :
→ Madre mia ! : Mon Dieu ! ( italien )
→ Shutzstaffel : SS
→ Empire : Reich ( parce que marquer Reich un peu partout dans des phrases en français, ça faisait bizarre, alors je l'ai traduit. Na. )
→ FFL : Forces Françaises Libres ( ou plus précisément la Résistance Française ET les troupes coloniales d'Afrique Noire et du Maghreb recrutées par De Gaulle pour la libération. )
→ Fuck you Americans : ... j'ai vraiment besoin de le traduire...? Bon... " Allez vous faire enculer les Américains. "
→ Rus : périphrase venant de l'ancienne Ruthénie ou Rus' de Kiev qui réunissait autrefois la Russie, la Biélorussie, et l'Ukraine, et qui désigne la Russie.
→ Румыния : Roumanie ( russe )
→ Rusia : Russie ( roumain )
→ Ублюдки : Enfoirés ( russe )
→ ¡ Holà ! : salut ! ( espagnol )
→ Guten Abend mein Freund : Bonsoir mon ami ( allemand )
→ Entschuldigung : Pardon ( allemand )
→ No es nada, mi amigo : ce n'est rien, mon ami ( espagnol )
→ Mi hermano : Mon frère ( espagnol )
→ Spanien : Espagne ( allemand )
→ Tschüss : À plus ( allemand )
→ ¡ Chau ! : À plus ( espagnol )
→ bastardo di Spagna : bâtard d'Espagne ( italien )
→ Cazzo : merde ( italien )
→ mi corazòn : Mon coeur ( espagnol )
→ mi amor : Mon amour ( espagnol )
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Traductions des dialogues :
※ Partie 1 :
_ Qu'est-ce que c'est que cette merde ?!
_ Le Führer m'a ordonné de détruire Paris. Mais je ne peux pas faire ça, ce serait une trop grosse perte patrimoniale...!
_ Balivernes ! Tu discutes les ordres du Führer ? Judas !
_ Je ne suis pas un traître !
_ J'attends. Qu'est-ce. Que. C'est.
_ Un ordre de moi. Vous devez quitter la ville. Les Américains seront bientôt là !
_ Comment un Général peut-il donner des ordres à un Major ? Je suis le Chef ici, et je dis que je ne partirais pas !
_ Vous n'êtes pas qu'un Major, Monsieur Beilschmitt. Vous êtes l'Empire. Vous devez quitter la France, je vous en prie !
※ Partie 2 :
_ Je me sens comme si les gens m'avaient oublié...
_ Maintenant tu sais ce que je ressens tous les jours, Angleterre.
_ Vous vous attendiez à quoi les gars ? Tout le monde ne peut pas être un héro après tout !
_ Ferme ta putain de gueule bruyante, tu me fais chier branleur !
_ Qu'est-ce qu'il se passe ?
_ Aucune idée. Peut-être qu'un moteur a calé.
_ T'es jaloux Artie ?
_ Va te faire foutre espèce de branleur ! Je ne le suis pas, bordel, je préfèrerai mourir !
_ C'est méchant, tu sais. Bon, c'est pas tout ça, mais on a encore une guerre à gagner et un continent entier à libérer !
_ Qu'est-ce qu'il fait ?
_ Un discours, probablement. C'est un politicien après tout.
_ Vraiment ?
_ Bien sûr.
_ C'est chiant. Hey, qu'est-ce que tu penses de chercher le QG des Allemands ? Ça serait beaucoup plus amusant !
_ Es-tu stupide ? Nous n'avons l'as le droit de bouger de cet engin. Tu as déjà oublié l'incident de la dernière fois, cervelle d'oiseau ?
_ Oh allez, steuplé Angleterre !
_ Richard Wagner, " blablabla ", Les Maîtres-chanteurs de Nuremberg. J'ai entendu dire que c'était leur compositeur préféré. Un gros "non-Juifs", si tu vois ce que je veux dire.
_ Merveilleusement bien.
_ Je te laisse l'inspection de cette pièce tandis que je vérifie la prochaine, ok ?
_ Rien ici, et toi Artie ?
_ Je peux pas en dire autant...
_ Alors qu'est-ce que tu as tr-
_ Est-ce qu'il est...
_ Mort ? Sérieusement, Alfred. Bien sûr qu'il l'est. Mais ce n'est pas ce dont tu devrais de préoccuper. Retourne toi et regarde derrière toi. Et reste calme.
_ Quel genre de mec taré ferait cette putain de merde...?
_ Plutôt artistique, n'est-ce pas ? Ils ont même fait l'effort de l'écrire en Anglais.
_ Alfred-
_ Je vais les tuer.
_ Je te demande pardon...?!
_ Je vais tuer ces putains de bouffeurs de saucisses. Je vais les écraser jusqu'à ce qu'ils crèvent, les faire implorer pour leurs misérables vies. Je ne peux pas les laisser m'insulter de la sorte !
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→ Les Spaetzels sont des espèces de grosses bien épaisses et bourratives allemandes. Moi je trouve ça bon, moins que les pâtes italiennes certes, mais ça passe.
→ Quand Veneziano parle des " Latins " ; il fait référence à la hiérarchisation des " races " par le régime nazi, à savoir au-dessus de tous la race Aryenne, puis la races Finlandaise ( et Scandinave ), puis les Latins ( les pourtours de la Méditerranée ), les Slaves ( considérés comme des sous-hommes ), et enfin les Juifs ( à éliminer ). Cherchez le problème, vous comprendrez pourquoi cette classification me fait bien rire.
→ Quand Veneziano encore évoque les Vichystes ; ce sont ceux qui soutiennent et/ou qui appartiennent au régime de Vichy instauré en France par le Maréchal Pétain après avoir signé l'armistice de 1940 avec l'Allemagne Nazie. Et oui, ce sont eux, les responsables de la déportation des Juifs Français ( alors que Hitler n'avait rien demandé. Mais Pétain voulait, je cite, " Protéger le Bon Français ". Parce que, vous comprenez, un JUIF ne pouvait pas être un BON Français. C'est bien connu enfin, quelle idée farfelue ! )
→ Quand Ludwig parle du "nid" ; la Kehlsteinhaus ( surnommée " le nid d'aigle " ) était une demeure secondaire d'Hitler, située dans les Alpes bavaroises, et servait de centre de conférence pour le NSDAP ( " Nazionalsocialistische Deutsche Arbeiterpartei " ou Parti national socialiste des travailleurs Allemands ).
→ Le M4 Sherman est un char d'assaut développé et utilisé par l'armée américaine.
→ Les petits bouts du discours de De Gaulle sont les plus célèbres, mais ils sont bien authentiques.
→ Mein Kampf est le livre écrit par Adolf Hitler lorsque ce dernier est en prison de 1924 à 1925 et dans lequel il expose toute sa théorie de race et de domination Aryenne sur les autres populations mondiales. Vous pouvez le lire, je suis sûre que vous rigolerez bien. Ça doit être drôle à lire quand même, sérieusement.
→ Der Meistersinger von Nürnberg ou Les Maîtres-chanteurs de Nuremberg est un opéra de Richard Wagner datant de 1868 et dans lequel ce gros c*nnard d'antisémitisme de m*rde vante entres autres la gloire de l'Art Allemand et sa supériorité par rapport à celui du reste du monde. ( ça vous rappelle pas quelque chose hm ? Moui, c'est pas pour rien que c'était le compositeur préféré d'Hitler. )
→ Les Vatroushki sont des petites brioches russes au tvorok, un fromage blanc local. Ça a l'air vachement bon sur les images de Google, j'aimerai bien goûter...! ( oui, je suis une grosse gourmande. #MiamMiam )
→ Quand Vlad "provoque" Russie ; il fait référence au pacte Germano-soviétique de 1939 par lequel Hitler promettait la non-agression du territoire russe avec en contrepartie un arrivage régulier d'hommes et de matériel militaire. Pacte rompu en 1941 par Hitler qui décide d'attaquer quand même l'URSS parce que fuck - pardon, Schieße - les Ruscofs ce qui amène au changement de côté de la Russie qui finalement fait ami-ami avec les Alliés.
→ Quand Romano dit que c'est vraiment la merde chez lui... Bah ça l'est. A la fin du texte, Espagne parle de conflits intra et extraétatiques ( à l'intérieur et à l'extérieur d'un État ) : c'est ce qu'il se passe en Italie. Parce que si on a tendance à parler de l'Italie qu'en temps qu'alliée de l'Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale, on oublie carrément que de 1943 à 1945 c'était limité une guerre civile qu'ils avaient en plus. Et oui, le régime fasciste, le Duce alias Mussolini, ça parle ?
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→ Dietrich VON CHOLTITZ : Général d'armée, commandant militaire allemand de Paris quand elle a été attaquée par les forces américaines et françaises en 1944. Quand il est devenu évident que les Allemands ne pouvaient plus garder la Ville Adolf Hitler a ordonné à von Choltitz de détruire le plus possible la ville plutôt que de la laisser tomber intacte d1ns les mains des Alliés. Cependant, von Choltitz ne pouvait pas se résoudre à obéir et allant à l'encontre des directives d'Hitler a livré la ville - intacte - et sa garnison à l'armée Alliée. ( Je n'ai pas développé cette info dans le chapitre, mais je vous le dis quand même. )
→ Philippe LECLERC DE HAUTECLOSQUE : Pendant la campagne de France, il est deux fois prisonnier, s'évade, et rejoint de Gaulle (juillet 1940), rallie le Cameroun à la France libre (août 1940). A Kouffra (Fezzan), il fait le serment de ne déposer les armes que quand le tricolore flottera sur Metz et Strasbourg. Il entraîne sa division du Tchad à Tripoli (décembre 1942-février 1943). A la tête de la 2e DB, il débarque en Normandie, entre le premier dans Paris où il reçoit la reddition de Choltitz (25 août 1944), et libère Strasbourg (23 novembre 1944). Commandant supérieur des forces françaises en Indochine, il reçoit pour la France la capitulation du Japon (15 août 1945). Conscient de la volonté d'indépendance au Vietnam, il inspire l'accord Sainteny-Ho Chi Minh (mars 46), reconnaissant l'autonomie du Vietnam. Inspecteur général des forces d'Afrique du Nord (juillet 46), il meurt dans un accident d'avion près de Colomb Béchar, le 28 novembre 1947. Il est élevé à la dignité de Maréchal de France le 23 août 1952 ( le 23 août ! Mon anniversaire putain ! *ahem* )
→ Karl Adolf EICHMANN : Désigné comme étant l'inventeur de la tristement célèbre Solution Finale, l'histoire de ce type est complètement dingue. Pour vous la faire courte, le mec tue pleins pleins de gens pendant la guerre. Normal. Il échappe aux tribunaux de guerre, est aidé par le VATICAN ( Halleluja Mother Fucker ) à fuir l'Europe, s'installe en Argentine et vit tranquille pépère pendant près de 10 ans. Puis en 1961, grâce à l'association des époux Klarsfeld, il est kidnappé par le MOSSAD ( les services secrets israéliens ) puis est jugé pour crimes de guerre et crime contre l'humanité par la Cour de Justice Israélienne, et condamné à la mort par pendaison en 1962. Et après, le mec a quand même le droit à son four crématoire monté exprès pour lui dans la cour interne de la prison où il séjournait, sa petite urne funéraire, et on a jeté ses cendres dans la mer. Je trouve ça ironique, qu'un mec qui a envoyé 6 millions de Juifs se faire gazer puis brûler dans des camps d'extermination atroces finisse dans le même état qu'eux.
Bien bien bien.
Évidemment, les commentaires que je rajoute dans les notes de fin sont à prendre au second degré, je suis une grande adepte du sarcasme et de l'ironie quand on parle de boucherie humaine.
Vous aurez remarqué l'inspiration PAS DU TOUT discrète dans la partie 2 d'une image d'archive pour le baiser entre Alfred et la Parisienne... Ouais, je voulais caser du UkUs, et alors ? Ne me jugez pas ! A la base ça devait être Canada qui se faisait embrasser. Et puis, imaginer Al se tromper en français c'est chou, surtout que l'accent des States en Français... Eeeeeh c'est le deuxième plus sexy. Après l'accent britannique.
Sinon, j'aime bien ce chapitre. Je sais pas trop pourquoi, mais je l'aime bien. ( la note qui sert à rien, je sais. )
Au fait ! J'ai découvert une série y'a pas longtemps, ça s'appelle " The Lazy Compagny ". Regardez-la, je vous jure, regardez-la. Y'a 2 saisons de 10 épisodes, la saison 3 arrive dans quelques jours sur TMC ( OUIIIIIIIIIII ! ) Et en gros ça raconte l'histoire des 4 pires soldats de l'Armée Américaine à partir du débarquement de Normandie en 1944. Y'a pleins de personnages historiques style Hitler, De Gaulle, Patton, Churchill, Mussolini, Pétain ( qui m'éclatent tous à MORT ). Non sérieusement, personnellement je meurs de rire à chaque épisodes ( Presque. Y'en a deux où j'ai chialé toutes les larmes de mon corps. ) alors regardez et venez après le dire ce que vous en avez pensé. En plus c'est une série Française, faut les encourager...!
Bon bref, j'espère que ce chapitre vous a plu, et puis laissez moi une review. J'aime les reviews. Je suis toujours super contente quand j'en reçois une, ça me donne envie de vous faire des câlins à chaque fois.
Je vous nems bande de gens, merci pour votre soutien et vos mots gentils qui me font chaud au coeur à chaque chapitre !
Coeur sur vous~
