Hey bande de gens !
Voici enfin le chapitre 6 de Der Fall von Deutschland ! Je mets un temps fou à écrire en ce moment, je suis désolée du temps d'attente à rallonge, j'ai du boulot par dessus la tête avec le lycée, le baccalauréat, l'orientation et les admissions post-bac... Je m'en sors pas...!
BREF. Je ne vous retiens pas plus avec ça, vous vous en foutez et vous voulez simplement que je vous laisse lire ce chapitre en paix. ( bande de méchants. )
Ce chapitre est intitulé Vorahnung, ou littéralement Prémonitions. Je m'excuse des occasionnelles fautes d'orthographe dans mes textes, j'ai la vilaine habitude de ne JAMAIS me relire... Mais à mon âge, je suis irrécupérable !
Remerciez ma prof de philosophie absente jusqu'à jeudi et sans qui vous auriez dû attendre encore un peu pour ce chapitre !
Je vous souhaite une bonne lecture~
xXx Le 27 octobre 1944, Budapest ( Hongrie ), 19h34 xXx
Elizaveta regardait d'un air embêté son environnement, comme si elle ne parvenait pas à comprendre ce qui lui arrivait. Et c'était le cas.
Sa belle capitale était à feu et à sang, envahie par les Soviétiques qui avançaient en nettoyant leur chemin, se fichant royalement de s'ils combattaient la Wehrmacht, des Civils, des Rebelles, ou même les leurs. Ces types la dégoûtaient du plus profond de son âme.
Elle les avait vus envoyer l'infanterie au devant des blindés, à travers les champs de mines qui protégeaient la ville. Elle les avait vus, ses soldats, ses pauvres humains éclater littéralement en morceaux alors qu'ils avaient eu le malheur de poser le pied à l'emplacement d'une M5. Des régiments entiers ainsi parti en charpie. Et pourtant les chars passaient ensuite, et ils continuaient leur chemin comme si de rien n'était, comme s'ils n'avaient pas vu une partie de leurs camarades mourir dans des conditions atroces sous leurs yeux.
_ Elizaveta, à terre !
La jeune femme fût tirée au sol par la manche de son uniforme, tombant à plat ventre contre la route craquelée à coups de missiles soviétiques alors qu'une rafale d'arme lourde s'abattait sur le mur jouxtant leur position. Un petit coup d'oeil à sa droite lui indiqua qu'Autriche, un bras entourant ses épaules, venait de la sauver d'une vilaine paire d'heures à évacuer de son organisme une flopée de plomb.
_ Danke Österreich, souffla-t-elle, le coeur serré.
_ Bitte schön.
La brune observa son ex mari, nostalgique. Ainsi recroquevillé par terre, les vêtements couverts de poussière et de plâtre, le visage souillé de boue et de sang séché, Roderich avait perdu son aura aristocratique si distinguée pour une expression plus incertaine, plus anxieuse.
Évidemment, l'étau des Alliés se resserrait de plus en plus autour de l'Empire Allemand malgré les répliques de ce dernier, or les nations qui lui étaient attachées étaient les premières touchées par les assauts, puisqu'elles l'entouraient.
Une autre rafale de mitrailleuse lui fit serrer les dents en se collant un peu plus au sol alors que le bras de l'Autrichien se retirait de ses épaules.
_ Il faut ramper pour se mettre à l'abris...! lança-t-elle en prenant les rennes de l'opération, passant devant le brun en rampant.
La belle Hongroise s'efforça d'avancer en rasant le sol pour ne pas être touchée par les balles, s'écorchant les coudes sur les débris des habitations à chaque mouvement dans sa progression, se coulant habilement sous les décombres pour se frayer un passage dans une rue adjacente.
Se faisant, les deux nations alliées se relevèrent d'un même geste et commencèrent à courir aussi vite que le leur permirent leurs jambes épuisées, fuyant loin de la zone de combat que désertaient aussi les combattants au fur et à mesure. Le sifflement des balles frôlait dangereusement les oreilles d'Elizaveta, la faisant tressaillir avec angoisse.
Alors qu'elle sautait par dessus les débris de ce qui avait dû être une façade de commerce, elle entendit un bruit sourd derrière elle, qui la fit se retourner brusquement. Le bruit de quelque chose qui s'effondre. Ses yeux s'écarquillèrent d'horreur alors qu'elle s'entendait crier par réflexe le prénom de celui qu'elle avait épousé de longues années durant.
_ RODERICH !
L'Autrichien progressait plus lentement que la brune, et, exténué, il n'avait pu que regarder avec impuissance un pan du bâtiment à leur gauche s'effondrer sur lui, faisant disparaître son corps sous les décombres. La Hongroise fut obligée de couvrir sa bouche et son nez avec son avant-bras, la poussière créée par la démolition du bâtiment lui piquant les yeux et la faisant tousser fortement. Elle se fit tout de même violence et avança sans attendre, criant à pleins poumons dans l'espoir d'obtenir une réponse. Mais la seule chose qu'elle aperçut du brun fût une main poussiéreuse et ensanglantée, qui dépassait au-dessous des restes de ce qui avait été un bâtiment habité mais à présent inexistant.
_ Roderich ! Roderich, réponds-moi !
Elle tenta en vain de déplacer les débris, une femme seule étant incapable de déplacer des parpaings de plusieurs dizaines de kilos, s'y écorchant à sang les mains pour rien, et pourtant elle dût bien se rendre à l'évidence qu'elle ne parviendrait pas à libérer le brun de sa prison de béton. Que faire ?
Réfléchissant à toute vitesse, elle se retourna pour chercher de l'aide mais se figea en voyant une compagnie armée la garder en joug, tous bien alignés en rang, presque épaule contre épaule. Leurs cols repliés parfaitement sur leurs épaules étaient de la couleur du sang des civils qu'ils faisaient couler depuis des jours, et décorés de deux ou trois étoiles dorées.
Des Soviétiques.
La belle Hongroise sentit la totalité de ses muscles se tendre, alors qu'elle armait lentement son fusil, prête à se défendre, même si sa cause était désespérée. Elle s'apprêtait à tirer lorsque le rang de ses adversaires potentiels s'écarta en son milieu, lui laissant tout le loisir de découvrir la personne qui s'y frayait un passage. Sûrement celui duquel ils recevaient leurs ordres.
Et Elizaveta fût loin d'être déçue de ce qu'elle vit.
Face à elle se présenta Vlad, vêtu de son ordinaire uniforme militaire, mais qui cette fois-ci arborait fièrement, en plus, les vives couleurs de l'URSS au col de son épaisse veste kaki. Les yeux verts d'ordinaire si espiègles de la brune luirent alors d'une brillance mauvaise, laissant transparaître la rage sourde qui lui remuait les entrailles. Le représentant de la Roumanie commença à s'avancer un peu plus vers son ancienne alliée, pointant son arme sur elle avec méfiance et s'attendant bien évidemment à se faire tirer dessus ; la belle ne se laisserait pas envahir si facilement, même lorsque son ex mari est hors-jeu.
Mais il n'avait certainement pas prévu de recevoir une pluie de gravier dans la figure. Les petites pierres acérées comme des lames de rasoir lui mordirent la peau, laissant de légères coulées de sang se dessiner sur ses joues pâlies par le froid.
Le regard empli de mépris que lui adressa la Hongroise le statufia sur place. Il était au moins aussi glacial que l'air ambiant, c'était presque s'il sentait cette froideur extrême se glisser lentement dans ses membres, jusqu'à les figer complètement.
_ Une sous-merde telle que toi ne mérite pas que je sacrifie une munition pour te trouer.
Le Roumain ne pût s'empêcher de reculer d'un pas, nerveux. Elizaveta était certes terrifiante lorsqu'elle était en colère, c'était un fait reconnu et approuvé du monde entier ; et pourtant il ne l'avait jamais vu enragée au point de foudroyer ainsi quelqu'un du regard avec une telle hargne et l'insulter de la sorte.
Et Gilbert qui se plaignait d'elle à longueur de temps...! Elle lui paraissait bien douce avec le Prussien, comparé à ce qu'il vivait in medias res.
_ Lizzie... tenta la nation de l'Est, souhaitant s'expliquer avec la jolie demoiselle qu'il tenait malgré tout en haute estime.
_ La ferme, je ne veux pas t'entendre ! Tu l'as rejoints ? Grand bien te fasse ! Remarque, tu me diras, deux traîtres qui s'allient, c'est un peu ironique non ? Il faut croire que c'est vraiment une question de race, cracha la brune en le fusillant d'un regard fier et méprisant à souhait, visiblement dégoûtée de la simple présence du Roumain.
_ Elizaveta, tu te trompes... J'essaye de vous aider...! Pour Ludwig il est trop tard, il est aveuglé par sa pseudo puissance. Mais vous, vous pouvez encore ouvrir les yeux ! répliqua Vlad, se voulant persuasif. Tu as dû t'en rendre compte, non ? Que vous n'êtes que des pions aux bottes d'Allemagne, qu'il vous manipule comme bon lui semble ! Vous dépendez de son bon vouloir et lui servez simplement de pare-choc au revers de ses horribles agissements, comme la muraille d'une ville fortifiée...!
_ Tais-toi, tu dis n'importe quoi. C'est la vodka de ce traître qui te monte à la tête, siffla sourdement Elizaveta.
_ Ludwig n'est plus celui qu'il était, il a changé depuis l'arrivée de ce taré ! Les Allemands ont fait l'erreur de se laisser tenter et de le laisser prendre le pouvoir, mais nous nous pouvons résister...!
_ Tais-toi-
_ C'est ce que changer de camp dans cette guerre m'a fait comprendre. C'est peut-être choisir entre la peste et le choléra, mais me battre aux côtés de Russie me paraît un temps soit peu plus sensé que de supporter les actions barbares et inhumaines de Ludwig. Si vous vous faisiez tant de souci pour lui, vous vous seriez rendu compte depuis longtemps à quel point ce système politique ne fait que véroler son existence, la rendant dans le fond plus misérable encore que ne l'a fait le traité de Versailles.
Un court silence se fit entres les deux nations, puis soudain la Hongroise se mit à rire aux éclats. Un rire sec, faux. Malsain.
Bon sang, étaient-ils tous en train de tourner fous...?!
_ Oh oui, ce traité honteux de Versailles... J'espère que France le regrette amèrement, là où il est...~
Vlad tiqua de l'oeil, intéressé. A présent allié politique et militaire officiel du gouvernement soviétique, Ivan avait été autorisé à lui révéler certaines informations qu'il détenait à propos des armées et stratégies Alliées.
Et il avait laissé sous-entendre qu'un certain britannique se faisait du mauvais sang pour son vieil ennemi.
_ France ? Tu sais où il est ? demanda-t-il presque aussitôt, sautant sur l'occasion pour récupérer quelques informations intéressantes d'une source à peu près sûre.
_ Bien sûr que non. Mais, de ce qu'on m'en a dit... minauda Elizaveta en laissant sa phrase en suspens, donnant quartier libre à l'imaginaire du Roumain.
A sa paranoïa aussi.
_ Lizzie, je t'en prie, il faut que tu me dises ce que tu sais à propos de Francis. C'est important...!
_ Tu crois vraiment que je vais vendre des informations top secrètes à un traître ? Une pourriture de communiste ? A bien y réfléchir, ce n'était pas une si mauvaise idée de vous envoyer dans les KZ.
_ Écoute moi... Viens avec moi, continua désespérément la nation de l'Est, passant outre les terribles paroles de la Hongroise.
_ LA FERME !
La brune releva brusquement son arme, ayant visiblement la furieuse intention de liquider son ancien coéquipier. Mais elle n'en eût nullement le loisir, un calibre 7,62 Tokarev venant se loger droit dans son crâne, transperçant sa boîte crânienne de part en part. L'espace d'un instant qui lui parut une éternité, Vlad regarda le corps de la Hongroise rester quelques secondes en suspens, puis s'écrouler lourdement sur le sol.
Abaissant son arme, le Roumain l'observa encore un instant, puis s'avança vers le corps inerte de la jeune femme. Ses yeux voilés fixaient le ciel tri tandis que sa main droite agrippait toujours fermement son fusil ; la rigor mortis saisissait progressivement la totalité de ses membres. Pour une durée de quelques heures seulement, en vue de sa condition de nation. Les yeux carmins du représentant de la Roumanie divaguèrent sur la percée béante qui s'ouvrait sur le front de sa victime.
Plusieurs fins filets de sang s'écoulaient lentement de la plaie nette alors que, au sol, une mer écarlate s'élargissait peu à peu à mesure que le fluide vital de la Hongroise s'extirpait de ses veines. Ses longs cheveux d'ébène devenaient poisseux, souillés par le sang qui commençait à coaguler le long des mèches brunes.
Attristé, Vlad s'accroupit près de son amie, passant son pouce sur sa joue pour essuyer une trace vermeille, et murmura doucement.
_ Je suis désolé... J'ai essayé de te raisonner par la manière douce, mais tu n'en as fait qu'à ta tête... Je n'ai pas eu le choix.
Il se redressa ensuite lentement, puis fit signe à ses hommes d'emporter le corps de la jeune femme au camp et de déblayer les gravats qui recouvraient l'Autrichien - il avait remarqué la main inerte et légèrement violassée qui détonnait sur la pierre jaunâtre. Pourtant, il n'ordonna pas qu'on le ramène, lui, et le laissa " pour mort ".
Russie ne l'avait pas demandé. Et s'il ne l'avait pas demandé, alors Roumanie ne l'amenait pas.
C'était aussi simple que ca.
xXx
xXx Le 15 novembre 1944, Panzernest ( Deutsches Reich ), 18h45 xXx
Ludwig ajusta une énième fois le col de son long manteau noir, sa casquette sur sa tête, son brassard au biceps gauche, vérifiant son image dans un miroir du corridor. Puis, après avoir inspiré longuement, il toqua à une porte avant de s'engouffrer dans la pièce.
_ Ah ! Ich wartete auf dich, Ludwig, s'écria avec un large sourire un petit homme face à lui.
_ Mein Führer, répondit immédiatement l'Aryen en saluant le Guide comme il se devait.
_ Komm, Komm schnell, continua le brun en lui faisant signe de s'approcher.
Le grand blond quitta sa position de garde-à-vous pour s'approcher d'Hitler, et ce dernier posa un instant ses mains sur ses épaules avant de l'inspecter de part en part.
_ Ludwig... Ludwig, du bist so wunderschön... So groß und muskulös und imposanten... Du bist perfekt ! Ich bin so stolz auf dich, débita avec admiration le petit brun en tournant autour de sa nation, un sourire dément sur le visage. Du bist das Reich, Ludwig. Du bist die mächtigsten, niemand kann du zu besiegen !
_ Es ist dank Ihnen mein Führer, répondit respectueusement la nation en se tenant toujours aussi droit, s'étirant de toute sa hauteur.
Un large sourire satisfait s'étirait sur le visage du dictateur, tandis que d'un geste pensif il lissait sa moustache du pouce et de l'index.
_ Ich sehe, dass deine Körper nicht zu sehr von den Kämpfen untergraben.
_ Ja Herr Hitler.
_ Es bedeutet, dass wir immer noch stark sind, trotz unserer vielen Niederlagen, ajouta l'humain en affichant une mine plus sombre.
_ Das Reich verliert nicht mein Führer. Wir machen die Allies weisen, daß Sie uns schlagen, aber in Wirklichkeit werden wir Sie Staub beißen lassen ! répliqua avec conviction Ludwig.
_ Es ist was ich will hören, répondit le Führer en affichant un nouveau sourire sournois.
Le Germain ne retint pas le sourire dément qui pointa au coin de ses lèvres. Il entrouvrit la bouche pour répondre mais une sonnerie stridente l'en empêcha. Le petit brun décroisa les bras et fit signe à l'Empire de se taire tandis qu'il décrochait le combiné, portant l'appareil à son oreille.
_ Hitler.
Ludwig ne pouvait entendre la voix qui répondit à son dirigeant, mais à la moue irritée que ce dernier afficha instantanément, il devina facilement de qui il s'agissait.
Ce bon à rien de Mussolini.
Il demeura un moment immobile, debout en position de garde à vous, écoutant évasivement les deux humains converser au téléphone - du moins, le Führer tentait d'en placer une alors que le meneur Italien ne cessait de parler apparemment.
Puis soudain, le poing de l'Allemand atterrit violemment contre le bois de son bureau, faisant sursauter la nation germanique alors qu'il hurlait dans le combiné.
_ Ruhe, Taugenichts von Latein ! Il est hors de question que je t'envoie de nouvelles troupes ! Je t'aide déjà en Afrique, débrouille-toi tout seul et arrête de venir pleurer chez moi !
Et, sans attendre une quelconque réponse de son supposé Allié qu'il venait d'envoyer littéralement paître, le Führer reposa sans délicatesse aucune le combiné sur son socle. Un silence gêné se fit dans la pièce, la nation ne sachant si elle devait quitter les lieux ou non, puis finalement le brun poussa un long soupir de contentement, s'asseyant confortablement sur le fauteuil de son bureau pour s'allumer une cigarette.
Soufflant un nuage de fumée blanc, un sourire calme aux lèvres, il lança à l'attention du grand blond avec prestance, comme s'il l'importunait à présent.
_ Du kannst gehen, Ludwig. Ich habe keine Sachen mehr mit dir zu machen.
_ Ja wohl mein Führer.
L'Empire salua une nouvelle fois comme il se devait son supérieur, puis sortit de la pièce en refermant la porte derrière lui, poussant un long soupir.
Il se mit alors en marche dans les larges couloirs de la demeure secondaire du Führer, se hâtant de rejoindre ses quartiers, épuisé par sa dure journée. Il se doutait bien que Veneziano l'y attendait aussi, il devrait sûrement supporter ses babillages toute la soirée durant... Rien que d'y penser lui donnait mal au crâne.
Il s'engouffra dans son logement en silence, verrouillant à clé l'entrée pour être tranquille. D'un geste las, il accrocha sa longue veste au porte manteau et ôta ses hautes bottes de cuir, les rangeant parallèles au mur du vestibule. Il déposa sa Croix de Fer sur son petit socle de bois - non sans l'avoir embrassée fièrement avant - et dénoua la cravate qui retenait le col de sa chemise, dont il déboutonna le premier bouton pour être plus à l'aise.
Se stoppant au milieu du salon, alors qu'il relevait sa deuxième manche au niveau du coude, il remarqua qu'étrangement le petit énergumène Italien qui d'ordinaire lui sautait littéralement dessus alors qu'il avait à peine franchi le seuil de la porte ne s'était pas manifesté aujourd'hui.
_ Italie ? Tu es là ? lança le Germain de sa grosse voix, intrigué par le silence ambiant qui régnait dans l'appartement.
Aucune réponse ne parvint à ses oreilles. Il réitéra une seconde fois son appel, sans plus de réussite. Ludwig se surprit à serrer les poings, tandis qu'une petite tension naissait dans sa poitrine. Où est-ce que ce crétin fini avait encore bien pu se cacher ?
Il s'avança de nouveau dans le vestibule, prêt à se rhabiller pour sortir chercher cet imbécile de mangeur de pâtes. Et, alors qu'il se penchait pour enfiler ses bottes, un son peu ragoûtant lui parvint depuis la salle de bain.
Un bruit de régurgitation immonde.
L'Allemand se redressa rapidement, marcha jusqu'à la dite salle de bain, puis toqua à la porte.
_ Italie ? Tout va bien ?
Une nouvelle régurgitation fut sa seule réponse. Se déresponsabilisant de toute casse occasionnée, il força la poignée verrouillée de la pièce et y pénétra d'un coup d'épaule.
Recroquevillé par terre, penché au dessus d'un large contenant de cuivre, le corps tremblant de son " compagnon " peinait à calmer les vibrations de ses nerfs malmenés par ses nausées. Un mélange de vomi, suc gastrique et sang perlait à la commissure de ses lèvres, et correspondait également au contenu de la bassine, tandis que des perles de sueur brillaient sur ses tempes et le long des courbes de son visage.
En le voyant à l'encadrement de la porte, le petit Italien avait tenté de se relever vivement pour reprendre contenance, mais n'avait réussi qu'à retomber lourdement dans un bruit mat contre le sol, un haut-le-cœur lui faisant rendre une énième fois ce qui précédemment se tenait encore dans son estomac. Le voyant ainsi, Ludwig attrapa rapidement un drap de séchage et s'accroupit près de la nation latine, une main venant essuyer doucement ses lèvres sales, et l'autre le soutenant au bas des reins.
_ Lud'... parvint à articuler l'Italie du Nord d'une faible voix, la gorge certainement mise à mal à cause des remontées acides causées par ses nausées.
_ Feli, depuis quand es-tu dans cet état ? répondit d'un ton impartial l'Aryen.
Une quinte de toux secoua le corps de l'Italien, et le blond eut presque peur que ce dernier ne lui claque entres les doigts, tant il semblait prêt à cracher ses organes. Son regard bleuté croisa les yeux d'ambre brillants du petit brun, signe que ce dernier était fiévreux, alors qu'il reprenait.
_ T-Trois mois... souffla-t-il en fermant les yeux.
L'Allemand serra les dents, réprimant la furieuse envie d'écraser la tête de cet idiot dans la basine qui lui faisait face. Trois mois ?! Il lui avait caché cet état désastreux trois mois durant ?! Ludwig inspira profondément, se contentant de frotter délicatement le dos de son camarade tandis qu'il rendait encore le contenu de ses entrailles, se contrôlant au maximum pour ne pas frapper cet écervellé.
Il patienta calmement avec l'Italien, le soutenant comme il pouvait lorsque les muscles de ce dernier fléchissaient trop, jusqu'à ce que ses nausées ne cessent. Le blond fit alors couler de l'eau bien chaude dans la baignoire de la pièce, se hâtant ensuite de nettoyer la bassine qui avait recueilli les précédents repas de Veneziano, puis revint à ses côtés et attrapa un drap propre, qu'il posa sur une commode de la salle de bain. Il se déshabilla rapidement et souleva doucement son camarade épuisé sur son épaule pour l'emmener avec lui dans le contenant rempli d'eau fumante après lui avoir ôté la simple chemise et le caleçon que ce dernier portait.
Ludwig l'installa contre lui, le dos appuyé contre son torse musclé, tandis que l'Italien demeurait inerte à sa place, les yeux clos, une joue collée à la peau blanche du Germain, à l'emplacement de son coeur. Le blond le débarbouilla avec minutie, passant ensuite un tissu humide sur son visage pour le nettoyer de toute trace de sueur, puis le laissa tranquille, ses bras entourant simplement sa taille pour le maintenir en position semi couchée.
_ Lud'... J'ai l'impression de mourir de l'intérieur... Et je ne veux pas mourir... souffla l'Italien d'une voix tremblante, alors qu'un hoquet prouvant que des larmes coulaient sur ses joues secouait son corps à présent aussi vif qu'un tas de spaghettis mous.
_ Tu es une nation Italie, tu ne peux pas mourir. Alors cesse donc de pleurnicher comme un faiblard, tu n'es pas un bébé ! siffla l'Allemand d'un ton grinçant.
Cela lui avait échappé, mais au moins cela avait eu pour effet de faire taire le petit brun contre lui qui se contenta d'étouffer comme il pouvait ses hoquets pour ne pas mettre son allié plus en colère qu'il ne semblait déjà l'être.
Ludwig abaissa son regard sur la peau rosée par l'eau chaude de son " compagnon ", observant avec attention les quelques marques d'entailles qu'il y voyait. Il reconnaissait bien celles qu'il avait soigné quelques années auparavant, mais à sa grande surprise ( enfin, grande. Pardonnez l'expression. ) il en entrevit de nouvelles qui semblaient fraîchement refermées... Ou pas complètement d'ailleurs.
Il laissait ses doigts glisser sur les marques meurtrissant le corps pâle de Veneziano, venant même appuyer sur certaines d'entres elles mal refermées avec un certain plaisir sadique. Il aimait particulièrement voir le fin visage de l'Italien se déformer lentement à cause de la douleur, sans pour autant que ce dernier n'ose lui dire quoique ce soit.
L'avantage d'avoir un pantin obéissant~
Il regardait avec une jouissance malsaine les muscles de ce corps diminué se tendre à se rompre, ses lèvres roses se pincer, ses paupières se plisser alors qu'une lueur de souffrance s'allumait dans son regard d'ambre. Il adorait sentir ses poings se serrer contre son torse, le suppliant presque silencieusement de mettre fin à cette torture. Il adorait entendre son souffle s'accélérer et ses plaintes s'étouffer alors que le petit brun souffrait en silence. Et pourtant ce dernier se laissait complètement faire, c'en était risible.
Des larmes de douleur perlaient de nouveau aux yeux de l'Italie du Nord tandis que le Germain appuyait toujours plus fort sur ses blessures, se détectant des manifestations visibles de sa souffrance. Mais alors que le blond continuait ses actions, une pression plus forte que les autres au niveau de la hanche droite de l'aîné lui fit pousser un cri de douleur.
_ Vee... Lud' je t'en prie, a-arrête...! le supplia-t-il dans un hoquet désespéré.
Et étrangement, cela stoppa les agissements de l'Aryen, qui ferma un moment les yeux. Merde, il était sensé l'aimer, pas vouloir le voir souffrir...! Foutue comédie à la con... Mais bon, il n'avait pas le choix. De ce qu'il savait, toutes ses alliances retournaient leurs vestes les uns après les autres à présent que les Alliés gagnaient du terrain sur le Reich. Il lui en fallait au moins un qui ne l'abandonnerait sous aucun prétexte. Un petit guignol naïf qui pouvait être facilement manipulé.
Et Italie répondait parfaitement aux aptitudes voulues.
Alors il ne pouvait se permettre de briser cette alliance. Il rouvrit donc les yeux, retirant ses doigts de la peau de l'Italien pour venir enserrer son corps tremblant dans ses bras, déposant de doux baisers dans ses cheveux humides et sur son visage.
_ Excuse-moi Italie, pardon... Je ne voulais pas te faire de mal...
Il le serra un peu plus contre lui, laissant le brun sombrer doucement dans les limbes du sommeil, épuisé, tandis qu'il sentait toujours cette impression d'asphixie dans son thorax. Ce devait probablement être la fatigue, ou les combats aux Fronts.
Rien de grave.
xXx
xXx Le 29 novembre 1944, Auxerre ( France ), 12h37 xXx
Arthur appuya son front contre la paume de sa main, penché sur ses papiers. Un mal de ventre terrible lui déchirait les entrailles.
A son grand damne, le commandant en chef britannique Montgomery avait mené un raid aérien en Alsace il y a peu, souhaitant dégager la voie aux fantassins, ignorant bien évidemment le général Eisenhower qui lui répétait de s'en tenir au plan tel quel.
Et bien sûr, ce fût un échec total. Aucun des appareils de la Royal Air Force envoyés dans cette mission ne revinrent ; tous descendus par la Luftwaffe. Malgré l'avancée fulgurante de leurs armées, visiblement, les Allemands reprenaient du poil de la bête face à eux, et s'étaient décidés à ne pas les laisser franchir le Rhin si facilement.
Ce qui, évidemment, ne faisait aucun bien au britannique, déjà fragilisé dans son métabolisme par les bombardements à répétition qu'il subissait depuis 1941, contrairement aux jumeaux qui semblaient en pleine forme - si ce n'était quelques petits instants d'étourdissement que pouvait ressentir Alfred à cause du Front Pacifique.
Frottant ses yeux du pouce et de son index, il ramassa ensuite son stylo plume qu'il avait lâché lorsqu'une crampe abdominale l'avait tordu de douleur, et tenta de se concentrer à nouveau sur les documents importants qui gisaient sous son nez.
Peine perdue.
Dans l'incapacité de se focaliser sur son travail, il se leva péniblement et s'approcha du tourne disque présent dans la pièce, pensant qu'un peu de musique le détendrait. Par chance, il trouva l'un de ses morceaux de musique "classique" préféré, " King Arthur or the British Worthy " de Henry Purcell.
Étonnant d'ailleurs, qu'il trouve un compositeur Anglais ici. Quoique, Francis avait toujours été un protecteur des Arts, et ce depuis la Renaissance. Il ne comptait plus le nombre de fois où cet andouille s'était personnellement ruiné à force de vouloir servir de mécène au plus grand nombre d'artistes possible... Il avait dû influencer ses dominations territoriales à ce niveau-là.
Alors qu'il s'était de nouveau installé dans son siège pour reprendre son activité intellectuelle au calme, une voix grave qu'il n'avait plus entendue depuis un moment maintenant se fit largement bien entendre depuis le rez-de-chaussée, le faisant soupirer bruyamment.
" Woh hey Mozart, t'veux bien baisser l'son ouais ?! "
_ C'est du Purcell, pas du Mozart ! cria à son tour la voix nasillarde de l'Anglais pour se faire entendre.
" Ouais ouais, j'm'en branle complet. Maint'nant t'vas m'écouter l'Roastbeef. Eul'déj'né l'est prêt, alors tu t'ramènes ton troufion d'Albion et fissa, sinon c'est moi qu'vient t'chercher et qu't'y ramène par l'calbute, compris ? "
_ Compris ouais, soupira bruyamment Arthur en laissant son front retomber contre la paume de sa main en un geste désespéré. Mais mangez sans moi, je n'ai pas faim...!
" Ça, c'pas question l'mioche ! Tu t'ramènes plus vite que ça, c'tout l'monde on mange ensemble point final ! "
Ce type le désespérait. De toutes les régions de France, il avait fallu qu'ils soient hébergés par lui. " Un juste dédommagement pour ce que les gamins ont fait pour lui " avait avancé leur hôte pour les convaincre, faisant référence à la libération du Nord de ses terres par des troupes Nord-américaines le 24 août.
La nation anglo-saxonne se décida à bouger, peinant une nouvelle fois à se mettre debout, et éteignit rapidement le tourne disque avant de descendre avec lenteur les escaliers de la bâtisse française, s'accrochant à la rambarde comme si cette dernière représentait sa vie. Cela lui rappelait vaguement leur séjour en Normandie, avec ses bullies de grands frères...
Ah les joies de la fratrie Kirkland, toute une histoire de bizutages multi centenaires.
L'Anglais reprit contenance lorsqu'il fut presque arrivé à la fin de son parcours, se redressant pour paraître en pleine forme, puis toucha enfin le sol lisse pour se diriger vers la salle à manger où l'attendaient les jumeaux ainsi que leur hôte.
_ Aimery, sérieusement, tu n'aurais pas pu te montrer un peu plus... Délicat ? marmonna Arthur en s'installant sur une chaise libre, faisant face au jeune étatsunien.
_ Bah, l'résultat l'est là : t'es descendu Roastbeef, répliqua le brun avec un large sourire malicieux, donnant une petite tape amicale entres les deux omoplates du britannique en apportant un plat de gougères. Faites-y gaffe les p'tiots, c'chaud.
Arthur ne pût s'empêcher de détailler son vieil ami du regard, compatissant. On voyait bien que ce dernier avait tenté de camoufler ses bandages en enfilant un pull - quelques bandes devenant visibles lorsqu'il tendait les bras, malgré l'épais pansement qui couvrait la totalité de sa joue gauche et ainsi que d'autres plus petits qui étaient posés au-dessus de l'arcade sourcillière droite et au coin inférieur droit des lèvres. Il se forçait à bouger, c'était évident.
_ Enfin un vrai repas ! s'enthousiasma bruyamment l'Américain en attrapant plusieurs gougères. Y'en a ras-le-bol des portions militaires...!
_ Ne te plains pas, Alfred. Au moins on a quelque chose à manger nous, siffla l'Anglais en se servant à son tour.
_ Toujours à me reprendre hein. Sérieusement, faut que tu arrêtes ça Artie, soupira le blond en avalant une énième petite brioche salée.
_ Shut up, répliqua Arthur en foudroyant son ancienne colonie du regard.
_ S'il vous plait, tous les deux... tenta de tempérer le pauvre Canadien, à présent complètement ignoré de ses aînés.
Le Bourguignon apporta un nouveau plat sur la table ainsi qu'une baguette toute fraîche, haussant un sourcil en voyant les deux anglophones arguer bruyamment à un bout de table tandis que le troisième essayait vainement de les arrêter. Il secoua la tête, capitulant, et s'assit en face de Matthew.
_ Laisse-les don' brailler, j'ai jamais connu un Arthur qui gueule pas ! fit Aimery au cadet des jumeaux, qui se tourna en un sursaut vers lui. Comment qu'tu t'appelles ?
_ M-Matthieu, répondit le Canadien, visiblement mal à l'aise.
_ Alors comme ça, t'es l'marmot d'Francis ? T'sais qu'j'en ai entendu parlé d'toi ! dit en souriant le brun, ses yeux bleus presque gris pétillants malgré son apparence meurtrie.
_ Vraiment ?
_ Ouaip, et pas qu'un peu gamin ! Et Matthieu par ci, et Mattie par là ! Le p'tit Ange qui t'app'lait, toute la Cour savait qui t'était !
Le blond se tortilla un instant sur sa chaise, un petit sourire sur les lèvres, visiblement autant gêné qu'heureux d'apprendre que certaines personnes connaissaient son existence.
_ L'connaissant, vu qu't'es son fils unique chéri, j'me doute qu'il a dû t'pourri gâter à mort, ajouta le Bourguignon avec un rire amusé.
_ On peut dire ça comme ça oui... E-enfin, non... Je veux dire, pas exactement, marmonna le Canadien, gêné.
_ Comment ça ?
_ Et bien... " fils unique " n'est pas le bon terme... Disons plutôt, " fils préféré "...
_ Ah ouais, favoritisme dans la progéniture, j'connais bien ça aussi, répondit le brun avec un rire qui sonnait amer.
Matthew eut une petite moue désolée alors que son frère aîné lui attrapait vigoureusement les épaules, le secouant presque aussi brusquement qu'il ne l'aurait fait avec une vulgaire peluche.
_ Oh ! Au fait, en parlant de ça Matt' ! Tu connais pas la nouvelle ?
_ D-depuis quand tu nous écoutes toi...?!
_ Depuis que je n'écoute plus Artie. C'est-à-dire depuis qu'il a commencé à m'engueuler ! répondit fièrement le blond avec un large sourire.
_ You bloody wanker !
Le rire tonitruant de l'Américain résonna dans la pièce, faisant soupirer son cadet tandis que le Bourguignon, à toutes épreuves, se servait tranquillement dans les plats avec une expression faciale signifiant " je m'en bas littéralement les couilles avec une babouche d'Arabie, le tout en écoutant un duo de Nicki Minaj et Justin Bieber sur une chanson co-écrite par Miley Cirus et Maître Gims en dansant le sirtaki habillé en danseuse du Moulin Rouge ". En même temps, quand on a l'habitude de servir d'arbitre pendant les très nombreuses " battles " entre Paris et Marseille...
_ Anyway, continua Alfred. Tu es au courant que ton chéri arrive bientôt ?
_ Q-quoi...? souffla le Canadien, les yeux ronds de surprise.
_ T'as très bien entendu bro ! Samu' s'amène ! Dans environ un mois, on va recevoir un nouvel arrivage de soldats Canadiens. Et vu que ton chéri a encore foiré sa crise de la constipation - je sais plus trop ce que c'est, et bah du coup ça veut dire un arrivage de Québécois dans le lot !
_ " Crise de la conscription " Al, s'il te plait... Et ne te moque pas. Tu sais tout comme moi qu'il ne voulait catégoriquement pas participer à cette guerre... dit doucement le blond, une petite moue contrariée sur les lèvres.
_ Mais je me moque pas ! Au contraire !
Un petit sourire joyeux se dessina sur le visage de Matthew tandis qu'il observait son frère aîné s'agiter un peu plus, répétant à tue-tête à quel point il était heureux de revoir son ami Québécois.
_ Et toi Artie, t'en penses quoi ? s'enthousiasma l'Américain en se tournant vers leur ancien tuteur, délaissant une nouvelle fois son petit frère.
_ Moi ? Je m'en contre-fiche, pour dire vrai. Ça ne me fait qu'un souci de plus. Déjà que te gérer toi est suffisamment emmerdant, il faut en plus que je me coltine ce sale gosse, siffla simplement l'Anglais avant d'avaler une bouchée de gougère, fixant de ses yeux émeraudes la jeune superpuissance.
_ Angleterre... commença désespérément Matthew.
_ That's mean Iggy ! Le coupa son frère avec une moue narquoise. Je sais que tu te remets pas de nos indépendances, mais quand même. Quel vieux croûton rabougri tu fais ! T'en prendre à Samu', c'est indigne d'un héro ! Mais j'oubliais : t'en es pas un ! HAHAHA !
_ Shut up !
Aimery poussa un long soupir en reposant ses couverts de chaque côté de son assiette, puis soudainement vint donner un coup de poing furtif dans la hanche droite du britannique, à l'endroit-même de l'une de ses blessures, ce qui fit couiner ce dernier de manière tout à fait virile. Mais au moins, cela fit taire ce stupide Yankee face à eux.
_ Mais ça va pas où quoi ?! T'es taré ma parole ! lâcha le britannique avec mauvaise humeur, les mains pressées douloureusement contre sa hanche.
_ Tu t'la fermes l'Roastbeef. Vous m'l'avez échauffé, alors j'vous préviens : maint'nant tout l'monde y mange sa pitaille et sans moufter, sinon l'aura affaire à moi !
_ Mais-
_ Tu t'tais et tu manges ! Tu r'ssembles à une brindille tellement t'es maigrichon. Les Boches y vont t'rire au nez en t'voyant débarquer chez eux. Alors tu t'engraisses, répliqua le Bourguignon d'un ton intraitable. C'est la guerre, pas d'gâchis. Vous finissez vos gamelles en silence, j'veux plus vous entendre brailler.
Les trois anglo-saxons ne pipèrent plus mot, mouchés par le Bourguignon qui, n'ayant pas l'habitude d'hausser le ton, savait se faire entendre et respecter lorsqu'il le faisait.
Après avoir terminé leur repas dans un silence des plus plats, Arthur s'en retourna monopoliser le bureau de son vieil ami, s'y enfermant de nouveau à double tour, laissant ses fils seuls dans l'une des chambres d'ami que leur hôte leur avait gracieusement prêtée. Assis sur une chaise jouxtant la fenêtre de la pièce, les genoux remontés contre sa poitrine et vêtu de son sous-vêtement et d'un t-shirt, Matthew observait le reflet de son frère aîné dans la vitre tandis que ce dernier se changeait - ayant détourné la tête par pure pudeur.
Il le regardait simplement, distrait, n'ayant rien de mieux à faire, lorsque ses yeux inquisiteurs se posèrent sur une marque rougeâtre traversant la totalité du bas du dos de son jumeau. Fronçant les sourcils, il se retourna pour faire face au dos dénudé de son frère qui ne portait plus que son caleçon, et dit de sa voix douce mais inquiète.
_ Hey bro... Did you hurt yourself today ?
_ Eh ? Hm, Don't think so, why da ya think I do ? répondit l'Américain en se retournant, la tête légèrement penchée sur le côté en un signe de surprise.
_ Well... You've got a pretty bad scratch on the bottom of your back, so-
_ Whaaaaat ?!
Alfred demeura un instant bouche bée, clignant des yeux en fixant son frère, puis commença à se contorsionner dans tous les sens pour apercevoir la dite blessure. Mais bien sûr, il n'y arriva pas ; aussi opta-t-il finalement à se placer dos à un miroir pour ensuite tourner légèrement ses épaules et pouvoir observer son reflet.
_ It's true...! Dude, it seems quite deep ! siffla l'aîné en serrant les dents, fixant à présent de ses yeux azurés la plaie sanguinolente qui, grâce à sa condition de nation, commençait lentement à se refermer.
_ Come here jackass, I'm gonna disinfect it. It would be pretty bad if some germs enter your organism, even if you're a country, intima le plus jeune en tapotant le lit sur lequel il était assis, signifiant à son frère qu'il avait plutôt intérêt à venir s'asseoir rapidement.
_ Don't call me a jackass, marmonna le blond en optempérant cependant, s'asseyant sur le matelas tandis que son jumeau était allé chercher une sacoche de soins médicaux auprès d'Aimery.
Quand ce dernier fût revenu, il s'appliqua délicatement à nettoyer la blessure de la jeune nation, y tapotant un petit coton imbibé d'alcool à 90% qu'il tenait au bout d'une petite pince en métal stérilisée à l'eau bouillante. Le cadet fit fi des grimaces mécontentes qu'affichait son aîné, qui se contenait visiblement de protester à cause de la douleur, puis y apposa une compresse propre avant d'enrouler une bande autour du bas ventre de son frère, fixant le tout avec une épingle à nourrice.
_ I'm done, dit-il alors en se relevant pour aller nettoyer son matériel.
_ Thanks dude, your the awesomest bro of the whole world ! Because your mine ! s'écria Alfred en sautant sur ses pieds à son tour, venant s'accrocher affectueusement au cou de son petit frère.
Matthew afficha un petit sourire en répondant à son étreinte, entourant doucement le torse de son aîné en venant poser ses mains sous ses omoplates. La blessure de ce dernier était loin d'être grave, il était une nation après tout. Cependant, le Canadien n'en était pas pour autant rassuré. Si une blessure était apparue " comme par magie " sur le corps de son jumeau, c'était pour une raison. Était-ce à cause du Front Pacifique, où il affrontait l'un des membres de l'Axe, Japon ? Peut-être. Sûrement même.
Et le blond ne pouvait s'empêcher d'avoir peur à présent.
Si Alfred finissait dans le même état qu'Angleterre ? La situation était-elle si catastrophique pour les Américains en Asie qu'ils en étaient au point de blesser indirectement leur nation ? Pourtant, Chine était sensé lui prêter main forte...! Ils avaient finalement peut-être eu tort de confier cette mission de soutien à ce vieux croûton...
Matthew serra les dents en fermant brusquement les yeux, rouge de honte. Il ne pouvait pas penser cela ! C'était d'une impolitesse extrême envers Yao, qui était une nation plus que respectable...! Ce n'était absolument pas ainsi que France et Angleterre l'avaient élevé !
... France...
_ Hey, bro, souffla le Canadien d'un souffle étouffé, contre l'épaule de son jumeau.
_ Yep ?
_ You think Papa's alright...?
Alfred ne répondit rien, gardant son frère collé contre lui. Et lorsque ce dernier releva le tête avec l'intention de savoir pourquoi son aîné ne disait rien, il le serra un peu plus dans ses bras et se laissa tomber en arrière sur son lit - qui était parallèle à celui de son frère - en entraînant le petit blond avec lui.
_ What the fuck Al, really ! You're a weirdo ! se plaignit ce dernier en donnant un coup de poing à l'Américain qui avait éclaté de rire devant la moue outrée de son cadet.
_ It's a joke bro ! Seriously, my answer is yes. Of course Papa's well, wherever he is, répliqua le blond en fixant droit dans les yeux son interlocuteur. He's our Papa after all. And so he is as awesome as we are !
_ Your logic is... Disturbing, Alfred, répondit Matthew avec un petit rire amusé.
Son frère parvenait toujours à lui mettre du baume au coeur... Quand il ne l'oubliait pas. Le Canadien se laissa glisser sur le côté, se collant au flanc de son frère comme un enfant en manque d'affection, murmurant en fermant les yeux.
_ I hope you're right, bro...
_ 'course I am ! I'm the hero dude !
Ils éclatèrent d'un même rire amusé, se chamaillant gentiment jusqu'à ce que le plus jeune, épuisé, ne finisse par sombrer dans les bras de Morphée contre son frère qui lui demeurait étrangement réveillé. Ses yeux bleus limpides fixant son cadet d'une lueur douce, il se pencha pour déposer un baiser sur ses cheveux blonds en susurrant d'un ton affectueux.
_ Sleep well, my sweet li'le bro.
xXx
xXx Le 5 décembre 1944, Koenigsberg ( Prusse Orientale ), 2h47 xXx
Noir. Tout était noir, et froid. Il sentait un tissu bander ses yeux, tirant sur ses cheveux de neige dès qu'il esquissait le moindre mouvement de la tête. Il était allongé sur une surface molle et douce, sûrement un lit. S'il ne gardait que ses informations, il aurait pû dormir tranquillement.
Mais le problème était tout autre : il était attaché. Les poignets relevés au-dessus de sa tête, certainement retenus au lit par de solides liens puisqu'il ne parvenait à les rompre même en tirant de toutes ses forces dessus. Il n'avait réussi qu'à se blesser, marquant d' écarlate sa peau pâle tandis que de légers filets de sang s'écoulaient le long de ses bras à demi tendus.
Le seul tic-tac de l'horloge se faisait entendre jusqu'à présent, ce qui n'aidait absolument pas le Prussien à se détendre pour réfléchir à un moyen de se sortir de cette galère. Pourtant, il sentait une présence, avec lui, dans cette pièce. Immobile et silencieuse, certes, mais bien présente. Il frissona à cause du froid qui saisissait ses jambes dénudées, et serra les dents pour ne pas hurler de rage devant son incapacité à se défaire de ses entraves ; mais il finit par se laisser retomber contre le matelas, à bout de nerfs. De toute façon, cela ne lui servait à rien de s'agiter dans tous les sens, il ne parvenait pas à se libérer.
C'est à cette instant que la présence invisible qui lui glaçait le sang depuis un moment déjà se manifesta en se déplaçant, le faisant sursauter d'appréhension. Qu'est-ce qui allait encore bien pouvoir lui tomber dessus...
Il sentit le matelas se mouvoir sous lui, signe que quelque chose - ou quelqu'un - venait d'y grimper, et presque aussitôt il sentit un corps duquel émanait de la chaleur se couler langoureusement au-dessus de lui. Honnêtement, il avait si froid qu'il se serrait volontiers collé à l'organisme bouillant qui le surplombait, mais sa raison lui hurlait de se tenir tranquille. Cette présence ne semblait pas hostile, mais pas amicale pour autant.
Des mains chaudes se posèrent sur le col de sa chemise, et bien rapidement la déboutonnèrent entièrement, en en écartant les pans sur ses flancs. Des soubresauts dont il ne soupçonnait pas la possibilité en son corps l'agitèrent tandis que les doigts mutins caressaient sensuellement sa peau blanche hyper sensible, lui faisant mordre sa lèvre inférieure.
L'Albinos tendit lentement le cou vers l'arrière, basculant sa tête en offrant sa gorge par réflexe, alors que son entendement et sa raison lui criaient de se débattre et de fuir. Loin. Très loin de ce danger. Un souffle tiède glissa sur sa gorge, le faisant frémir avec délice, mais il se figea brusquement en se crispant lorsqu'une fragrance particulièrement reconnaissable parvint à ses narines. Un parfum fortement alcoolisé.
De la vodka.
Il ouvrit la bouche pour protester mais fut interrompu par la voix de son tortionnaire, qui ronronna à son oreille d'un ton bien plus grave et sensuel que sa petite voix frêle ordinaire.
_ Je t'avais bien dit que tu serais à moi, Пруссия...~
Un long frisson parcourut la totalité de sa colonne vertébrale, alors que son souffle se faisait plus court, plus saccadé. Les lèvres brûlantes du Russe descendirent au niveau de son cou, s'y attardant en y suçotant la peau pour y laisser des marques, faisant se crisper un peu plus l'Albinos qui, borné, s'efforçait de ne pas réagir bruyamment à ce qu'on lui faisait. Lui, le Wunderbar Preußen, soumis de la sorte ! Quelle humiliation...
_ Rien qu'à moi...
Le souffle de son assaillant ne cessait de se déplacer lentement toujours plus bas contre sa peau, ses lèvres effleurant son corps d'une langueur exquise obligeant le Prussien à se tendre de tous ses muscles pour ne pas gémir.
_ Tout entier...
La voix du Russe s'éloignait légèrement au fur et à mesure qu'il s'approchait de sa zone sensible, écartant avec douceur les cuisses du Germain. Ce dernier se crispa significativement à ce geste, voulant se débattre à nouveau, mais un coup de langue bien placé le fit taire. Ou plutôt, fit taire ses protestations et laissa enfin libre court aux gémissements de la nation guerrière.
_ Mien à tout jamais...
L'Albinos ne parvenait plus à retenir ses soupirs et ses gémissements alors que la bouche du représentant de la puissante URSS s'activait sur sa verge. Il s'obligeait tout de même, difficilement certes, à garder ses hanches immobiles, se refusant la folie de se laisser aller ainsi à la luxure. Avec un autre homme, et de surcroît Ivan ! Que Dieu l'en garde...!
Gilbert voulut lui dire d'arrêter ces ardeurs insensées, de le laisser tranquille, de le laisser partir. Mais aucune parole intelligible ne daignait s'extirper de sa gorge dont les cris et gémissements de plaisir brut semblaient monopoliser le fonctionnement.
_ Пруссия...
Des lèvres chaudes et humides vinrent se poser sur les siennes, le forçant à taire ses plaintes délicieuse le temps de cette langoureuse étreinte labiale. Les mains brûlantes du Russe se posèrent délicatement sur les hanches du Germain, les aggripant fermement alors que ce dernier sentait quelque chose frotter contre ses fesses.
Et brusquement, sans prévenir, Ivan le pénétra ainsi, à sec, lui arrachant un cri de douleur déchirant tandis qu'il commençait de langoureux mais durs mouvements de vas et viens.
Seigneur, qu'on lui vienne en aide !
Il avait si mal, et pourtant il ne pouvait nier apprécier cette douce torture qu'était l'étreinte du colosse de glace. Était-ce un péché pire que ce qu'il n'imaginait ? Allait-il finir en Enfer ? Très sûrement, il était tout de même en train de s'adonner pleinement aux plaisirs de la sodomie avec un autre homme. Il voyait déjà l'excommunication se profiler dans son futur proche.
Si seulement il avait la volonté de le repousser. Si seulement.
Au lieu de quoi il se laissait faire, servant littéralement de butoir en lequel se mouvait allègrement son tortionnaire, dont les espèces de grognements de contentement semblaient prouver qu'il prenait du bon temps. Enfin, il se laissait faire. Il n'avait pas vraiment d'autre choix, étant attaché.
Mais le pire, c'est que vint un moment où la douleur des frottements ne l'atteignit plus, et où ne resta donc plus que la chaleur bouillonnante d'un désir ardent qui brûlait ses entrailles. Il se mit à onduleur des hanches au rythme de son partenaire, glissant irréversiblement dans le gouffre de l'Envie, sombrant dans les abysses de la Luxure. Un avant-goût de l'Enfer, en quelque sorte. En beaucoup plus plaisant cependant.
Et alors qu'il sentait ce plaisir suffocant sur le point de déborder, les lèvres d'Ivan triturant la chair tendre de son cou et de ses épaules, ses coups de rein devenant de plus en plus secs, la voix du Russe vint susurrer à son oreille, le menant droit au Nirvana.
_ Tu ne fais plus qu'un avec moi, à présent.
Poussant un cri strident, Gilbert se redressa en position assise, droit comme un i sur le matelas de son lit. Le souffle court, en sueur, il regarda d'un air affolé son environnement avant de reconnaître avec soulagement le décor de sa chambre.
Un cauchemar.
_ Schieße... Même dans mes rêves, il me suit partout...! fit l'Albinos d'un ton grinçant, tenant son visage à deux mains.
Un petit " cui " inquiet lui fit baisser la tête, et ses yeux pourpres se posèrent sur le corps duveteux de son petit Gilbird, venu se presser contre la cuisse de son maître comme pour le rassurer et le ramener dans la réalité. Sentant les battements de son coeur se calmer considérablement, le Prussien prit délicatement le petit animal dans les paumes de ses mains, et vint le serrer doucement contre sa poitrine, alors que ce dernier poussait un nouveau " cui " de contentement.
_ Gilbird... Je crois que cette guerre va très mal se terminer...
Le volatile se manifesta une nouvelle fois, venant frotter sa tête contre le menton de son maître. Avec un soupir, l'Albinos se recoucha en laissant son fidèle compagnon à plumes se blottir au creux de son cou. Mais il ne parvint pas à retrouver le sommeil.
Honnêtement, il avait peur. Peur que ces rêves ne reviennent. Peur que ce rêve en fasse partie, car si tel était le cas il préférait mourir sur-le-champ.
Il priait pour ne pas avoir rêvé de son avenir.
Lexique :
→ Ruhe, Taugenichts von Latein : Silence, bon à rien de Latin ! ( allemand )
→ Пруссия : Prusse ( russe )
→ Schieße : Merde ( allemand )
xXx
Traduction :
Part 1 ~
_ Merci Autriche...
_ Je t'en prie.
Part 2~
_ Ah ! Je t'attendais Ludwig !
_ ( ... Je peux pas traduire, " Mon Guide " c'est ridicule. )
_ Viens, viens vite !
_ Ludwig... Ludwig, tu es si merveilleux ! Si grand, et musclé, et imposant ! Je suis si fier de toi ! Tu es l'Empire Ludwig, tu es le plus fort, personne ne peut te vaincre !
_ C'est grâce à vous mein Führer.
_ Je vois que ton corps n'est pas en si mauvais état que cela.
_ Oui Monsieur.
_ Cela veut dire que nous sommes toujours forts, et ce malgré les défaites.
_ L'Empire ne perd pas mein Führer. Nous faisons croire aux Alliés qu'ils nous battent, mais en réalité nous allons leur faire mordre la poussière !
_ C'est ce que je veux entendre.
_ Tu peux y aller Ludwig, je n'ai plus rien à faire avec toi.
_ À vos ordres.
Part 3~
_ Hey frérot, tu t'es blessé aujourd'hui ?
_ Eh ? Euh, j'crois pas, pourquoi tu dis ça ?
_ Et bien... Tu as une grosse égratignure dans le bas du dos donc-
_ Quoiiiiiiii ?!
_ C'est vrai, mec, ça a l'air plutôt profond !
_ Viens là guignol, je vais la désinfecter. Ça serait plutôt mauvais si des germes venaient se fourrer dans ton organisme, même si tu es une nation.
_ Ne m'appelle pas " guignol ".
_ Fini.
_ Merci mec, t'es le meilleur petit frère du monde entier ! Parce que tu es le mien !
_ Hey frérot...
_ Ouais ?
_ Tu penses que Papa va bien ?
_ C'est quoi ton problème Al, franchement ? T'es bizarre !
_ C'était une blague, frérot ! Et sérieusement, ma réponse est oui. Bien sûr que Papa va bien, où qu'il soit ! C'est notre Papa après tout. Et donc il est aussi génial que nous le sommes !
_ Ta logique est... déstabilisante, Alfred.
_ J'espère que tu as raison.
_ Bien sûr que j'ai raison, je suis un héro mec !
_ Dors bien, mon cher petit frère.
xXx
→ Le Panzernest ( ou littéralement le nid de la panthère ) est une référence à la série " la Lazy Company ", que je vous ai conseillée dans le chapitre précédent ( et qui est à présent finie... Je pleure toutes les larmes de mon corps T.T )et qui est une demeure secondaire d'Hitler.
→ Oui, la gougère est une spécialité culinaire bourguignonne. J'ai appris ça l'année dernière en cours d'Histoire géo. Quand à comment on en est arrivés à parler de gougères en cours de géo... Aucune idée.
xXx
→ Adolf Hitler ( 1889 - 1945 ) : Bouleverse l'histoire du XXe siècle. Autodidacte et orateur brillant, il répand son idéologie nazie dans toute l'Allemagne. Nommé chancelier en 1933, il instaure sa dictature à partir de 1934, époque où il devient le « Führer ». Face à sa politique militaire d'annexion de territoires, la Seconde Guerre mondiale est devenue inévitable. Comme il l'avait annoncé dans son livre Mein Kampf, il met en place la solution finale destinée à l'extermination des Juifs. 6 millions de personnes trouvent la mort dans les camps de concentration et d'extermination ( Communistes, Juifs, Tsiganes, homosexuels, handicapés, etc ) - cf L'
→ Benito Mussolini ( 1883 - 1945 ) : Militant révolutionnaire, Il travaille au journal du Popolo d'Italia, dans lequel il dénonce le règlement de la guerre, désavantageux pour son pays durant la Première Guerre mondiale. Il fonde les Faisceaux italiens de combat en 1919, un groupe nationaliste qu'il transforme en Parti fasciste en 1921. Trente cinq de ses membres sont alors élus à la Chambre des députés. Fort de sa popularité croissante, le "Duce" durcit son parti et la répression se fait plus violente, notamment contre les communistes. En 1922, ses hommes marchent sur Rome et il prend la tête du gouvernement. Il met alors en place une dictature guerrière au sein de laquelle il a les pleins pouvoirs et réprime sévèrement les opposants. Il développe également un culte autour de sa personnalité et une propagande efficace. Il entre en guerre aux côtés des nazis en 1940 mais connaît rapidement une défaite cuisante qui aboutit en 1943 à son emprisonnement, puis à son exécution en 1945.
Honnêtement, je déteste ce chapitre. Il ne se passe pas grand chose de palpitant, je le trouve mal écrit. Bref, rien ne va. M'enfin, je sais que je ne suis jamais satisfaite de ce que j'écris, mais franchement là il ne me plait pas DU TOUT. Je ne suis peut-être pas dans de bons jours pour écrire, en tout cas ce chapitre m'a saoulé. Long et pas très intéressant à écrire ; non pas qu'il ne soit pas intéressant à lire, au contraire, j'espère que vous aurez été très attentifs pendant votre lecture et que vous aurez noté tous les détails, ça pourra vous servir plus tard dans l'histoire, mais juste que... Bah y'a pas d'action quoi. A part peut-être la partie 1 et encore.
ENFIN BREF.
J'espère que cela vous a quand même plu, même si c'était un chapitre plus psychologique qu'épique.
Aussi, je vous en prie, allez voter sur le poll de mon profil. C'est pour vous que je fais ça, et je doute que deux votes représentent vraiment l'ensemble des personnes qui lisent mes fics... Quoique. Et puis, ils ne m'aident pas ces deux votes : 1 pour le chapitre VII et l'autre pour mon OS. WHELP.
N'hésitez aussi pas à poser des questions, si je n'ai pas précisé quelque chose en note, si vous n'avez pas compris un élément du scénario, ou si tout simplement vous êtes perdu au niveau du contexte où que vous ne comprenez pas ce qu'il se passe ! Je me ferais une joie de vous aider si je le peux...! Je ne mords pas au contraire~
Je vous remercie d'avoir lu et vous invite comme d'habitude à reviewer dans le carré juste en dessous de cette phrase, des mots gentils ça fait toujours plaisir !
( Toi aussi tu peux reviewer et voter sur le poll. Oui, toi, le petit lecteur anonyme dont je soupçonne l'existence mais avec qui je n'ai pas encore pu dialoguer...! )
Gros poutoux baveux sur les deux joues~
