Chapitre 4 : La guerre est déclarée

Le lendemain matin fut un calvaire pour l'avocat qui s'il n'avait pas un minimum de bon sens, aurait sauté du balcon de son « nouvelle appartement de luxe », histoire de mettre fin à sa vie misérable. C'est d'une humeur pire que massacrante qu'il se réveilla avec en prime une tête de zombi tout droit sortis d'un film d'horreur.

Bien sûr dans la cuisine, le mafieux buvait déjà sa tasse de thé noir avec des tartines. Ignorant son séquestreur, il fit couler du café et se mit à faire des crêpes après avoir fait tous les recoins de la cuisine.

Assit derrière le comptoir de la cuisine, Livaï regardait s'afférer l'avocat qui fronçait durement les sourcils. Ce dernier avait l'air vraiment de mauvais poil. Portant plus d'attention sur son animal de compagnie, le mafieux l'observait faire des crêpes comme s'il était chez lui ce qui lui plaisait bien.

Complètement perdu dans ses pensées, Eren ne faisait pas attention à Livaï qui s'avança à pas de loup vers lui et piqua une crêpe dans l'assiette. Il retourna à sa place et tartina sa crêpe de confiture avant de la goûter. « Bon cuisinier, raison de plus de le garder ! » Pensa Livaï.

Machinalement, Eren entreprit de finir la pâte et disposa par la suite l'assiette sur la table avant d'entreprendre la vaisselle. Il avait entendu il y a longtemps que Livaï était un grand maniaque, quoi que grand, c'est plutôt vite dis. De toute façon, il préférait laver sa saleté au lieu de ce faire tuer parce qu'il n'a pas nettoyé ses cochonneries. Ce serait une mort assez débile.

Une nouvelle fois il se retrouva face au yakuza pour déjeuné et pour ne pas changer, il avait encore l'estomac noué. A croire que maintenant il ne pourra plus jamais manger le matin. A cette allure il va finir par vraiment perdre du poids alors même qu'il n'en a pas besoin. Si on lui demande comment il a fait pour avoir une taille encore plus fine, il pourra toujours leur répondre que le remède miracle à la perte de poids est d'adopter un yakuza. Qualité certifié et kilo en trop envolé.

Mais en attendant, il n'a vraiment pas besoin d'un régime. Secouant la tête de gauche à droit pour chasser ses pensées qui dérivaient vers un délire complétement bête, Eren se reconcentra sur ses crêpes et son café. Comme la fois dernière, le déjeuné ce fit dans le plus grand des silences, ce qui bien sûr ne faisait que mettre un coup dans les nerfs de l'avocat.

N'attendant pas son reste, ce dernier lava la vaisselle sale et fila sous la douche pour se préparer sans accorder le moindre regard au mafieux. Celui-ci irrité par le comportement de son jouet le suivit jusqu'à la salle de bain, se déshabilla et entra dans la cabine.

Eren n'eu même pas le temps de réagir qu'il se retrouva plaqué contre la parois carrelée de la douche. Livaï le maintenant fermement contre celle-ci, sourcils froncés, il se pencha à l'oreille d'Eren et lui murmura d'une voix froide.

-La politesse est de mise face à son maître, Jäger. Je m'attend à ce que tu nous prépare le déjeuné le matin et que tu me montre ton affection.

Un frisson traversa toute la colonne vertébrale de l'avocat. « Affection, quelle bonne blague », pensa-t-il. Comme s'il pouvait ressentir autre chose que de la colère et du dégoût à l'égard de cet homme sans cœur. Face au manque de réaction de l'avocat, le Yakuza décida de punir son animal de compagnie en le pénétrant brutalement sans l'avoir préparé.

Eren ne put retenir le cri de douleur. Il avait l'impression qu'on le déchirait de l'intérieur. Le mafieux n'attendit pas que sa victime ce soit adapté à sa taille, qu'il le culbutait déjà sans ménagement. L'avocat les mains posées contre carrelage serra les dents en laissant des larmes collées librement sur ses joues. Cela lui faisait un mal de chien, il ne ressentait aucun plaisir dans ce que lui faisait l'homme derrière lui.

Dire qu'il était le plus grand avocat du pays et qu'il ce faisait actuellement violé par son maître chanteur sans pouvoir rien y faire. De plus, son calvaire ne faisait que commencer et il est loin de se terminer. Malgré ça, il refusait de supplier le yakuza d'arrêter, il ne lui ferait pas se plaisir et ça Livaï l'a rapidement comprit.

L'avocat est un homme fier qui ne se laissera pas détruire aussi facilement et il aimait ça. Bien des personnes auraient déjà commencées de le supplier d'arrêter, de les épargner mais pas lui. Il résistait et faisait en sorte de garder la face quoi qu'il en soit. « Un oiseau rare » pensa Livaï avec un sourire malsain sur le visage.

Continuant sa besogne avec plus de violence, une trainé de sang glissa entre les cuisses de l'avocat qui grimaça en sentant le liquide pourpre couler. Mais toujours aussi têtu, il retient les cries et gémissements de douleur qui menaçaient de s'échapper. Cet homme aura beau le torturer de toutes les façons possible, il ne lui laisserait jamais le loisir de voir sa souffrance même s'il ne lui restait que très peu de dignité.

Fermant les yeux, il essaya de penser à autre chose. Rapidement, il revit un moment de son enfance avec Armin. C'était une époque où l'innocence se reflétait encore dans leurs yeux de gamin rêveur.

-Eren, Eren, regarde ce que j'ai trouvé ! Cria un petit blond tout en courant vers un petit brun assit sur un muret.

Tout essoufflait le blond se plia en deux devant l'autre gamin qui regardait son ami avec curiosité. Après avoir reprit son souffle le plus chétif des deux s'assit au côté de son meilleur ami et lui montra son livre.

-C'était caché dans un coin de la maison de mon grand-père. Il y a plein d'image de paysage du monde.

Les yeux pétillants, le brun se rapprocha plus de son ami pour regarder à l'intérieur du livre où il put voir des déserts, des plages tropicales, des volcans. Les paysages étaient si beaux, enchanteurs, merveilleux.

-Quand on sera plus grand, on voyagera tous les deux pour partir à la découverte de tous ses magnifiques paysages. Jura le petit brun avec un regard déterminé.

Le blond fit un grand sourire à son ami et hocha la tête en accord. Oui, un jour ils verraient en vrai ces paysages de rêve. Le reste de la journée fut consacré à admirer chaque page du livre avec émerveillement.

L'après-midi là, fut l'une des plus merveilleuses de son enfance. Il ne connaissait pas encore la cruauté du monde dans lequel il vivait et vie encore. Si seulement sa mère était encore en vie, si seulement son père n'avait pas mystérieusement disparu, oui si seulement. Mais on ne peut pas rester là et ressassé le passé en pensant à une autre vie. Le destin a fait que cela soit ainsi. Finalement, on ne peut qu'essayer de s'adapter à la situation.

Le mafieux arrivant au bout de sa jouissance, laissa Eren s'écroulé lamentablement au sol. Se relevant piteusement, il fusilla du regard Livaï. Ses yeux c'étaient considérablement assombrit. Le yakuza fit face à un regard de tueur le plus effrayant qu'il n'ait jamais vue. L'avocat rebelle avait laissé la place à un être assoiffé de sang. Se redressant de toute sa hauteur Eren déclara d'une voix plus coupante qu'une lame de rasoir, plus mortelle qu'une épée à double tranchant :

-Refait ça encore une fois et menace ou pas je vais réduire en poussière pierre après pierre l'empire que tu as battit avec tant d'effort. Et une fois que j'en aurais finis, je m'occuperais de réduire à néant chaque bride de ton esprit avant de te pousser à te tuer.

Sous la surprise, Livaï ne réagit pas quand Eren le poussa légèrement afin de sortir de la douche et partir de la salle de bain. Ne bougeant pas, il fixa le mur les sourcils froncés au possible. « C'est comme s'il y avait une autre personne en face de moi. » Pensa Livaï. Reprenant ses esprits, il mit la scène qui venait de se produire dans un coin de sa tête pour en discuter plus tard avec la scientifique travaillant à son service, puis entreprit de finir de se laver.

Eren fou de rage arriva dans le cabinet où il travaillait avec une sérieuse envie de meurtre. Posant brutalement son sac sur son bureau, il prit place sur son fauteuil en ignorant la douleur qui lui vrillait le bas du dos. Une seule pensée se répétait en boucle dans son esprit : « Je le détruirais même si pour ça je dois me salir les main. Quoi qu'il arrive j'aurais sa tête sur un plateau d'or et d'argent ! ». Un rire mauvais résonna dans la pièce qui aurait donné des frissons de peur à la première personne venue.


Coucou mes loulous

Voici enfin la suite XD Dis donc aujourd'hui j'aurais mis à jour mes deux fictions trop la classe. Non, je déconne, je n'ai aucune classe mais par contre j'ai entamée la rédaction du chapitre suivent qui est pratiquement terminé ;)

Je vais désormais répondre aux questions qui m'ont été posée :)

Maoruwa: Merci pour ta review, effectivement mes deux fictions ne sont pas comparable :) sur celle ci, je voulais quelque chose de sérieux alors que l'autre c'est plus pour me détendre et détendre ceux qui me lisent. Pour Petra vous la reverrez au fil de l'histoire, après tout, elle ne va pas lâcher le mec le plus chaud de tous les temps mdr. Mais qu'est-ce qu'elle compte faire? Mystère hihi. Pour ta deuxième questions j'hésite à te répondre, dur, dure dilemme. Bon allez, je suis gentille, je vais t'avouer, que oui, il y aura des vilains pas beau qui vont vouloir s'en prendre à lui et Livaï va pas aimer du tout qu'on lui pique ce qui lui appartiens ;)

Je vous remercie pour vos reviews, si vous avez des questions n'hésitez surtout pas à me les poser. Normalement, la semaine prochaine je vais pouvoir recommencer à répondre à chaque reviews :)

Bisous, bisous, à la semaine prochaine :)

Shimizu-sama