Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à Joanne K. Rowling, excepté cette histoire tout droit tirée de mon imagination...
On se retrouve en bas, mes chers lecteurs! ;)
- Vous savez, je suis plutôt occupée ces derniers temps.
- Je me doute. Merci encore de m'avoir laissé une place dans votre agenda chargé. répondit la jeune femme.
- Vous avez fait preuve d'une grande bravoure à la bataille. Je vous devais bien ça. Donc, vous écrivez un livre?
- Oui. Un genre de suite à "L'histoire de Poudlard". Mais pas tout à fait.
- Un récit des deux guerres, d'après votre message?
- C'est exact. Un récit raconté par les deux côtés, sans préjugés.
- C'est un travail ambitieux. Cela vous convient bien. Vous n'avez pas eu une vie facile, Miss...
Les deux femmes marchaient dans les couloirs de Poudlard. La directrice se rappelait tous les sacrifices et tout le travail que sa reconstruction avait demandée. La plus jeune tentait à tout prix d'éloigner le souvenir de ce qui lui était arrivé entre ces murs. Et y revenir après tout ce temps, surtout sous son vrai visage, la blessait plus que ce à quoi elle s'attendait.
- Vous seriez donc prête à jouer le jeu, professeur McGonagall? dit-elle pour sortir de ses pensées sombres.
- Peut-être pas entièrement. Il y a beaucoup de choses que je ne pourrai pas dévoiler tout de suite.
- Il y aura toujours de la place dans une deuxième édition.. répondit malicieusement la jeune fille.
Son ancien professeur de Métamorphoses sourit en lui ouvrant la porte de son bureau. Elles s'installèrent, et la demoiselle sortit son calepin et son bic.
- Pouvons-nous commencer, professeur? Je ne voudrais pas vous faire perdre votre temps.
- Avec plaisir. Que voulez-vous que je vous dise?
- J'aimerais que vous me parliez d'abord des séquelles que ces deux guerres ont eu sur vous.
La jeune fille n'était jamais aussi directe avec ses "patients", d'habitude. Elle les faisait d'abord parler de petits soucis sans importance avant de les laisser entamer d'eux-mêmes les gros sujets. Mais elle savait que cette technique ne produirait pas ses fruits avec McGonagall. Cette prof était beaucoup trop directe pour ça, elle n'avait pas besoin d'une psychomage pour faire son introspection.
- Des séquelles... Physiques, il n'y en a pas vraiment. Quelques cicatrices, mais rien d'important. Le problème des batailles, c'est qu'elles font plus de dégâts dans l'esprit des gens que dans leur corps. Elles y laissent souvent des cicatrices bien plus profondes. La rancoeur. La haine. L'envie de vengeance.
- Est-ce ce que vous ressentez, vous? Un besoin de vengeance?
- En quelque sorte. Vous savez j'ai perdu de nombreuses personnes durant ces guerres. Des amis proches, comme par exemple le professeur Dumbledore, mais aussi des anciens élèves. Des enfants que j'avais vus grandir et que je n'ai pas pu sauver.
Le professeur inspira un grand coup.
- J'ai eu une vie trépidante. Je me suis surtout concentrée sur ma carrière, même si je me suis mariée à un homme formidable. J'ai été employée au Ministère, puis Albus - pardon, le professeur Dumbledore - a accepté de m'engager ici. Je suis devenue professeur de Métamorphoses à l'une des écoles les plus réputées du monde. Ce n'est pas rien, quand on vient d'un petit village des Highlands d'Ecosse. Je n'ai qu'un seul regret : ne pas avoir eu d'enfants. En "conséquence", j'ai transféré mon instinct maternel en essayant de devenir une bonne tutrice pour chacun de mes élèves... Je ne voulais pas être un "exemple", je suis loin d'être exemplaire, mais au moins quelqu'un qui les pousserait à donner le meilleur d'eux-mêmes. Surtout pour les Gryffondor, bien sûr, puisque je suis leur directrice de maison... Alors vous comprenez, voir ces élèves que j'avais vus grandir depuis leur plus tendre enfance donner leur vie ainsi... C'est comme si je perdais une part de moi. Alors tout ce qui reste est cette impression de deuil... Et une rage de combattre encore plus forte.
- Comme quand vous avez cru qu'Harry Potter était mort. commenta la psychomage en écrivant furieusement dans son carnet. Vous avez cru - comme nous tous - que tout était fini.
- En effet. Harry Potter était toutefois plus qu'un simple élève, il était l'épicentre de tout ce combat, et ce depuis le début. Comment dire, c'est avec lui que la chute du Seigneur des Ténèbres a commencé - à Godric's Hollow, comme chacun sait. Et c'est aussi avec lui que tout devait se terminer. Mais je n'étais pas dans les confidences qui s'échangeaient entre Albus Dumbledore et Potter, je ne savais pas tout. Tout ce que je savais était que ce garçon semblait bien trop jeune, son éducation était bien trop inachevée que pour le laisser combattre un mage noir tel que Voldemort...
- Et pourtant il a vaincu.
- Et pourtant, il a vaincu. acquiesca McGonagall. Ce fut un grand soulagement de le voir se relever et replonger dans la bataille. Les... Poudlardiens, comme on les appelle parfois, furent galvanisés. Mais quand tout fut fini et que nous avons commencé à compter les corps...
Les deux femmes détournèrent les yeux, ne se rappelant que trop bien de ces heures passées à pleurer les morts.
- Je n'ai pas besoin de vous dire à quel point c'était atroce. Nous aurions tous voulu pouvoir tuer ce démon de nos propres baguettes. Mais il n'y a plus rien à faire, dans ces cas-là. Je pense que ce sont mes plus graves séquelles des deux guerres : avoir perdu tous ces gens. Je me rappelle de chaque enfant sur la tête duquel j'ai posé le Choixpeau, je me souviens de chaque membre de l'Ordre du Phoenix, et j'ai le souvenir très exact de la façon dont chacun d'eux est mort. Les frères Prewett, Dorcas Meadowes, Marlene McKinnon, les Potter - bien sûr - Sirius Black, les Lupin, Maugrey Fol Oeil, ce pauvre Fred Weasley, Lavande Brown; mais aussi tous ceux de l'"autre côté" : Wilkes, Rosier, Regulus Black - le frère de Sirius, Peter Pettigrow, les Lestrange - Bellatrix, Rodolphus et Rabastan... On a beau dire tout ce qu'on veut, mais...
Le professeur hésita.
- On a beau dire tout ce qu'on veut, reprit-elle, mais leurs morts m'affectent aussi. Imaginez le petit Evan Rosier, âgé de onze ans, pas encore pourri par les idéologies de Voldemort. Imaginez ce petit garçon plein de vie et cette lumière dans ses yeux à chaque fois qu'il réussissait une métamorphose. C'est ce petit bout d'homme dont je me rappelle à chaque fois qu'on me parle de Rosier, par le mage noir et mauvais que tout le monde dépeint. Au fond, si nous avions perdu la guerre, nous aurions été les méchants résistants, pour les historiens... Eux auraient été les gentils sorciers qui auraient sauvé le monde d'une infection certaine. Tout est une question d'idéologie, vous voyez. Certains - comme Sirius et Regulus Black - ont le courage de décider par eux-mêmes ce qu'ils veulent croire, de reconnaître leurs erreurs passées et de faire amende honorable. D'autres - comme Peter Pettigrew ou Igor Karkaroff - ne l'ont pas, et ne font que suivre celui qu'ils pensent être le plus fort en espérant survivre un jour de plus. Mais il y aura toujours en eux ce petit enfant de onze ans qui a peur de passer sous le Choixpeau.
Un silence suivit. La jeune fille a les larmes aux yeux, et Minerva se rappelle soudain de la personne en face d'elle.
- Je suis désolée, je ne voulais pas...
- Ce n'est rien, coupe la fausse journaliste. Mais si cela ne vous dérange pas, nous continuerons une autre fois.
- Bien sûr. répondit la directrice d'un air coupable. Revenez quand vous voulez, Miss.
Et après les salutations d'usage, la jeune femme prit la poudre de cheminette et quitta cette école emplie de mauvais souvenirs.
Elle arriva au Chaudron Baveur, salua Tom d'un signe de tête, et sortit rapidement. La tête haute, queue de cheval flottant derrière elle, elle tentait de garder son air hautain et digne. Mais ses yeux couleur bronze se brouillaient de larmes. Sa main trembla quand elle tira ses clés de sa poche et elle dut s'y reprendre à trois fois avant de parvenir à ouvrir la porte de son appartement; elle se précipita dans sa chambre, jetant son sac sur le sol, et s'écroula dans son lit. Les larmes coulèrent enfin librement et elle resta là, à regarder le plafond.
- Je n'y arriverai pas. C'est trop dur.
- Le mot de l'auteure -
Salut tout le monde! Ca va? :D
J'ai finalement eu le courage d'écrire un peu - malgré ma nuit trèèèès courte xD Je m'excuse d'avance s'il y a des fautes d'orthographe ou quelque chose dans ce goût-là. Sachez que je reverrai tous mes chapitres dans pas trop longtemps ;) Comme vous avez pu le voir j'apprends à utiliser l'éditeur de texte de FanFiction (y a des liiiiignes *.*)
Qu'en pensez-vous? :)
Personnellement je ne suis pas si fière que ça de cette très courte confession, je voulais donner une personnalité spécifique à Minerva mais j'ai l'impression de ne pas y être arrivée... J'arrangerai ça :p
N'hésitez pas à me suggérer des personnages dont vous voudriez entendre la confession! Aliete, sache que tes idées ne sont pas oubliées ;)
Cependant j'ai relevé quelque chose d'étrange : vous ne me dites rien de ma chère psychomage (qui commence d'ailleurs à prendre sa place dans l'histoire). Que pensez-vous d'elle? Avez-vous une idée de son identité? Car oui, vous la connaissez! ;)
J'ai hâte d'entendre vos opinions, mes p'tites citrouilles!
A très bientôt,
Trixy
