Auteur: EmiPanda
Disclaimer: Tout à Square Enix
Jumelage: AkuRoku
Note: Voilà voilà, la réponse à la question du dernier chapitre en date est là! Merci pour vos rewiews, et surtout un grand merci à Iri'eustass qui m'a super bien bêta-lecturer ce chapitre! Je ne blablate pas plus, et bonne lecture!
Bêta qui se tape l'incruste : Sinon moi je dis , dans ce chapitre on tue Saix ? Ça vous motive ? ( Panda-Chan me frappe pas pour ma rébellion ;_; )
Raiting: T
Chapitre 11: Quand tout vire au cauchemar
Un soir, Axel proposa à Roxas de dormir avec lui. Ils n'avaient pas passé une nuit ensemble depuis un moment car Saïx avait l'air suspicieux, mais maintenant ils devraient être tranquilles.
Il faisait toujours un peu frais dans sa chambre car il avait une température corporelle plus élevée que la norme, ce qui faisait qu'il n'avait jamais trop chaud ou trop froid. C'était également la raison pour laquelle il dormait toujours torse nu (eh oui, mr. Radiateur dors ainsi même quand il fait moins dix dehors...). Roxas aussi, histoire de pouvoir se blottir contre lui.
Le roux enleva ses gants, son manteau, son débardeur et ses bottes qu'il jeta de manière très artistique sur une chaise. Il s'affala ensuite sur son lit, croisa les bras derrière la tête et observa son petit-ami.
Celui-ci était en train de s'énerver sur sa fermeture éclair, si bien que le numéro huit éclata de rire et, se redressant sur les coudes, lui demanda ce qu'il fabriquait.
-C'est pas de ma faute, se défendit l'autre, c'est coincé!
Il continua de s'acharner dessus, les joues rougissantes, faisant rire de plus belle Axel, qui lui proposa finalement de le "libérer de l'emprise de Dark Manteau". Roxas avança donc vers le lit, toujours concentré sur sa tirette, et, atteignant le bord du paddock*, il grimpa dessus et continua sa progression, totalement indifférent à ce sur quoi il évoluait. Il s'assit finalement sur les cuisses d'Axel et attendit qu'il réagisse.
-T'es vachement entreprenant! lança-t-il, masquant une gêne naissante
Il lui ouvrit le manteau en se demandant si, au final, la fermeture était vraiment coincée.
-C'est toi qui me dit ça? demanda le blond avec un sourire en coin
Le maître des flammes caressa le ventre de l'adolescent sous son t-shirt et remonta doucement.
-Tu sais, je vais finir par m'endormir à ce rythme là...
Axel rougit. Oui, Roxas était vraiment entreprenant. Il se débarrassa donc du vêtement gênant, les mettant au même niveau. Le blond baissa les yeux. Le plus âgé fut tenté de lui dire que son visage était plus haut, puis il remarqua que c'était sa ceinture qu'il fixait, l'air un peu perturbé.
-Euh... Tu as mis un système anti viol?
-Il faut croire, répondit le roux, moqueur. Besoin d'un coup de main?
-Non! Je peux le faire tout seul.
Roxas s'attaqua donc à la fermeture si singulière du pantalon de son partenaire (comme quoi être mince n'est pas toujours un avantage. Remonte ton pantalon s'il te plaît) et finit enfin par l'ouvrir.
-Une minute.
-Hein?
-Une minute. C'est le temps que tu as mis. précisa Axel, grimaçant pour ne pas rire
-Eh! Parce que tu fais mieux, peut-être? s'indigna le blond
-Ouais. répondit l'autre, sûr de lui
-Ok. Top départ! Mais qu'est-ce que...!
Axel n'avait pas mis quatre secondes pour ouvrir ceinture et pantalon au treizième membre. Celui-ci s'en offusqua avant de rire.
-On voit l'expérience!
Il se pencha ensuite en avant, posant ses lèvres sur celles de son amant qui passa ses bras autour de sa taille afin d'appronfondir le baiser. Le sang commença à battre aux tempes du plus jeune tandis qu'une main experte dans l'art de lui faire perdre la tête glissait le long de son torse, passait sur son ventre, dessinant ses muscles avec ses doigts; Axel mordilla la lèvre inférieure du blond pour obtenir l'autorisation de poursuivre.
-Je dérange, peut-être?
Le couple se sépara brusquement. Roxas bondit sur le côté, la tête basse, dos au reste de la chambre, n'osant pas affronter le regard de l'homme. Axel fixait son nouvel interlocuteur, incrédule. Il était pourtant sûr d'avoir fermé la porte! Il claqua sa paume sur son front: les couloirs obscurs! Saïx -on s'en doutait un peu- avait pris un couloirs obscur!
-Le Supérieur avait pourtant bien précisé qu'il y aurait exceptionnellement un Conseil ce soir?
-... oh merde...
Axel devint blanc comme un linge. Une fois, une fois, il ne regardait pas le planning et c'était CETTE FOIS qu'ils se faisaient griller.
-Rhabillez-vous immédiatement et suivez-moi. ordonna sèchement le Devin Lunaire
Ils enfilèrent rapidement bottes et manteau, Roxas essayant de repousser leur départ au maximum, chaque tentative étant vaine. Le roux lui pris la main et la pressa doucement pour essayer de le rassurer, ne t'en fais pas, ce n'est qu'un retard, ça va passer, on aura un avertissement tout au plus. Mais, malgré ce qu'il voulait faire croire, Axel avait la boule au ventre. Connaissant Saïx, ils ne s'en sortiraient pas avec un simple avertissement.
Ils arrivèrent donc dans la salle du Conseil -surnommée "salle anti-acrophobes" par Roxas en raison de la hauteur des sièges, mais vu la tête de Xemnas, l'heure n'était pas aux blagues. Ils ne furent d'ailleurs pas invités à rejoindre leurs sièges.
Le bleu expliqua la situation au Supérieur pendant que les autres membres les dévisageaient -sauf Demyx et Larxene, compatissants- et que Roxas testait plusieurs techniques pour disparaître. Axel, quant à lui, songea que le mot "discrétion" ne faisait manifestement pas parti du répertoire de son ancien ami.
Enfin, après un de ses discours dont lui seul avait le secret, Xemnas interdit aux deux partenaires de partir ensemble en mission, de se voir, de s'adresser la parole, bref, ils n'existaient plus l'un pour l'autre. Roxas se rendit soudain compte de ce qu'il venait de se passer. Bras ballant, il vit comme dans un rêve -non, un cauchemar- Axel s'éloigner vers la sortie. La douleur qui était jusque lors restée discrète l'emplit tout entier. Il avait les poings si serrés que les jointures de ses mains étaient aussi blanches que les murs. Il avait envie de pleurer, vomir, cogner, crier, courir, mourir. Il tremblait -de rage, de désespoir?
-Vous n'êtes qu'un vieil homophobe dérangé qui cause tout seul, c'est vous le problème.
Il avait dit ça sans vraiment s'en rendre compte. Un silence de cathédrale s'installa. Une veine palpitait sur le front du basané, Saïx montrait les crocs (o-O) et plus personne n'osait ne serait-ce que respirer. Lorsque le bruit des pas du roux repris, Roxas fit volte-face et se lança à sa poursuite. Il se fichait complètement du reste des Mondes, il avait d'autres chats à fouetter.
Axel allait rentrer dans sa chambre -celle où ils devraient être enlacés à l'heure qu'il est!- quand il entendit son nom se répercuter contre les murs du couloir. Il se tourna vers l'adolescent essouflé et au bord des larmes qui avait crié. Quelque chose se serra dans sa poitrine.
-Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Axel, et il voulut immédiatement ravaller ses paroles
-Mais à quoi tu joues?
-J'obéis.
-Tu te fous de ma gueule! Toi, obéir à ça?
-Je fais ça pour te protéger!
-Tu me fais plus de mal comme ça!
-Va-t-en.
Sa voix peinait à être ferme, il voulait le retenir, le serrer dans ses bras, pour toujours...
-Axel ...
-VA-T-EN!
Roxas n'y tint plus. Il explosa. Tout était fichu. Axel claqua la porte, faisant trembler les murs du château. Le blond se laissa couler dans un coin, les larmes formaient des cascades salées qui trempaient ses yeux gonflés, ses joues, son manteau. Il n'avait eu qu'une attache depuis sa naissance. Le ciel lui tombait sur la tête. Il se plaqua les mains sur la bouche et hurla. Son âme se déchirait.
o0o0o0o
Le numéro huit envoya un chakram dans la vitre qui explosa en milliers de bouts de verre. S'il avait eu un coeur, pensa-t-il, il serait de pierre. Il glissa contre sa porte et se boucha les oreilles. Il avait tout foutu en l'air. Roxas...
-Tout est entièrement de ma faute.
*paddock: ici, désigne le lit. Je sais pas si chez vous aussi on utilise ce mot...
