Auteur: EmiPanda
Disclaimer: Tout à Square Enix
Pairing: AkuRoku
Note: Plus que deux chapitres avant l'épilogue! Je commence à en voir le bout... après presque un an! ;p Merci à tous et à toutes, rewiewers, rewieweuses (quand tu commence à inventer des orthographes aux mots, c'est que t'as besoin d'une pause... Manger!) qui me donner du courage pour attaquer la dernière ligne droite à fond, comme quand tu joues à Mario Kart et que la tortue te marques DERNIER TOUR à l'écran, que la musique s'accélère... Bonne lecture de ce mini chapitre!
Raiting: T
Chapitre 12: Araignée du soir...
Les araignées sont des arachnides, et de ce fait possèdent huit pattes. Et puisqu'elles sont déjà bizarres de base, autant pousser le vice: elles ont donc huit yeux.
Roxas fixait la bestiolle depuis un temps indéterminé. Il n'y avait rien d'autre à faire dans sa chambre à part fixer le plafond. D'ailleurs, il y avait une fissure dans le coin gauche.
Il n'avait pas quitté son lit depuis la veille, après s'être fait rejété par Axel. Il était désormais vingt-et-une heures. Saïx était venu frapper à sa porte (ou la défoncer, tout dépend du point de vue) à trois reprises, mais il n'était jamais sortit. Il n'avait pas même bougé un orteil. Il ne voulais voir personne. On l'avait laissé tranquille.
L'araignée commença a descendre le long de son fil de soie, fin et fort, presque invisible mais bien présent, laissant dans l'air une minuscule trainée scintillante. A.R.A.I.G.N.E.E. Huit lettres. Huit pattes. Huit yeux.
-Pauvre araignée, murmura Roxas. Elle est si fragile, délicate, poétique, et pourtant personne ne l'aime...
Elle se posa sur son nez, légère et douce, comme un baiser. Il se crispa. Araignée. Huit. Baiser. Axel.
-Moi y compris. termina-t-il la voix brisée, écrasant la bestiolle entre ses doigts gantés.
Il se redressa et regarda par la fenêtre. De là, il pouvait voir le pont de l'Illusiocitadelle menant à la ville. Le ciel était habituellement noir et chargé en électricité. Les ténèbres étaient présentes dans chaque mètre carré de cette frontière, et il s'y enfonçait comme dans de la vase, et il suffoquait...
-A quoi je sers...? souffla-t-il
Lorsqu'il était avec Axel, il ne se posait pas ce genre de question. Il aimait Axel, Axel l'aimait. Ils se rendaient mutuellement heureux. Pour former un couple, il faut être deux. Voilà à quoi il servait. Justement. Servait. Maintenant? C'était terminé.
-A quoi je sers? hurla-t-il en envoyant son poing frapper la vitre.
La personne qui s'était occupée de lui, qui l'avait aimé, et qu'il avait lui-même tant aimé, cette personne, la seule qui le comprenais, celle qui comptait plus que tout pour lui, cette personne... ne... voulais... plus... de... lui...
Alors qu'est ce qui le retenais ici?
Le travail?
Ils pourraient bien se passer de lui!
Les amis?
...
-Je ne manquerais à personne. pensa-t-il
Rien. Absolument rien ne le retenais dans cet endroit.
Il mis la capuche de son manteau et quitta sa chambre sans un bruit. Il traversa le dédale de couloirs monochromes, passa la porte, puis le pont. Une fine pluie tombait du néant dans ce Monde qui n'existait pas. Plic. Ploc. Etaient-ce les larmes ou la pluie? Il ne reviendrait plus. Jamais. Il ne compterais plus. Pour. Personne. Désormais.
o0o0o0o0o
Dans le château, Axel courrait à en perdre haleine, complètement retourné. Paniqué. Le vide se contractait dans sa poitrine. Il avait quitté le Conseil en catastrophe, et avait manqué de se ramasser en descendant de son siège. Il savait que c'était de sa faute. Le numéro sept avait fait une annonce, trois mots, trois pauvres mots, qui résonnaient comme des marteaux dans sa tête.
"Roxas à disparu."
