Blabla de l'auteur : Coucou tout le monde ! Me voilà avec le chapitre 3 ! Celui-là, il commence vraiment à partir en c******, mais je sais que j'ai beaucoup rit en l'écrivant. M'attirant les regards incompréhensifs et sceptiques de mon père. Qui relit cette fiction, en fait c'est un peu mon bêta. Tout le monde s'en fiche, je sais, mais un père qui relit du yaoi, c'est quand même incongrue et de mon point de vue, plutôt amusant.
Je voudrai remercier tous ceux qui me laissent des reviews, c'est dingue comment vous êtes motivants. (motivantes, avec un « e », j'imagine, mais bon).
Au fait, je voulais préciser qu'il y aura un Kise x Kasamatsu en couple secondaire, mais vous inquiétez pas, ça pas durer pendant toute la fic. Pas ma faute si je les trouve définitivement adorables. Pas ma faute. Allez vous plaindre à l'auteur original :p

Disclaimer : Kuroko no basket ne m'appartient pas, sinon la quasi-totalité des garçons serait partie en courant pendant la diffusion de l'animé.

Bon, je vous laisse tranquille, bonne lecture !

Chapitre 3 (deuxième jour)

Vendredi 5 Février.

Le réveil de Kagami sonna. Las, il tendit le bras pour l'éteindre. Il repoussa la couette. Aomine grogna un peu, pas vraiment réveillé. Kagami posa un pied à terre…

Deux secondes. Aomine ?

« Ahh ! Aomine, enfoiré ! Je t'avais dit de pas dormir dans mon lit !

L'oreiller de Kagami s'écrasa sur le visage du basketteur à moitié endormi.

-Kagami… Me réveilles pas comme ça…

-R… Rien à foutre ! T'as rien à faire ici !

C'était vrai, ça ! Il ne pouvait pas s'incruster dans son lit comme ça, c'était un endroit un minimum… intime, on ne pouvait pas dormir à deux aussi facilement, surtout deux hommes, et en connaissant les sentiments actuels d'Aomine dus au philtre d'amour…

-Allez, c'est bon… Tu vas pas en faire une histoire…

-Non, c'est pas bon ! Tu… »

Kagami peina à chercher ses mots, avant d'abandonner, en écrasant néanmoins Aomine avec le deuxième oreiller.

S'il commençait à se prendre la tête avec l'autre imbécile, il allait arriver en retard en cours. Il décida donc de laisser passer (pour l'instant du moins) et prit la route de la salle de bain.

Arrivé dans la salle d'eau en question, il se déshabilla et prit sa douche. Ça le détendrait, avec tout ce bazar qui remuait sa vie en ce moment.

Une fois sa douche finie, Kagami sortit de la douche et attrapa une serviette… quand la porte s'ouvrit.

« Oï, Kagami, j'ai faim… »

Puis les yeux d'Aomine tombèrent sur le corps entièrement dénudé de Kagami…

…qui était devenu rouge pivoine…

…et qui expulsa l'autre enfoiré aux cheveux bleus foncés de sa salle de bain avec un monumental kick qui resterait à jamais gravé dans l'histoire !

Malgré cet épisode, le reste de la matinée se passa relativement bien, à part au petit déjeuner, Aomine ayant voulu à tout prix que Kagami lui amène directement la nourriture dans la bouche, à la manière d'un couple, avec les baguettes. Après le refus catégorique de Kagami, les protestations d'Aomine, la petite dispute, le basketteur du lycée Seirin put finalement partir en cours. Le fait qu'Aomine l'ait accompagné, jusqu'au portail du lycée, ce jour-là, resta presque comme un détail parmi tous les autres événements des deux derniers jours.

Ce qui ressortit de cette matinée, c'était que maintenant, Kagami était persuadé que ces dix jours allaient apporter un beau lot de problèmes, et qu'Aomine était vraiment un bel enfoiré.

Kasamatsu arpentait les couloirs à la recherche de la classe de l'autre idiot aux cheveux blonds.

Hier, leur entrainement n'avait pas eu lieu, mais il avait voulu en profiter pour inviter Kise à venir jouer avec lui sur un terrain d'extérieur. Cependant, il avait eu beau chercher le lycée et ses environs de fond en combles, pas de traces de Kise. Tous les messages qu'il avait envoyé n'avaient trouvé pour nulle autre réponse qu'un silence de sms digne du désert antarctique.

Bien sûr, le fait que Kise ne lui réponde pas l'énervait. Mais il ne s'expliquait pas pourquoi cela l'énervait autant. En plus, le capitaine de l'équipe de Kaijo avait une méchante envie de savoir ce qu'avait fait Kise hier soir. Peut-être était-il allé rejoindre des fans.

Tss, et c'est comme ça qu'il compte progresser ?

Mais pour une fois, Kasamatsu ne voyait pas clair dans ses propres sentiments. Ce qui l'énervait, était-ce le fait que Kise ne se serve pas de son talent pour progresser, ou bien le fait qu'il ait été avec d'autres filles ?

Bah, il fait bien ce qu'il veut, non ?

Après tout, Kise était un lycéen responsable… ou presque.

Et pour le basket alors ? Qui va le tirer en avant si je ne le motive pas ?

Tout en remuant ces pensées, Kasamatsu arriva devant la classe de l'atout de son équipe.

Comme d'habitude à l'heure de la pause repas, Kise était un des derniers à rester dans la salle. Il plaisantait joyeusement aves des élèves de sa classe, mais quand il vit son aîné, il s'excusa et partit le rejoindre à l'entrée de la salle.

« Kasamatsu-sempai ! On mange ensemble ? »

Kise et Kasamatsu se retrouvèrent donc côte à côte pour partager leur repas. Kise sortit son bento qui semblait délicieux.

« C'est toi qui l'as fait ?

-Non, une de mes fans ! répondit Kise avec un grand sourire.

-Tss.

-Hein ?

-Non, rien… C'est avec elles que t'étais, hier soir ?

- Hier soir ? Euh, non…

-Alors avec qui ?

Sans le vouloir, Kasamatsu avait prononcé sa dernière phrase avec un ton quelque peu agressif.

-Euh… Et bien hier soir, comme on n'avait pas entrainement…

-Je sais bien qu'on avait pas entrainement ! Mais est-ce que c'est une raison pour s'enfuir ?

-M'enfuir ? Mais…

-C'est bon, laisse tomber !

Kasamatsu était vraiment énervé. Il ne savait pas trop pourquoi, mais en ce moment Kise l'énervait monumentalement. S'il avait pu, il l'aurait giflé, frappé chaque particule de son corps il l'aurait plaqué contre un mur et…

Hein ?

Plaqué contre un mur et… ? C'était quoi ce genre de pensées ? Kasamatsu secoua la tête pour reprendre ses esprits. Sa colère pour Kise n'était pas passée bien au contraire. C'était de sa faute si son cerveau se mettait à marcher anormalement, avec toutes ses histoires de fans et compagnie…

-Mais… Kasamatsu-sempai…

-Hier soir, on aurait pu s'entrainer dehors et…

-Hein ? Mais personne de l'équipe ne m'en a parlé…

L'air innocent de Kise l'énerva encore plus. A moins qu'il n'ait vraiment rien fait, et qu'il s'énerve tout seul pour rien ? Non, non. C'était de la faute de Kise. Il ne savait pas quoi, mais il était sûr que le blond avait fait quelque chose.

-C'est normal, idiot ! J'allais te proposer de t'entrainer avec moi et…

-Hein ? Mais…

-Mais tu étais trop occupé avec les filles ou je ne sais qui, tu crois vraiment que tout t'es permis ?

-Mais j'ai bien le droit d'avoir une vie, non ?!

Pour la première fois, Kise avait crié. Il ne comprenait pas, quel crime avait-il bien pu commettre pour subir pareille colère ?

-Tu ne comprends rien ! Tu n'as pas deux neurones pour réfléchir ?! »

Et Kasamatsu se leva brusquement, récupéra son sac et partit, laissant un Kise déconfit.

Kise ne parla pas à son capitaine de l'après-midi, et le soir venu, il ne se sentit pas la force de subir son regard chargé de reproche et de colère à l'entrainement. Le top model ne vint donc pas à l'entrainement, le séchant pour ce qui était peut-être la première fois.

Il préféra se diriger vers le lycée Seirin, où il trouverait peut-être un peu de réconfort. Kuroko et lui étaient toujours restés en bon termes et Kagami pouvait parfois se montrer très mature quant à ce genre de problèmes (c'était peut-être le seul domaine où il pouvait l'être d'ailleurs… Et encore.)

Contrarié, Kise ne remarqua pas tout de suite les deux silhouettes devant le gymnase de Seirin. Pourtant, les cris de leur dispute ne passaient pas inaperçus.

« Aomine, enfoiré ! Tu ne peux pas venir me voir tout le temps comme ça !

-Et pourquoi pas ?

Kagami poussa un soupir rageur pour essayer de se calmer.

-Mais parce que je suis en train de m'entrainer avec mon équipe, andouille !

-Si on s'entraînait ensemble, tous les deux, tu progresserais bien plus vite que maintenant.

-Ce n'est pas comme ça que ça marche ! Et puis d'abord…

-Si tu penses que tu es assez fort pour te priver de mes entraînements, réglons ça en un contre un. Tu gagnes et je te laisse tranquille.

-Et tu crois sérieusement que…

-Aller, Kagami… Je fais ça pour toi. Je t'aime, je te rappelle.

-Tu ne m'aimes pas ! C'est juste un stupide… philtre d'amour qui te le fais croire ! Dans une semaine ça sera fini !

-Huit jours.

-C'est pareil !

-Non, mais pour l'instant je t'aime, alors viens maintenant.

-Et tu crois que je vais accepter après ça ?

Aomine se rapprocha dangereusement de Kagami, ne laissant qu'une infime distance de sécurité entre eux.

-Kagami…

-A- Aomine… Qu'est-ce que tu…

-Aomine-chi ? Kagami-chi ?

Les deux se retournèrent en même temps et lancèrent un agressif :

-Quoi ?

Le pauvre Kise, prit dans ce regard énervé de milieu de dispute, réagit comme il put :

-Euh… Je… Je passais par là et…

-Désolé, Kise. C'est juste que là, c'est compliqué et… commença Kagami sur un ton d'excuse.

-Je vous ai entendu, c'est quoi cette histoire d'Aomine-cchi qui aime Kagami-cchi à cause d'un philtre d'amour ? »

Le joueur de Seirin sentit ses sourcils tiquer violemment. Et zut… Si Kise venait à en être au courant… En même temps, au point où ils en étaient…

Quelques instant plus tard, Kagami et Aomine avaient fini leur récit. Laissant un Kise ébahi. Enfin, pas pour longtemps…

« Pfouahahaha, j'y crois pas ! Aomine-cchi… amoureux… de Kagami-cchi…

Et le blond partit dans une très forte crise de fou-rire sous l'énervement des deux protagonistes de l'histoire.

Une fois le fou-rire passé, Kagami demanda à Kise la raison de sa venue ici. Kise se renfrogna et son envie de rire s'évapora aussi vite que Kuroko disparaissait.

Kagami hésita à se réjouir que Kise paye pour s'être moqué d'eux. La mine de Kise étant vraiment dépitée, Kagami décida de compatir. Il n'était pas un monstre insensible, quand même…

Kise raconta sa dispute avec Kasamatsu.

« Vraiment, je ne comprends pas pourquoi il s'est énervé contre moi, je n'ai vraiment rien fait de…

-Idiot, tu ne comprends vraiment pas ?

L'air d'Aomine était vraiment exaspéré.

-Parce que tu comprends, toi ? demanda Kagami, qui avait l'air aussi surpris que Kise.

-Quoi, toi non plus tu ne comprends pas ?

Devant les mines incompréhensives des deux basketteurs en face de lui, Aomine poussa un soupir d'exaspération avant de s'expliquer.

-D'un côté, j'imagine que vous ne pouvez pas comprendre… Avez-vous déjà été amoureux ?

Kagami et Kise remuèrent la tête en signe de négation.

-Et bien… Soit Kasamatsu est amoureux de Kise, soit c'est quelque chose qui s'en rapproche.

-Hein ? fit un Kise qui n'était pas sûr d'avoir compris ou de vouloir comprendre.

Nouveau soupir d'Aomine. Si ça continuait, son stock de soupirs exaspérés allait s'épuiser. Il allait falloir qu'il songe à agrandir son stock.

-Et bien… Kasamatsu a bien dit qu'il avait l'intention de t'inviter à jouer au basket de rue avec lui ?

-Euh… Plus ou moins, oui.

-Alors imagine. Il voulait t'inviter, mais tu étais parti on ne sait où, et comme tu as beaucoup de fans, il est très facile de s'imaginer que tu étais avec des filles. En plus, tu as dit à Kasamatsu que non, mais cela devait sûrement ressembler à un mensonge. Et le fait de ne pas savoir l'a énervé, parce qu'il a peur que tu lui « files entre les doigts », en quelque sorte. Son état d'esprit s'approche beaucoup de l'amour, tu ne trouves pas ? En plus, il s'est vraiment énervé pour ça…

-Mais…

-Mais quoi ?

-Et bien… Je veux dire… Kasamatsu et moi… Enfin… Je…

-Tu ne sais pas comment réagir, c'est ça ? intervint Kagami.

Kise hocha de la tête.

-Alors réfléchis-y, dit Aomine. Penses-y, et quand tu auras trouvé ta réponse, vas voir Kasamatsu. »

Kise finit par accepter ce qu'il venait d'apprendre, et repartit, en remerciant ses deux amis. Une fois le blond parti, Aomine et Kagami se retrouvèrent seuls.

« Depuis quand t'es devenu doué pour ce genre de choses, toi ? demanda Kagami.

-Depuis que je suis amoureux de toi, peut-être ? répondit Aomine, taquin, en passant son bras autour des épaules de Kagami.

-Arrête ça ! répliqua Kagami du tac au tac en se dégageant d'Aomine, les joues légèrement rouges.

-Oh, tu rougis ! Tu…

-Ça suffit ! Et puis, se rappela soudain Kagami, j'ai un entrainement à faire, moi !

-Hein ? Tu ne vas pas y aller maintenant, ils doivent déjà avoir presque fini !

-C'est de ta faute, enfoiré d'Aomine !

-Viens plutôt avec moi faire du basket de rue. En un contre un.

La proposition d'Aomine n'en était pas vraiment une, Kagami savait qu'il insisterait jusqu'à ce qu'il cède. Demander ce genre de chose lui ressemblait tellement… Kagami sourit. La proposition lui plaisait, tout compte fait. Le filtre d'amour n'avait pas que des inconvénients : il pourrait en profiter pour jouer contre Aomine.

-Okay… Je te préviens, je vais gagner !

-Oh ? Intéressant…

Tiens, en ce moment, Aomine ne semblait pas avoir bu de philtre d'amour. Quand on parlait de basket, le jeune homme était vraiment concentré…

-Mais ce n'est pas parce que je t'aime que je vais te ménager ! » avertit Aomine.

Et zut… Les effets du philtre d'amour n'allaient pas le lâcher comme ça.

Ce fut le sourire aux lèvres que Kagami et Aomine se dirigèrent vers le terrain de basket extérieur.

Arrivés au terrain, Aomine s'empara de la balle prenant un air concentré et regardant Kagami d'un air de défi, il fit comprendre que le match pouvait commencer…

« Viens… Essaye de m'arrêter si tu peux ! »

Aomine feinta, passa Kagami qui s'élança à sa poursuite. Il sauta pour rentrer la balle, mais son adversaire l'intercepta, repartit dans l'autre sens, Aomine intercepta la balle par derrière… Le un-contre-un devint rapidement intense, les feintes, les dunks, les interceptions se succédaient à un rythme endiablé si bien que les deux basketteurs se mirent à transpirer rapidement. Mais aucun ne voulait en rien céder face à l'autre, et personne ne s'arrêtait.

Aomine prit cependant le dessus, bien que l'écart fût loin d'être énorme. Toujours était-il, qu'au bout d'un moment, à cause de son acharnement (ou sa stupidité ?), Kagami, à bout de force, en rentrant un dunk, sentit la force de son bras l'abandonner à son triste sort. La traîtresse… Il se sentit partir en arrière, sans aucune possibilité de retrouver l'équilibre. La chute allait faire mal…

Ou pas. L'impact contre le sol fut étrangement doux. Bizarre… De plus, il ne se retrouvait pas étendu sur le sol, mais adossé contre quelque chose dégageant une douce chaleur… D'instinct, Kagami se serra contre ce dossier improvisé avant que sa conscience ne le rattrape. Pris d'un doute soudain, il se retourna… Et tomba nez à nez avec Aomine. Qui le regardait d'un air moqueur.

« A-Aomine ! Qu'est-ce que… s'écria Kagami, les joues écarlates devant cette proximité.

-je viens de sauver ta peau, Bakagami, répondit Aomine, avec toujours cette lueur moqueuse dans le regard. La situation l'amusait beaucoup. Laisser Kagami se débattre avec sa gêne était vraiment… divertissant au plus haut point.

-Mais… Tu… T'avais pas besoin de faire ça ! s'énerva Kagami, qui au contraire d'Aomine, n'était pas du tout enchanté par la situation.

-Pour te laisser t'écraser au sol comme un pauvre débris ? Non merci… Et puis, arrête de faire comme si t'étais vraiment dégoûté par le fait que je t'ai rattrapé, rétorqua Aomine, une pointe de reproche dans la voix.

Cette réplique laissa Kagami en proie à un conflit intérieur. Non, évidemment, Aomine ne le dégoûtait pas, mais en même temps, il était vraiment gêné. Pendant qu'il se débattait avec ses pensées, Aomine releva le menton de Kagami avec ses doigts. Ce qui coupa court aux réflexions de ce dernier.

-Aomine, crétin, qu'est-ce que tu crois faire ?!

-Tu veux pas te tenir tranquille deux secondes, imbécile ? fit Aomine, passablement contrarié.

-Mais…

Kagami essaya de se dégager, mais l'autre avait attrapé ses poignets en les maintenant au-dessus de sa tête.

La situation se réchauffait… Non, Aomine ne faisait pas ce genre de chose sans arrière-pensées douteuse… Pas du tout même. Qu'est-ce que vous imaginez ?

-Aomine, qu'est-ce que tu fous ?

-Je t'ai demandé de te tenir tranquille, non ?

-Arrêtes ça !

-J'ai gagné, et c'est pas la première fois en plus. La dernière fois, je t'avais quand même donné mes chaussures, tu te rappelles ? Donc tu me dois quelque chose…

-Je te dois rien du tout, et puis t'as pas encore gagné, je peux encore…

-Tu dis encore ça après avoir failli t'exploser contre le sol ?

Kagami ne put rien répondre. Il devait reconnaitre qu'Aomine avait raison. Mais ce n'était pas une raison pour laisser l'autre enfoiré faire ce qu'il voulait !

Mais l'autre enfoiré en question ne suivait pas le même raisonnement. Kagami avait arrêté de se débattre, parfait.

Le prenant par surprise, Aomine fondit sur les lèvres du roux.

Kagami resta une seconde indécis, sans comprendre. Mais quand l'information fut montée jusqu'à l'horizon de sa compréhension, et bien… il réagit. Il roula au sol, loin d'Aomine, s'essuyant la bouche. Choqué. Choqué et rouge pivoine. Il n'avait vraiment pas besoin d'une Alex numéro deux !

-Aomine ! Enfoiré ! Tu…

Mais Aomine ne le laissa pas mettre un terme à sa phrase. Kagami était assis en face de lui, pas si loin que ça. Il lui suffit de basculer vers l'avant pour se retrouver à quatre pattes au-dessus de Kagami. Hm… La position était vraiment avantageuse. Il pouvait voir Kagami, il avait un avantage certain, et…

Le basketteur aux cheveux bleus esquiva de justesse un coup de poing et attrapa le poignet de Kagami qui avait fusé.

-Hn, hn, c'est pas bien de frapper les gens, Kagami…

En guise de réponse, l'autre lui balança son autre poing dans la figure.

-Ouh, de justesse, rit Aomine en attrapant le deuxième poignet.

-Arrête ça !

Aomine ne prêta pas attention à ces protestations, préférant plutôt remettre les poignets de Kagami au-dessus de sa tête.

Puis il l'embrassa de nouveau. De façon plus intense cette fois. Les lèvres d'Aomine se posèrent sur celles de Kagami, et après avoir déposé quelques baisers dessus, il passa sa langue sur les lèvres du roux. Il força l'accès à la bouche du basketteur sous lui, qui tenta de résister. Mais Aomine finit par gagner cette bataille, et sa langue se fraya un chemin dans la bouche de Kagami. Lentement, il trouva la langue du roux, et entama une danse lente et sensuelle. Kagami essayait de résister, mais ses efforts avaient plutôt l'effet inverse.

Alors il décida d'utiliser la solution dernier recours.

Désolé, Aomine… songea-t-il. Avant de mettre un bon coup de genoux bien placé à la pauvre victime du philtre d'amour.

Quelques instants plus tard, les deux basketteurs rentraient chez Kagami. Après s'être excusé, légèrement gêné, mais amusé quand même, il avait accepté d'héberger le bleu une nuit de plus. Pour se faire pardonner.

« Kagami… enfoiré… T'y es pas allé de main morte…

-C'est de ta faute, t'avais qu'à pas m'embrasser.

-Pff… T'es pas marrant…

-Arrête, on dirait un gosse. »

Cette légère dispute les avait menés à l'appartement de Kagami. Celui-ci tourna les clés dans la serrure et ouvrit.

« J'arriverai jamais à m'y faire… C'est tellement grand ici, dit Aomine.

Kagami ne releva pas et posa son sac, rangea son ballon de basket.

-Tu veux quoi ce soir ?

-Hein ?

-On va pas passer la soirée le ventre vide, non ?

-N'importe… De toute façon tu cuisines tellement bien que j'ai l'impression que quoi que tu fasses, ça sera bon.

Kagami rougit sous le compliment.

-Dis-dis pas n'importe quoi, y'a bien quelque chose que tu voudrais, non ?

-N'importe, je te dis. »

Et histoire de faire comprendre que la conversation était close, Aomine s'installa sur le canapé.

Quelle tête brûlée, ce mec

Kagami se lança donc dans la préparation d'un traditionnel riz au curry, parce que c'était quand même rapide et facile à préparer. Il n'avait pas la tête à faire quelque chose de plus complexe, étant donné ce qui s'était passé à peine une heure auparavant. D'autant plus que l'abruti qui avait causé cet « incident » squattait son appartement et était maintenant étendu comme un gros chat sur son canapé.

Tête brûlée et profiteur avec ça. Et forceur bien entendu.

Le repas se passa sans encombre. Miracle ! songea Kagami. Mais son soulagement n'allait pas durer. Pauvre Kagami. S'il savait ce qui l'attendait…

Kagami faisait la vaisselle tandis qu'Aomine avait préféré se défiler pour aller prendre une douche. L'américain entendait l'eau couler, cela l'apaisait. Il était seul depuis longtemps, alors même si Aomine était un peu chiant parfois, au moins il lui apportait une présence. Et puis pour l'instant, dieu soit loué, ce démon ingérable aux cheveux bleus se tenait tranquille.

La porte de la salle de bain s'ouvrit, et Aomine en sortit.

« Oi, Kagami.

-Hm ? répondit-il distraitement.

-Et si on regardait un film ?

-Hein ? Pour quoi faire ?

-Tss, t'as besoin d'une raison pour ça ?

Kagami n'ayant aucune réponse à servir, Aomine continua :

-Y'avait un truc que j'avais envie de regarder, j'ai ramené le dvd.

Ce faisant, Aomine sortit un dvd de son sac et se dirigea vers la télé.

-Hé ! Qui t'as donné la permission de mettre ton pu*** de dvd ?

-C'est bon c'est juste un film…

-Oi, Aomine !

Celui-ci avait déjà refermé le lecteur dvd et s'installait sur le canapé, se saisissant de la télécommande.

Kagami sentit son énervement monter à vitesse grand V. Aomine l'énervait, à un point inimaginable, d'où se permettait-il de… ses yeux se mirent à faire des allers-retours entre la poêle qu'il était en train de laver et la tête aux cheveux bleus. Donner un grand coup sur la tête d'Aomine était tentant…

Mais, alors que Kagami s'apprêtait à envoyer la poêle sur l'emmerdeur-squatteur qui faisait ce que bon lui semblait chez lui, celui-ci se retourna.

« Bon, tu fous quoi, tu viens ?

-Non !

Et la poêle partit. Un magnifique lancé, calculé à la perfection. Même la NASA n'aurait pas pu en faire autant.

Mais Aomine étant un basketteur, le vol fut stoppé dans sa course. Heureusement que les vols de la NASA ne s'arrêtaient pas tous comme ça.

-T'es malade ou quoi ?

-Tu débarques chez moi, tu manges, tu m'aides même pas à faire la vaisselle, tu squattes la douche, et tu veux regarder le film que tu as choisi avec ma télé ? Crève ! »

Aomine sembla se rendre compte que Kagami n'avait pas tout à fait tort. Enfin, pas tout à fait, ça ne voulait pas dire qu'il avait raison, hein…

-Si tu ne viens pas voir le film, je vais commencer à penser que t'es un trouillard.

-Pardon ?

Et voilà, Kagami était un gamin. Il était tellement facile à manipuler… Comme Murasakibara. Il sautait à pied joint dans une petite provocation comme celle-là… Trop facile.

-Ouais. C'est un film d'horreur, c'est pour ça que tu veux pas le regarder, t'as peur, hein ? continua Aomine d'un air suffisant.

En vrai, il voulait juste passer du temps avec Kagami, la personne qu'il aimait. Mais ça, plutôt crever que l'avouer.

-N'importe quoi, on va le regarder, ton film à la con, et ne viens pas pleurer si t'as peur !

-Moi, peur ? Je n'aurai jamais peur devant un film, même s'il gelait en enfer.

-Tu disais la même chose quand tu croyais qu'on ne te battrait jamais ! Et regarde ce qui s'est passé !

-Pff, c'est différent… »

Kagami et Aomine s'installèrent donc devant le film d'horreur. Après avoir éteint toutes les lumières bien sûr. Il ne s'agirait pas que l'un des deux puisse trouver la moindre petite chose rassurante…

Du fond de son cœur, Aomine espérait que Kagami ait peur. Avec un peu de chance, il se raccrocherait à lui, lui prendrait la main, ou lui ferait un câlin…

Enfin bon, il ne fallait pas trop rêver. C'était de Kagami dont on parlait tout de même.

Il marchait. Soudain, un rire suraigu, qui ressemblait plus au gloussement d'un monstre inconnu retentit tout autour de lui. Il se retourna vivement, électrifié. D'où cela venait-il ? D'où ? Il ne voyait rien, tout était noir, seuls se distinguaient les contours lugubres de quelques buissons…

Quelque chose le frôla. Il retint un cri. Quelque chose… Quelque chose venait de le frôler, il ne l'avait pas vu, qu'est-ce que c'était ? Il tournait sa tête dans tous les sens, dans l'espoir d'apercevoir quelque chose… Mais c'était inutile, le ciel même était obstrué par les arbres, bien trop grands ! Il se mit à courir, son cœur serré à cause de la peur, il paniquait, il voulait que tout s'arrête…

Et si quelque chose arrivait derrière son dos, et si la menace arrivait dessus, ou dessous, et si… Bon sang, il avait peur !

Il courrait toujours, il était essoufflé. Apparemment, la menace était derrière lui mais le rire aigu continuait de retentir au loin, alors il courait, courait… Les ombres des arbres et arbustes ressemblaient à des fantômes, des ombres qui pouvaient à tout instant s'emparer de lui, s'enrouler autour de ses chevilles, transpercer ses mains, son cœur…

Et le noir se déchira ! Une créature monstrueuse apparut devant lui alors même qu'il se sentait partir en arrière…

Il tenta de hurler, mais un horrible tentacule plein d'épine tranchante se plaqua sur sa bouche, lui causant une horrible douleur. Il se débattit, tant qu'il put, mais rien à faire, c'était la fin, il allait mourir ! Il écarquilla les yeux devant cette pensée, il ne pouvait pas, ne voulait pas mourir ! Non ! Non, pas encore ! Le désespoir l'envahit…

Et Kagami se réveilla en sursaut, trempé de sueur, haletant, dans son lit.

Bon sang… Il avait fait un cauchemar, et ce à cause du squatteur aux cheveux bleus ! Aomine avec son stupide film d'horreur… Il n'aurait jamais dû accepter de voir ce film ! Non, il n'aurait même pas dû autoriser ce putain d'enfoiré à entrer chez lui ! Il se vengerait, c'était certain !

Kagami se leva. La transpiration lui collait à la peau, il n'aimait pas ça. Ça aussi, il faudrait qu'il le fasse payer à Aomine.

Il se dirigea donc vers la douche. Une fois arrivée, il fit couler l'eau… L'eau froide. Il sauta hors de la douche. Pourtant, c'était réglé sur du chaud… Il attendit donc que l'eau coule un peu, mais elle resta désespérément froide. Et merde… Si ça se trouve, son père avait oublié de payer l'électricité, encore. Ça ne serait pas la première fois… Son père avait tendance à être distrait quand il s'agissait de lui. Bon, d'habitude ça ne durait qu'un ou deux jours, mais pourquoi fallait-il que ça arrive maintenant ? Hein ? Pourquoi ?

Le destin s'acharnait contre lui ! Fichu destin… Fichu destin à la con, même !

La transpiration n'étant définitivement pas agréable, Kagami décida de se doucher quand même. L'eau était gelée et lui figeait les membres, mais il résista. Tout était la faute d'Aomine… Il en avait tellement marre… Il était fatigué… Il se laissa glisser le long de la paroi de douche. Au final, le froid avait du bon, il se sentait mieux. Mais il était déprimé. Et si sa vie redevenait normale ? Ça serait bien, non ? Entre les baisers forcés, le squattage, les films d'horreur… Il en avait par-dessus la tête. Il fallait attendre huit jours, le temps que le filtre d'amour s'arrête. Oui, mais, les tiendrait-il, les huit jours ?

Sur ces pensées, exténué, Kagami s'endormit. Dans la douche, au froid.

Plus que huit jours…


Voili voilou, un chapitre de plus en moins.
Alors ? Qu'est-ce que vous en avez pensé de celui-là ? (*attend les reviews anxieusement*)
J'ai plus qu'un chapitre (et demi!) d'avance. Ça craint. Il faut que j'écrive. Maudit travail du lycée.

A la prochaine !