Hey ! Me voilà avec mon chapitre, posté dans les temps cette fois-ci ! x)

Il est plus long que d'habitude (considérez ça comme mon cadeau d'excuse pour le retard de la dernière fois...)

Il est un peu différent des autres aussi, il y aura quelques passages sérieux (plus ou moins XD, dans l'ensemble ça reste un bon gros délire avec plein de situations gênantes).

Merci à Tagada-chan qui a relu le chapitre.

Merci beaucoup à toutes les gentilles reviews du précédent chapitre, elles m'ont fait chaud au cœur. Vraiment. Elles m'ont motivée à fond pour finir mon chapitre. Vous êtes formidables ! Et merci à tous ceux (celles) qui m'ont mise en favorite, ou en follow, et merci à tous ceux qui continuent de lire ma fiction !

Bref, j'arrête mon blabla, et je vous laisse avec la lecture. Ah, et j'oubliais, le...

Disclaimer : aucun personnage ne m'appartient, mais au moins, je peux m'amuser à les mettre dans des situations pas possibles, alors ça me va. x')


Chapitre 8 (septième jour)

Mercredi 10 février

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Tilililit ! Tilililit ! Tilililit !

Kuroko tendit la main vers son réveil qui était à l'origine de ce bruit agaçant.

Tilili-…

Ah, c'était mieux.

Pour une fois, Kuroko sentait qu'il avait vraiment envie de rester sous sa couette. Il n'avait pas –mais alors pas DU TOUT- envie de sortir de son lit.

Et si, après tout, il restait vraiment au lit ? On était mercredi, et il ne louperait qu'une matinée de cours… Et puis personne ne le remarquerait de toute façon, le professeur oubliait toujours son nom lorsqu'il faisait l'appel, de sorte que l'administration avait pris l'habitude de le cocher présent systématiquement. Vérifier sa présence à chaque cours eut demandé trop d'énergie. Et puis, il n'avait jamais manqué une seule heure de cours depuis le début de l'année.

Alors, pour une fois, il pouvait bien…

Il soupira en se retournant dans son lit. Il était tiraillé entre manquer effectivement la matinée de cours, et ne pas le faire. Il n'était vraiment pas motivé.

Il fallait le comprendre aussi. Il savait depuis quelques jours que Momoi avait tenté de lui faire avaler un philtre d'amour et hier, il avait été la voir. Il savait bien qu'il était plutôt du genre discret, mais là, il ne pouvait pas laisser passer quelque chose comme ça. C'était sérieux.

Et puis en plus, il avait pris Kagami en photo dans une situation… compromettante. Non pas qu'il éprouve une once de remord, mais bon…

Il se retourna une dernière fois. Il n'irait pas en cours.

Pour en revenir à Momoi… Il avait donc été la voir, et… Ah, y penser était pénible.

Arrêter de penser son cher lit l'appelait, et le jeune garçon aux cheveux pâles retourna bien vite dans les bras de Morphée.

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oOoOoOo

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Kagami fut réveillé par un cheveu qui le chatouillait malicieusement. Il entrouvrit doucement les yeux, la lumière du jour filtrait à travers les stores. Une douce chaleur l'enveloppait, il se sentait comme flottant au milieu d'un océan de nuages. Nuages tellement doux qu'ils semblaient le rappeler vers le sommeil.

Kagami allait céder à cet appel lorsqu'il réalisa deux choses : de un, le cheveu qui l'avait réveillé était bleu. Deuxièmement, il n'était pas dans sa chambre.

Kagami repoussa brusquement les couvertures, pris d'une soudaine angoisse. Non… Quand même pas… Une sueur glacée courut du haut au bas de sa colonne vertébrale au fur et à mesure que la liste de ses constatations s'allongeait. De trois, il avait dormi plus précisément dans son canapé, de quatre l'horloge électronique affichait neuf heures moins dix, en-dessous (de cinq) d'un très joli « mercredi 10 février »

Il se tendit soudain violemment. Après les constatations, applaudissez, mesdames et messieurs, les déductions ! Il était censé être en cours depuis cinquante minutes et s'il avait dormi dans son canapé, s'il avait senti une plus grande chaleur que d'habitude, et si en plus, le cheveu qui l'avait réveillé était bleu…

Il souleva la couverture du bout des doigts, comme s'il avait peur de découvrir ce qu'il y trouverait… Avant de l'envoyer planer à l'autre bout de la pièce.

« Aomine ! Qui t'as dit qu'on pouvait dormir à deux dans mon canapé ? C'est encore pire que dans mon lit !

-Hmm… Encore un peu… répondit la voix endormie d'Aomine.

-On est censés être en cours ! Bouge-toi !

L'as de Touhou, encore allongé sur le canapé, fit l'effort de redresser sa tête, pour jeter un coup d'œil flegmatique à la scène qui se déroulait devant ses yeux. Ayant constaté l'état de fureur suprême de son hôte, il afficha un petit sourire narquois avant de se laisser retomber sur les coussins.

-Aho-mine ! Je t'ai dit de te bou-

-Bah, c'est bon, c'est pas quelques minutes de retard de plus ou moins que-

-AAHH! What the hell is that? (Qu'est-ce que c'est que ça?)

-De quoi? Je comprends pas quand tu parles anglais…

Kagami était en fait en proie à une véritable vision d'horreur. Une photo. De lui, endormi sur le côté, tournant sa tête vers celle d'un Aomine tout aussi endormi. Proches beaucoup, beaucoup trop proches.

Un cauchemar. C'était un cauchemar, il rêvait, et allait se réveiller… Oui, se réveiller… Parce que là, il n'aurait pas pu rêver pire. Mais qui…

Alex. Kagami retourna la photo.

« Definitely gay ».

-Oh my god, oh my god, holy shit, Alex… Why… No… (Oh mon dieu, oh mon dieu, merde, Alex… Pourquoi… Non…)

-Oi, Kagami, il se passe quoi?

Mais Kagami, terrassé par ce qu'il venait de voir, ne lui répondit pas. Alors, Aomine s'approcha de lui et passa son bras autour de ses épaules. Lorsqu'il vit la photo, Aomine eut un sourire incrédule, et arracha la pièce à conviction des mains du pauvre, pauvre Kagami. Celui-ci, à la limite de l'anéantissement, ne chercha même pas à la retenir.

-Et bah alors, il est où le problème ? demanda Aomine avec un léger air sarcastique.

Il y eut un léger moment de flottement qui dura à peine deux seconde pendant lesquels Kagami sentit la lave remonter en lui, et sous une telle pression, il entra en éruption.

-Donne-moi ça !

Et sur ces mots, il se jeta sur la photo. Quelques instants de lutte et Kagami, grâce à sa force de détermination incroyable dans ce cas-ci, réussit à récupérer la photo compromettante.

-Ha ! Je l'ai !

-Kagami ! Rends-moi ça !

Et un bruit de déchirement retentit dans l'appartement.

-Mais qu'est-ce que t'as f-

-Ça suffit, j'en ai marre ! »

Le ton de Kagami était si convainquant qu'Aomine n'osa même pas répondre. Là, il venait vraiment de se changer en tigre, non ?

En parlant de tigre, celui-ci se dirigeait à grands pas furibonds vers le fond de son couloir.

« Kagami ? Qu'est-ce que tu vas- commença la voix presque intimidée du grand Aomine Daïki.

-Mettre deux ou trois choses au point avec Alex !

-T'avais pas dit qu'on devait aller en cours ? »

Mais Kagami n'entendit même pas. A la place, le fracas d'une porte ouverte et refermée avec brusquerie lui répondit.

Aomine soupira. Et ben, il était sur les nerfs, Kaga-

VLAN !

Les deux yeux bleus de l'as de Touhou s'agrandirent en direction du couloir, où la porte venait d'être ouverte et ferm- claquée à nouveau, sans aucune pitié. Il avait déjà fini ? Et ben, il avait été vite, finalem-

« Alex! Put clothes on! Why do you always sleep naked? » (Alex! Mets des vêtements! Pourquoi tu dors toujours nue?)

Aomine poussa un très long soupir. Il avait comme l'impression que Kagami n'avait certainement pas fini de sortir de ses gonds (ce qui allait bientôt être le cas de la porte…), et que ses tympans allaient souffrir.

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oOoOoOo

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Kuroko était toujours dans son lit. Il était maintenant dix heures quarante-deux minutes. Il tenait à bout de bras son téléphone, sur lequel était affiché un message de Kagami, qui lui demandait pourquoi il n'était pas venu en cours. Il hésitait. Devait-il lui répondre, et si oui, par un mensonge ou pas ?

Il soupira. Il était indécis.

Finalement, il décida de ne pas répondre tout de suite, et d'aller chez Kagami dans l'après-midi. Enfin… S'il ne gênait pas. Un sourire se dessina sur ses lèvres sans qu'il puisse le contrôler. Contrairement à sa relation avec Momoi, celle entre ces deux-là ne semblait pas trop mal se dérouler. Malgré lui, il fit s'afficher sur l'écran de son téléphone les photos qu'il avait prises hier soir. Il eut une petite pointe de culpabilité : ce n'était pas très fair-play, tout ça, mais bon… Mais bon, voilà quoi. La culpabilité partit aussi vite qu'elle était venue.

Parmi toutes les images, une se démarquait : les visages si proches de ses deux lumières semblaient immensément paisibles, calmes, contrairement à ce qu'ils étaient dans la vie de tous les jours. Et les couleurs étaient assez proches de la réalité, pas trop dénaturées par le flash, contrairement aux autres. Il supprima celles-ci, et sauvegarda la survivante dans sa carte-mémoire.

Puis, la lassitude le reprit soudain. Contrairement à ses deux lumières, lui n'était pas au comble de la joie.

Hier soir, il était allé voir Momoi. Il lui avait donné rendez-vous après les cours, et ils s'étaient retrouvés à un petit café du centre-ville. Ils s'étaient installés, Momoi ne l'ayant pas serré dans ses bras au point de l'étouffer comme d'habitude peut-être était-ce dû à la mauvaise conscience qu'elle avait pu ressentir après l'épisode « filtre d'amour ». Tant mieux cela rendait les choses plus faciles. Ils s'étaient installés, et Kuroko avait annoncé de but en blanc : « Momoi-san, je voulais te dire, pour éviter d'autres épisodes comme celui d'Aomine et Kagami, que je ne suis pas amoureux de toi ». Et c'est là que la situation avait commencé à dégénérer.

Après coup, Kuroko se disait qu'il aurait sûrement mieux fait d'avoir fait preuve d'un peu de tact. Annoncer comme ça, sans détour et euphémismes, à une fille qui vous aimait depuis votre première rencontre, que vous, vous ne l'aimiez pas, n'était peut-être pas une bonne idée. Et pour le coup, « peut-être pas une bonne idée » était un bel euphémisme. Momoi avait, après quelques secondes de lutte silencieuse, éclaté en sanglots. Kuroko avait tenté de la consoler, mais celle-ci semblait apparemment lui en vouloir elle était partie en courant, oubliant son parapluie en pleine averse.

Kuroko n'aimait pas être à l'origine de la tristesse des gens, et avait même tendance à culpabiliser un peu vite. Mais si les choses en étaient restées là, Kuroko ne se serait pas senti aussi mal.

Il était resté au café pour finir son milk-shake. Un peu plus tard dans la soirée, alors qu'il s'apprêtait à remballer ses affaires, il avait reçu un message de Kise. « Kurokochi, t'y as pas été un peu fort avec Momochi ? » Kuroko lui avait répondu par un pathétique « Je sais pas, j'ai essayé de faire de mon mieux, mais… ». L'échange de sms s'était prolongé apparemment, Momoi semblait être consciente de sa faute avec le filtre d'amour, mais lui en voulait un peu de ne pas l'avoir repoussée plus tôt. De lui avoir laissé de faux espoirs et ce pendant presque deux ans. Et ce n'était pas faux.

Kise semblait plus ou moins prendre le parti de Momoi. Et cela avait fait culpabiliser le jeune homme aux cheveux pâles beaucoup plus profondément.

Kuroko avait remué les faits dans sa tête pendant un bon moment encore, puis le café (il avait décidé de rester lorsqu'il avait reçu le message de Kise, et avait commandé un deuxième milk-shake) avait annoncé qu'il fermait. Kuroko se leva donc lentement, comme pour retarder au maximum le moment où il se retrouverait isolé du monde, avec tous ses doutes et regrets lui tournant autour comme des vautours.

Pff… Se prendre la tête avec ce genre de choses… Vraiment Aomine et Kagami, eux, ne s'en seraient pas fait à ce point. D'ailleurs, ils auraient sûrement rejeté Momoi depuis le départ… Et voilà, la déprime revenait. Mais en parlant de Kagami, peut-être pouvait-il aller chez lui ?

C'est ainsi que l'homme fantôme s'était rendu chez Kagami, et les avait trouvés endormis. Il n'avait pas pu résister à l'envie de les prendre en photo avant de rentrer chez lui. Le passage chez Kagami avait au moins eu le mérite de lui remonter le moral.

Voilà comment il en était arrivé là. Compliqué, comme situation, n'est-ce pas ?

Il jeta un dernier coup d'œil à la photo de Kagami et Aomine avant de soupirer et de cliquer sur le bouton « retour ». Il loupa néanmoins le bouton, cliquant à la place sur envoyer. Zut. Bah, il suffisait de cliquer une fois de plus sur « retour ».

Sauf que Kuroko ne clique pas sur « retour », parce qu'il éternua. Deux fois la première le fit cliquer sur le contact « Midorima », et le deuxième éternuement le fit appuyer sur un définitif « envoyer ».

Oups. Kuroko regarda, effaré son téléphone qui affichait fièrement le MMS, parti à dix heure cinquante. Oups. Oui, c'était le mot. Oups.

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oOoOoOo

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« Shin-chan ! » s'exclama Takao d'une voix chantante, alors qu'il sautillait hors de la salle de classe, heureux d'en avoir fini pour ce mercredi matin.

Midorima se retourna légèrement vers l'ennui ambulant qui l'apostrophait, sans répondre toutefois.

« On se retrouve à quelle heure, cette après-midi ?

-…

-On devait bien aller t'acheter des bandages, non, Shin-chan ?

-…

C'était vrai, Shin-chan avait effectivement besoin de nouveaux bandages pour ses doigts. Mais il ne se rappelait plus de quand il en avait parlé à Takao. Et sans parler de ça, il n'avait jamais convié Takao à… Bref, peu importe. Takao s'était immiscé dans sa vie depuis longtemps, alors qu'il le colle un peu plus ou un peu moins, quelle différence ?

-14h30.

-Je viens te chercher devant chez toi comme d'hab ?

C'était fou, la bonne humeur que pouvait dégager ce mec, quand même. Presque horripilant. Mais après tout, Takao s'était immiscé dans sa vie, alors il était plus ou moins habitué.

-Non, on prendra le bus.

Takao sembla vraiment surpris et ouvrit des yeux ronds.

-Hein ? Mais…

-Il va pleuvoir cette après-midi. Et il est hors-de-question de mouiller mon objet chanceux. »

Takao essaya de retenir son rire avec plus ou moins de succès.

Midorima avait eu du mal à trouver son porte-bonheur du jour. Il l'avait miraculeusement dégoté dans une petite boutique, et l'avait acheté directement.

C'était un dromadaire beige quarante centimètres sur vingt.

En papier.

Et pire, une inscription à l'encre « hautement sensible à l'humidité, faites attention », avait dit la vendeuse une inscription anglaise qui disait « I need love and dromedaries ».

Vraiment…

« Dis, Shin-chan, t'as reçu un message. »

Midorima jeta un œil à son téléphone. Effectivement, c'était ce qu'il s'apprêtait à vérifier avant que cet imbécile de Takao ne vienne le déranger (pour annoncer qu'il allait déranger le reste de sa journée).

Le basketteur pianota un instant sur son écran de téléphone, et fut surpris de voir que le message venait de Kuroko. D'ailleurs, c'était un MMS.

Il l'ouvrit. Il lui sembla qu'une petite veine vint pulser à sa tempe, tandis que par-dessus son épaule, Takao explosait de rire.

Pourquoi… ?

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oOoOoOo

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Kagami referma la porte de son appartement, soulagé. Enfin. Enfin, il était au calme… Il avait viré Alex pour la journée (non sans protestations de la part de la dernière..), Aomine était parti en cours, et allait sûrement manger chez lui…

Il était seul ! Un immense sourire vint se dessiner sur son visage. Quelle satisfaction ! Il n'avait pas ressenti un tel sentiment de… plénitude, depuis longtemps.

Il allait pouvoir… manger, sortir gaiement au terrain de basket de rue, sans em***deur-squatteur-amoureux collé à ses basques… La présence d'Aomine ne le gênait plus, mais il n'était pas contre un peu de solitude. C'était tranquillisant, et… Minute. Minute.

Ne venait-il pas de penser que la présence d'Aomine ne le gênait plus ?

Non. Non... Non ?

Oh non… Nooooooooonnn ! Il ne devait pas s'habituer à ce genre de choses ! Mais quel imbécile de… Aho-mine ! Alors qu'il était enfin au calme…

Plus il y repensait, plus Kagami réalisait qu'Aomine avait pris une énorme place dans sa vie. Depuis l'épisode du filtre d'amour, bien sûr, mais même avant… C'était le premier rival de cette trempe qu'il avait, et le rapport qu'il avait avec l'autre abruti aux cheveux bleus avait toujours été en conséquence de cette rivalité. Ils étaient constamment en train de se chercher même pendant les matchs de basket.

Ceci dit… Ils s'appréciaient. De toute évidence. Ça, même Kagami ne pouvait le nier avec véhémence. Si on lui posait la question, il démentirait, évidemment ! Mais il savait qu'au fond, leurs constantes pseudo-disputes tenaient plus du taquinage qu'autre chose. Ils s'amusaient.

Sans le filtre d'amour, Kagami n'aurait sûrement jamais réfléchi à ce genre de choses et fait ce constat. Mais il y avait eu le filtre d'amour, Kagami avait réfléchi à ce genre de chose et fait ce constat. Et il en était arrivé à la conclusion qu'il se demandait bien comment allait se passer le « après ». Le « après » du filtre d'amour. Lorsqu'Aomine ne serait plus sous son emprise. Allaient-ils reprendre leur précédente relation, ou peut-être se verraient-ils un peu plus souvent ? A moins qu'Aomine ne veuille plus du tout entendre parler de lui.

Kagami soupira. Cela ne servait à rien de se prendre la tête avec ce genre de choses maintenant. Il verrait bien le moment venu.

Le grand sourire revint sur le visage de Kagami. Il était affamé.

Il attrapa joyeusement une des poêles qu'Aomine lui avait rachetées, une boîte d'une demi-douzaine d'œufs, du sel, du poivre, et se lança dans la confection d'une omelette.

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oOoOoOo

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« Allons-y, Dai-chan ! »

Aomine poussa un long soupire et suivit son amie d'enfance vers l'arrêt de bus. Il sentait que les heures suivantes allaient être longues. Très longues.

Il –tenez-vous bien- avait accepté d'accompagner Satsuki à une virée shopping. Traîner dans des boutiques remplies de centaines de jupes (qui à son sens, étaient toutes les mêmes), de vestes, de t-shirts moulants (ceux-là, il aurait bien voulu voir Mai-chan les porter), puis dans des parfumeries qui empestaient les eaux de toilettes mal dosées, et le pire étant peut-être les boutiques de maquillage et d'accessoires (parce que Satsuki essayait tous les produits possibles et imaginable, et que lui, il n'y comprenait rien)… C'était cela qui l'attendait.

Mais bon, pour une fois, il le faisait plus ou moins de bon cœur. Parce que Satsuki s'était enfin pris le râteau qu'elle aurait dû se prendre depuis longtemps. Vraiment, il ne comprenait pas Tetsu. S'il avait été à sa place, il aurait renvoyé paître la jeune fille depuis longtemps.

Il y a quelques temps, il n'aurait pas compris qu'on puisse être réellement déprimé après s'être fait rejeté par la personne qu'on aimait. Depuis qu'il en avait une, une personne qu'il aimait, il était plus enclin à comprendre ce genre de sentiments. Et donc, il accompagnait Satsu se changer les idées.

« Dai-chan, tu as un message… signala Satsuki, intriguée.

-Quoi ? Mais, mon téléphone…

Aomine leva les yeux vers son amie, qui pianotait sur SON téléphone, comme si de rien n'était.

-Rends-moi ça !

Satsuki lâcha le téléphone sans résistance, non sans avoir formulé un innocent :

-C'est Kagami-kun, je crois… »

Tss, cette fille état vraiment sans gêne.

Aomine ouvrit le message, qui effectivement, était de Kagami.

De : Kagami

Envoyé à : 13h16

Je vais au terrain de street, si tu veux, tu peux venir…

Non mais il rêvait ou quoi ? Est-ce que par hasard, il manquerait à Kagami ? Aomine sentit une grande satisfaction s'emparer de lui. Alors comme ça…

Ah, mais de toute façon, son après-midi était déjà prise. Et il ne se voyait pas laisser Satsuki seule avec ses pensées négatives.

De : Moi

Envoyé à : 13h19

Tetsu a mis un râteau à Satsu. Je reste avec elle, on va en ville. Viens si tu veux.

Aomine rangea son téléphone dans sa poche d'un air las. Le bus était arrivé, et un échange de regard avec Satsuki, qui avait un timide sourire aux lèvres, lui fit comprendre que c'était le bon bus, et ils montèrent.

« Qu'est-ce qu'il voulait, Kagamin ? demanda Satsuki.

-Oh, rien du tout.

Une lumière taquine s'alluma dans les yeux roses de la jeune fille.

-Dis, Dai-chan, vous ne vous seriez pas rapprochés, Kagamin et toi ?

-Tch, évidemment.

-Si ça se trouve, il va vraiment tomber amoureux de toi, et… entama Satsuki, ayant soudain l'air surexcité d'une fangirl devant son OTP.

-Euh, t'emballes pas, c'est juste à cause du filtre d'amour, ce rapprochement, je sais même pas comment je vais réagir quand je serai sorti des effets… coupa Aomine. Quand Satsuki était comme ça, il hésitait entre prendre peur et laisser un étrange mal de crâne l'envahir.

-Mais Dai-chan, vous étiez déjà proches avant, en tout cas, vous étiez tout le temps en train de vous disputer, on sentait la tension entre vous à des kilomètres et… »

Aomine se prit la tête entre les mains et arrêta d'écouter. Ça y est, il avait mal au crâne… Et il sentait que ce n'était pas près de s'arrêter.

Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris d'être ami avec une fille pareille ?

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oOoOoOo

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Kagami jouait seul, sur le terrain de basket de rue. Plus tôt, il avait demandé à Aomine s'il voulait jouer contre lui, mais comme l'as de Touhou allait en ville avec Momoi, ce n'était pas possible.

Aomine lui avait proposé de les rejoindre, mais bien sûr, il avait décliné l'invitation. Non mais vous imaginiez sérieusement qu'il allait se laisser traîner dans des boutiques remplis d'accessoires inutiles et outrageusement roses ?

Bon, c'était peut-être cliché, mais c'était l'image qu'il avait des boutiques de filles. Ça, et puis une marée de créatures hystériques qui se ruaient sur le dernier mascara à la mode.

En tout cas, il n'irait pas.

Il se demandait s'il n'allait pas appeler Kuroko, puisqu'il n'avait pas répondu au message qu'il lui avait envoyé.

« Kagami-kun…

-AH ! »

Le pauvre Kagami, en plein milieu d'un dunk, perdit l'équilibre et s'écroula par terre.

« Kuroko ! Qu'est-ce que tu… que tu fiches ici ? articula laborieusement le basketteur.

-Je voulais juste venir te voir, c'est tout…

-Tu pourrais pas apparaître normalement ?

-Mais je ne le fais pas exprès, Kagami-kun…

-Tss… »

Kagami se releva, exaspéré par ce manque de présence qui devait relever de la magie.

« Kagami-kun, les semelles de ta chaussure se décolle…

-Quoi ? Ah, je sais, c'est normal, c'est les anciennes, je veux pas user celles d'Aomine, donc j'utilise mes anciennes, j'avais juste mis de la glu…

-Kagami-kun, tu es stupide ou quoi ?

-Quoi ?

-Pourquoi tu n'utilises pas les chaussures d'A-

-Parce que dois les lui rendre, et m'en acheter ! Je ne veux pas lui devoir quoi que ce soit, à cet idiot.

-Pff… Kuroko retint un petit rire. Dans ce cas-là, pourquoi ne pas aller en acheter ?

-Mais la dernière fois, on a rien trouvé.

-Et bien, peut-être que cette fois…

Kagami sourit.

-Ok, je vais me changer, et on y va. »

Il commencèrent à marcher vers l'appartement de Kagami, qui n'était pas vraiment loin, lorsque Kagami demanda :

-Au fait, je sais qu'Aomine et Momoi sont aussi en ville… Est-ce que ça ira pour toi si on les croise ?

-Quoi ? Kuroko parut surpris. Comment tu sais…

-C'est Aomine qui me l'a dit tout à l'heure.

-Je vois… Non, ça ira. Je ne sais pas trop comment elle va réagir, mais…

Le jeune homme aux cheveux pâles sentit une grande main se poser sur sa tête et lui ébouriffer les cheveux.

-Te prends pas la tête avec ce genre de choses, ça finira bien par passer !

Kuroko releva les yeux vers Kagami. Des fois, il comprenait vraiment pourquoi il pouvait l'appeler sa « lumière ». Le sourire du roux était solaire, et finalement contagieux.

-Hm, tu as raison… »

Et les deux amis reprirent leur route.

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oOoOoOo

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Il était quatre heure et quart. Et Aomine commençait sérieusement à en avoir marre.

Ils avaient commencé par une boutique de maquillage. Satsu avait hésité longuement entre deux rouges à lèvres, qu'Aomine trouvait identiques. Lorsqu'il en avait fait la remarque à son amie d'enfance, celle-ci lui avait répondu que « tu n'y connais rien, Dai-chan ! », et elle avait fini par prendre les deux.

Ensuite, ça avait été le tour de la bijouterie (« oh, regarde ça, Dai-chan, c'est tellement Kawaiiiiiii ! » peut-être mais le prix, lui, était nettement moins kawaii), puis une boutique de vêtements, puis une autre boutique de vêtements, un magasin de chaussure, une autre boutique de vêtements (« Elle est pas un peu courte, cette jupe ? Mais elle est si jolie… Je sais pas quoi faire… Dai-chan, qu'est-ce que t'en pense ? »), et d'autres, d'autres, beaucoup d'autres, boutiques de vêtements.

Et « Dai-chan » en avait marre.

Compréhensible, lorsqu'on s'appelle Aomine Daïki et que tout ce qui nous intéresse dans la vie, c'est le basket –et en ce moment, un autre basketteur qui s'appelait Kagami Taïga.

« Satsu, c'est quand qu'on a fini… Je commence à…

Un coup d'œil de l'autre côté de la rue le coupa net dans sa phrase.

Non… Non, quand même pas, il devait rêver…

Il se frotta les yeux une fois, deux fois, trois fois mais la vision ne partait pas. A l'autre bout de la rue, il y avait Tetsu et Kagami.

Non mais quel idiot… Venir avec Tetsu en ville, alors qu'il savait que Satsu y était aussi… Si jamais elle le voyait, elle allait soit fondre en larmes et partir en courant, soit faire une crise cardiaque.

Il devait faire quelque chose. Aomine regarda rapidement à l'intérieur de la boutique où Satsuki était en train de payer sa chemise (ou tunique, il ne saisissait pas bien ce que c'était). Il pouvait encore éviter le pire, mais il allait devoir faire vite.

Il traversa la rue, se retrouva en face de Kagami et Tetsu qui finirent par le remarquer. Et cet idiot de roux ouvrit des yeux grands comme des soucoupes.

« A-Aomine, mais qu'est-ce que tu f-

-C'est moi qui devrait dire ça ! Qu'est-ce que vous fichez ici alors que Satsu- commença agressivement Aomine.

-On savait pas que vous étiez là, c'est pas notre faute non plus ! rétorqua Kagami.

-Mais quel idiot ! Dépêchez-vous de partir, elle va arriver d'un instant à l'autre et…

-On a plus le droit d'être où on veut maintenant ?

-Pas ici en tout cas !

-Non mais je rêve, tu..

-Kagami-kun, intervint Kuroko. On ferait peut-être mieux de partir… »

Mais Kagami ne l'écoutait pas, et était maintenant collé front contre front avec Aomine, échangeant de superbes insultes tellement polies que certains passants se retournaient sur leur passage, choqués. Même Aomine semblait avoir oublié l'objectif premier de sa visite.

Kuroko était vraiment tendu Momoi risquait d'arriver d'un moment à l'autre, et…

Trois choses se produirent simultanément.

La première, fut que, dans le but d'en finir rapidement avec Kagami, coupant court à ses paroles enragées, Aomine avait brusquement plaqué sa bouche contre celle du roux. Et le roux en question le gifla.

La deuxième fut l'apparition de Momoi devant la boutique de vêtements, en face d'eux. Devant le constat de la présence de Kuroko et la scène qui se déroulait entre les deux félins enragés, elle plaqua ses mains contre sa bouche, horrifiée.

Et la troisième, la cerise sur le gâteau, fut qu'à l'angle d'une pharmacie, Midorima et Takao apparurent. Voyant Kagami et Aomine dans la situation compromettante qui était la leur, Midorima retint un petit rire suffisant, tandis que Takao explosa de rire.

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oOoOoOo

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Midorima avait rapidement pris la situation en main, étant donné que tous les autres s'étaient figés. Il avait annoncé sur un ton froid (ou plutôt, qui se voulait froid, parce qu'il se retenait toujours de rire) « suivez-moi, on va mettre les choses au clair dans un café ». Et personne n'avait émis la moindre protestation quant à son initiative, parce qu'ils étaient tous beaucoup trop hébétés pour réfléchir d'eux-mêmes. Enfin, dans le cas de Takao, ce n'était pas l'hébétude qui l'empêchait d'aligner deux pensées cohérentes, mais son fou-rire qui n'en finissait plus. Mais bon. Passons.

Tout ce beau monde était donc réuni dans un café. Le dromadaire en papier de Midorima était posé sur une chaise à côté d'eux.

Takao riait toujours. Au bout d'un moment un triple regard noir (Kagami, Aomine, Midorima) le fit se stopper. Pas complètement, puisqu'il se saisit, en séchant ses larmes de rire, du téléphone de Midorima. Le petit « Oy… » réprobateur du jeune homme en question ne l'empêcha pas de continuer à pianoter sur le petit téléphone, et, trouvant ce qu'il cherchait, Takao exposa fièrement la magnifique photo d'Aomine et Kagami endormis.

« Désolé, c'est juste qu'après avoir vu ça, et tout à l'heure, c'était trop… Takao articulait difficilement, toujours sous l'effet du fou-rire. Je savais pas, pour vous deux, félicita- »

La main de Kagami lui arracha le téléphone des mains.

« Oy… C'est mon téléphone… » ronchonna Midorima.

Quelques secondes plus tard plus tard, Kagami relevait les yeux de l'écran. La rage le faisait trembler comme un volcan avant éruption.

« Kuroko…

-… »

Celui-ci fit semblant de ne rien entendre, mais sembla soudain très concentré sur son thé.

Et Takao riait toujours.

Kagami entreprit donc de lui expliquer toute l'histoire. Aomine l'aidait de temps en temps, mais semblait très las.

Takao repartit dans une crise de fou-rire.

« Un filtre d'amour… Pfouahaha ! »

Lui et Midorima étaient pourtant les deux seuls qui s'amusaient d'ailleurs. Kagami avait mal à la tête et était au bord de la crise de nerfs, Aomine sentait son âme se décrocher lentement de lui tant il était fatigué de la situation Kuroko était horriblement gêné, et Momoi était au bord des larmes.

Quelques crises de fou-rire plus tard, Midorima en eut assez, et lança sèchement un :

« La ferme, Takao. »

C'était vrai, quoi. Il les supportait toute la journée, lui et son rire énervant mais là c'était trop.

-Mais, Shin-chan…

-C'est l'heure de rentrer, Takao. On y va, ajouta Midorima en se levant.

-T'es pas drôle, Shin-chan… souffla Takao, se levant néanmoins. Se retournant vers Aomine et Kagami, il déclama joyeusement : « à plus, les amoureux ! Vous en faites pas, je suis sûr que vous continuerez de vous aimer, même après le filtre ! »

Et ils disparurent derrière la porte du café. Kagami soupira de soulagement.

-Enfin, ils sont partis…

Takao revint soudainement.

-Excusez-moi, on avait oublié le dromadaire de Shin-chan ! »

Et il repartit aussi vite qu'il était réapparu. Kagami poussa un soupir encore plus long que précédemment.

Le silence revint entre les quatre personnes restantes. Silence gêné, qui semblait d'autant plus pesant que Takao avait meublé tout l'espace sonore sans relâche quelques secondes auparavant.

Momoi était toujours aussi mortifiée, et Kuroko toujours aussi mal-à-l'aise. Kagami commençait lui aussi à se sentir tendu.

Une main s'abattit violemment sur la table.

« J'en ai ras-le-bol de ce silence, je pars. »

Tout le monde leva les yeux vers Aomine. Celui-ci semblait hésiter entre l'énervement et l'exaspération la plus totale.

-Dai-chan, je-

-J'en ai marre, c'est chiant, votre histoire avec Tetsu ! Vous feriez mieux de régler ça maintenant, et après on en parle plus ! Sérieusement, ça sert à quoi de se prendre la tête avec ce genre de choses ?

Un grand silence suivit sa tirade.

Puis, Aomine se remit en mouvement, et attrapa Kagami en passant un bras autour de son cou.

-Nous, on y va de toute façon, si Kagami s'est donné la peine de venir en ville, c'est parce que je lui manquais, alors on va pas gâcher notre temps comme ça.

Aomine avait coulé sa dernière phrase d'un ton enjôleur, un sourire en coin qui aurait absolument coupé le souffle à n'importe quelle fille sur les lèvres.

-Quoi ? S'offusqua le principal intéressé. Je n'ai jamais...

Mais Aomine l'embarqua à sa suite, malgré les grandes protestations et gesticulations de l'as de Seirin.

Une fois sorti du café, Kagami parvint à se dégager.

-Aho-mine !

Le même sourire en coin que précédemment lui répondit.

-Quoi, me dit pas que ça te fait aucun effet...

-Et ben si, justement, c'est... » Kagami ne trouva pas de mot pour décrire ce que c'était, donc à la place, il finit juste par dire : « En tout cas, Arrête ça ! »

Aomine n'insista pas et laissa juste s'échapper un soupir amusé.

-Dis, Kagami, je dors chez toi ce soir ?

-Je pensais que c'était évident et que de toute manière, t'allais pas me laisser le choix, répondit Kagami, étonné.

-Hm, t'as raison.

-Pff... Aho.

Un ange passa.

-On rentre à pied ?

Kagami leva un regard surpris vers Aomine. Son ton était devenu plus sérieux, peut-être même un peu... gêné.

Son silence dut interpeller l'as de Touhou, puisque celui-ci se retourna vers lui leurs regards se croisèrent, et Kagami vit avec stupeur Aomine détourner le regard.

-Je repensais à quelque chose... J'en parlais avec Satsuki ce matin... Je me disais que je ne sais pas vraiment comment je vais me sentir, une fois que je ne serai plus sous les effets du filtre.

La phrase était tombée, installant une petite gêne entre les deux basketteurs.

-Viens, on rentre par là, déclara soudainement Kagami. C'est le chemin le plus court à pied. »

N'ayant rien de mieux à faire, ils se mirent à marcher.

La nuit était tombée. Les lumières de la ville empêchaient la lumière des étoiles d'être vue. Cependant, dans les immeubles, quelques fenêtres étaient encore allumées. Il faisait frais. Normal, quand on était au mois de février.

Des passants déambulaient encore sur les trottoirs, certaines voitures s'arrêtaient en face de restaurants. Les enseignes lumineuses des magasins constituaient un flot d'informations haut en couleur, quelques vélos solitaires se dessinaient dans les phares de voiture.

Certes, on ne voyait pas les étoiles, mais la lumière brillait. C'était un charme différent de l'harmonie qu'on pouvait ressentir en regardant le ciel étoilé, mais ici, on sentait ces millions de vies qui s'ébranlaient et au milieu, Aomine et Kagami marchaient.

Ils ne parlaient pas, mais partageaient la même pensée. Ce qui allait se passer plus tard était un peu effrayant, puis qu'inconnu. Au fond d'eux même, peut-être auraient-ils voulu que la situation actuelle ne s'arrête jamais, ou au moins, soit réelle, et non artificielle, même si pour l'instant, Kagami ne répondait pas aux sentiments d'Aomine. Enfin, « ne répondait pas »... Il ne savait pas trop. Et Aomine non plus. Il avait vaguement l'impression que quelque chose de plus que le filtre existait en lui, mais comment démêler le vrai du faux ?

Décrire ce qu'ils ressentaient à ce moment-là était délicat, mais toujours était-il qu'ils étaient vaguement inquiets reliés par le même sentiment. Un mélange de compréhension et d'incompréhension.

Ils arrivèrent finalement à l'appartement de Kagami, et le charme fut rompu.

Aomine se doucha en premier, et lorsqu'à son tour, Kagami revint de la salle de bain, Aomine dormait dans son lit.

Il poussa un soupir, hésitant sur la marche à suivre. Dormir sur le canapé, dans son lit avec Aomine, ou... Ou rien, en fait.

Indécis, Kagami s'assit devant son lit et croisa les bras dessus, enfouissant son menton dedans. Il regarda Aomine dormir, avant de s'endormir dans cette position.


Et voilà ! Bon, un peu sérieux comme chapitre, mais au prochain, on a le retour en force de Kuroko, et normalement, une explication sur Alex, et puis aussi un début de vengeance des deux loulous principaux.

J'ajouterais juste un petit mot...

Review ? ^^