Coucou tout le monde! Oui, je sais, je suis abominablement en retard, non, à part le bac de français, je n'ai aucune excuse (c'est pas comme si un mois de vacances s'était déroulé depuis!), et OUI, vous pouvez lancer les toma- /SBAF/ Non, pas les tomates! *s'enfuit en courant*

Bon, comme ça fait longtemps, rappel du précédent chapitre: Aomine et Kagami (je peux même pas encore écrire Aokaga pour raccourcir... Zut) sont partis au bord de la mer, c'était romantiiiiiiiiiiiique et guimauve à souhait *et une licorne arc-en-ciel laissant de la poudre d'étoile sur son passage passa*, Aomine a embrassé (et oui, haha) Kagami, qui n'a réagi que longtemps après. Puis ils sont rentrés, et ils ont reçu un message pour leur dire qu'ils étaient invités chez Akashi le lendemain pour passer la soirée. /!\ cette soirée est un complot. #Illuminaticonfirmed XD

Toujours un grand merci à Tagada-chan qui m'a patiemment relue, comme d'habitude...

Bon, et bien voilà. Bonne lecture?


Chapitre 10 (neuvième jour)

Vendredi 12 février

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Nohara Seigô, professeur principal, et également professeur de mathématiques d'une classe d'insupportables gamins à Yôsen, soupira longuement.

« Murasakibara. Cela fait à peine dix minutes que nous sommes rentrés en classe.

Le garnement le regarda, sans comprendre, avec deux yeux désintéressés.

« Cela fait dix minutes que nous sommes rentrés en classe, reprit patiemment le professeur. Je ne pense pas que tu puisses déjà avoir faim, si ? Alors ranges-moi immédiatement ces barres de…

-Maiubo.

Le professeur Nohara secoua la tête, exaspéré.

Peu importe ce que c'est… Range ça… Ça fait du bruit inutilement… »

Murasakibara hésita un instant, avant de ranger son gâteau dans son sac, à regret.

Le professeur soupira une deuxième fois, avant de se remettre à ce qu'il était en train d'expliquer.

« Et donc, quand la dérivée est positive, la fonction est croissante. Est-ce que quelqu'un aurait une idée de pourquoi ?

Deux mains se levèrent, et une autre, plus mollement.

Il interrogea Mariko, la première de la classe. Elle, au moins, elle lui remonterait le moral.

-Parce que quand la dérivée est positive, le coefficient directeur aussi, et un coefficient directeur positif, ça-

CRACC !

Noahara se retourna vivement vers l'origine de l'odieux bruit qui l'avait interrompu.

« Murasakibara… Qu'est-ce que tu viens de faire au juste ?

-Ou'ir un 'aguet de 'hipsh…

Ce qui signifiait, en langage intelligible, qu'il venait d'ouvrir un paquet de chips.

-Et pourquoi s'il te plait ? Je ne t'avais pas demandé juste avant de ranger tes…. Maiubos ?

-Mais les chips, c'est pas comme les maiubos… répondit Murasakibara, qui avait fini sa bouchée de chips. »

Nohara Seigô, professeur principal d'une insupportable classe au lycée Yôsen, se dit que la matinée allait être longue.

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Kagami n'était absolument pas concentré sur son cours de… Il ne savait même pas d'ailleurs. Mais bon, ça ne changeait pas vraiment de d'habitude.

Par contre, là, il commençait à stresser un peu. Enfin, « un peu », c'était un bel euphémisme. Et Kuroko qui ne voulait rien lui dire.

Être invité chez Akashi n'était pas la chose la plus rassurante qui puisse arriver. Surtout que Kuroko et Momoi y étaient pour quelque chose. Et les connaissant, ça sentait le coup foireux à dix kilomètre. Et ça aussi, c'était un euphémisme.

Ceci dit, y penser ne changerait rien. Il devrait peut-être essayer d'inventer une excuse pour ne pas y aller… Mais là, il ne savait vraiment pas quoi inventer. Il aurait pu prétexter une soirée avec Himuro, mais apparemment, lui aussi était invité chez Akashi.

D'ailleurs, d'après ce qu'il avait compris en demandant à Kuroko, il y aurait : Kise, Kuroko, Momoi, Murasakibara, Himuro, Akashi évidemment, Midorima et Takao (la présence de ce dernier ne le rassurait pas non plus), Aomine et lui-même.

Tout cela était décidément très mystérieux.

Il espérait au moins qu'il pourrait en ressortir vivant…

Mais une chose était sûre. Si, effectivement, il ressortait vivant, Kuroko allait le payer très cher. Et Momoi aussi d'ailleurs. Depuis qu'il connaissait Alex, il savait que les filles n'étaient certainement pas en telle situation d'infériorité, par rapport aux hommes, qu'on le disait.

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Himuro et Murasakibara sortaient de cours. Il était quatre heures de l'après-midi. Le second baillait à s'en décrocher la mâchoire et tenait dans sa main un paquet de bonbons.

Ils prirent un bus non loin de la sortie du lycée, qui les mènerait à l'aéroport. L'avion les amènerait à Nagoya, et de là, ils prendraient le train. Les frais onéreux de déplacements avaient été pris en charge par Akashi. Himuro se demandait à quel point ce type-là était riche. La route était néanmoins longue depuis Akita ils seraient sûrement chez Akashi vers le coup des sept heures. Ils avaient la chance de finir à cette heure-ci.

Himuro avait été très surpris d'apprendre par Murasakibara qu'il était invité à la réunion de la génération des miracles. Enfin on lui avait expliqué le but de la soirée. Il avait été légèrement réticent au début : Taïga était son frère après tout. Mais il avait fini par accepter. De toute façon, si son frère de cœur n'était pas d'accord, il n'aurait cas l'exprimer et si le plan (qu'il trouvait absolument abominable, déloyal et redoutable au passage), se déroulait bien, ça signifierait que ce qui se manigançait serait bénéfique à Taïga.

Himuro, personnellement, n'avait donc rien à perdre. Il espérait que le plan prévu au départ n'allait pas trop virer de son déroulement initial. Le problème, c'est que les chances que ça arrive (que le plan ne suive pas le schéma initial) étaient élevées. Parce que la génération des miracles était absolument catastrophique quand il s'agissait d'agir « normalement ».

D'après ce qu'il avait compris, à part la génération des miracles, il y aurait, en plus de Taïga et lui-même, Takao. Gentil, mais survolté. A lui seul, il faisait augmenter considérablement les chances d'imprévus embarrassants.

Le jeune homme fut coupé dans ses réflexions par Murasakibara qui lui demanda d'un ton trainant :

« Muro-chin… Tu crois qu'il y aura assez à manger chez Akashi ?

Le brun soupira. La nourriture était le seul intérêt de Murasakibara dans la vie. Peut-être le basket, un peu, depuis qu'un certain roux et son ombre l'avaient battu. Mais globalement, la seule chose qui occupait constamment la tête de Murasakibara Atushi était la nourriture.

-Atsushi… Tu n'as pas déjà amené trois paquets de chips ?

-Si, et deux de maiubos.

-Et ça ne te suffiras pas ?

-Non, c'est pour le trajet ça… »

Se disant qu'Atsushi était incorrigible et qu'il ne le changerait pas, Himuro se concentra sur le prochain arrêt, celui de l'aéroport.

Ils montèrent sans problèmes dans leur avion, Himuro s'endormit. Murasakibara le réveilla un peu avant d'atterrir, ils prirent le train, et arrivèrent chez Akashi après l'emprunt d'un dernier bus.

La maison d'Akashi, si on ne l'appelait pas un palais, était, vous l'aurez compris, immense.

Ridiculement immense aux yeux d'Himuro. Malgré sa poker face habituelle, il ne put empêcher un sourcil de tiquer violemment.

La demeure (parce que « maison » aurait été un bel euphémisme) était de style japonais ancien et raffiné. Les poutres de bois s'élevant en une architecture compliquée étaient rouge sombre le tout s'étendait sur un nombre indéterminable de mètres carrés. Plusieurs centaines évidemment, mais combien, Himuro n'en était pas sûr.

De plus, un parc immense s'étendait de part et d'autre de ce qu'Himuro voyait comme un presque palais impérial. Il se demandait combien de jardiniers étaient employés pour tout entretenir. Et plus globalement le nombre de personnes employées autour de la maison. La famille Akashi était effrayante.

Mais déjà, Murasakibara avait appuyé sur l'interphone et quelques explications plus tard, un domestique (évidemment… des domestiques… frissonna Himuro) les conduisit à travers le labyrinthe de couloirs jusque devant une porte devant laquelle il s'agenouilla, les annonça avec un ton infiniment poli. Ils rentrèrent dans une chambre assez humaine en termes de dimensions. Mais c'était peut-être parce qu'ils venaient de traverser d'interminables couloirs que le brun avait cette impression.

Akashi, assis en seiza* sans sembler en souffrir le moins du monde, leur sourit. Et Himuro se dit que tout en lui était royal. Plus cette aura de tyran dictateur psychopathe, mais un air de souverain droit et honnête. Élégant aussi.

Kise, Kuroko et Momoi étaient déjà arrivés. Le blond leur fit de grands signes de la main en souriant bêtement.

« Venez vous asseoir, fit la voix posé d'Akashi. Himuro eut le sentiment que s'il était une fille, il n'aurait pas résisté plus de deux secondes à tant de… majesté.

Le brun finit par s'asseoir en tailleur en même temps que Murasakibara. Mais une seconde plus tard, une domestique en kimono brodé leur annonça l'arrivée de Takao et Midorima.

Puis, quelques instants plus tard, juste le temps pour Takao de chambrer son coéquipier sur son objet porte-bonheur du jour –un œillet d'inde par ailleurs-, Aomine et Kagami arrivèrent. Et comme il ne manquait plus personne, et que tout le monde était –plus ou moins- calmement installé, Akashi commença à parler –ce qui fit se taire tout le monde- et annonça :

« Bien. Le festival inter-lycée approche, et je me disais qu'il serait bien de passer un peu de temps ensemble avant de se retrouver face-à-face sur le terrain. »

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C'était un complot. Kagami n'était peut-être pas la personne la personne la plus intelligente du Japon, mais il l'était suffisamment pour affirmer ceci sans problème. De un, ce prétexte de se voir avant l'inter-lycée était bidon. Absurde. Se voir avant un tournoi ? Pour quoi faire ? C'était parfaitement inutile ! Ils auraient tout le loisir de se voir après les matchs ! Mais reprenons le raisonnement de Kagami. De deux, les frais de déplacements avaient été pris intégralement en charge par Akashi. Une somme faramineuse certainement. Et tout ça pour quoi ? Encore une fois, « se retrouver tous ensemble avant l'inter-lycée » n'était pas une raison valable. Et de trois –et c'était certainement la preuve la plus concluante pour la théorie du complot- tout le monde à part Aomine et lui avait l'air de trouver cette situation parfaitement naturelle.

Mais bon sang, on ne faisait pas se faire déplacer une petite dizaine de personnes (huit en fait) juste pour passer un peu de bon temps avant un match, en payant une somme exponentielle de frais de déplacement ! C'était absurde, ridicule, et… Oui, c'était un complot. Un complot. Mais dans ce cas-là, il était dirigé contre Aomine et lui ? Mais de quoi pouvait-il bien s'agir ? Ce complot devait être de taille pour qu'Akashi ait pris la peine de tout organiser et payer… Les autres devaient s'attendre à quelque chose de gros… Mais quoi ?

Oui, quoi ? C'était une excellente question. Enfin, pour Kagami. Quiconque avec un peu de jugeote et n'étant pas dans le déni aurait compris qu'on voulait faire en quelque sorte « évoluer » la situation entre Aomine et lui.

Mais Kagami n'était pas dans ce cas, et ne pouvait que ressentir un terrible pressentiment.

Sans compter que tous les autres, en plus de faire semblant de se trouver là pour s'amuser ensemble, affichaient des sourires grands jusqu'aux oreilles. Un peu trop larges au gout de Kagami. Il frissonna. Ils lui faisaient penser à une bande de vautours encerclant de pauvres petites bêtes égarés.

Kise demanda avec son ton d'abruti heureux habituel :

« On fait quoi ?

-Hein ? s'étonna Kagami bêtement.

-Tu ne croyais pas qu'on allait rester à boire du thé toute la soirée, Kagami-kun ? Avec tout le mal qu'on s'est donné pour venir, il faut marquer le coup ! s'exclama Momoi, démesurément joyeuse.

-Oui, oui ! Jouons à un jeu !

-J'ai mon ballon de basket avec moi, réagit aussitôt Aomine.

-Désolé, mais ce soir, on essayera autre chose que le basket, pour changer, répondit Akashi.

-Ha ? Mais à quoi ça servait de tous nous faire venir si c'est pas pour jouer au basket ? se lamenta Aomine.

-Si on suivait ta logique, il faudrait dépenser l'intégralité des budgets nationaux dans la construction de terrains de basket, se moqua Midorima.

-Bah, ça fait longtemps qu'on sait qu'il n'y a que le basket qui compte pour Aomine… fit la voix trainante de Murasakibara.

-Faux ! En ce moment, il y a Kagami !

-Kise ! Tais-toi ! s'exclamèrent en même temps Aomine et Kagami, avec un regard furieux pour le blond.

-Je crois que tout le monde est au courant, pour votre histoire, sourit le frère de cœur de Kagami.

-Mais… C'est pas une raison !

Et depuis quand Akashi était au courant ? Et Murasakibara aussi d'ailleurs ?

-Et si on passait au jeu ? demanda Takao, qui semblait beaucoup s'amuser.

-Gh… »

Le jeu. Il était donc planifié, lui aussi ?

« Mais à quoi va-t-on jouer… fit Momoi d'un ton faussement hésitant.

-Le test de courage ! »

L'exclamation de Kise donna la réponse à Kagami. Un test de courage. Bah, si le plan était de le mettre avec Aomine, et d'essayer de leur faire peur… ça irait… En théorie… Oui, ce n'était pas comme s'il avait peur des fantômes ou quoi que ce soit…

Ils savaient ! Ils savaient tous, les traîtres, c'était pour ça qu'ils avaient choisi un test de courage ! Mais comment pouvaient-ils savoir ? A la limite, sa peur des chiens n'était plus un secret pour personne, mais pour le reste… Aomine savait, mais n'avait pas comploté avec les autres, et n'avait donc pas pu leur dire… Mais alors… qui… Il ne restait que Tatsuya, mais il ne l'aurait pas trahi… Non, quand même pas…

Il osa un regard en direction de son frère de cœur, qui lui rendit un petit « sorry, bro » silencieux.

Nooooooooon… C'était un cauchemar ! Un cauchemar et il allait se réveiller. N'est-ce pas ?

Aomine le regarda bizarrement quand il retint un cri de douleur après s'être violemment pincé lui-même. Un cri de douleur et un autre de désespoir.

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« Yosh ! C'est décidé !

-Takao, ne crie pas comme ça… »

Les rôles avaient été distribués : Takao et Midorima faisaient les fantômes (on se demandait vraiment à l'initiative de qui…) et les autres déambuleraient dans le jardin. Les jardins de la famille Akashi avaient effectivement été définis comme « terrain de jeu ». Et les couples avaient été tirés au hasard. Oh, le plus parfait des hasards, puisqu'Aomine et Kagami se retrouvaient ensemble.

Murasakibara et Kise se retrouvaient ensemble, Akashi avec Momoi, et Kuroko avec Himuro.

Et le jeu commença.

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Kise se disait qu'il s'était peut-être réjoui un peu trop vite. Les tests de courage, c'était amusant, et comme Kagami avait peur de ce qui touchait au surnaturel, il allait forcément s'accrocher au bras d'Aomine, tout ça, tout ça. Mais lui… Lui…

Lui aussi, il avait peur de ce genre de trucs, bor**l !

Il n'osait pas s'accrocher au bras de Murasakibara, mais il s'en rapprocha sensiblement.

«Murasakibara-chi… T'as pas entendu un bruit ?

-Mmh ? nan…

Un craquement retentit.

-Mu-mura….

-Keshkiya,

-Tu… un craquement…

-Crrrac !

-Haaaa ! C'est quoi ?

-Hm ? »

Et Kise se rendit compte que le bruit venait des chips que le géant violet était en train de manger. Il soupira de soulagement. . Alors ce n'était que ça… Il devrait arrêter d'avoir peur pour rien…

Il marcha encore quelques minutes. Au bout d'un moment, Kise se rendit compte qu'aucun craquement ne se faisait plus entendre non plus.

Il se tourna vers Murasakibara, et… Ill n'y avait plus personne. Plus personne ? Il était seul ? Aaaaah ! Qu'est-ce qu'il se passait ? Ou était passé Murasakibara-chi ?

Ah, il commençait à avoir peur… Tout était menaçant autour de lui, C'était horrible !

CRRRR…

Tiens ? Ce craquement-ci était plus fort que les précédents. Bah, c'était encore Murasakibara… Mais non, celui-ci n'était plus là ! Mais… Qu'est-ce que c'était alors ? Sûrement une branche ou…. Il avait dit qu'il ne devait pas s'en faire pour rien… Ce n'était qu'un jeu !

-Bonsoir, mon mignon… murmura une voix à son oreille… »

Un frisson parcourut Kise alors qu'il se retournait doucement… Un horrible crâne avec une lumière rouge dans les yeux le regardait.

« AAAAAAAAAHHHHHHHHH ! »

Kise s'enfuit à toutes jambes alors que Takao enlevait son masque en riant.

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Midorima redressa les lunettes sur son nez. Takao commençait vraiment à l'énerver. Pour l'instant, ils s'étaient séparés, mais ce que Takao lui avait demandé de faire était vraiment… exagéré. Vraiment.

Il aperçut soudain deux silhouettes. Akashi et Momoi. Parfait, c'étaient eux que Takao lui avait demandé d'effrayer… Enfin, ce qu'il était censé faire… C'était un plan de Takao, donc il était sceptique quant à ses chances de réussites. Et puis, pourquoi il obéissait à Takao d'ailleurs ? Ce mec l'énervait profondément. Pourquoi ne le laissait-il pas tomber ? Bah, il était le premier à savoir qu'au fond, il aimait bien Takao. Mais jamais il ne le répèterait à personne.

Mais avant de penser d'autres choses absurdes, il se reconcentra sur son ancien capitaine et la jeune fille qui l'accompagnait. Ceux-ci conversaient en souriant, sur, d'après ce que Midorima pouvait entendre, les meilleurs exercices à faire en entrainement. Il regarda à nouveau ce que Takao lui avait donné et grimaça de dégout.

Sans faire de bruit, il se glissa derrière Momoi. Et déroula devant elle la chose.

La magnifique réplique de mygale, poils velus, pattes hérissées de nombreuses pointes pour s'agripper, yeux globuleux immondes, abdomen large, accrochée au fil de pêche resta un instant en suspend devant les yeux de la jeune fille.

Elle hurla, envoya son poing en arrière en un geste de repli. Sa main heurta de plein fouet le nez de Midorima.

Les tympans détruits et le nez pas en meilleur état, tentant de ne pas laisser couler les larmes de douleurs à travers ses cils, celui-ci se jura que plus jamais, jamais, il n'écouterait cet imbécile de Takao.

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Himuro avait perdu Kuroko deux minutes après le départ. Il soupira une énième fois. Il ne s'y habituerait jamais. Maintenant, il essayait en vain de trouver le fantôme de Seirin. Il songea, légèrement amusé, que s'il avait été choisi comme « monstre », ou plutôt fantôme, pour faire peur aux gens pendant le test de courage, le succès aurait été total.

Soudain, une forme hurlante, qui semblait apparemment terrifiée, lui tomba littéralement dessus. Himuro se sentit chuter et finit affalé par terre, la forme qui lui était rentrée dedans écroulée au-dessus de lui. Il se redressa péniblement, et avant de pouvoir reconnaître la personne sur lui, entendit un faible gémissement de petite bête effrayée.

Surpris, il reconnut l'as de Kaijou, Kise. Ce dernier se redressa légèrement, et Himuro put déchiffrer les sanglots du blond :

« Himuro-chi… J'étais avec Murasakibara-chi et…

Le blond renifla avant de continuer :

-Et je l'ai perdu, et il mangeait des chips, et je croyais que c'était un craquement des chips, mais c'était un squelette, et…

Les paroles de Kise n'avaient strictement aucun sens, mais le brun écouta patiemment.

-Et il avait une lumière rouge dans les yeux, et il brillait dans le noir, et…

Kise frissonna entre les bras de Himuro, qui était maintenant assis de manière plus ou moins stable par terre, le blond toujours affalé sur lui et le serrant de toutes ses forces. Himuro avait l'impression de servir de doudou pour un enfant venant de se réveiller d'un terrible cauchemar. Le brun enleva sa veste pour la passer autour des épaules du pauvre Kise, et sortit un paquet de mouchoir qu'il tendit à Kise, autant pour le couper de sa description du squelette que pour arrêter ses reniflements incessants.

Le blond le regarda avec gratitude, se moucha, et le libéra de son étreinte serrée.

-Dé-désolé, Himuro-chi…

-C'est pas grave…

-Dis, est-ce que ça te dérange si je reste avec toi, maintenant ?

Himuro rit doucement devant le ton suppliant de la demande, et répondit, maintenant franchement amusé :

-Et bien, j'ai perdu Kuroko en route, donc… »

La réponse eut le mérite de redonner le sourire à Kise, et les deux basketteurs repartirent tranquillement.

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Takao arriva à la hauteur de ses dernières cibles.

Aomine essayait de passer son bras autour des épaules de Kagami en essayant de lui faire un bisou sur la joue, pendant que Kagami se débattait. Takao les observa deux secondes en s'amusant. Akashi avait accepté de lui prêter un de ses chiens de garde pour faire peur à Kagami. Et, suite à sa brillante idée, Takao avait peint à la bombe à peinture fluorescente le chien en question, pour faire croire à un chien fantôme. Il avait hâte de voir l'effet de son petit tour et ricanait d'avance.

Il lui restait à détacher le chien, qui se trouvait non loin de Kagami et Aomine (comme par hasard. Takao avait un don pour la planification).

Il s'approcha de l'enclos où se trouvaient une bonne dizaine de chiens. Le grillage était haut et Takao frissonna. Ces animaux-là devaient être très dangereux.

Les chiens était exceptionnellement attachés tous ensemble, à l'exception du chien fluorescent, qui était attaché tout seul, pour que Takao puisse l'attraper sans se faire attaquer par les autres.

Il détacha le chien fantôme, gardant sa laisse serrée dans sa main.

Takao avait consigne de détacher les autres chiens une fois qu'il aurait récupéré celui qui l'intéressait, Akashi n'aimant pas l'idée de laisser des êtres vivants attachés pendant plusieurs heures.

Le brun attacha vaguement « son » chien en dehors du grillage, avant de revenir détacher les autres, qui grognaient depuis qu'il avait pénétré leur territoire. Peu rassuré, il détacha les laisses, et jugeant qu'il faudrait un petit moment avant qu'ils ne se rendent compte de leur liberté, se dirigea à reculons vers la porte de sortie.

Malheureusement, rien ne passa comme prévu.

Les autres chiens (dont neufs chiens attachés depuis une heure déjà) se rendirent compte de leur liberté immédiatement. Et se lancèrent sur Takao.

Takao fuit vers la sortie, se retourna pour refermer la porte. Et tomba nez à nez avec le chien qu'il avait peint. Et apparemment… le nœud qu'il avait fait pour l'attacher n'avait pas tenu.

Il regarda successivement le chien fluo qui s'apprêtait à lui sauter dessus, les autres chiens qui s'élançaient sur la porte qu'il n'avait pas eu le temps de refermer.

Bon… Et si je m'enfuyais ? se dit Takao, pensant que le basket avait au moins eu le mérite de le rendre rapide et endurant.

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Himuro et Kise arrivèrent au point d'arrivée, c'est-à-dire devant la porte principale de la maison d'Akashi.

Murasakibara était appuyé contre le mur et avait ouvert un paquet de chocolats très chers et luxueux qui venait du stock de nourriture de la famille Akashi.

« Murasakibara-chi ! Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu m'as abandonné tout seul, t'avais pas le droit ! réagit tout de suite Kise.

-Hm ? J'avais plus rien à manger, il fallait bien que…

Himuro les regarda débattre, amusé.

Soudain, arrivèrent dans son champ de vision Akashi et Momoi. Suivis, se rendit-il compte, d'un Midorima qui tenait un mouchoir appuyé sur son nez.

-On n'a pas idée d'être aussi brute ? marmonnait-il, passablement énervé. »

Le trio les rejoint et Kise, sorti de sa dispute avec Murasakibara, remarqua joyeusement :

-On dirait qu'il ne reste plus que Kagami-chi, Aomine-chi, et Kuroko-chi !

-Non, je suis là. Je suis arrivé avant Murasakibara-kun, mais personne ne m'a remarqué.

-Aaah ! Kuroko-chi ! Ne nous fais pas peur comme ça !

Et effectivement, tout le monde semblait avoir sursauté lorsque Kuroko avait signalé sa présence.

Mais vite, un bruit attira l'attention de tous ailleurs. Une sorte de grondement, couplé à… des hurlements humains.

Kise se précipita vers Himuro pour s'en (re) servir de doudou protecteur Momoi se rapprocha d'eux, pas rassurée les autres froncèrent les sourcils, se demandant ce qu'il se passait. Cela n'était pas prévu. Seul Murasakibara resta impassible et porta un énième chocolat à sa bouche.

Et soudain, tous purent apercevoir la raison de ce vacarme.

Kagami et Takao courraient au coude à coude, suivi de près par Aomine. Takao serrait les dents, Kagami était mort de peur et Aomine jetait de temps à autre des regards derrière lui.

Et derrière lui… On aurait pu croire à une horde de monstre venue des enfers, et du point de vue de Kagami, c'était sûrement le cas. Derrière les trois fugitifs, en effet, s'élançait la totalité des chiens de garde d'Akashi, menée par l'un des leurs, qui brillait dans le noir.

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Akashi avait fini de calmer ses chiens, Takao de se faire sermonner par Midorima, Kagami de se tenir recroquevillé dans un coin et Aomine se de se débattre avec une Momoi qui n'en finissait plus de rire. La soirée avait fini en beauté.

Le plan de Momoi (et Kuroko, ne l'oublions pas, nous aussi) avait lamentablement échoué mais l'image des trois basketteurs terrorisés en avait valu la peine.

Le reste de la soirée avait vu l'intégralité de la génération des miracles oublier complètement le but premier de l'invitation, incluant le gage final qui aurait dû être donné aux deux derniers arrivés (donc Kagami et Aomine). Tout le monde était reparti, fatigué mais absolument ravi, sauf évidemment Kagami, Aomine, et Takao, qui pour une fois, n'en menait pas large.

Comme quoi, les plans qui ne marchent pas peuvent aboutir à de beaux résultats. Mais le plus drôle, dans cette histoire, c'est que ce fussent Kagami et Aomine qui en fassent les frais à chaque fois.

Enfin, « drôle, et bien, ça dépendait pour qui. Kagami, pour une fois regrettait que le plan n'eut pas abouti. Il détestait les chiens encore plus qu'avant maintenant.

Il aurait bien vite déchanté s'il avait su le gage qu'on lui avait réservé, et que nous laisserons au lecteur le soin d'imaginer les détails, l'auteur étant elle-même atrocement horrifiée par tant de diabolisme.


Bonus !

« Allez, laisse-moi t'embrasser un peu… On dirait une collégienne coincée…

-La ferme ! Je ne te laisserai jamais faire ça !

-On ne disait pas ça hier soir… susurra Aomine.

-N'importe quoi, tu m'as eu par surprise et j'étais trop ailleurs pour réagir ! T'en as profité, c'est tout ! répliqua Kagami.

-Mais oui, mais oui, bien s… »

Un Takao de toute évidence terrifié et poursuivi par quelque chose leur passa devant à vitesse supersonique.

« Qu'est-ce qui lui a pris ? se demanda Kagami.

-Euh… Kagami… Regarde… Là… »

Ce dernier blêmit.

Non ! Il était encore trop jeune pour subir ça ! Pourquoi une horde de chiens des enfers venait-elle l'amener à la tombe ?

« T'auras peur une prochaine fois, cours ! »

Et Aomine l'entraîna à sa suite et Kagami fit la seule chose courageuse et virile qu'il restait à faire, c'est-à-dire rattraper Takao et courir !

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Bonus ! 2

« On a qu'à leur faire faire un « seven minutes in heaven ! proposa Momoi, enthousiaste.

-Seven minu… C'est quoi, ça ? demanda Kise.

-Le principe est simple, tu mets deux personnes dans un placard, et tu les enferme pendant sept minutes !

-Oh, ça a l'air marrant !

-Vous oubliez que si ils n'ont pas envie d'y entrer, dans le placard, aucun de nous n'arrivera à les faire rentrer dedans… interrompit Akashi ».

Les trois amis étaient sur Skype, en train de réfléchir au gage qu'ils donneraient à Kagami et Aomine lorsqu'ils auraient perdu le test de courage.

« Oui, mais Dai-chan aura sûrement envie de le faire, lui ! Il ne restera plus que Kagami à pousser dedans, avec l'aide de Dai-chan !

-Mmh… fit Akashi, songeur. Oui, ça pourrait être une bonne idée mais… Faire faire tout ce déplacement à tout le monde juste pour ça… D'accord, il pourrait se passer des choses, c'est de Daiki qu'on parle, mais… Je ne suis même pas sûr qu'il ose. Il est loin d'être aussi insensible que ce qu'on dit. Si vraiment Kagami-kun ne veut pas faire quelque chose, il ne le forcera pas. Il nous faudrait quelque chose que Kagami ne puisse pas refuser. Et même, si le jeu fonctionne, ça n'aura pas fait beaucoup avancer les choses…

Kise et Momoi furent obligés d'admettre qu'Akashi avait raison.

-Mais quoi alors ?

-Mmh…

-…

-…

-…

-J'ai une idée ! » Une aura noire se forma autour de Momoi.

Elle exposa son plan aux autres. Akashi blêmit, ne pensant pas que Momoi serait capable d'aller aussi loin. Kise fut horrifié une seconde avant d'applaudir à tout rompre. Et ensemble, ils finirent de détailler le gage abominable qui tomberait sur les deux victi- hum, gentils tourtereaux.


*seiza: être assis en seiza signifie être assis avec les jambes repliées sous les genoux, ce qui, à la longue, finit par être douloureux.

Et voilàààààààààààààààà c'est fini! Enfin, pour ce chapitre, je vous rassure. Déjà le neuvième jour. Plus qu'un. Et un jour de plus quand le filtre aura cessé son effet, et un épilogue. Je vous rassure, le prochain chapitre ne tardera pas autant que celui-là à arriver. Mais au cas où j'ai un imprévu ou quoi que ce soit, je passe la fic en publication libre. Ce qui veut dire que la suite peut également arriver plus tôt.

Sinon, sur ce chapitre... j'avais un scénario, je savais quoi écrire: Takao aurait dû réussir à faire peur à Kagami normalement mais le chien (un seul XD) se serait libéré. Et en suite, ils auraient dû faire le gage, et à l'époque (*la voix de mon grand-père* de mon temps... à l'époque, j'avais prévu... enfin vous voyez, c'était mieux!) je voulais juste faire seven minutes in heaven. Maintenant, je trouve ça cent fois plus drôle de laisser imagine l'horreur du gage imaginé par Momoi et les autres.

Et voilà. Malgré mon retard, une review? Ça rend heureuse l'auteur... Et une auteur heureuse est une auteur qui produit plus! /PAN!/