blabla initial: euh... Je vous l'épargne cette fois ci! Bonne lecture! Ah, si, merci à Marieshunkun de m'avoir relue!

Disclaimer: Kuroko no basket et ses merveilleux personnages ne sont toujours pas à moi, tout ça. *soupire*


Réponse à la review de la guest du 11 août : Oui, je sais je suis impardonnable ^^' j'abuse, vraiment… *soupire*

Alors là, pour les idées de gage de Satsu… Je laisse ça à ton imagination (en vrai, je préfère ne pas y penser moi-même. Elle me fait peur x_x)

Par contre, s'ils avaient passé sept minutes dans un placard, ça aurait donné un truc du genre…

« Aomine ! Enlève ta main !

-Mais ma main est très bien là où elle est…

-Dégage ! Non, arrête !

-Aïe, Kagami, ça fait mal ! On ne donne pas des coups de poings aux gens !

-Parce que tu trouves normal de tripoter les fesses des gens toi ?

-Ahhh, j'y suis, tu préfères qu'on te touche le torse ? Ou alors-

-Shut up ! »

Ou un truc du genre…


Chapitre 11 (dixième et dernier jour)

Samedi 13 février

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Kagami se réveilla. Il passa un bras devant ses yeux : la lumière du soleil qui l'avait réveillé était éblouissante.

Cette lumière éblouissante venait de sa fenêtre : il n'avait pas fermé le store de sa chambre hier soir. Rien d'étonnant, quand il était rentré, il était traumatisé, exténué, et ne voulait plus entendre parler de la génération des miracles. Plus jamais. Ni de Tatsuya d'ailleurs.

Faux frère…

Cependant, il tirait une certaine satisfaction d'un certain fait dû à la sympathique petite soirée d'hier soir : Aomine n'était pas dans son lit ce matin. Ni dans le reste de son appartement.

Un sourire lui retroussa les lèvres. En fait, l'absence d'Aomine s'expliquait très simplement : Kagami, en colère contre le monde entier hier soir (la génération des miracles pour avoir mijoté le coup, Kise et Momoi encore plus pour cause de rire intempestif, Tatsuya pour l'avoir trahi, Kuroko pour la même raison, les chiens parce qu'ils étaient des chiens, et Aomine parce qu'il était Aomine). Et donc, il avait refusé qu'Aomine vienne dormir avec lui comme d'habitude. Et malgré l'insistance de ce dernier, Kagami n'avait pas flanché. Il avait fini par planter Aomine qui l'avait suivi devant la porte de son appartement. Il y avait comme une impression de déjà-vu, lorsque Kagami avait enfermé l'autre dans l'appartement. Mais cette fois-ci, Aomine voulait rentrer, et Kagami s'était enfermé de son propre chef.

Aomine était resté longtemps devant la porte, à crier, hurler, rugir, à Kagami de l'ouvrir, en passant par la menace, le chantage (« sinon, je jouerai plus au basket avec toi et tu l'auras bien cherché ! »), et enfin les supplications. Finalement, c'était un voisin, furieux d'avoir été réveillé alors qu'il travaillait le lendemain matin, qui l'avait chassé.

Et donc, Kagami pouvait enfin profiter d'un instant d'intimité et de tranquillité. Il put prendre sa douche sans crainte qu'on ne vienne y jouer les voyeurs, manger en paix, écouter de la musique américaine sans se prendre de commentaire réprobateur, et surtout, SURTOUT, ne pas être dragué en permanence, ne pas sentir de mains baladeuses tenter de s'approprier chaque partie de son corps, ne pas subir de tentatives d'attaques-bisous tous les quarts d'heure.

Le bilan était donc très réjouissant. Kagami s'était levé à onze heures trente, mangé à quatorze heures, et était maintenant allongé sur son canapé, avec un sourire vague sur les lèvres.

Pas de basket pour l'instant. Repos. Il s'endormit.

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Tatsuya était accoudé contre la table de sa salle à manger et buvait un café en face de lui, Alex l'écoutait parler.

Son ancien élève lui racontait la soirée d'hier soir. Apparemment, il s'en voulait un peu d'avoir divulgué toutes les peurs de Taiga à la génération des miracles. Evidemment, son frère de cœur ne lui en voudrait pas longtemps. N'empêche qu'il s'inquiétait un peu.

« Mais non, mais non, tu l'as dit toi-même, il ne t'en voudra pas !

-Mmh… Je me demande quand même si tout ça était une bonne idée.

-Bah ? Vous vous êtes quand même bien amusés, non ? Enfin, à part lui je veux dire ! rit Alex.

-Non, je parlais plutôt du but de la soirée… Rapprocher Aomine et Taiga.

-Oh ? Tu veux dire… Pour ces deux-là, si c'est une bonne idée, de les mettre ensemble ?

Tatsuya, pensif, resta silencieux un instant.

-Je pense que Taiga n'est pas insensible à Aomine-kun. Mais Aomine ne l'aime que sous l'effet du philtre d'amour. Donc si Taiga admet qu'il a des sentiments pour Aomine, il sera forcément déçu, lorsque le philtre aura cessé son effet, c'est-à-dire demain.

-Tu crois vraiment qu'Aomine lui plait ?

-Je sais bien qu'ils sont deux hommes, avec leur fierté, mais je pense que leur rivalité les a mené plus loin que ce qu'ils pensaient.

-Mmh… Je vois, en étant rivaux à ce point, ils sont devenus proches, d'une certaine manière, et ils sont devenus chacun la personne… Disons, centrale de leur vie.

-Oui, en quelque sorte, répondit Tatsuya avec un petit sourire. Mais ça a pris du temps avant qu'ils ne soient proches à ce point…

-Mais alors, il n'y a pas de problème !

-Si. Aomine est trop sûr d'aimer les filles. Il est trop fier. Taiga aussi, mais je pense qu'il pourrait s'y résoudre. Je ne pense pas qu'Aomine soit un abruti fini non plus mais... Simplement… Il a besoin d'un déclencheur. Au fond, sa fierté s'apparente à une sorte de timidité.

-C'est paradoxal !

-C'est le moins qu'on puisse dire… Et j'ai peur que, demain, Aomine rejette tous ses sentiments en bloc. Et Kagami sera blessé, et tout sera fini entre eux.

-Dit comme ça, on dirait un scénario catastrophe…. Songea à voix haute Alex.

-A leur échelle, un peu, c'est vrai ! soupira Tatsuya.

-C'est un problème, ça…

-C'est pour ça que je pense tenter quelque chose. Ca me fera pardonner un peu par Taiga…

-Qu'est-ce que tu comptes faires ?

-Ah, ça… »

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_oOoOoOo_

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Aomine était grandement contrarié. D'abord, il trouvait que son lit était beaaaaaaaucoup moins confortable que celui de Kagami. Ensuite, la nourriture qu'il avait dû se préparer tout seul (puisque ses parents étaient de sortie) avait cramé (les pâtes au fond d'une casserole sans eau et les steaks surgelés cuits à la poêle non huilée avec du ketchup dessus n'avaient jamais fait bon ménage) était quand même un peu moins bonne que chez Kagami (il avait sa fierté, m**** !), et comme si ça ne suffisait pas…

Comme si ça ne suffisait pas, le « frère » de Kagami s'était arrangé pour le retrouver alors qu'il évacuait la frustration sur un terrain de basket de rue. Le brun lui avait parlé, assez longtemps (il refusait d'admettre que c'était ce qui lui avait été dit qui le perturbait, alors il rejetait la faute sur le temps perdu au basket) de Kagami et lui.

Il lui avait dit des choses cool, comme par exemple que Kagami aurait peut-être un petit faible sur lui, à cause de grâce à leur grande rivalité. Mais il lui avait dit des choses moins cool, voire carrément pas du tout cool, du genre qu'à cause de leurs fierté, et surtout de la sienne, ça risquait de mal se passer demain, quand il n'obéirait plus au philtre maudit de Satsuki.

Ouais. Prise de tête, tout ça.

Et, avant qu'il ait pu en placer une, Himu-il-ne-savait-plus-quoi avait tourné les talons et était sorti de son champ de vision sans qu'il s'en aperçoive. Bizarre d'ailleurs, le seul capable d'une telle prouesse était normalement Kuroko. Cela s'expliquait soit par le fait qu'Himuro avait lui aussi développé ce genre de pouvoirs, soit par le fait qu'il était trop absorbé dans ses pensées pour remarquer quoi que ce soit. Ni l'un ni l'autre n'était plausible aux yeux d'Aomine, mais il devait bien avouer que la situation le tracassait un peu. Après tout, pour l'instant, il était vraiment amoureux de son cher Bakagami. Oui, mais qu'en serait-il demain ?

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_oOoOoOo_

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Kagami se réveillait doucement de sa sieste improvisée.

Il se sentait mal à l'aise. C'était assez étrange.

Et pourtant, il savait ce qui le mettait dans cet état. Demain le philtre d'amour cesserait son effet. La question était de savoir pourquoi cela l'affectait autant.

Bon, ok, OK, il aimait bien Aomine. Mais ce n'était pas comme s'il était amoureux de lui !

Bon, ok, OK, l'as de Touhou avait pris beaucoup de place dans sa vie en raison de la rivalité. Ok, il avait appris à l'apprécier. Mais ce n'était pas comme si ça allait aussi loin !

Bon, ok, OK, elles avaient fini par lui être quasiment indispensable, leurs confrontations régulières sur les terrains de basket de rue. Mais ce qui l'intéressait là-dedans, ce n'était que le basket, et un début d'amitié !

N'est-ce pas ?

Ce n'était pas comme s'il s'était réellement attaché à la personne d'Aomine, comme si, le basket étant finalement une partie d'Aomine comme c'était le cas pour lui, et que donc, il s'était attaché à l'entièreté de la personne qu'était Aomine, si ?

Ce n'était pas comme si, depuis que le philtre d'amour faisait effet, il appréciait la présence du basané à ses côtés !

De toute façon, Kagami ne se voyait pas embrasser Aomine ou quoi que ce soit.

Une petite voix dans sa tête lui dit qu'il n'avait pas tant détesté le contact, l'autre soir, au bord de la mer.

Il se sentit soudain perdu. Et très fatigué.

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Aomine poussa sur le bouton de la sonnette. Il entendit celle-ci retentir derrière la porte.

La porte s'ouvrit et Kagami apparut, passant d'un air las une main dans ses cheveux. Aomine s'attendait devoir insister un peu pour entrer, mais Kagami s'écarta pour le laisser passer.

« J'ai pas assez d'énergie pour faire de basket aujourd'hui. Tu risques de t'ennuyer, souffla Kagami. »

Aomine haussa un sourcil. A son souvenir, il n'avait jamais vu Kagami comme ça. Cependant, il ne fit aucun commentaire.

Kagami le dépassa pour revenir s'affaler littéralement dans le canapé qu'il venait de quitter. Aomine ne l'avait pas remarqué tout de suite, mais la télé était allumée et passait un film d'action américain. En VO.

Aomine s'assit à côté de lui, se tourna vers Kagami, ouvrant déjà la bouche pour lui demander avec une moue gentiment accusatrice de mettre la voix japonaise, ou au moins les sous-titres avant qu'il n'ait pu le faire, Kagami l'avait déjà fait. Sans un regard pour lui ou une once d'émotion.

N'étant pas habitué à ce genre de situation, Aomine ne put que se demander ce qu'il se passait, et réfléchir au bon comportement à adapter. Seulement, il n'avait absolument aucune idée de ce qui pouvait bien arriver à son pseudo-rival. Il se demanda si demander conseil à Momoi ou Kuroko serait une bonne idée.

« T'as une idée de comment tu seras, demain, quand le philtre n'aura plus d'effet ?

Aomine, d'abord surpris, répondit, d'un air qu'il aurait voulu taquin, mais qui mourut dans sa bouche, manquant de conviction :

-Quoi, c'est ça qui te tracasse ?

Devant l'absence de réponse du roux, Aomine se mit à réfléchir sérieusement, le regard se perdant dans le vide. Il avait également en tête ce que le frère de cœur de Kagami lui avait dit.

Un silence pesant s'installa dans la pièce.

Un silence qui dura. Aomine finit par s'asseoir à côté de Kagami devant le film d'action sous-titré. Film qu'aucun des deux ne suivit vraiment d'ailleurs. Ils appréhendaient le lendemain qui les attendait.

Sur l'écran le héros du film finissait sa course-poursuite contre le boss de ses ennemis, l'immobilisait alors qu'il venait d'être désarmé, au moyen d'une acrobatie dont on se demandait si elle était physiquement possible.

Il était dix-sept heures trente quand le film se finit. La journée avait avancée sans qu'aucun avancement ne se soit produit.

« Je ne sais pas du tout comment je serai demain, annonça subitement Aomine.

Kagami se tourna vers lui. La tension qui s'était installée entre eux sembla se fissurer.

-Mais jamais je ne… enfin je…

Aomine sembla gêné et se passa une main sur la nuque.

-Ce que je veux dire c'est que… Même si je ne suis plus amoureux ou quoi, je… Enfin je t'aime bien quoi !

Kagami ouvrit des yeux ronds qui lui donnaient un air stupide. Ce qui tira un sourire à Aomine.

-T'as l'air idiot comme ça.

Cela eut le don de faire réagir Kagami.

-Moi ? N'importe quoi ! Aho-mine !

-Mais oui, mais oui. De toute façon, ce n'est pas comme si tu étais vraiment intelligent… »

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Leurs petites chamailleries avaient conduit Kagami et Aomine à vouloir s'affronter sur le terrain de basket. Quand ils rentrèrent, il était tard. Ils se douchèrent puis, Kagami ayant une soudaine crise de flemmengite aigüe, ils sortirent manger au magi burger.

Et cinquante burgers plus tard, ils rentraient à l'appartement de Kagami, se couchaient dans le même lit -sans que Kagami ne proteste !- et s'endormirent très rapidement, sombrant dans le royaume des rêves, où les burgers pleuvaient sur les buildings de Los Angeles, et où le basket devenait la nouvelle religion officielle du japon.


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Bon, je sais, c'est un court chapitre. Mais le suivant est déjà quasi fini d'écrire. Donc il arrivera le week-end prochain au maximum. Et après c'est l'épilogue. Et oui, déjà…

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