Salut mes petits pandas ! Ça va ?
Le chapitre a pris un peu de retard à cause de la correction mais je vous l'offre tout de suite !
Disclamer : Yandere Simulator n'est pas à moi. Je ne touche aucun centime en écrivant ce texte.
C'était définitivement la pire idée qu'elle ai jamais eu.
Normalement, les Yandere ne changeaient pas de Senpai en cours de route. Normalement, les Yandere ne trahissaient pas leur Senpai en se rendant à une fête avec un autre garçon.
Alors, qu'est-ce qu'elle fichait ici avec Budo ?!
- Ils se sont surpassés depuis l'année dernière ! Remarqua ce dernier en souriant alors qu'ils venaient d'entrer dans le gymnase.
Au vus des décorations, nul besoin d'être un génie pour comprendre que c'était Saiko Corp qui avait payé. Le sol avait été recouvert d'un tapis blanc et pailleté, des petits cristaux étaient accrochés aux murs et au plafond et de la fausse neige était disséminée un peu partout. Rajoutez à cela la musique et le sapin trônant au milieu de la salle et l'ambiance était magique.
- C'est la première fois que tu viens ? Demanda-t-il.
- Euh... oui. Je ne sort pas souvent.
- C'est pas grave ! Tu verras, ça va être génial !
Ayano allait répliquer, mais elle sentit son téléphone vibrer dans sa poche.
- Tu m'excuses une seconde ? J'ai un message de... ma mère.
Elle s'éloigna de Budo et alluma son téléphone. Ce n'était évidemment pas sa mère qui venait de lui envoyer un SMS, mais Info-Chan.
Tu t'amuses bien on dirait.
Elle ne s'étonna même pas que sa collaboratrice (Que ça lui faisait mal de dire ce mot...) soit au courant qu'elle se rende à la fête. Venant d'elle, plus rien ne l'étonnait.
Très drôle. Je ne suis pas venue à cette fête pour « m'amuser ». Je suis venue pour avouer mes sentiments à Taro. Et tu m'aurais facilité la tâche en truquant le tirage pour que je puisse être avec lui !
Je ne suis pas infaillible. Je n'ai pas réussi à truquer le tirage, ça ne change rien non ? Et puis, ça n'a pas dû être trop dur de trouver un cadeau à Midori.
Elle pourrait presque l'entendre ricaner derrière son écran.
Tu ne m'envoies pas de messages par pure politesse n'est-ce pas ? Qu'est-ce que tu veux Info-Chan ?
Tu n'as pas éliminé tous tes rivaux.
Ayano fronça les sourcils. Elle n'avait certes pas tuer ses rivales, mais aucune n'avait pu confesser leur amour à Taro !
Bien sûr que si. Je me suis occupée de Megami et c'était la dernière.
La dernière rivale féminine. Mais tu as un nouveau rival, un homme cette fois, qui veut déclarer ses sentiments à ton cher Senpai ce soir.
Elle avait un très, très mauvais pressentiment.
Qui est cet étudiant ?
Shin Higaku.
Évidemment. Évidemment, Il fallait que ce soit lui. Elle le savait, elle le savait qu'elle aurait dû l'éliminer avant ! Mais avec ce crétin de Budo toujours avec elle, impossible de se concentrer !
Son portable vibra à nouveau, signe que Info-Chan lui avait envoyé un dernier SMS.
Tu n'as que 4h pour le tuer, ce qui est trop court pour avoir recourt à une de tes méthodes d'élimination « passives ». Tu vas devoir te salir les mains si tu veux définitivement le cœur de Taro. Bonne soirée.
C'est ça. « Bonne soirée, débrouille-toi pour tuer quelqu'un toute seule sans que ton cavalier un poil collant et Taro ne le remarquent ! ». C'était une alliée en carton qu'elle avait.
Ayano scruta la salle. La salle commençait doucement à se remplir, Budo discutait avec des membres du club d'arts martiaux mais Taro et Shin n'était pas encore arrivés. Elle allait devoir attendre qu'il arrive pour se débarrasser de lui.
Décidément, cette soirée n'allait pas être de tout repos.
XxXxXxXxXxXxXx
- Regardez-moi ça ! Pépia Saki en entrant dans le gymnase. Ces décorations, cette ambiance, cette musique ! Cette soirée va être merveilleuse ! Oh qu'est-ce qu'on va s'amuser !
- On sent à peine que c'est la première fois que tu viens à une fête toi, rétorqua Yui, agacée.
La jeune fille ne lui répondit pas et attrapa le bras de Kokona pour l'entraîner sur la piste de danse.
- Kokona vas passer une superbe soirée, dit Koharu.
- Elle ne pourra plus marcher pendant 24h, renchérit Yuna.
- Je la plaindrais presque, termina Yui.
Amai, elle, posa sa main sur l'épaule de Mei qui se tenait un peu à l'écart.
- Tout va bien ? Demanda-t-elle.
Cette dernière sortit de ses pensées et sourit à son amie.
- Oui, ça va ! Je me demandais juste...
- Si Riku viendrait ?
Elle hocha la tête, son sourire prenant une allure plus triste.
- Je n'aurais peut-être pas du m'énerver autant hier soir.
- Ne dit pas ça, tu as bien fait ! Il était temps que quelqu'un lui dise la vérité sur ses actes.
- Si ça avait été moi, ajouta la rousse, il ne se serait pas pris qu'une simple claque, si vous voyez ce que je veux dire.
Mei éclata de rire alors que les trois autres levèrent les yeux au ciel.
- Sérieusement Yui ? Sérieusement ? Lança la blonde.
- Tu me connais bien...
- En parlant de personnes insupportables, regardez qui vient d'arriver !
Les cinq filles tournèrent la tête dans la direction que leur pointait Yuna et aperçurent Osoro et l'une de ses comparses, qui venaient visiblement d'entrer. En les voyant, les deux filles lancèrent un regard moqueur à ses quatre amies mais la chef des délinquants lui sourit discrètement et lui fit un clin d'œil. Un petit air ravi au visage (pas énorme non plus, ses amies se poseraient des questions), Amai lui rendit son clin d'œil.
- Qu'est-ce qu'elles font ici ? Se plaignit Mei.
- C'est Osoro ma partenaire pour la fête, dit la jeune cuisinière.
- Oh ma pauvre ! T'es très mal tombée !
- Pas tant que ça...
- PAS TANT QUE ÇA ?! Amai, on parle d'Osoro là ! La chef des délinquants ! Celle qui à démoli le visage de Kizana parce qu'elle lui avait demandé si elle était un mec ! Celle qui passe son temps à se moquer de nous ! Tu vas pas me dire que tu l'apprécies !
Si je réponds oui, tu me mets aussi une claque ?
- On ne vas pas se disputer à cause de cette fille maintenant ! Dit-elle pour calmer Mei. Pourquoi n'irions nous pas profiter un peu de la fête ?
Et fort heureusement pour elle, ses amies furent d'accord. Alors qu'elles se dirigeaient vers la piste de danse, elle sentit quelqu'un la frôler et lui murmurer à l'oreille :
- On se retrouve dehors dans 30min.
Elle aurait pu reconnaître cette voix entre mille. Et c'est avec un petit sourire et les joues roses qu'elle répondit à Osoro :
- D'accord. J'espère que ton cadeau surpassera le mien.
XxXxXxXxXxXxXxXxXx
- Allez grand frère ! Viens avec moi !
Taro leva les yeux au ciel alors que sa petite sœur Hanako le regardait d'un air suppliant. Ils n'étaient arrivés à la fête que depuis 10 min et elle ne le lâchait pas, souhaitant a-b-s-o-l-u-m-e-n-t que son « frère adoré » la suive sous le cerisier, derrière l'école.
En d'autre circonstances, il aurait dit oui. Mais ce soir était l'une des rares soirées où il pouvait s'amuser, discuter avec les autres étudiants et parler avec Shin. D'ailleurs, il était où celui-là ? Il avait beau scruter la foule d'élèves, impossible de le voir.
- Grand frère... C'est très important ce que je veux te dire ! Vieens... Rajouta-t-elle en le tirant par la manche vers la sortie, mais le jeune garçon l'a repoussa doucement.
- Hana, ce soir je voudrais en profiter pour rester avec d'autres étudiants alors tu pourrais peut-être aller avec tes...amies d'accord ? On parlera plus tard, je te le promets.
Bien évidemment, son adorée petite sœur ne l'entendit pas de cette oreille et se mit à pester encore plus fort.
- Non ! Tu n'as pas besoin de te faire des amis, tu m'as moi et Osana et c'est tout ce dont tu as besoin ! Maintenant viens !
- Hana...
- Mais alleeeez !
Elle ne va pas se mettre à pleurer devant tout le monde ?!
Il avait beau savoir que sa sœur était un brin possessive, il ne s'attendait pas à ça. Et il n'avait pas envie de se rappeler des longs mois qu'il lui avait fallu pour lui faire accepter Osana.
- Hanako, dit-il d'un ton suppliant, s'il te plaît ne te mets pas dans des états pareils pour si peu...
Mais elle ne l'écouta pas, et elle cria presque d'une voix forte, annonciatrice de la crise qu'elle allait faire :
- JE VEUX...
- Quel bébé. On ne t'a jamais appris la politesse ?
Taro se retourna, surpris de savoir que quelqu'un avait oser interrompre Hanako Yamada pendant l'une de ses célèbres crises de colère. Mais il se détendit aussitôt en reconnaissant la personne.
- Shin ! Lança-t-il, ravi de constater la présence de son ami à cette fête.
- Salut Taro, désolé de t'avoir fait attendre, j'étais...
- Encore en retard, j'ai un peu l'habitude maintenant ! Termina-t-il en riant.
Mais la jeune fille ne contait pas en rester là. Elle n'allait pas se laisser humilier par un parfait inconnu ! Elle se tourna vers le nouvel arrivant, furieuse.
- T'es qui toi ?!
- Shin Higaku. Tu sais, l'étudiant qui travaillait avec ton frère que tu collais tout les soirs, oh pardon, je voulais dire jours ?
- Je m'en fiche. C'est MOI que grand frère accompagne, il va passer la soirée avec moi. Donc dégage, on voulait aller sous le cerisier.
La plus jeune eu un sourire plus méprisant que celui de Musume (Et pourtant, cette dernière s'y connaissait bien) en voyant le jeune homme pâlir.
- Je ne crois pas que Taro souhaite passer la soirée avec toi, dit-il tout en essayant de garder contenance.
- Tu es qui pour savoir ce qu'il veut ? Un gamin sans ami que mon trop gentil frère a pris en pitié, voilà ce que tu es. Ne me dit pas que tu croyais qu'il était sincèrement ton ami ?
- Je...
- Je ne sais pas ce que tu avais en tête pour ce soir, mais oublie tous tes projets avec Taro. Il restera avec moi pendant toute la soirée, parce que je suis son adorable petite sœur et qu'il ne voudrait surtout pas me faire de la peine en me laissant seule n'est-ce pas ? Maintenant fiche-nous la paix, mon frère et moi devons sortir.
Elle se tourna vers ce dernier, son sourire angélique qui réussissait toujours à le faire craquer sur le visage et lui prit la main.
- Tu viens Grand...
BAM
Taro repoussa violemment la main de sa petite sœur et elle manqua de tomber par terre.
Hanako, Shin, toutes les personnes présentes dans la salle n'y comprenaient rien. Pendant toute sa scolarité, pendant toute sa vie, Taro Yamada ne s'était jamais disputé avec sa sœur, n'avait jamais dit non à un de ses caprices et encore moins levé la main sur elle.
- Grand... Grand frère ? Murmura celle-ci, n'y comprenant rien.
La situation était en train de lui échapper. Son frère ne se comportait jamais comme ça ! Ce n'était quand même pas à cause de ce qu'elle avait dit à ce garçon, si ?
- Hanako, tu vas m'écouter attentivement. Tu vas tout de suite cesser ton comportement d'idiote et ta crise de larmes insignifiante, puis tu vas t'excuser auprès de Shin pour tout ce que tu lui as dit. Ensuite, on oubliera cette histoire et tu me laisseras profiter de cette soirée comme je l'entends, d'accord ?
Son ton était froid, comme si il demandait des excuses à une inconnue l'ayant bousculé et non à sa cadette. Mais il montrait aussi l'excès de rage que l'aîné tentait visiblement de contenir.
La bienséance aurait voulu qu'elle accepte de s'excuser et de les laisser enfin tranquille. Mais non, il fallait qu'elle n'en fasse qu'à sa tête.
- Je ne vais pas m'excuser auprès de ce crétin !
- Le crétin t'entends, grommela Shin.
- Tu as tout intérêt à lui présenter des excuses si tu ne veux pas recevoir la claque de ta vie ! Explosa enfin Taro.
Devant l'aura malfaisante qu'il dégageait, elle ne put que se relever piteusement et grommeler de pitoyables excuses avant de s'enfuir vers les toilettes sous les petits rires moqueurs de ses camarades qui retournaient déjà sur la piste de danse. Taro ne s'en préoccupa pas et se tourna vers son ami.
- Tout va bien ? Je suis vraiment désolé, je suis sûr qu'elle ne pensait pas ce qu'elle disait, elle a juste beaucoup de mal avec les inconn...
- Ça va, le coupa-t-il. Des insultes comme ça j'en ai l'habitude, ça ne me fait plus rien avec le temps.
Ne sachant pas vraiment quoi dire d'autres, ils restèrent planter là, observant les autres élèves discuter ou se déhancher sur la piste. Shin ne cessait de se tourmenter à cause des paroles d'Hanako avant qu'une phrase de Taro ne le prenne de court.
- Tu veux venir danser ?
Ne sachant pas vraiment comment réagir (C'est pas tous les jours que votre crush vous invite à danser !), il hocha simplement la tête et suivit un Taro des plus enthousiastes l'emmener par la main sur la piste.
Et il ne put que remercier une quelconque divinité occulte que l'obscurité dans le gymnase empêche son ami de voir ses joues rosies.
XxXxXxXxXxXxXxXx
Les jambes tremblantes, Kizana se dirigeait vers la salle de couture, l'argent au fond de sa poche. Elle ne cessait de se répéter que tout irait bien, que accepterait l'argent, qu'il les laisse enfin tranquilles. Elle supplierait sa fille, lui promettant tout et n'importe quoi pour protéger Kokona et son oncle. Et tant pis si sa fierté en prenait un coup.
Alors qu'elle était sur le point d'entrer dans le couloir menant à son lieu de rendez-vous, elle entendit sa cousine s'exclamer :
- Non ! Je... je ne peux pas accepter tout ça !
Pensant qu'il s'agissait de Musume, elle s'approcha mais s'arrêta net en entendant l'autre voix.
- J'insiste Kokona. Te donner cette argent, c'est le mieux que je puisse faire.
Sora. Sora. Non de dieu mais qu'est-ce qu'il fichait ici ?!
Non, sa présence n'était pas si invraisemblable. Hier, il lui avait clairement dit qu'il l'aiderait mais elle ne l'avait pas cru. Il n'était qu'un adolescent, comment aurait il pu trouver 5 000 yens en moins d'une heure ? Elle avait refusé de lui parler toute la journée, encore furieuse qu'il ai écouté sa conversation.
Aurait-elle du le prendre au sérieux ? Il avait l'air bien plus tenace qu'il en avait l'air. Bien décidée à lui demander des explications, elle déboula dans le couloir comme une furie et fonça sur lui.
- TOI ! Qu'est-ce que tu fais ici ?!
- J'ai dit que j'allais vous aider alors je vous...
Mais Kizana ne le laissa pas finir, arrachant l'argent qu'il venait de donner à Kokona des mains de cette dernière et le lui jetant à la figure.
- On a pas besoin de ton fric ! Hurla-t-elle. ON A PAS BESOIN DE TON AIDE ! ALORS TU DÉGAGES !
- Kizana ! Dit sa cousine.
Celle-ci la retint alors qu'elle s'apprêtait à gifler le jeune homme.
- Écoute-moi, ajouta-elle. Je sais que ta fierté démesurée t'empêche d'accepter cette argent mais on doit réaliser quelque chose : on en a besoin. Les Ronshaku ne nous lâcheront jamais si nous ne leur donnons pas ce soir. Nous ne sommes pas en mesure de refuser l'offre de Sora.
- Tu prends sa défense maintenant ?! Il n'avait pas à se mêler de nos affaires !
- Bien sûr, mais je dois te rappeler que sans cet argent qu'il nous offre nous allons nous faire pomper jusqu'à l'os ?
- Je... Je veux juste vous aider Kizana. Vous n'aurez pas besoin de me rembourser après... Dit Sora.
- Bien sûr que si ! C'est la moindre des choses !
- Kokona, je t'assure que ça ne me fait rien, c'est pas grand-chose.
- Si si, dès qu'on le pourra on te remboursera.
- Mais non...
- BON ! Vous avez gagné, j'accepte ton fric Sora ! Mais je te préviens, tu n'en parles à personne, tu ne me refait plus jamais ça et tu acceptes notre remboursement !
- Je...
- Pigé ?! Ajouta-elle, une aura menaçante flottant autour d'elle.
Le jeune garçon acquiesça, un peu tremblant. C'est qu'elle pouvait être terrifiante quand elle le voulait !
- Tu ne peux pas rester là, Musume vas se poser des questions si elle te voit. Retourne faire la fête, on te rejoindra.
- Vous êtes sûr ?
- Tu veux aussi te la jouer chevalier protecteur de ses dames ? Non, alors tu pars.
Kokona l'aida à se relever et le serra dans ses bras en un câlin un peu étouffant.
- Merci, lui dit-elle, merci infiniment !
Il lui rendit son étreinte avant de se diriger vers la sortie pour retourner au gymnase.
- Sora ! L'appela Kizana avant qu'il ne s'engouffre dans les escaliers.
- Oui ?
- ...Merci.
XxXxXxXxXxXxXxXxXx
20 min plus tard...
À l'Akademi High School, tous les élèves étaient arrivés et l'heure de l'échange des cadeaux avait sonnée, causant des hurlements de joie pour certains à la vue de leurs présents... ou des cris d'horreur pour d'autres.
Une Saki ivre de joie serrait dans ses bras une Kokona tout sourire en voyant les billets pour le concert de son groupe préféré qu'elle lui avait offert.
Une Ayano ne savait pas vraiment comment réagir face au pull vert que lui avait offert Midori.
Un Shin plus rouge que rouge demandait à Taro de le suivre dehors pour lui donné son cadeau.
Une Kizana râleuse cherchait Sora depuis 10 min pour le cadeau.
Et un Riku à l'écart, jetant des coups d'œils vers Mei à la dérobée sans oser s'approcher.
Et évidemment, aucune nouvelle d'Hanako depuis la dispute.
Mais tout cela n'était pas important pour Amai qui se dirigeait en souriant vers Osoro, son paquet à la main. Cette dernière était dos au mur qui entourait l'incinérateur, fumant une cigarette d'une main et tenant une boite de l'autre.
- Salut ! Tu attends depuis longtemps ? La salua-t-elle
- Salut. 5min, mais j'ai l'habitude des retards.
La jeune fille s'approcha d'elle et lui tendit son cadeau, son doux sourire s'élargissant un peu plus.
- Je sais que c'est assez simple comme cadeau mais bon... Joyeux Noël !
La délinquante ouvrit le paquet et dévisagea son contenu, surprise.
- Mon manteau noir ? Je croyais qu'il était fichu !
- Je l'ai retrouvé hier, dans les coulisses de la salle de théâtre. Sora s'excuse, il l'avait trouvé dans la poubelle et voulait s'en servir pour créer des costumes.
Quand il y a quelques semaines elle lui avait sauvée la vie, elle s'était battue juste avant et son manteau avait été complètement déchirée et volée par des délinquants d'une autre école. Elle ne s'en était pas formalisée. Mais c'était un vrai bonheur de le revoir en aussi bon état.
- J'ai passée la soirée à le recoudre alors j'espère vraiment qu'il te va ! Rajouta Amai.
- Mer... merci, murmura-t-elle (Pas vraiment habituer à dire ce mot).
- Tu me montres ton cadeau maintenant ?
L'autre lui tendit la boîte sans un mot et laissant sa camarade l'ouvrir. Et si la surprise de la jeune délinquante avait été grande juste avant, celle de la pâtissière fut encore plus grande.
Il y avait un gâteau dans la boite. Un petit gâteau pour deux, au chocolat et à l'aspect un peu bancale. Devant cette vision surréaliste, elle ne put qu'éclater de rire.
- Ça te plaît pas ? S'inquiéta Osoro.
- Si... si ! C'est juste que... Hahahaha... T'imaginer entrain de faire un gâteau...
Et elle repartit dans un nouveau fou rire, pour le plus grand bonheur d'Osoro.
- Marre-toi, marre-toi, mais j'ai fait cramer ma cuisine à cause de cette horreur ! Et arrête de te moquer !
- Dé... désolée. Mais le cadeau me fait vraiment plaisir, merci beaucoup.
Un silence s'installa, où les deux filles se regardaient sans vraiment savoir quoi dire. Et alors qu'Amai allait proposer de rentrer au chaud, Osoro se rapprocha et posa ses lèvres contre les siennes.
Le baiser fut court, mais il sembla durer une éternité pour elle. Une douce chaleur se propagea en elle et une émotion, cette émotion qu'elle avait déjà connue avec Taro, faisait battre son cœur à une vitesse folle. Mais très vite, bien trop vite pour elle, la jeune fille se détacha d'elle, les joues rouges et l'air honteuse.
- Je n'aurais...
Ne lui laissant pas le temps de finir, Amai passa ses mains derrière la nuque de son "amie" et l'attira violemment vers elle dans un baiser des plus fougueux. Cette dernière fut d'abord surprise avant que la langue taquine de la brune ne vienne titiller sa propre langue. Le réveil fut immédiat et elle répondit au baiser, entrelaçant sa langue avec celle de sa camarade, ses bras se plaçant autour de sa taille pour l'attirer un peu plus contre elle.
- Ça fait... Combien de temps que... Tu veux faire ça ? Lui demanda Amai entre deux baisers.
- Bien trop longtemps.
Il fallait se l'avouer, Osoro était accro. Accro à cette si gentille cuisinière, cette si jolie fille qui avait complètement changée sa façon de voir la vie. Si on lui avait dit il y a quelques semaines qu'elle tomberait amoureuse d'elle, elle aurait probablement tabassée la personne qui lui aurait dit une telle chose, mais aujourd'hui ça ne lui semblait d'un seul coup plus si étrange.
Plus loin de là, Teal observait en souriant sa cheffe et Amai s'embrasser. Les affaires amoureuses d'Osoro ne la regardaient pas, mais elle regretta de ne pas avoir d'appareil photo sous la main pour immortaliser cette instant et se foutre de sa gueule.
XxXxXxXxXxXxXxXx
- Alors, qu'est-ce que tu avais de si important à me dire ? Demanda Taro alors qu'ils étaient sous le cerisier.
Allez Shin. Tu attends ça depuis longtemps, ce ne sont que deux petits mots à prononcer. Tu peux le faire.
Mais pourquoi, pourquoi des mots aussi simples que « je t'aime » étaient si compliqués à dire ?
- Écoute Taro... on se connaît depuis longtemps pas vrai ? Je trouve que tu es vraiment quelqu'un de sympa, un très bon ami...
- Hahaha ! Me dit pas ça, je vais prendre la grosse tête ! Moi aussi je pense que tu es un bon ami Shin.
- Oui, mais voilà... Il y a quelque chose que j'aimerais te dire à propos de notre relation...
Il prit une grande inspiration, s'apprêtant enfin à lui confier ses sentiments quand...
- C'est à cause d'Oka c'est ça ?
Hein ?
- Mais oui c'est ça ! Continua Taro. Tu m'en veux parce que j'ai brisé le cœur d'Oka il y a quelques semaines et comme tu la considères comme ta sœur, tu es en colère contre moi de l'avoir fait souffrir.
- Mais...
- C'est compréhensible au fond. La pauvre, elle a dû tellement m'en vouloir !
Elle a cherchée un sort pour te maudire et te rendre la vie impossible pendant 5 jours avant de passer à autre chose.
- Taro...
- Mais en même temps, comment j'aurais pu savoir que se n'était pas elle qui avait empoisonner mon bento ? Voler mon sac ? Utiliser mon devoir pour tricher ?
- Je...
- En fait si, j'aurais du comprendre qu'une fille comme elle ne ferait jamais ça !
- En fait...
- Je n'ose même pas imaginer ce qu'elle a ressentit, elle a eu le courage de m'avouer ses sentiments alors qu'elle avait l'air d'être si timide et moi je n'ai même pas réfléchis deux secondes et je l'ai rejeté ! En plus, je l'appréciais beaucoup moi Oka !
- Je t'aime !
- J'ai été abominable, tu as entièrement raison. Je dois impérativement la retrouver pour m'ex... Attends une minute, qu'est-ce que tu viens de dire ?!
Bah voilà, c'est fait.
Taro avait complètement oublié sa culpabilité pour Oka à présent. Il avait forcément mal entendus, ça ne pouvait être que ça. Shin ne pouvait pas avoir dit qu'il l'aimait ?!
- Je... je t'aime. Je suis amoureux de toi depuis longtemps, mais avec tout ce qui se passait à l'école, le coma d'Osana et toutes ses filles qui te tournaient autour, je me suis dit qu'il fallait que j'attende un peu avant de te l'annoncer. Alors voilà, je te le demande : est-ce que ça te dirait de sortir avec moi ?
N'importe quelle membre du club de Photographie qui passerait par là à ce moment précis se serait empresser de photographier l'expression bouche-bée de Taro Yamada. Au moins, on pouvait dire que la surprise était grande.
- Taro ? Demanda le jeune homme, un peu inquiet de sa réaction, ça va ?
- Euh... Je... Oui oui, ça va ! C'est juste... surprenant...
Oh non...
- ...Mais pas dans le mauvais sens, rajouta-t-il en lui prenant la main.
Le jeune homme, à son tour surpris, ne chercha même pas à dégager sa main. Ce n'était pas un rêve ? Est-ce qu'il avait bien l'air d'accepter ses sentiments pour lui ?
- Shin... Je t'aime beaucoup tu sais, et c'est peut-être grâce à ce qui s'est passé tout à l'heure avec Hanako que je m'en rends compte.
- Tu acceptes ? Tu m'aimes ?
- Je suis sûr que ce que je ressens pour toi est plus que de l'amitié, mais je ne suis pas encore sûr à 100% que c'est un vrai amour que j'ai pour toi et non une vague attirance que j'ai eu comme pour d'autres filles. Mais je veux nous laisser... Je veux nous laisser une chance.
- Si j'ai bien compris, dit Shin après un court silence de réflexion, tu veux bien sortir avec moi pour voir si tu m'aimes vraiment ?
- Je sais que ça n'a pas l'air enviable comme offres, mais ça me tuerait de te briser le cœur comme avec les autres.
L'offre était assez étrange, c'est vrai, mais Shin ne voulait pas y renoncer. Après tous ce qu'il avait fait, après tous ses efforts pour être avec lui, on lui laissait enfin une chance d'être avec celui qu'il aimait. Et il se refusait de la gâcher.
- Je veux bien.
- Vraiment ?!
- Oui, je veux bien sortir avec toi.
Fou de joie, Taro lui sauta au cou, faisant rougir et rire Shin. Avec du recul, sa crainte de la réaction du jeune homme lui paraissait bien ridicule et Oka avait eu raison de le pousser à confier ses sentiments.
Car maintenant, il avait gagner un titre de président temporaire et un petit ami.
XxXxXxXxXxXxXxXx
Ça ne pouvait pas être vrai.
Ce n'était pas possible.
Il n'avait pas pu réussir.
Il n'avait pas pu lui voler son Senpai !
Ayano, était à quelques mètres du cerisier, observant avec effarement Shin et Taro.
Shin... ce sale petit crétin, ce sale petit voleur, avait oser lui voler son Taro ! Il ne pouvait pas, pas après tout ce qu'elle avait fait pour l'avoir !
Mais c'était trop tard maintenant... Il ne lui appartenait plus, il appartenait l'autre garçon. Elle l'avait perdu à tout jamais. Si elle le tuait devant ses yeux, il ne lui pardonnerait jamais.
En larmes, elle se laissa tomber à genoux, le cœur brisé. Sa mère, sa grand-mère, toutes les femmes de sa famille avaient réussies à avoir leur Senpai, sauf elle. Et elle avait la douloureuse impression que ça la hanterait à jamais.
- Ayano ?
Après tout ce temps, elle reconnaissait sans mal la voix de Budo.
- Pas maintenant, murmura-t-elle, la voix cassée par les larmes.
Le garçon releva la tête et aperçut Taro et Shin, comprenant enfin d'où venait le problème et murmurant :
- Je vois.
Puis, se tournant vers elle, il ajouta :
- Ayano, on ne devrait pas rester là. Je te raccompagne à l'intérieur.
La jeune fille n'avait même pas la force ni l'envie de lui répondre et le laissa l'escorter vers l'école, passant amicalement son bras autour de ses épaules. Ils s'installèrent près de la fontaine.
- Taro... Dit enfin Budo au bout d'un moment, tu en étais amoureuse ?
- A ton avis ?
- Donc c'est vrai. Et il vient juste de te briser le cœur.
- Tu comptes énumérer toutes les tristes vérités de ma vie ou tu vas juste pouvoir te taire ?!
Devant son ton des plus agressifs, il préféra se taire avant de lui demander quelques minutes plus tard :
- Du coup, c'est toi qui as poussée Osana et Amai du toit ?
Ayano manqua de tomber dans la fontaine devant cette question. Elle venait d'avoir le cœur et tous ses rêves d'amours brisés et il osait, il osait lui poser une telle question avec une telle nonchalance ?!
Bien quelle soit entièrement vrai.
- Bien sûr que non ! S'empressa-t-elle de répondre, trop tard aux yeux du jeune homme.
- Tu crois que je n'ai pas vue comment tu agissais ces dernières semaines ? Toujours à suivre Taro, à bégayer devant lui. Mais j'ai aussi vu les regards haineux que tu lançais à toutes les filles qui avaient le malheur de s'approcher de lui et qui se retrouvaient par la suite virées, victimes de rumeurs, en couple d'un seul coup, rejetées ou dans le coma.
Lui, elle aurait dû le surveiller un peu plus. Mais tout cela expliquait-il tous les coups d'œils qu'il ne cessaient de lui lancer ou toute ses fois ou elle l'avait surprise à la regarder en cachette depuis des semaines ?
- Supposons que j'ai vraiment fait tout cela. Pourquoi ne m'as tu pas dénoncer à la police ?
- Parce que je t'ai... t'apprécies Ayano. Et je suis sûr que tu n'es pas une mauvaise personne sinon tu aurais déjà assassiner Shin.
C'est surtout qu'elle n'en n'avait pas eu le temps.
Vraiment ? Ou plutôt que tu n'en avais pas envie. Il serait peut-être temps d'arrêter de se voiler la face.
- Mais je pourrais te tuer, là maintenant, si j'étais vraiment si dangereuse.
- Tu ne le feras pas.
- Et pourquoi ?
- Parce que si tu le fais, mon complice saura immédiatement que c'est toi qui m'as tuer et montrera toutes les preuves que nous avons à la police. La même chose arrivera si tu touches à un cheveu de Shin. Même si te voir en prison est la dernière chose que je souhaite.
Là il ne plaisantait plus. Et il fallait voir les choses en face, elle ne voulait pas non plus finir en prison, décevoir ses parents et Budo (Mais pour ce dernier point, elle ne l'avouerait jamais).
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Pardon ?
- En échange. Pour me faire un chantage aussi odieux, c'est forcément qu'il doit y avoir quelque chose en échange non ?
- Ce que je veux Ayano, c'est l'assurance que tu ne t'en prendras plus à aucun autre étudiant de quelques façons qui soit.
- C'est tout ?
- Oui.
Ça ne semblait pas être trop dure à respecter, même si la vision de Taro et Shin en couple lui donnait envie de faire un massacre.
- Marché conclus, dit-elle en soupirant.
- Vraiment ? Enfin je veux dire... c'est la meilleure chose à faire. Ne t'inquiètes pas, je t'aiderais.
- Eh bien je peux commencer à m'inquiéter.
Les deux adolescents repartirent vers le gymnase, Budo ne cessant de s'extasier sur tout ce qu'elle pourrait faire maintenant qu'elle n'avait plus à se soucier de Taro et qu'elle pourrait même rejoindre le club d'arts martiaux, bien qu'elle ne comprenne pas en quoi ça l'aiderait.
Soudain, elle se stoppa net dans sa marche.
- Le gobelet, murmura-t-elle.
- Quel gobelet ?
- Pour empêcher Shin de venir ici, j'avais versée quelque chose dans son gobelet... Mais i il est venu ça veut dire que...
Ils se regardèrent instantanément, pâlirent et prononcèrent en même temps :
- Oh oh.
Pendant ce temps, Musume Ronshaku était conduit en d'urgence à l'hôpital et la soirée était écourtée.
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Installée au fond de sa limousine, Megami Saiko se résumait mentalement le compte rendu de cette soirée.
Osoro et Amai avaient faient sensation en retournant dans le gymnase main dans la main, officialisant leur couples.
Taro et Shin avaient été vus enlacés sous le cerisier de l'école.
Hanako, après avoir passée une demi-heure enfermée dans les toilettes était ressorties et avait passée la soirée en compagnie de Riku Soma, se plaignant pour chacun du grand frère et de Mei
On avait pas vu Kizana du reste de la soirée avant de sortir d'une salle complètement décoiffée et et l'air débraillée avec Sora, dans le même état que la jeune fille mais arborant des traces de rouge à lèvres sur les deux joues.
Certaines personnes, comme Pipi et Ryuto ou Sho et Uekiya (1) avaient enfin oser se mettre en couple.
On disait que Kokona avait danser pendant toute la soirée et ne pouvait plus marcher.
Et pour finir, elle avait vu avant de partir Ayano et Budo rentrer ensembles.
En clair, la soirée était une réussite.
- Tout c'est bien passé ?
- Comme les années précédentes, répondit-elle. Et à part l'accident Musume, rien de grave. Même si je ne comprends toujours pas ce qui lui est arrivée.
- Nous verrons cela demain d'accord ? En attendant, profitons un peu d'être seules...
En hochant la tête, elle enlaça sa petite amie avec un petit sourire.
- Voir tous ses gens heureux te fais sourire ?
- C'est te voir toi heureuse qui me plaît et tu le sais très bien.
- Je n'aurais pas pu rêver meilleure petite amie...
Elle l'embrassa sur la joue et Megami, son sourire s'élargissant légèrement, lui murmura à l'oreille :
- Joyeux Noël Mai...
(1) : La présidente du club de jardinage.
FINIE !
J'aimerais remercier Yunoki pour sa review, Lunou, Misterluna et Samsha pour avoir mis en favori et Serpentardecoeur et Thea-san pour l'avoir mis en follow et un énorme câlin à ma best Kalémia qui me corriges gentiment toutes fics. Et évidemment toutes les personnes l'ayant lu !
A bientôt mes petits moutons verts pour de nouvelles histoires !
MadyLuna
