Ey mes amis :D Voilà le chapitre 2 de cette PARFAITE fanfiction sur le passé de Charles et Eleanor !
Je rappelle que je ne suis pas l'auteur de cette histoire, juste la traductrice, tout le mérite revient à la talentueuse nowforuin du site "Archive Of Our Own".
Je rappelle aussi que je ne suis pas une traductrice professionnelle et que je ne suis même pas totalement bilingue, je fais de mon mieux avec mes traductions mais si vous remarquez des choses peu lisibles, n'hésitez pas à me le signaler pour que je m'améliore ! :D
J'espère que ce chapitre vous plaira autant qu'à moi, c'est une PERFECTION ABSOLUE !
Bonne lecture, Roza-Maria :D
« Charles, qu'est-ce que tu a fait ? »
Vane éleva les sourcils, jetant un regard rapide et dédaigneux à Jack avant de tourner son attention sur l'élimination du sang de ses mains. Sa chemise pendait sur la chaise derrière lui, le tissu humide commençait déjà à sécher dans la chaleur du matin. L'aube venait de se lever, le jour commençant à s'étirer paresseusement dans le ciel depuis l'est. La tempête avait disparu et c'était un jour clair. Les mers étaient encore trop rugueuses pour partir à la chasse, mais après quelques heures de sommeil rapide, ce sera une bonne journée pour préparer leur prochain voyage.
« Charles. »
« Va te faire foutre, Jack. » Envoya-t-il, pas d'humeur pour la compagnie de son ami. Pas d'humeur pour la compagnie de qui que ce soit, en réalité. Cela avait été une longue nuit, pas vraiment désagréable, mais longue, et il n'aimerait rien de plus que quelques heures de paix.
« Dis-moi que tu n'as pas baisé la fille Guthrie. Dis-moi que tu ne l'as pas baisé, pour ensuite tuer cet imbécile de la taverne. » Jack se pencha contre le mât de la tente, son expression fatigué et sa voix si sérieuse qu'elle tapa sur les nerfs de Charles. Si cela avait été n'importe qui d'autre dans sa tente, il aurait déjà ensanglanté son couteau quitte à tout recommencer. « Quand je t'ai dit qu'il aurait été préférable pour nous tous si tu l'avais déjà baisée, je voulais dire tout simplement la baisée, pas défendre son honneur où peu importe ce que tu pense avoir fait. »
« Eleanor ne te concerne pas. » Charles jeta un regard à Jack du coin de l'œil, levant ses mains du bassin d'eau maintenant trouble pour les inspecter. « Laisse tomber. »
« Elle est dangereuse. »
Charles rit face à cela, en secouant la tête et en essuyant ses mains sur sa peau nue. « Qui est-tu pour me faire la leçon sur les putains de femmes dangereuses ? »
« Anne n'est pas dangereuse pour moi. Où pour toi. » Jack fronça les sourcils, et Charles suivit son regard jusqu'à la petite ecchymose sur sa poitrine, évidemment d'Eleanor. C'est tout ce qu'il pouvait faire pour ne pas sourire face à la mine renfrognée de son ami Charles avait aussi laisser des traces de lui-même. Il ne voulait pas la responsabilité de prendre sa virginité, ne voulait pas faire face à une épave émotionnelle d'une jeune fille à peine devenue femme, mais elle l'avait surprit – elle continuait de le surprendre, et c'est ce qu'il aimait à son sujet.
Et elle refusait d'être effrayée par lui, même si elle devrait vraiment l'être.
« Anne est une arme. » Charles leva une main quand son vieil ami commença à protester, incapable d'arrêter le petit sourire amusé qui ornait ses lèvres face à l'indignation instantané de Jack. « Je ne conteste pas ce qu'elle signifie pour toi, Jack. Ce n'est pas une insulte. »
« Tu veux faire d'Eleanor ton arme. » Conclut Jack après un moment, et bien que Charles ne fit pas un geste pour confirmer cela, il rencontra tout de même un gémissement de protestation. « Elle n'est pas de notre côté. Elle est de son côté. Voilà le genre de créature qu'elle est. »
« L'insulte exigeait une réponse. »
« Certainement pas de toi. »
« Tu es assez intelligent pour comprendre ça, Jack. Si elle perd son autorité, nous perdrons un moyen fiable de vendre nos produits sur Nassau. A l'heure actuelle, il est dans notre intérêt de la garder dans les affaires. Et quand elle verra que nos intérêts se rejoignent, elle sera utile. »
« Mais elle n'est pas utile maintenant. Tu sais à quoi cela ressemble dans la rue, n'est-ce pas ? Que tu tues en son nom ? »
Charles ne daigna pas d'honorer la question avec une réponse, jetant à nouveau un regard dur à l'autre homme. Il savait exactement à quoi cela ressemblait, il connaissait les hypothèses qui seront faites. Il comptait sur ses hypothèses, et comptait sur la rue pour répandre la rumeur au loin. Pendant des années, la fille de Richard Guthrie avait été intouchable, mais plus pour longtemps. Et Charles ne se souciait pas particulièrement de la politique de l'île, mais dans ce cas-là, les grondements ne pouvaient que l'aider à consolider son pouvoir, alors il le permettrait.
Si Charles Vane pouvait commander le respect de l'équipage, de la rue et baiser l'intouchable Mlle Guthrie quand il lui plaisait, eh bien, cela rendrait le pont très agréable.
Le fait qu'il s'était dressé derrière Eleanor la nuit dernière, sans aucune de ses considérations à l'esprit, le fait qu'il l'avait fait tout simplement parce que qu'il ne pouvait ne pas le faire, était une question qu'il ignorait pour le moment.
« J'espère que tu sais ce que tu fais, mon ami. » Marmonna Jack, frottant sa main sur son visage dans un bâillement. « Anne et moi iront en ville plus tard, pour savoir ce qui se dit. »
Charles hocha son approbation, soutenant le regard de Jack dans le sien. Ce n'était pas quelque chose dont ils allaient parler longuement, en dépit du fait qu'il avait écouté Jack ciré poétiquement à propos de Anne bien trop de fois pour les compter sur une bouteille de rhum, Charles n'avait pas envie de parler d'Eleanor.
Non, il préférait garder ses pensées pour lui, pour savourer ce côté d'elle dont il soupçonnait l'existence depuis longtemps, mais qu'il avait expérimenté pour la première fois seulement hier soir. Et une fois Jack parti et qu'il fut seul, il se livra à sa mémoire, le touché audacieux de ses mains, malgré son inexpérience, son manque absolu de honte, la douceur de sa peau sous ses mains calleuses.
Son refus complet de niée, en lui disant hardiment ce qu'il savait déjà : qu'il la voulait, vierge où non. Si sûre d'elle-même dans sa voix, malgré le tremblement qu'il avait senti dans son corps, mais elle ne lui avait jamais montré la moindre once de peur, la surprise inattendue d'Eleanor se donnant à lui sans hésitation.
Et puis il y avait eu la caresse oh combien douce de ses lèvres sur ses cicatrices, et la fraction de seconde où il avait senti quelque chose se serrer dans sa poitrine avant de l'enterrer sous la ruée plus acceptable du désir et de la luxure que son corps nue et pressée contre le sien avait introduit en lui. Il n'y avait pas de place dans sa vie pour les sentiments, et il n'y avait certainement pas de putain de place pour un attachement qui pourrait être utilisé pour lui nuire.
Jack n'avait pas tout à fait tort – Eleanor est dangereuse – mais Charles n'était pas un simple abruti et imbécile, peu importe ce qu'il avait ressenti dans son lit la nuit dernière. Peu importe qu'elle l'intrigue, qu'il ait apprécié leur jeu du chat et de la souris pendant des années. Il soupçonne qu'il était sur le point d'en profiter encore plus maintenant qu'il avait été invité dans son lit, et que les règles d'engagement avait changé.
Mais si elle pensait qu'il allait se cramponner à ses jupes, elle ne le connaissait pas du tout. Et vu que Teach avait informé l'équipage qu'ils resteront à Nassau jusqu'à la fin de la semaine, Charles resterait sur la plage.
Qu'elle vienne a lui.
Les mots atteignirent Mr Scott longtemps avant que Vane bouge de la taverne, les chuchotements inévitables de la rue résultant dans une version beaucoup plus embellie des évènements, au point où Eleanor rit à son visage quand il exigea de savoir pourquoi elle avait permis à Vane de tuer des hommes en son nom.
« Il n'a pas fait une telle chose. » Insista-t-elle en secouant la tête, regardant en arrière du livre des comptes au milieu du grand tri qu'elle y faisait avant que Mr Scott n'entre dans son bureau. « Il s'est tenu derrière moi pendant le désaccord, et si cet idiot est assez fou pour penser que cela signifie que Vane en à quelque chose à foutre de moi, c'est son putain de problème. »
« Il est mort. » Répondit platement Mr Scott, croisant ses bras sur sa poitrine. « Il a été retrouvé dans la matinée avec la gorge tranchée. »
Eleanor haussa les épaules, prenant des notes à côté du décompte de la canne à sucre. « Je ne vois pas en quoi un pirate d'un équipage plutôt banal ayant été égorgé dans un campement plein d'assassins et de voleurs ait quoi que ce soit avoir avec moi. De plus, Vane n'aurait pas pu le faire. Il a été par ailleurs occupé. »
Elle le dit d'une manière si neutre qu'elle ne se rendit compte que tardivement qu'elle venait juste de dire à son pseudo-père qu'elle avait pris un des hommes les plus dangereux de l'île dans son lit. Mais elle se rendit compte aussi qu'elle n'avait aucune idée à quel moment Vane était parti, et qu'il était tout à fait possible qu'il soit retourné sur la plage avant l'aube pour exécuter un homme qui lui avait manqué de respect.
« Eleanor, vous devez arrêtez cette folie tout de suite. »
« Non. »
« Non ? »
Elle soupira, posant sa plume et joignant soigneusement les mains sur ses genoux. Elle était l'image de la politesse, mais cette image se fractura lorsqu'elle ouvrit la bouche. « Non. Ce que je fais avec Vane ne concerne que moi, pas toi. Je n'ai pas peur de lui. Et si il a tué ce salaud, cela devrait te réconforter. »
« Me réconforter ? Êtes-vous folle ? ».
Elle haussa les épaules, une petite partie d'elle se demandant si Mr Scott avait raison. Peut-être qu'il fallait être fou pour se rapprocher de Vane, dormir à côté de lui, mais l'instinct qui la dirigeait était plus fort. Le pirate était son chemin vers le succès sur l'île, et donc elle irait de l'avant avec ses plans. « Si il l'a fait comme tu le dis, c'est qu'il l'a fait pour me défendre. Pour me protéger. Est-ce que ce n'est pas ce que tu me rappelles tout le temps ? Ma sécurité ? »
« C'est difficilement semblable. »
« Je ne suis pas d'accord. » Eleanor tourna son attention vers les livres, écoutant les pas de Mr Scott disparaître et une fois la porte fermé, elle leva la tête puis se leva de sa chaise et alla se tenir devant sa fenêtre et regarda la plage dehors.
Quelque part là-bas, Vane et son équipage était à leur campement. Avait-il tué cet homme ? Elle ne l'avait pas vu depuis la nuit dans son lit, qui s'était passé plusieurs jours auparavant. Au début, elle s'était contentée de supposer que Teach avait rassemblé son équipage pour la chasse, mais elle avait vu les autres dans la taverne et dans la rue.
A la nuit tombée, Eleanor perdit patience avec la spirale de ses pensées. Qui était-il pour la rabattre à une putain commune ? Elle n'était pas assez folle pour penser que leur nuit ensemble signifiait quelque chose pour lui, qu'il recélait de l'affection pour elle, mais l'évitée était purement et simplement ridicule, surtout alors que les mots en ville disait qu'il avait commis un meurtre en son nom.
Laissant la taverne entre des mains à demi capable, Eleanor se dirigea vers la plage. Elle connaissait ces campements, et elle savait où le trouver dans le désordre. Mais pour toute les fois qu'elle avait parcouru ces camps, il y avait quelque chose de différent ce soir, quelque chose dans le regard des hommes qui lui fit tenir son menton juste une fraction de plus élevé, sa colonne vertébrale juste un peu plus droite.
Elle se dit qu'elle ne se souciait pas qu'ils savent qu'elle avait baisé Vane. Cela n'avait pas d'importance. Elle ne leur était pas redevable, et ne leur devait rien. D'ailleurs, si son plan fonctionnait, si elle trouvait le moyen de l'influencer, cela se produirait à nouveau. Si il y avait quelque chose que les putains le lui ont appris, c'est la facilité avec lequel les hommes déversaient leurs secrets quand toute leur capacité de pensée était passée entre leurs jambes.
Elle le trouva à boire du rhum devant le feu, Rackham et Bonny à ses côtés, comme toujours. Jack la regarda quand elle entra dans la lumière, et elle vit la façon sont ses yeux passèrent de elle à Vane et il rit nerveusement. « Miss Guthrie » dit-il en guise de salutation, ce qui lui valu une grimace de la part de Vane et un coup de coude pointu de Bonny.
« Un mot » exigea-t-elle, s'arrêtant à un pouce des bottes de Vane, en ignorant ses amis. Il prit son temps pour la regarder, faisant courir ses yeux sur chaque centimètre d'elle dans une lecture méandre jusqu'à ce que son regard amusé rencontra le sien. « En privé » ajouta-t-elle quand il était clair qu'il n'avait pas l'intention de bouger de sa place dans le sable. « Maintenant. »
Il se leva lentement, ses membres se déroulant jusqu'à ce qu'il soit debout à la regarder, les ombres projetées par le feu mettant en évidence la netteté de ses traits. Il ne révéla rien dans son expression au-delà de cette même joie exaspérante à ses dépends qu'elle avait vu tant de fois auparavant, la lumière attrapant le bleu pâle de ses yeux. « Par ici » dit-il enfin, marchant au loin dans le labyrinthe des tentes.
Elle savait quel était la sienne, mais il n'avait pas besoin de savoir ça, et ainsi elle le suit, fulminant silencieusement et regardant les dagues derrière ses épaules.
« C'est quoi ce bordel, Charles ? »
Il se tourna lentement, ses bras se pliant sur sa poitrine alors qu'il l'a regarda à la lumière vacillante de la lanterne. Le geste resserra sa chemise sur ses épaules alors que l'agacement remplaçait l'amusement dans ses yeux. « Tu va avoir besoin d'être plus précise. »
Elle voulait crier. Elle voulait arracher le poignard de sa ceinture et le poignarder avec. Mais elle voulait aussi le chevaucher sur la pile de couvertures qui composait son lit, donc elle prit une grande inspiration stabilisatrice et elle retrouva un peu de contrôle.
« L'as-tu fait ? »
« Fait quoi ? » Grogna-t-il, son tempérament infâme déjà enflammé. « Si tu es ici pour porter des accusations contre moi, alors je suggère que tu… »
« Est-ce que tu l'a tué ? » Le coupa-t-elle en le regardant pour voir le moindre soupçon de vérité.
« Oui » répondit-il sans hésitation.
« Pourquoi ? »
Il haussa les épaules, repoussant une mèche qui s'était échappé de ses cheveux derrière son oreille dans un geste qui pourrait être tendre si ils ne discutaient pas de meurtre. « Tu sais pourquoi, Eleanor. »
Et cela devrait la déranger qu'il ait fait ça, qu'il ait tué pour elle, mais le fait était que de grandir à Nassau était que assassiner était un mode de vie. L'entreprise familiale était une entreprise criminelle, et les hommes qui remplissaient leurs entrepôts n'étaient pas des agriculteurs. C'était des pirates, et une gorge tranchée était une solution commune à un problème.
Donc, peu importe ce qu'elle devrait ressentir, la réalité était que cela ne la dérangeait pas. En fait, debout au milieu d'un camp de pirate avec le regard intense de Vane sur elle, ses ténèbres appelaient les siennes. Il était complètement excusé pour ses actes, et en le regardant maintenant, elle sut dans la moelle de ses os qu'il le ferait à nouveau.
Et elle ne s'en souciait pas.
« Tu m'évites. »
Si le changement de sujet le surprit, il ne le montra pas, mais il fit un pas de plus. La tente n'était pas grande, et un autre pas le mettrait pied à pied avec elle. « Tu savais où me trouver. »
« Ce n'est pas un putain de jeu. »
« Ça ne l'est pas ? » Il tendit la main, son pouce traçant l'ombre sur sa mâchoire, la preuve persistante que la nuit dans la taverne n'était pas un rêve. Son regard sombre rencontra le sien, et elle ne put supprimer le frisson qui la déchira à travers elle en une méchante promesse dans ses yeux. « Tu m'utilise pour tes propres fins. »
« Et toi non ? » Cracha-t-elle, s'échappant de son toucher.
Sa réponse fut de l'attirer à lui, ses deux paumes sur son visage, et il l'embrassa, un baiser dévorant et irrésistible. Il avait le goût de la fumée, du rhum et de la sueur, et cela lui était déjà familier, et elle en avait déjà besoin. Et elle savait déjà ce qui allait se passer après le moment où sa bouche touchait la sienne.
Il n'y eut pas de pause cette fois, aucune de hésitation de sa part pour le motif que son corps désirait le sien. Ils tombèrent l'un sur l'autre, dégringolant sur les couvertures alors que leurs vêtements quittaient leurs peaux. Il gronda lorsqu'elle arracha le cordon de cuir de ses cheveux, la laissant libre de les saisir par poignée quand elle voulut rapprocher sa bouche de la sienne, et le son alla droit dans le point entre ses cuisses.
Il déchira sa chemise ouverte en représailles, les boutons s'envolant librement où se déchirant simplement sous son emprise impitoyable. Le dos d'Eleanor s'arqua au moment où ses lèvres touchèrent sa poitrine, et elle ne se soucia pas d'étouffer un seul son de son plaisir alors qu'il léchait, mordait et aspirait sur son chemin à travers son corps. Et quand il se cabra en retour pour se dépouiller de sa chemise et de son pantalon, elle eut à peine le temps de boire à sa vue avant qu'il ne pousse ses jupes au-dessus de ses hanches et qu'il ne plonge dans sa chaleur attente.
Le pincement et la brûlure était loin d'être aussi douloureuse que la première fois, et c'était déjà oublié alors qu'il définissait un rythme dur, ses mains et sa bouche travaillant sur elle avec une telle frénésie que tout cela fut terminé en quelques minutes.
« Tu restes ? » demanda-t-il alors qu'il roula hors d'elle, sans prendre la peine de refaire son pantalon. La question était posée à bout de souffle, et cela envoya un frisson le long de sa colonne vertébrale – elle avait fait cela.
Eleanor devrait dire non à son invitation. Elle devrait arranger ses vêtements et revenir à la taverne avant que Mr Scott ne se rende compte qu'elle avait disparu. Elle ne devrait absolument pas être d'accord pour rester avec Charles Vane dans sa tente, où il venait de la baiser si bien qu'elle était certaine que tout le monde autour d'eux les avait entendus.
La chose était que Eleanor n'était pas vraiment fane des ses choses simplement parce qu'elle devrait les faire. Elle avait toujours aimée être dans les campements, et si les vingt dernières minutes était une indication que ce serait ainsi de passer du temps avec Charles Vane, alors elle n'avait pas particulièrement envie de partir.
« Si je reste, pense-tu que tu seras capable d'enlever tes bottes avant de me baiser à nouveau ? »
Il rit, d'un rire profond véritable, ce dont elle soupçonnait que c'était en effet un plaisir rare. « Cela peut s'arranger. » Le sourire qu'il lui offrit était paresseux lorsqu'il tourna sa tête sur l'oreiller pour la regarder. « Tu a interrompu ce qui allait être mon dîner. Tu as mangé ? »
Elle secoua la tête, et il roula sur le côté afin de l'embrasser une fois de plus avant de se lever et de reboutonner son pantalon. « Reste ici. » Sans prendre la peine de tirer sur sa chemise, il disparût, et Eleanor se remis dans les draps qui sentaient son odeur, se demandant comment diable elle était rentrer dedans.
Mais après un moment, elle se rendit compte qu'il l'avait laissé seule dans sa tente. Sa chemise toujours ouverte, Eleanor s'assit pour observer son espace et voir comment elle pourrait en apprendre davantage sur lui.
Elle fut surprise par l'ordre de ses affaires, les piles ordonnées de cartes graphiques, les vêtements pliés placer dans un panier, en attente d'être portés. La curiosité eut raison du meilleur d'elle-même, et elle se traîna sur les couvertures pour regarder de plus près. L'épée de la ceinture de Vane était bloquée sur le dos d'une chaise, et elle passa ses doigts sur le cuir, l'imaginant dans toute sa gloire alors qu'il arrivait frais d'une chasse, rinçant avec succès chaque pouce d'un seigneur pirate.
C'est ainsi qu'il l'a trouva, et elle attendit sa colère, attendit qu'il lui dise de se garder de toucher à ces choses, mais il se contenta de se baisser pour poser la plaque de bois bombée de nourriture et une bouteille de rhum sur le sol avant de venir à ses côtés. « Tu n'es vraiment pas capable de suivre les ordres, n'est-ce pas ? » Son souffle chaud était sur sa gorge alors que ses bras s'enroulèrent autour de sa taille tel une boucle par derrière, la tirant de nouveau dans ses bras, ses paroles lacées de rires. « Tu ferais une pirate horrible. »
« Je ne reçois pas d'ordres de toi. » Elle soupira alors que ses lèvres se déplacèrent le long de son cou, repoussant le col ouvert de sa chemise comme il s'approchait, et elle se pencha vers lui, se complaignant dans la sensation de son corps contre le sien. Un de ses bras resta ancré sur le bas de ses hanches, mais son autre main bougea, sa paume calleuse passant contre sur ses côtes, la pressant contre lui.
Mais ensuit il s'arrêta, la libérant et la guidant en arrière vers le lit de fortune. « Mange, Eleanor » dit-il avec un geste vers la viande fumante et les plantains frits, enfonçant ses dents dans son propre repas.
C'était bien la dernière chose auquel elle s'était attendue quand elle était partie pour la plage plus tôt dans la nuit, d'être ainsi assise sur son lit à partager un repas. Il demanda ses questions sur les affaires, d'abord sur celle de son équipage, et puis sur ceux en général, et pour la première fois depuis toutes ses années, elle fit connaissance avec lui, parlant juste. Ce n'était pas une bataille de volontés, ce n'était pas un concours pour voir ce qui allait se briser, mais une conversation simple, facile, qui continua même une fois la nourriture terminée.
Si il était surpris qu'elle par cette facilité entre eux, elle n'en savait rien. Il était aussi habile qu'elle pour dresser ses traits, et malgré tout ce qui s'était passé entre eux, ils abritait tout les deux beaucoup, beaucoup de secrets. Mais elle était si surprise de voir au combien elle appréciait sa compagnie qu'elle ne regretta pas sa décision de rester cette nuit avec lui.
Aussi bien qu'était la civilité entre eux, quand elle renversa un peu un peu de rhum sur elle, ses yeux suivirent le cheminement de celui-ci vers le bas de sa mâchoire, puis il fut sur elle, léchant longuement le rhum avant de la presser à nouveau dans le matelas.
Il la déshabilla facilement, ses doigts agiles déliant les fils de sa jupe, et quand il poussa le tissu sur le sol à côté d'eux, il se mit à genoux entre ses jambes, écartant ses cuisses et déposant un baiser à l'intérieur de son genou. Elle s'appuya sur ses coudes, leurs yeux se verrouillant, et l'intensité et la convoitise qu'elle voyait sur elle était assez pour rendre sa respiration difficile.
Et elle continua à le regarder alors qu'il commença à embrasser l'intérieur de ses cuisses, son regard vacillant revenant au sien toutes les quelques secondes. Avec son pouls battant follement dans ses veines, elle regarda alors qu'il se déplaçait de plus en plus haut sur sa cuisse avec une lenteur exaspérante. Elle avait fait cela avec des filles de l'auberge avant, explorant avec la sécurité relative d'une autre femme, mais elle n'avait jamais eu un homme ainsi, mettant sa bouche entre ses jambes. Elle s'était déjà demandée si ce serait pareil si il le lui faisait, se l'était demandé bien avant qu'il ne soit dans son lit, et quand sa bouche pressa finalement en bas, elle lâcha une série de « putain, putain, putain » qui le fit rire contre elle, produisant une toute nouvelle sensation droit en elle avec le raclement de sa barbe.
Mais son amusement disparut, et les hanches et le bassin d'Eleanor bougèrent contre lui alors qu'il s'occupait d'elle avec sa langue et ses doigts. Il faisait cela comme il faisait tout le reste ailleurs : intensément. Il ne lui fallut pas longtemps pour qu'il la pousser à nouveau au bord, et elle eut du mal à recentrer son attention sur autre chose que sur les vagues de plaisir qui la traversa quand il envoya le reste de ses vêtements loin et qu'il poussa en elle.
« Tu a aimée ça, pas vrai ? » Demanda-t-il avec une satisfaction suffisante alors qu'il appuyait profondément, poussant ses hanches rougit contre les siennes.
Elle avait aimée, et il le savait, mais qu'elle soit damné si elle l'avouait. Au lieu de cela, elle le tira vers le bas, l'embrassant pour le distraire, et poussa son poids contre lui de manière à ce que soit lui qui soit celui sur le dos. Elle l'avait fait pour le faire taire, pour être au contrôle, mais il y avait quelque chose dans l'attente heureuse avec laquelle il l'a regardait qui lui fit se demander si il ne comptait pas se glisser en elle ainsi.
Sauf que maintenant qu'elle était là, un fil de doute parvint à faire son chemin en elle, un moment où elle se rendit compte qu'elle était maintenant celle qui devait maintenir leur allure, fixer leur rythme, et il avait été avec des femmes formées à l'art du plaisir, beaucoup d'entre elles. Comment elle allait retenir son attention alors qu'elle savait à peine ce qu'elle faisait ?
Et peut-être qu'il vit l'éclat de doute où peut-être qu'il devenait juste impatient avec elle, où peut-être qu'il lui avait suffit maintenant de comprendre qu'un mot doux ferait beaucoup plus de dégâts que ses doigts se creusant dans ses hanches. Il la guida tout le long jusqu'à ce que l'instinct prenne le dessus, jusqu'à ce qu'elle soit tellement perdue dans le plaisir en en chassant encore plus qu'elle ne se souciait pas si c'était négligé, où avec qui d'autre il avait pu aller.
Elle était la seule dans sa tente ce soir. Elle était celle pour laquelle il avait tué. Elle était la seule à réduire son souffle en lambeaux, la seule qui pouvait sentir ses yeux sur elle, la désirant, toujours, toujours la désirant.
Elle était celle dont il prit la main quand ils se couchèrent ensuite, son pouce caressant le métal froid de ses bagues alors que leurs doigts s'enchevêtraient. Il y avait quelque chose d'incroyablement doux dans ce touché à ce moment-là, ses yeux à peine ouvert et son corps détendu contre le sien, et quand elle vint plus près pour jeter sa jambe sur la sienne, il bourdonna doucement, un grondement contenu qui lui rappela un chat tigré se prélassant.
Eleanor savait qu'elle devrait partir, que s'endormir comme ça franchissait une ligne dont elle ne pourrait plus revenir, mais elle était déjà moitié endormie. C'était juste une nuit. Et le matin, quand elle se réveilla avec sa bouche sur sa peau et sa main entre ses jambes, il était facile d'oublier le moment où les lignes était floues, facile de se perdre dans le plaisir intense qu'être le centre du monde de Charles Vane pour l'espace du temps où elle était dans son lit.
Et si il persista à l'embrasser avant qu'elle ne sorte de sa tente, c'était juste la preuve que ses plans fonctionnaient. Rien d'autre.
