Chapitre 3 fraîchement traduit, n'hésitez pas à laisser une petite review ! ;)
Bisous, Roza-Maria.
Eleanor ne se serait jamais attendu à aimer autant le temps qu'elle passait avec Charles Vane, de la manière dont elle le passait avec lui, et en quelque sorte, quelque part sur le long de la ligne, elle commençait à oublier que son but au départ n'était qu'un jeu de puissance.
Mr Scott détestait, détestait quand le navire de Teach était dans la baie, et donc Eleanor dans le lit de Vane, où lui dans le sien. Aucun des deux n'en avait rien à foutre de qui pouvait le savoir, et la présence d'Eleanor dans les campements apporta un changement, un respect réticent qu'on ne lui avait jamais accorder jusqu'à aujourd'hui. Et peut-être que c'était parce qu'ils savait que Vane riposterait si ils faisait quoi que ce soit contre elle, mais cela pouvait être aussi parce qu'elle avait fait de l'ensemble de cette entreprise quelque chose de plus rentable que jamais.
Mais elle se promit qu'elle ne serait jamais sur la plage à l'attendre, elle ne serait jamais une imbécile folle d'amour rabaissée par un homme, même si cet homme était Charles. Au lieu de cela, elle attendait qu'il vienne à elle, une fois que le déchargement des prises était fini et qu'il se présentait à l'entrepôt. La moitié du temps, il arrivait encore couvert de sang, et cela devint une habitude d'examiner son corps, afin d'évaluer la possibilité probable que tout ce sang lui appartenait, et de ravaler le niais « es-tu blessé ? » qui se pressait contre ses lèvres.
Ils menaient leurs affaires avec tout le sérieux qu'il fallait, aucun des deux prêts à sacrifier leurs positions durement acquis à leur soif de l'un de l'autre. Mais quand la prise de la journée était récoltée, et quand les hommes commençaient à dériver de la taverne au bordel, il l'a retrouvait dans une alcôve où dans un cellier, et si parfois ils le faisait derrière une porte fermée, la grande majorité du temps, ils laissait la porte ouverte. Leur désir l'un de l'autre était insatiable, elle est aussi la seule à souvent le pousser contre un mur, sa main se glissant entre eux pour caresser le cuir des ses vêtements, comme il était le seul à faire danser ses doigts sous sa jupe, et à avoir son chemin en elle.
Et pour le reste du temps, ils existaient simplement avec les autres. C'était la saison de la chasse, et il était rarement présent à Nassau plus que pour une poignée de nuits avant de reprendre la mer pendant plusieurs semaines à l'affilée. Les mois traînaient, brisés par ses retours, mais quand la saison commença à ralentir, il l'informa de sa décision.
« La prochaine fois, tu viendras à moi » dit-il, et malgré le fait que sa tête était appuyée sur son épaule et que ses doigts continuant à s'enfoncer dans ses hanches, les mots étaient difficiles.
« Quoi ? » Quelque chose n'allait pas depuis qu'il était entré dans la taverne, mais jusqu'à cet instant, elle s'était dit qu'il s'était passé certains évènements en mer dont il ne souhaitait pas discuter, mais maintenant, son ton, l'ordre qui était dedans, lui fit se demander si son problème n'était pas tout sauf quelque chose en mer.
« La prochaine fois que je rentrerais à Nassau, tu m'attendra dans ma tente » Gronda-t-il presque, ses doigts se serrant de manière possessive sur elle. « Tu viendra à moi. »
« De quoi tu parles, putain ? T'attendre ? J'ai des responsabilités, Charles. »
« Pense-tu que je suis tellement désespéré de te baiser que je vais juste attendre en bas, avec tout le monde qui me regarde, jusqu'à ce que tu décide d'ouvrir tes jambes ? »
« Va te faire foutre » Lança-t-elle, commençant à s'éloigner de lui. Ses mains étant toujours sur ses hanches, tous les muscles de son corps devinrent instantanément rigides malgré la façon languissante dont il était seulement un moment avant. Ils grondèrent et se détachèrent l'un de l'autre, et il parti, la laissant fulminante.
Il ne vient pas à la taverne. Elle ne vient pas sur la plage. Ils étaient enfermés dans une impasse faite de leurs propres mains, et tout comme elle avait refusé d'être la première à sourciller, Eleanor refusait d'être la première à plier, même si elle se rendait compte que sa demande, malgré le fait que cela aurait pu être discuté plus civilement, n'était pas entièrement déraisonnable.
En fin de compte, Jack fut celui qui s'approcha d'elle, avec anxiété, regardant dans la taverne pour voir qui pourrait regarder. Anne resta à leur table, ses yeux plissés par la concentration, mais quoi que Jack ait à dire, il ne fit pas tellement de pause quand ses yeux passèrent sur Eleanor. « Je ne sais pas où est le problème, » commença-t-il, se resservant lui-même un verre, « et je ne veux pas le savoir. »
« Allez vous faire foutre, Jack. » Grogna Eleanor en retour, lui arrachant la bouteille de rhum. « Restez en dehors de ça. » Elle fit un geste de la tête vers l'endroit où Anne était assise, l'air renfrognée de cette dernière s'assombrissant lorsque l'attention d'Eleanor fut sur elle. « Allez vous occuper de vos propres affaires. »
« Il a presque pris ma tête cet après-midi. Cela rend un poil difficile de rester en dehors de ça. » Soupira Jack, et il y eu un moment où son masque tomba, et il était fatigué d'être ici à plaider au nom de son ami qui était trop fier et trop têtu pour jamais le faire lui-même. « Aucun d'entre vous n'en à finit avec l'autre, alors arrêtez d'agir comme si vous n'en avez rien à foutre. Allez à cette putain de plage, Eleanor. Je crois qu'il est sur de dire qu'il vaut mieux pour nous tous que l'un d'entre vous cède. Et il est décidé à ne pas venir ici."
Elle ne se soucia pas de lui répondre, lui jetant son regard le plus froid avant de marcher loin pour aller servir les boissons à des clients moins irritants, donnant à Anne une couchette large. Jack, à sa manière, s'était radouci à son sujet ces derniers mois, mais Anne la regardait toujours avec une suspicion à peine voilée. Peut-être qu'elle savait qu'Eleanor avec des intentions peu honorables envers Charles peut-être qu'Anne était juste une salope. Difficile à dire dans un endroit comme celui-ci, mais Eleanor ne s'en souciait pas vraiment. Anne était le problème de Jack, pas le sien.
Eleanor ne voulait pas se soucier de l'humeur de Vane. Elle ne voulait pas se soucier du fait qu'elle avait déjà commencé en privé à examiner le fait qu'il avait peut-être raison que, parmi un équipage, l'équilibre du pouvoir était essentiel à la survie. Pour lui, partager son lit était une chose mais, pour lui, venir constamment à elle ainsi ferait que, eh bien, les hommes pourrait bien le prendre exactement pour ce qu'il avait dit.
Désespéré. Pathétique. Doux.
Et elle ne pouvait appliquer aucun de ses mots à Vane cela mettrait un frein au plan qu'elle avait lentement formulé au cours de ces derniers mois, un plan pour voir Teach hors de l'île et Charles capitaine. Si cela fonctionnait, elle serait la femme qui aurai viré un seigneur pirate de son trône et qui en aura soulevé un autre à sa place. Elle commandera Nassau.
Le fait qu'elle allait accomplir tout cela tout en offrant la possibilité à Charles de réaliser son propre rêve, eh bien, c'était juste une heureuse coïncidence. Elle ne l'avait pas choisi, après tout, à cause de leur compréhension, elle l'avait choisi parce qu'il était implacable dans la quête des choses qu'il voulait, un trait qu'ils partageait. Il ferait tout ce qui est nécessaire pour gagner, et plus il gagnait, plus d'argent ils feront tout les deux.
Mais il n'était pas question d'argent ce soir. Au bout d'un moment, Jack finit son dernier verre avant de partir avec Anne, laissant Eleanor en train de vider les tasses, la laissant considérer toute la merde qu'elle devait faire.
En fin de compte, cela avait peu d'importance si elle alla à lui puisqu'elle protégeait ses intérêts commerciaux à le voir nommé capitaine, où simplement parce qu'elle le désirait, lui. Le résultat était le même, et elle se dit qu'à cause de cela, il n'y avait pas de sens à trier les détails. Cela n'avait pas d'importance qu'elle se trouve à côté de lui devant un feu, son équipage lui donnant – et à elle – une couchette large.
Il était silencieux, continuant à siroter sa bouteille de rhum tout en regardant dans les flammes. Il ne la regarda pas, et il ne lui offrit pas de la liqueur, mais après qu'ils furent assis silencieusement pendant près d'une demi heure, il se leva sur ses pieds. Elle pouvait sentir encore la colère sortir de lui, la fureur refoulée dans l'attente d'une étincelle pour à nouveau éclater dans un enfer, mais elle n'était pas préparée à ce niveau de rage qu'il fit preuve contre elle quand elle le suivit dans sa tente.
« Pourquoi diable es-tu ici ? »
Ce fut comme si il l'a gifla, et tandis qu'une meilleure femme aurait pu réaliser à ce moment qu'elle l'avait blessé, l'humeur d'Eleanor monta avec la sienne. « Ce n'est pas ce que tu voulais, Charles ? Que je me présente à toi, ici, dans ce lieu, où tous les membres de ton équipage peuvent nous entendre baiser ? »
Ce fut la première fois qu'il ricana contre elle non pas avec du rire dans les yeux, mais avec malice. Il avait ce regard qui faisait taire les équipages et qui vidait les lieux, et malgré le frisson de peur que cela amena, Eleanor ne recula pas. Elle leva le menton, et elle le fusilla du regard en retour droit dans les yeux, et elle attendit sa réponse.
« Viens ici », dit-il enfin, les yeux brillants, une main sur la poignée du couteau attaché sur sa droite. Elle ne tient pas compte de la menace, ignorant le fait qu'elle jouait à un jeu dangereux avec un homme dangereux, et elle s'approcha de lui, sa seule concession face à sa colère et la possibilité qu'elle était peut-être celle qui était en tort.
Il l'a dépouilla de ses vêtements méthodiquement, en jetant les habits sur le sol, mais c'est seulement quand elle fut entièrement nue et qu'il était toujours là, debout dans ses bottes et son épée à sa place, qu'il l'a toucha, l'attirant contre lui alors que ses lèvres descendirent sur son cou. La poignée métallique du couteau et de l'épée s'enfonçait dans ses côtes, les boucles et les sangles de sa ceinture et de sa chemise étaient dures contre sa peau, et quand il arracha les épingles de ses cheveux, la poigne de ses doigts serra son cuir chevelu avec une frustration à peine voilée.
Elle reconnaît cela pour ce que c'était – lui exerçant le contrôle sur la situation, sur elle, mais plus que tout, sur lui-même.
Charles avait toujours été un amant attentionné, mais maintenant il était égoïste alors qu'il l'a pencha en la retournant sur son petit tableau qu'il gardait dans la tente, à la poursuite sans relâche de son propre plaisir en ayant peu de considération pour le sien. Il était en colère, et il était loin d'être doux, mais il était encore Charles, et elle avait toujours envie de lui, le désirant toujours, alors elle poussa ses hanches en arrière dans les siennes, le rencontrant dans sa poussé brutale. Elle ferma les yeux à la tente, au reste du camp qui les entourait, et céda simplement aux sensations familières – ses respirations difficile sur son dos, la poigne de ses mains sur ses hanches, son mouvement en elle. Il dansait le long d'une ligne mince alors que leurs peaux claquaient ensemble, son touché à la limite de lui faire mal, mais il ne fit aucune tentative de dissimuler qu'à cet instant, il voulait lui faire mal, que c'était seulement son self-contrôle qui l'empêchait de libérer sa vraie fureur.
Elle se tourna vers lui quand il eut fini, s'éloignant de la table et prenant une profonde inspiration pour se calmer, d'un côté pour arranger son corps et d'un autre pour préparer son esprit pour la bataille qui n'était pas encore terminée. Il était encore tout habillé, à l'exception de sa queue qui sortait de son pantalon, et si les choses n'avaient pas été si difficiles, la vue aurait pu être comique. Les choses entre eux s'équilibraient sur le bord d'un couteau, et Eleanor n'avait toujours pas peur de lui, pas vraiment, mais l'obscurité qui vivait en lui était très proche de la surface alors que ses yeux suivaient ses mouvements.
« Tu seras là, la prochaine fois ? » Demanda-t-il, n'ajustant pas ses vêtements, ne s'approchant pas d'elle, mais en la regardant avec un sang-froid lointain qui n'aurait pas du être possible vu qu'il venait juste d'être en elle.
« Je viendrais à toi une fois les activités de la journée terminée, » dit-elle après une pause car ils était même à cet instant sur une bataille d'une guerre beaucoup plus longue. La prochaine fois, elle irait jusqu'à lui, mais la fois suivante, c'est lui qui viendra jusqu'à elle, qu'il le sache déjà où non. Elle sera son égale, non seulement à ses yeux, mais aussi aux yeux de ses hommes.
Il hocha la tête, débouclant la ceinture de son épée avant de la laisser tomber sur le sol avec un bruit sourd. Le reste de ses vêtements suivirent, et quand il embrassa enfin sa bouche, sa peau nue contre la sienne, la tension qu'elle gardait commença à disparaître. Cela ne sera jamais doux entre eux, mais ce fut plus lent quand il l'a pris à nouveau dans son lit, et la caresse de ses doigts, l'effleurement de ses lèvres, était la seule qu'il lui offrirait pour s'excuser de la façon dont il l'avait traitée à son arrivée.
Elle pressa un baiser contre la marque sur son épaule après, quand ils étaient encore agréablement enchevêtrés et que le sommeil commençait à peine à leur faire signe. Ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait, mais ce soir, elle traça les lignes avec son doigt une fois que ses lèvres laissèrent sa peau, et c'était sa version de s'excuser – sa façon de dire qu'elle comprenait sans jamais réellement l'admettre.
Il ne portera plus jamais de chaînes, imaginaires où en fer – il ne sera plus jamais considéré comme la propriété de quiconque, même d'elle.
La main sur sa cuisse resserra son emprise, et il respira lentement avant de dire : « Je me suis échappé quand j'avais neuf ans. Tué trois hommes pour le faire. » Les mots était plat et sans émotion, mais elle reconnût ce ton, elle le connaissait bien. C'était celui destiné à cacher ses véritables sentiments, forgé dans l'acier contre une pression de terribles souvenirs, une colonne vertébrale redressé face à toute cette faiblesse.
C'était un ton qu'elle avait appris il y a longtemps.
Eleanor pensa à ses cicatrices sur son dos, pensant à combien il devait être jeune quand ils ont pressés le fer chaud sur sa peau et le déchirant avec les coups de fouets, se demandant comment il avait pu s'endurcir face au monde alors qu'il était si jeune. Que pouvait faire un enfant pour une méritée une telle raclée, aussi brutale ?
Elle ne le demanda pas, mais elle se blottit plus près, et sa main se déplaça alors de sa cuisse à l'inclination de sa taille, passant par la courbe de son dos jusqu'à glisser sa main dans ses cheveux, ses doigts se mélangeant dans les mèches enchevêtrés. Il ne dit rien d'autre, probablement perdu dans des souvenirs qu'elle commençait à peine à comprendre, mais il ne la laissa pas s'en aller, et elle appuya ses lèvres sur sa poitrine, une de ses jambes jetée entre les siennes, sa paume se reposant sur ses côtes. Et ce n'était pas qu'ils n'avait pas déjà été entrelacés après avoir baiser, leurs corps se refroidissant dans un silence satisfait, mais ceci… Ceci, c'était différent. Ceci était quelque chose de tendre et doux, c'était lui étant vulnérable, s'exposant à elle, et ne cherchant pas à se dérober de ça c'était lui en lui disant ses secrets avec ses battements de cœur contre son oreille, sans autre raison qu'il désirait qu'elle sache.
Ceci était Charles ne prenant pas la peine de se cacher – ni sa colère face à son argumentation, et ni la tendresse qu'il lui avait témoigné en conséquence, et ceci était Eleanor étant avec lui, non pas à cause des ses investissements où de ses machinations politiques, mais parce qu'à cet instant, elle le voulait simplement.
C'était une de ses nuits terrifiantes où elle sentait quelque chose changer entre eux, un autre morceau tombant sur place, et elle devrait arrêter cela, mais elle ne le faisait pas.
Parce que Eleanor Guthrie ne faisait toujours pas ce qu'elle devrait faire juste parce qu'elle le devrait.
« C'est une chose amusante, » dit alors Teach alors qu'il marcha jusqu'à l'endroit où Charles se trouvait au milieu du pont, un œil sur l'horizon, l'autre sur l'équipage. Ils seront à Nassau à la tombée de la nuit, et après trois semaines en mer, les hommes était tous impatients de rentrer à terre, pour une raison où pour une autre.
Et si Teach était un lecteur d'esprit, la chose amusante pourrait être que Charles soit parmi eux : cela faisait des années qu'il n'avait pas attendu son retour à terre avec une telle vigueur. Il avait toujours préféré être en mer, d'être en mouvement avec le pont sous ses pieds et une épée sur sa hanche. Si ce n'était pas le sexe et le fait reconstituer leurs réserves, il n'était pas sûr de ne jamais quitter l'eau.
Sauf que maintenant, il voyait Eleanor quand il fermait les yeux, tout ses cheveux blonds chatoyants tombant sur ses épaules alors qu'elle le chevauchait cet adorable et petit sourire qui venait toujours avec un roulement de yeux, un regard qu'il avait fini par réalisé que c'était un signe de son affection. Où comment, quand l'heure se faisait terre, elle lui jetait un regard à travers la taverne bondée quand elle pensait que personne ne la regardait, un mouvement sournois de sa langue sur sa lèvre inférieure et le désir assombrissant ses yeux.
Il n'avait jamais eu une femme dans sa vie, pas comme ça. Peut-être que cela l'avait changé. Peut-être pas. Mais il commençait à comprendre un peu plus l'entêtement de Jack à rester aux côtés d'Anne, la façon dont ils ne s'entretuaient pas sur le champ malgré leurs quartiers proches.
Parce que autant Eleanor pouvait le mettre en colère à l'occasion, autant il ne pouvait vraiment pas s'éloigner d'elle. Même avec le conflit qu'ils avaient eux plusieurs mois auparavant, le problème n'avait jamais vraiment été Eleanor – c'était lui. Il la connaissait assez bien pour savoir qu'il aurait du prévoir que toute tentative pour la commander se solderait dès l'instant par son retentissant va te faire foutre. Avait-il simplement voulu se jouer d'elle comme elle se jouait si facilement de lui, il aurait pu emprunter un chemin qui n'aurait pas éveillée son humeur.
Non pas qu'il regrettait quoi que ce soit. Eleanor sortant ses griffes dehors était une belle chose à voir, et depuis cette nuit, elle était plus audacieuse que jamais avec lui. Il avait obtenu un autre côté de sa personne que personne d'autre n'avait vu, un morceau d'elle qui était sien.
Charles ne cessait de considérait le fait qu'il lui avait donné un morceaux de lui-même en court de route.
A côté de lui, Teach accolada son bras contre le bois, suivant le regard de son quartier-maître. « Tu ne va pas demander à ton capitaine ce qui est si amusant ? »
La seule réponse que Charles offrit est un roulement de yeux vers Teach et un faible grognement dans sa gorge. Il refusait de participer à ce qui était pour sûr une sorte de morale où de plaisanterie à ses frais.
Teach s'écorcha de rire, une main charnue tombant sur le dos de Charles. Mais il se tut un instant plus tard, le poids de sa main lourd sur ses anciennes cicatrices. « Tu passe beaucoup de temps avec la femme Guthrie. »
Ce n'était pas une question, donc Charles ne se dérangea pas à répondre. Le capitaine put sûrement sentir tous les muscles de son dos devenir rigides, donc il ne se força à se relaxer à nouveau et il attendit que l'autre homme arrive à son point. Pour sûr que cela l'irritait – la plupart des gens qui souhaitaient discuter de sa relation avec Eleanor l'irritaient – mais contrairement à Jack, Charles ne pouvait pas dire au capitaine d'aller se faire foutre. Teach tolérait beaucoup de choses de lui, mais si le capitaine voulait se faire entendre, il se faisait entendre.
« Il y a beaucoup à dire pour une bonne femme qui attend sur le rivage, » continua Teach à court terme, et sa main trouva son chemin jusqu'au bois où Charles s'appuyait contre. « Rien de mal à avoir une femme. Mais cette femme à besoin de connaître sa place, tout comme toi. Elle est la plage. Elle n'est pas le navire, ni la chasse, ni l'océan. Tu n'emmènes pas une tasse de thé sur un bateau de pirate. »
« De quoi est-ce que tu es en train de parler, putain ? » Grogna Charles, tout les discours sur les femmes et les tasses de thés lui donnant l'envie de sauter par-dessus de bord et de faire le reste du chemin du retour à Nassau à la nage. « Je n'ai pas une putain de femme. Je n'en veux pas. »
Et Eleanor Guthrie n'était pas une putain de tasse de thé, mais Charles ne dit pas cela, ne révélant pas qu'il savait exactement où son capitaine voulait en venir.
Non, cette femme était faite de choses bien plus sévères que de la porcelaine. Elle était le fer et l'acier, forgé et plié mais jamais rompu elle était aussi féroce qu'elle était intelligente. Il l'a regardait grandir en elle-même au fil des ans, la regardant secouée par la déception de l'abandon de son père et de tenir son empire par les deux mains, en faire quelque chose de mieux, de plus fort. Il l'avait vu aller pas après pas contre les autres quartiers-maîtres, et peut-être que sa présence avait quelque chose à voir avec le fait qu'ils s'inclinaient tous si vite, dans certains cas, mais elle tenait son propre chemin.
Eleanor dans son élément était un putain de spectacle à voir.
« Non, je suppose que non. Cela revient au même, elle n'a pas sa place sur ce navire. »
« Elle n'est pas sur ce putain de navire. »
Teach ne dit rien immédiatement, et Charles put sentir le regard de l'homme plus âgé – le regard dur, l'évaluation de son capitaine – mais il ne broncha pas alors que le silence traînait entre eux, la ruée des vagues et l'appel des mouettes alors qu'il s'approchaient de plus en plus près du rivage était les seuls bruits avec le bourdonnaient constant de l'équipage.
Le capitaine suit le regard de Charles vers l'horizon où Nassau attendait juste sur le bord du monde. « Elle ne l'est pas ? » Demanda-t-il enfin. Teach n'attendit pas de réponse, ce qui était tout aussi bien. Charles n'en avait pas.
Elle ne l'avouerait jamais, mais Eleanor se trouva à faire la plus stupide, la plus ridiculement émotionnelle chose quand Charles partait pour de longues périodes.
Elle se faufilait jusqu'à la plage, cachant ses cheveux et son visage sous un capuchon, demeurant dans l'ombre pour rester inaperçue, et elle se glissait à travers les campements pour aller jusqu'à sa tente. Et en dépit du fait que son lit était plus confortable, et malgré la façon dont son cœur vrombissait à comment elle essayerait de s'expliquer si elle était prise, Eleanor se déshabillait toujours et rampait toujours sous les couvertures, s'emmitouflant dedans et sentant l'odeur de Charles jusqu'à ce qu'elle tombe de sommeil.
Et quand les premières lueurs de l'aube la réveillaient, elle se redressait, tirant sa capuche et prenait un chemin détourné de la taverne pour éviter d'être détectée, tout en ignorant fermement à quel point elle pouvait être putain de sentimentale. L'excuse qu'elle se donnait était qu'elle voulait lui rappeler qui il baisait, même si elle devait être présente d'une manière où d'une autre quand il revenait à Nassau, mais cela ne changeait pas le fait que dormir dans son lit l'apaisait, surtout après une journée particulièrement misérable, s'envelopper en lui lui donnait la force de se ressaisir et de solder tout cela.
En outre, c'était aussi l'une de ses putains de place sur l'île où elle pouvait vraiment être seule sans craindre d'être dérangée où pour sa sécurité. Personne ne penserait à la chercher dans la tente de Charles quand il était en mer, et personne n'était assez stupide pour être dans le campement d'Edward Teach sans la permission du capitaine. Il était donc parfaitement logique pour elle de dormir ici les nuits où elle souhaitait rester seule avec elle-même, quand l'incessante morale de Mr Scott allait trop loin et que les murs de la taverne et toute ses responsabilités pesait sur elle. C'était calme sur la plage quand tous les équipages étaient à la chasse, la brise chaude des Caraïbes agitant le tissu de la tente et le bruit des vagues sur le sable la berçant jusqu'à ce qu'elle s'endorme.
Ce qu'elle n'avait pas escompté, c'était à ce que quelqu'un entre dans la tente au milieu de la nuit.
Le craquement et le crépitement du feu la réveillèrent, des voix inattendues flottant dans la nuit. Eleanor se crispa, sentant sous l'oreiller le couteau qu'elle savait que Charles avait, ses doigts se serrant autour du manche froid alors qu'elle écoutait. Teach ne devait pas revenir avant deux jours, mais il y avait pourtant des hommes dans le camp. Qui était suffisamment con pour venir dans ce camp, parmi tous les autres camps, sans être un membre de l'équipage ?
Il n'y avait pas de temps pour s'habiller, la lumière se déversant dans la tente alors que la couverture qui servait de porte bougeait. L'adrénaline la poussant, Eleanor oublia qu'elle était nue, oublia qu'elle n'avait pas la moindre piètre chance contre la majorité des hommes sur la plage, mais elle avait la surprise de son côté, et cela devra être suffisant.
C'est seulement quand la silhouette donna un grognement familier alors que son corps heurta durement les muscles et le cuir usé qu'elle se rendit compte qu'il s'agissait de Charles.
« C'est quoi ce bordel, Eleanor ? » Demanda-t-il, les yeux brillants dans l'obscurité alors qu'il lui enleva le couteau des mains, le jetant sur le côté. Il remarqua alors sa nudité, ses yeux se trouvant à errer sur sa peau, et sa bouche se courba en un sourire fatigué. « Maintenant, ceci est un bien meilleur accueil qu'un couteau sous la gorge. »
« Je ne savais pas que c'était toi. »
« Et qui d'autre pourrait venir ici ? »
« Tu es en avance. »
« Ce que manifestement tu sais puisque tu es ici. »
Eleanor haussa les épaules, et pas pour la première fois en sa présence, sa capacité à mentir facilement lui fit défaut. Et il vit à travers cela, la voyant elle, et quelque chose l'adoucit, les dernières traces de dureté qui persistait sur le pont se dissipant alors qu'il vint vers elle. Le baiser qu'il lui donna était une surprise, un geste presque tendre qui laissa sa poitrine douloureuse quand il recula pour tirer sa chemise sur sa tête avant de la faire reculer.
Elle pouvait goûter le sel sur sa peau, la sueur, la saleté et la mer, mais Eleanor ne s'en soucia pas, ne lui donnant pas le temps de se laver du navire alors qu'elle le débarrassait de ses vêtements restants et qu'elle le tira vers le bas pour atteindre le matelas.
Dans l'année depuis que Eleanor l'avait invité dans son lit, cela n'avait jamais été comme ça. Habituellement, quand il revenait de la chasse, il était presque désespéré d'elle, et il y avait peu de finesse dans ce premier ébat – c'était une explosion de désir des deux côtés, les semaines de convoitise refoulée se déchaînant l'un sur l'autre dans un torrent de langues et de dents, de la peau giflant la peau alors qu'elle haletait et qu'elle jurait avec lui. Mais ce soir, c'était tout autre chose.
Il l'embrassa encore, comme si il ne pensait à rien d'autre depuis qu'il l'avait vu la dernière fois, mais son toucher était plus doux, presque paresseux alors qu'il traçait les courbes de son corps, d'abord avec le bout de ses doigts calleux, puis avec sa langue. Il connaissait déjà chaque pouce d'elle, mais il la redécouvrait, et alors que les yeux d'Eleanor se fermèrent sous la luxure qu'elle ressentait de lui, elle se demanda, et ce n'était pas la première fois, ce qu'ils étaient en train de foutre l'un avec l'autre, quels lignes ils venait de franchir et dont ils ne pourraient pas revenir.
Mais ce n'était pas la nuit pour se le demander, pas quand il se glissa finalement en elle et fixa un rythme lent et profond alors que ses doigts s'enfonçait dans ses hanches, plaidant pour plus dans un murmure essoufflé, ce qu'elle savait qu'il aimait. Et aussi sûr, ses hanches se mouva un peu plus durement, et quand elle ouvrit les yeux, ses traits brillait de satisfaction béate alors qu'il croisa son regard.
Il embrassa ses doigts quand ce fut fini, les yeux fermés et son souffle se ralentissant enfin. « C'est le genre de surprise auquel je pourrais m'habituer, » lui dit-il, murmurant avec contentement alors qu'elle démêlait ses doigts des siens pour courir laisser son pouce courir sur ses lèvres, ses doigts traînant sur sa barbe.
Elle rit, se penchant pour capturer un autre baiser langoureux, mais ne dit rien parce que la réponse honnête était qu'elle pourrait s'habituer à cela aussi, peu importe ce que c'était.
Quand elle s'éloigna finalement à nouveau, il serra ses doigts une fois de plus avant de sortir du lit. Il faisait encore nuit dans la tente sans lanterne allumée, le clair de lune et les feux de camps fournissait à peine assez de lumière pour voir alors qu'il ramassait le couteau et qu'il le remit soigneusement en place, avant d'aller au bassin d'eau peu profonde et d'en soulever la cruche pleine. Leurs yeux se croisèrent alors qu'il souleva un sourcil vers elle avec un sourire taquin face à la preuve de sa présence bien avant son arrivé, mais il ne dit rien, tournant son attention au lavement du pire des traces sur lui.
« Quelqu'un t'a-t-il jamais enseigner comment utiliser un poignard ? » Demanda-t-il avec une désinvolture trompeuse sur la question.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » Répondit-elle distraitement, beaucoup plus intéressée à le regarder dans toute sa gloire nue, des gouttelettes d'eau coulant sur sa peau, que de discuter de poignards.
« Je veux dire que si cela avait été quelqu'un d'autre que moi qui serait venu ici ce soir, tu serais morte. » Il y eu une pause sur le bruit calme de l'eau, son inspiration audible, et elle put entendre la rage ramper dans sa voix. « Dis-moi que ta merde inutile de père a tenté d'apprendre à te défendre avant de te laisser ici. »
C'était une nuit pour les premières fois, car c'était aussi la première fois que Charles exprimait directement son opinion sur le père d'Eleanor, et elle comprit avec une clarté cristalline la source de sa colère, compris que Charles avait fait plus pour la protéger durant l'année qui venait de s'écouler que son père n'avait jamais fait où qu'il ne ferait probablement jamais.
« Il a laissé des gardes, » répondit-elle enfin, la vérité de l'accusation frappant juste un peu trop près. Ce que Eleanor savait des poignards et des fusils était en grande partie ce qu'elle en avait appris elle-même où la meilleur estimation qu'elle avait pu faire de ce qu'elle avait vu. Il y avait un fusil de chasse dans son bureau à la taverne, mais elle avait eu la chance jusque ici que la menace de l'avoir entre ses mains avait suffit à mettre fin aux problèmes. Elle ne doutait pas que si elle devait en faire usage, elle serait en mesure de tirer sur la gâchette, mais ce serait un coup de chance si elle touchait quoi que ce soit.
Quand elle regarda l'arrière de Vane, son dos était devenu rigide, ses cicatrices chatoyants à la lumière pâle. Chaque muscle exposé était tendu, et si il n'y avait pas cette tension dangereuse dans l'air, Eleanor aurait été heureuse d'aller jusqu'à lui, de se mettre à genoux et de lui montrer juste à quel point elle aimait son corps. Mais quoi qui avait été différent entre eux ce soir, peu importe ce qui avait naquit chez lui pour qu'il desserre le contrôle minutieux de ses émotions, maintenant cela bourdonnait et cela faisait des étincelles dans l'obscurité, une mèche allumée menant à un baril de poudre.
« Habille-toi », dit-il enfin en jetant le chiffon qu'il utilisait dans l'eau et de se pencher pour atteindre son pantalon.
« Quoi, maintenant ? » Haleta Eleanor mais elle ne bougea pas de sa place. « Quoi que ce soit, ça peut attendre jusqu'au matin. Reviens au lit. »
« Mets tes putains de vêtements et viens avec moi, » lança-t-il, mettant son pantalon en place en fermant les boutons brusquement, ses mouvements saccadés. Prenant sa chemise sur le plancher, il lui jeta dessus avant de saisir le poignard hors de la ceinture de son épée et de sortir hors de la tente.
Eleanor regarda l'entrée maintenant vide la tente, murmurant un « c'est quoi ce bordel » dans un souffle. Elle se débattit avec l'idée de l'ignorer, de se retourner et d'aller dormir, mais elle pensa au regard dans ses yeux et à la rage à peine contenue dans sa voix, et peu importe ce qui le dérangeait autant, ignorer ses souhaits – peu importe combien elle détestait qu'il lui donne des ordres ainsi – n'aiderait pas les choses.
Alors, elle enfila sa jupe et sa chemise, ne se souciant de ses chaussures, du manteau où du reste, et le suivit.
Charles la mena sur la plage, loin des feux et des hommes, dont la plupart s'était endormis où avaient trouvé leur chemin dans la ville à la recherche d'une prostituée disponible. Eleanor ne se soucia pas de lui demander où ils allaient, l'ensemble rigide de ses épaules et le poignard serré dans ses doigts lui disait tout ce dont elle avait besoin de savoir.
Il s'arrêta quand les campements ne furent plus qu'un lointain miroitement de lumière, le bruit de l'océan et le murmure du vent à travers les dunes et les palmiers étant les seuls bruits qui masquait leurs respirations. « Je ne serais pas toujours là pour te protéger, » commença-t-il, sa voix même plus mordante que d'habitude alors qu'il lui offrit la poignée de la lame, « mais je peux te montrer comment te protéger toi-même. »
Sa protestation qui disait qu'elle n'avait pas besoin de lui pour la protéger mourut sur ses lèvres alors qu'il lui tendait la lame, parce que ce soit vrai où non, la réalité était qu'il lui offrait quelque chose dans le coin sombre de cette plage qu'aucun autre homme dans sa vie ne lui avait jamais offert : une chance d'apprendre, une chance de pouvoir faire elle-même ce que les hommes faisait toujours pour elle.
Alors Eleanor prit le couteau.
Et dans l'heure qui suivit, Charles lui expliqua toutes les façons de tuer un homme. « Fie-toi à ta rapidité, » dit-il à son oreille, ses bras serrés autour d'elle, son emprise sur ses poignets comme des menottes. « Au moment où tu es ici, c'est trop tard. Tous les hommes sont plus forts que toi. Anne est mortelle parce qu'ils ne la voient jamais arriver. » Il esquiva son coup de pied dans le tibia facilement, déplaçant sa jambe pour assurer son emprise jusqu'à ce qu'il l'ait complètement immobilisée. Son souffle était chaud sur son cou et son épaule, et Eleanor oublia pendant un instant la leçon, arrêtant le combat, et se pencha en arrière dans son emprise, sa chaleur saignant à travers sa chemise, sa sueur et la sienne faisait que le tissu lui collait à la peau.
Inclinant sa tête en arrière, elle se reposa sur son épaule, le clair de lune attrapant ses yeux alors qu'il lui jeta un regard curieux, desserrant son étreinte comme si il avait détecté son changement d'humeur. « Merci », dit-elle doucement, sans détourner le regard, sans prendre la peine de cacher le fluage d'émotion dans sa voix. C'était le milieu de la nuit, ils étaient complètement seuls, et en dépit de la menace sous-jacente de la leçon, elle ne s'était jamais sentie autant en sécurité. Et une partie de cela avait avoir avec l'homme dans son dos, sachant qu'il n'hésiterait pas à mettre fin à toute personne qui tenterait de lui faire du mal en sa présence, mais une autre partie était de savoir combien il se souciait d'elle.
Pas seulement de la femme qu'il baisait. Pas seulement comme la receleuse où la propriétaire de la taverne. Mais comme Eleanor Guthrie. Il n'avait rien à prouver à qui que ce soit en l'armant avec ses connaissances, rien à gagner de cette leçon, si ce n'est une mesure de confort dans sa capacité à se protéger elle-même quand il n'était pas là.
Charles reconnût son remerciement avec un signe de la tête, puis il lui donna un baiser, un profond et indigent baiser qui laissa sa tête se balancer une fois qu'il la libéra. « On à pas fini », marmonna-t-il, le désir lacérant chacun de ses mots alors qu'il prit sa main libre et la guida vers le milieu de sa poitrine, son sternum dur sous ses doigts. « Ne jamais poignarder ici. Trop d'os. » Il glissa sa main inférieurement, ses muscles se contractant sous ses doigts. « Ici. L'angle du couteau passe en dessous. »
Eleanor hocha la tête, ayant du mal à diriger son attention sur la leçon et non pas sur la tentation de sa peau nue. Charles avait toujours été un homme séduisant, mais vêtu seulement de son pantalon, pieds nus et cheveux dénoués par sa main sur une plage, avec une concentration absolu et la mer dans son dos, il était de chaque pouce le pirate que la rue murmurait qu'il était – le seigneur pirate qu'elle avait l'intention de le voir devenir.
Ses muscles la brûlaient au moment où il fut suffisamment satisfait pour déclarer que la leçon était finie, le ciel commençant à pâlir à l'est, premier indice de l'aube qui mettrait encore une heure à apparaître au large. Ils était tout deux couverts d'une fine pellicule de sueur, et la brise de l'océan la fit frissonner alors qu'ils lui tournait le dos pour retourner aux campements. « Garde ça, » dit-il d'un ton bourru, faisant un geste de la tête vers le couteau qu'elle tenait toujours, son poids plus familier dans sa main maintenant qu'elle avait une certaine confiance dans la façon de l'utiliser. « Et garde le sur toi tout le temps. »
« Même avec toi ? »
« Surtout avec moi. » Il lui sourit, passant son bras autour de ses épaules et pressant un baiser sur sa tempe, mais elle entendit la vérité sombre qu'il essayait de cacher, malgré le geste intime – qu'il était un homme dangereux avec une liste croissante d'ennemis, et qu'elle était importante pour lui.
Et cela faisait d'elle une cible.
Mais dans la façon dont Eleanor voyait les choses, elle était déjà une cible. Vane la rendait plus forte, et ensemble, ils trouveront un moyen de ramener cet endroit au talon. Elle le suivit jusqu'à sa tente, plaçant soigneusement le couteau à côté de ses chaussures, puis se mit à genoux comme elle avait voulu le faire des heures plus tôt, pour lui montrer à quel point elle appréciait ses efforts.
