Je ne saurais vous dire toutes ces choses qui me lacèrent l'âme, elles sont là, me détruisent mais n'ont ni nom, ni définitions. Elles existent simplement.

Merci à : Loulya parce que c'est une bêta du tonnerre, je lui envoie mon chapitre en pleine nuit et dès le lendemain je le retrouve corrigé et tout beau, tout prêt à se faire poster et à mon chaton parce qu'il est trop mignon et tout chatonneux et tout doux et je m'égare complet là, non ?

Mot de la bêta : Il paraît que c'est plus drôle si j'en écris un, donc j'en écris un. En fait je ne sais pas trop quoi dire parce que c'est la première fois que je suis bêta et donc je n'ai jamais écrit de mot. J'aurais bien un conseil pour tous les gens qui passent et lisent cette fic' : REVIEWEZ-LA ! Ouais parce que Mary est géniale et que je suis fan de sa fic' (et de son humour aussi). \°/

La prochaine fois je détruirai le mythe de l'auteur sérieux sauf si Mary m'a mise à la porte avant, ce que je n'espère pas, bien entendu ! Bref, bref, j'ai corrigé ce chapitre en cours de géographie d'espaces et sociétés alors que je suis sur le point d'avoir mes partiels, donc s'il reste des fautes je rejette toute responsabilité sur mon prof (et non je ne mords pas) !

Pour finir… vous saviez que l'anus des pigeons n'a pas de muscle et que c'est pour ça qu'il ne peut pas se retenir et vous chie sur la tête ?

On crèvera moins cons, merci Loulya.

Je suis une balle perdue, une erreur aux conséquences imprévisibles : J'aurais dû être un garçon, je suis née un mois et demi avant terme parce que ma mère était en train de m'empoisonner à l'albumine et par césarienne car j'étais assise en tailleur. Ce furent les trois premiers ratés de ma vie, j'étais une fille, en avance et le ventre de ma mère était défigurée, forcément l'amour n'était pas le sentiment le plus évident à ressentir. Après ça se fut un enchaînement de conneries et d'erreurs plus ou moins importantes qui n'ont rien arranger aux choses et puis il y a environ six mois j'ai viré cinglée et depuis je crois qu'un truc s'est brisé avec ma famille. C'est comme si j'étais subitement devenue l'élément en trop et c'est peut être le cas.

LA FOLIE EST UN ETAT, NON UN FAIT.

Bonne lecture


Le Silence

Quatrième chapitre

Breathe me


Je suis un soupir. Un souffle qui s'égare sur tes lèvres. Je suis un souvenir, une résurgence d'un passé oublié. Je suis la pluie sur ta peau et la haine qui chamboule ton cœur.

Je suis la folie qui vous traîne et vous transperce, l'incarnation d'un mythe universel. L'enfer brûle dans mes yeux et j'en suis la gardienne. Je suis un nom qui te brûle la langue, qui t'enchaîne à ta propre humanité.

Je ne suis rien, personne, j'existe au-delà des âges, éternel et destructeur. Je suis contenu dans ces cris dans ton sommeil, ces larmes à ton réveil, cette terreur qui ne te quitte pas même après avoir ouvert les yeux.

Je suis un rêve ou plutôt tous vos cauchemars.


Je reste un temps à observer les élèves passer dans le couloir. Je les regarde évoluer à pas pressés, silencieux, méfiants, repliés sur eux-mêmes. Poudlard a peur, Poudlard tremble sur ses fondations, tendu dans l'attente de la bataille.

Un jour ses murs s'effondreront et l'horreur se propagera dans chacun de ses couloirs, jusqu'au plus profond de ses entrailles. Poudlard est une bête acculée et ses élèves des biches aux abois. Je n'ai pas honte de le dire : j'en fais partie.

Je ne suis pas le seul à hésiter avant d'ouvrir le journal. Quand je tremble à cause d'un hurlement, c'est tout Poudlard qui m'accompagne. Nous vivons dans la peur, enfermés dans notre propre école, dans notre propre autarcie.

On ne parle plus, les yeux sont éteints, les sourires faux et les rires désabusés. Une mort, juste une, celle qui a tout déclenché, qui nous a arraché brutalement à notre enfance pour nous rappeler qu'une guerre se prépare autour.

Le couloir est désormais vide et je m'assois sur le rebord d'une fenêtre. Je sors un parchemin et commence à tracer délicatement les contours des portes du couloir. Peu à peu, les formes floues du couloir apparaissent sous mes doigts.

J'essaie de reproduire le plus de détails possibles, comme on me l'a demandé.

"Tout doit être exactement à sa place, aucune erreur permise, c'est grâce à ces dessins que nous pourrons nous repérer dans le château. Si tu omets ne serait-ce qu'un sigle sur une porte cela pourrait nous retarder de plusieurs minutes voire bien plus et tu sais bien que nous n'aurons pas beaucoup de temps."

Père a particulièrement insisté sur la précision du dessin alors j'exécute cette besogne qui paraît si apaisante mais qui me ronge de l'intérieur. Ce sera ma première véritable contribution à un plan du Lord.

Avant je ne m'étais jamais vraiment engagé, c'était un peu comme si je n'étais pas réellement l'un d'entre eux, mais avec ce dessin et la potion qui sera bientôt prête, ce sera fini. Je serais impliqué et il n'y aura plus de retour en arrière possible.

Mais le travail doit être fait, alors autant que ce soit moi, il y a bien pire comme mission. Je n'aurais pas de sang sur les mains, en tout cas pas cette fois.

Je mets la touche finale à mon croquis avant de m'éloigner du couloir. Je vérifie le temps qu'il me reste sur ma montre. Vingt-cinq minutes pour voler du sang de salamandre à Rogue, c'est court mais ça devrait être possible.

Je cours un peu dans les couloirs pour arriver au plus vite aux cachots. Je m'arrête devant la salle de potions pour écouter le bruit. Bien, Rogue enlève des points à un Poufsouffle, ça devrait le distraire.

Je regarde à nouveau ma montre, dix minutes. Ce château est vraiment un foutu labyrinthe avec ses escaliers mouvants, ils m'ont fait perdre de précieuses secondes.

Je lance un sort sur la porte pour l'ouvrir le plus discrètement possible. À l'intérieur, le nombre de flacons me décourage presque, heureusement qu'il note tout sur les fioles, sinon je ne pourrais jamais l'avoir à temps. Je finis par trouver l'étagère où sont rangés les flacons de sang.

Montre : encore quatre minutes.

J'agrippe fébrilement la fiole voulue alors que j'entends des pas se rapprocher venant de la porte donnant sur la salle de cours. Je n'attends pas plus longtemps et sors aussi rapidement que possible. Je referme la porte avec un soupir de soulagement.

Maintenant il faut que je retourne très vite au dortoir, foutue ligne que je n'avais pas remarquée, forcé d'aller chercher le sang en vitesse pour pouvoir le mettre à midi pile dans la potion.

Encore deux minutes, je bouscule un cinquième année qui me lance un regard noir mais je m'en fous. Je pousse la porte du dortoir avec violence, avant de sortir le chaudron de sous mon lit, je verse le sang avec appréhension.

J'attends quelques temps avant que la potion change enfin de couleur. Vert d'eau, légèrement ambrée. Je sors mon parchemin et m'accorde un cri de victoire quand je constate que tout est bon.

Plus que quelques semaines et la potion sera prête et un mois en avance, ce qui tient du miracle.

Je prends un parchemin vierge et écris une petite note à l'attention de mon père avant d'y ajouter les quelques dessins des couloirs que j'ai reproduit ainsi que leur emplacement exact sur le plan du château que j'ai réussi à me procurer.

Je m'assois un instant sur le lit pour reprendre mon souffle quand la porte s'ouvre sur un Blaise avec sa mine des mauvais jours.

"Potter te soupçonne d'être Mangemort, enfin « te soupçonne » c'est gentil, il crie sur tous les toits que tu en es un. Espérons qu'il n'ait pas la mauvaise idée de soulever ta manche au cours des prochains jours.

- Aucun risque, sa sainteté Potter aurait trop peur d'être contaminé par moi s'il osait me toucher."

J'ai un rire cassant qu'il ne partage pas. Il pointe ma potion du doigt avant de me demander où j'en suis.

"Je pense qu'elle sera finie courant février, le Lord va être content. Après c'est la seconde partie du plan qui m'inquiète."

Il acquiesce d'un geste puis le silence s'installe. Un silence lourd, pliant sous le poids des regrets et des souvenirs. Finalement il me dit que Nott me cherche avant de partir.

Je me lève en prenant la lettre pour mon père. Dans une sorte de brouillard, je vais jusqu'à la volière. En y entrant, je rentre dans quelqu'un. Je me retrouve plaqué sous le corps de l'importun.

Des excuses étouffées me parviennent alors que la personne se relève légèrement pour reprendre un semblant d'équilibre. Ses gestes se figent alors que nous nous dévisageons.

Je sens presque mes poings se serrer alors que nos regards s'affrontent, ses yeux s'obscurcissent et je sens les miens s'étrécirent. On se défie du regard, à celui qui craquera le premier, qui donnera une raison à l'autre d'engager le combat.

Étrangement je sens de la curiosité dans son regard, comme s'il cherchait à voir au-delà de mon corps pour voir ce qui se cache dans ma tête. Soudain oppressé par cette investigation, je le repousse violemment.

"Dégage Potter, tu m'écrases putain."

Je me relève et m'époussette du mieux que je peux. Putain de Gryffondor. Je me retrouve alors plaqué contre le mur et Potter m'assène un coup de poing à la mâchoire.

Je masse un temps celle-ci, surpris par son geste, avant de lui rendre la pareille. Nous roulons sur le sol glacé tout en continuant à nous frapper. Tous les coups sont permis et aucun de nous ne se retient.

C'est intense, violent, le parfait catalyseur pour la tension qui m'habite depuis le suicide de Pansy et je bénis un instant Potter de m'offrir cet exutoire. Chaque coup que je lui porte c'est une part de ma culpabilité que je détruis.

Nous nous séparons un instant, je m'essuie le revers de la bouche. Je sens du sang sur ma main. Connard même si lui n'est pas en meilleur état. Dans un regain de rage je me jette sur lui.

Je le sens alors céder sous mon poids, nous entraînant alors dans les escaliers dont j'avais momentanément oublié la présence.

Dans un éclair foudroyant j'entrevois les rapports que m'avait fait lire mon père sur la probabilité de se faire le coup du lapin en tombant d'un escalier pour me dissuader de courir dans ceux du Manoir. Cela me semble bien plus réaliste aujourd'hui qu'à l'époque.

Nous dévalons les escaliers à une vitesse hallucinante, je n'ai même pas le temps de sentir la douleur qu'une autre la remplace ailleurs. Finalement nous atterrissons sur les dalles dans un boucan infernal.

J'ai tout juste le temps de ressentir une douleur intense dans mon crâne avant de sombrer dans le noir.


Je me réveille violemment, il me faut quelques minutes pour reconnaître l'infirmerie et Pomfresh penchée sur moi tenant dans une main une seringue qui me paraît anormalement énorme.

J'ai encore en tête les images de mon rêve. Pansy me murmurant que ce serait bientôt mon tour, que moi aussi je ne tiendrais pas. La voix de Pomfresh chasse le rire cynique de Pansy de mes oreilles.

"Vous êtes réveillé, Monsieur Malfoy ? Tant mieux, j'étais sur le point de vous faire une injection de magie pure et cela aurait été dommage de gâcher une dose d'une telle valeur pour une simple chute."

Je la regarde s'éloigner en fredonnant et soupire de soulagement en la voyant ranger la seringue dans une armoire. Ce n'est pas que j'ai peur des aiguilles mais depuis qu'on m'a imposé la marque je préfère les éviter.

Je me tourne vers le lit adjacent pour y découvrir Potter dont le regard me promet mille morts. J'ai un sourire narquois. Il a un coquard à l'œil droit et ses lunettes gisent sur sa table de chevet, inutilisables désormais.

Pomfresh revient vers moi et s'assois sur une chaise entre nos deux lits, comme si elle sentait que la situation pouvait dégénérer d'un instant à l'autre.

"Par Merlin, que s'est-il passé ? Vous auriez pu vous tuer."

Potter prends un air contrit alors que je reprends mon expression habituelle, froide sans une trace d'émotions. Comme il ne semble pas prêt à parler, je décide de prendre les choses en mains.

"J'allais entrer dans la volière quand Potter en est sorti en trombe, la gravité étant ce qu'elle est, le choc nous a fait tomber dans les escaliers. Un simple accident, voilà tout."

L'infirmière me jette un regard suspicieux mais Potter, pour une fois un tant soit peu intelligent, confirme ma version, malgré un regard ne disant rien de bon. Je passe dessus, je n'ai pas intérêt à me faire remarquer en ce moment.

"Et vos bleus ? Vos coupures ?"

Je m'apprête à répondre quand Potter me devance, avec un sourire presque sadique :

"Ma chouette a cru que Malfoy m'agressait et a voulu me défendre mais dans le feu de l'action, elle m'a eu aussi et les bleus je pense que les marches sont largement coupables."

Pomfresh secoue la tête d'un air incrédule, je crois qu'elle a rarement entendu une histoire aussi bancale mais elle ne s'attarde pas plus, il y a une épidémie de grippe sorcière en ce moment et elle n'a pas le temps de s'occuper de nos querelles.

Elle nous laisse sortir avec une potion réparatrice à prendre tous les soirs pendant une semaine et la recommandation de faire plus attention la prochaine fois que nous sortons ou entrons dans une pièce avec un escalier adjacent.

Je lève les yeux au ciel avant de sortir de la pièce. Au bout de quelques mètres, Potter m'attrape par le col de ma chemise et me siffle à l'oreille :

"Reste loin de moi, sale Mangemort, la prochaine fois je m'arrangerai pour que tu en crèves."

Il me relâche avant de reprendre sa route. J'ai un bref éclat de rire avant de lui lancer :

"Cause toujours Potter, tu ne connais que l'Expelliarmus, pas très efficace pour tuer."

Il ne répond pas et je fouille dans ma poche pour vérifier si la lettre y est toujours avant de reprendre le chemin de la volière. Là-bas, j'attache ma missive à la patte de mon hibou, soulagé de m'être acquitté de cette tâche.

Le temps court, à moi de courir plus vite.

A suivre ...


Chapitre posté le 5 Janvier 2012 12h34 heure locale. (Oui je suis à l'heure, pas besoin de faire une danse de la joie).

Pour le prochain chapitre on reprends un rythme normal, donc lundi 9 entre minuit et 23h59.

Un chapitre plus court que les précédents mais je me suis surtout concentré sur l'action et il y a enfin une vrai confrontation Potter/Malfoy et croyez moi, ce n'est ni anodin, ni pour remplir les vides. La suite au prochain épisode, les enfants.

Mary J. Anna.