Je suis instable, ce n'est pas une justification mais une réalité avec laquelle je compose chaque jour.

Merci à : Loulya comme toujours, parce qu'on forme une team maintenant. Enfin elle supporte ma folie, c'est déjà ça. Et à Orelsan, parce qu'il m'a fait retrouvé mon mojo avec sa musique (d'ailleurs une pensée pour lui qui va devoir comparaître bientôt parce que ces connes de féministe n'ont pas d'humour).

Mot de la bêta : En mode toute fière, je déclare que la vodka c'est bon. Et que vous allez aimer ce chapitre. Et que j'en ai marre des cours, c'est chiant. Et que la Terre est plate pour vous faire les pieds. Et que je devrais bosser, mais que corriger ce chapitre a été une excellente excuse pour ma paresse lamentable.

Je serais toujours à l'ouest : Je vais pas vous mentir, j'ai décider de m'occuper de moi, j'avais pas envie d'écrire donc je ne l'ai pas fait. J'ai trop souvent servi de la merde parce que j'avais pas l'inspiration, je veux pas recommencer maintenant.

Where is my fucking mind : Je t'aime, mais quelque part je te hais de me le faire ressentir. Je voudrais te le hurler mais je me tais par respect pour toi, parce que je t'aime et que toi ça te tue. Ça te tue quand tu me touches, quand tu me regardes, quand tu m'embrasses, ça te tue parce que quand je pars c'est toi que j'abandonne derrière moi. Et puis tu as fini par le dire. Sortir les seuls mots qu'on aurait jamais du inventer. Pauvre con, t'as ouvert la boîte de Pandore et tu as cru que ça ne nous détruirait pas. Quelle connerie, quel égoïsme de dire qu'on aime. Pourquoi t'as fait ça connard ? J'essayais de rationaliser le truc, te protéger de ça mais tu as sauté dedans à pieds joints. Je t'en veux, je m'en veux. Je tenais pour toi, t'as balancé la mèche connard, t'as mis le feu aux poudres et tu crois que ça ne va pas exploser. Mais ça implose déjà. Je suis partie et toi tu m'attends, tu passes à côté de ta vie.

VA TE FAIRE FOUTRE ET CRÈVE, JE T'AIME PUTAIN.

Bonne lecture.


Le silence

Sixième chapitre

Levels


Je suis une lame qui s'enfonce dans un cœur. Le poison qui s'écoule dans un œsophage, jusqu'à détruire chaque parcelle de vie, d'humanité.

Je suis une crainte, bien qu'on m'adule parfois. Quoi qu'il en soit chacun finit à genoux devant moi, que ce soit pour supplier de vivre ou pour un regard, et ma réponse reste toujours la même.

Un coup, une lame, une larme, un cri, du sang, une course, ne jamais laisser de trace, là est mon quotidien. Je ne le fais pas par devoir, rassurez-vous.

Je ne suis pas une de ces illuminées pensant avoir une mission divine ou agissant par conviction. Ma seule conviction est le cash que l'on me donne quand un contrat s'est bien déroulé.

Je suis un assassin, ni plus, ni moins. Je tuerais ma propre mère pour de l'argent, je n'ai d'ailleurs pas hésité à le faire. C'est la loi du marché, si tu ne le fais pas, quelqu'un le fera à ta place.

Je suis votre pire cauchemar parce que si votre nom est sur ma liste, vous n'en réchapperez pas.

Je suis Shurah.


Il y a ce tremblement infime, ce sentiment intérieur que tout va s'écrouler d'un instant à l'autre. Cette conviction étrange et insaisissable que c'est maintenant que tout se joue et seulement à ce moment précis.

Alors que j'ouvre la porte de mon nouveau dortoir, c'est exactement ce que je ressens. J'ai presque un mouvement de recul tant la sensation est forte et me transperce.

Potter m'intime l'ordre de rentrer. Reprenant mes esprits je m'exécute. La pièce dans laquelle je pénètre est un petit salon, plutôt spacieux avec une bibliothèque sur un pan et deux fauteuils faisant face à un appareil que je n'identifie pas.

Potter ramasse un boîtier sur la table basse en verre avant de s'affaler sur un fauteuil. Il appuie sur un bouton et sur l'appareil face à lui des images apparaissent. Voyant mon regard surpris il croit bon de dire :

"C'est une télévision, Malfoy, un appareil moldu qui permet de voir des émissions ou des films, comme le cinéma-magique mais en moins cool. C'est pratique pour passer le temps.

- Je ne m'abaisserai jamais à utiliser cette chose. Je vais choisir ma chambre, ne te plains pas après si tu es moins bien loti que moi."

J'ouvre la première chambre et l'inspecte de fond en comble. Ce n'est pas le grand luxe mais c'est toujours mieux que mon ancien dortoir, au moins je n'entendrai pas Crabbe se branler et Goyle ronfler.

Je vais dans la seconde qui est strictement similaire à la première. J'y dépose mes affaires et vais dans la salle de bain qui, Merlin merci, est individuelle. J'en profite pour prendre une longue douche chose impossible à faire à Serpentard.

J'en sors une bonne heure plus tard et me sèche sommairement les cheveux tout en m'habillant distraitement. Je vais dans le salon dans l'espoir de trouver un livre pouvant me faire passer le temps.

Potter est toujours dans le fauteuil, le regard fixé sur l'écran où une femme lance des sorts ridicules pour vaincre une créature tout aussi ridicule. L'envie de rire est aussi soudaine qu'irrépressible. Cela a au moins le don de détourner le regard de Potter de l'écran.

"Qu'est ce qui te prend ?

- Les moldus nous voient vraiment comme ça ? Parce que c'est franchement absurde, les sorts qu'elle lance et son ennemi, c'est juste le summum du ridicule et de la stupidité.

- Personnellement je ne trouve pas ça si différent de la réalité. Tu veux regarder un épisode ? Au moins ça a le don de te faire rire.

- Tu n'es pas obligé d'être gentil avec moi Potter. Et je préférerais qu'on me coupe les deux bras plutôt que de regarder une minute de plus de ce déchet moldu."

Il hausse les épaules, le regard à nouveau happé par l'écran alors que je vais me chercher un livre. J'en choisis un qui ne me semble pas trop mal avant de m'asseoir sur le second fauteuil pour le lire.

J'essaye de me concentrer mais je ne peux m'empêcher de jeter des coups d'œil fréquents à la télévision. Finalement après n'avoir réussi à ne lire que quelques paragraphes en vingt minutes j'abandonne et pose mon livre pour regarder l'écran.

Potter a un sourire narquois en voyant cela. Avant qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit, je lui lance un regard noir. Son sourire ne fait que s'élargir un peu plus mais il reste silencieux, Merlin merci.

Je sors une cigarette de ma poche et prends mon Zippo gravé aux armes des Malfoy pour l'allumer. Au bout de quelques secondes, Potter se lève et va ouvrir la fenêtre avant de se justifier d'un pauvre :

"J'ai pas envie de mourir d'un cancer à cause de ta fumée mais c'est aussi ton salon alors ouvrir me paraît un bon compromis.

- Tant que tu ne me demandes pas d'arrêter en me disant à quel point c'est mauvais, ça me va Potter."

Finalement je crois que ça pourrait être bien pire, Potter est moins ennuyant que ce que j'aurais imaginé. Peut-être que nous arriverons à survivre à cette cohabitation forcée.

Cela peut paraître optimiste mais ma vie se casse littéralement la gueule alors j'ai le droit d'espérer qu'au moins une chose ne se mette pas à déconner à fond. Pitié Potter, ne te comporte pas comme le roi des cons. C'est tout ce que je demande.


J'ai pleuré cette nuit. J'ai regardé les heures s'écouler et j'ai pleuré. Comme si ça pouvait changer quelque chose, comme si la sensation de perte pouvait partir aussi facilement.

J'ai craché sur la fatalité de la réalité, sur le sens commun, une clope à la bouche et une impression d'implosion au bord des lèvres. J'ai regardé le soleil se lever et j'ai hurlé à la lune de revenir me bercer encore une heure, juste une dernière heure.

Puis j'ai fermé les yeux une seconde, le temps de faire le deuil de mon chagrin. Je les ai ouverts et la nuit s'est effacée, jusqu'au moindre de ses vestiges. J'ai fermé la fenêtre en fixant le vide une dernière fois et j'ai repris ma vie aussi simplement que cela.

J'ai accepté la vérité cette nuit, la seule qui en vaille la peine. Je ne suis plus le même, je ne le serai plus jamais mais je suis libre. La magie m'a enchaîné toute ma vie, cette magie que j'adule tant à fait de moi un tueur, une machine, un être que je ne suis pas.

Mon nom et la magie sont les seules choses qui ont fait ce que je suis devenu, les seules raisons pour lesquelles une marque dénature mon bras. Mais ma magie s'est enfuie, rendant obsolète mon nom. Père ne me donne d'ailleurs plus de nouvelles depuis une semaine.

Je suis libre mais je ne sais pas quoi faire de cette liberté nouvelle. Devrais-je m'enfuir de Poudlard ou rester et changer de camp ? Dois-je m'attendre à mourir pour mon erreur, à être puni ou seulement à être ignoré ?

Je ne sais pas, je n'en ai pas la moindre idée. Alors je reste, j'attends, on verra bien plus tard. Quelque part, je crois que je pourrais m'habituer facilement à mon statut de cracmol et cela a quelque chose de terrifiant et rassurant à la fois.

A suivre ...


On est le 29 Mars 2012, il est 23h22 et j'ai deux mois et six jours de retard.

Prochain chapitre dès que j'aurais l'inspiration, oublié la parution hebdomadaire, on en revient au classique : l'anarchie, mon pote, l'anarchie.

"On cherche la solution finale, l'apocalypse, le moment où tout nous péteras à la gueule." UNE NOTE SUR MON PORTABLE.

Mary J. Anna.