I'm the dream come true, the fucking light in the darkness. I'm nobody.

Merci à : euh personne, parce que je fais de la merde et même si je ne doute pas que Loulya me corrigerait ça le ferait moyen de lui faire corriger un truc alors que ça fait un truc comme un siècle que ma panne d'inspiration la mise au chômage technique.

Ah si merci à vous, les quelques reviewers qui ont du perdre espoir que j'écrive la suite un jour. Ce jour est arrivé, je sais pas si c'est bon et je sais pas quand la suite de la suite arrivera mais celle-ci est là et j'espère que ça vous plaira.

Where are you : J'ai l'impression de brûler des étapes, que tout va trop vite, qu'après avoir rater le départ j'ai trouvé un raccourci vers une vie rangée au fond de plusieurs litres de Jameson. Comment ? J'en sais foutrement rien, l'alcoolisme latent doit finalement avoir un avantage. Je suis confuse, tu sais, je vis dans une sorte de brume comme si rien n'était réel. Quand tout se cassera la gueule ? Quand est-ce que le monde tournera à nouveau sur son axe ?Je n'y crois juste pas, ce ne peut pas être ma vie. Cette chance soudaine cache un piège. J'ai un CDI, un mec super sexy et fou de moi et aucune idée de comment c'est arrivé. La beauté précède toujours l'horreur, la justice l'erreur. C'est le cycle de la vie. De ma vie. Up and down, alway up then down. Like a bouncing ball, can you catch me on the rebound ? C'est le bordel dans ma tête tu sais, je cherche un sens à tout ça mais il n'y a que l'incohérence qui me frappe et m'accuse : que t'es tu donc infligée ? Je plaide coupable, coupable de folie, de vie dans un monde sans intensité. Coupable d'humanité dans une société désincarnée. De rêverie dans un monde où le matériel compte uniquement. Coupable de vivre encore. Où suis-je ? Je ne sais pas.

Je sais que je ne sais rien. C'est déjà bien.


Le Silence

Dixième chapitre

I see fire


Peut être que tu as raison. Peut être que je ne suis pas la personne que je pensais être. Je hurle et je cours partout, je cherche à tout prix un moyen de faire en sorte que ça marche. Je ne me reconnais pas, j'en ai juste quelque chose à foutre et c'est complètement nouveau pour moi.

Je te regarde et ça me bouleverse. Je te touche et ça me consume. Je cherche ma froideur antérieur, mon self-contrôle mais c'est parti. Aussi simplement que ça. Tu me transformes, tu fais de moi un autre homme. Un homme que j'espère meilleur, que j'aimerais être. Que je pourrais être si tu nous laissais une chance.

Je n'étais peut être pas qu'un connard, j'attendais peut être que quelqu'un m'apprenne ce que ça fait d'aimer pour me rendre compte de ce que je faisais. Je t'attendais toi, comme une foutue pucelle j'attendais mon prince, le bel héros aux yeux d'émeraude qui me sauverait du dragon. Juste que cette fois le dragon s'est avéré être moi.

Je vais dire une belle connerie, je vais être mon anti-thèse pendant un instant. Je t'aime, c'est tout, c'est con. Je suis terrifié pourtant. Je l'ai sorti tellement de fois sans le penser, sans même y réfléchir, comme j'aurais dit "suce moi" et c'est probablement ce que ça voulait dire.

Mais pas cette fois. Je le pense, je le ressens, je le vis et bon sang je n'ai jamais rien connu d'aussi terrifiant, d'aussi jouissif. Je voudrais tout foutre en l'air, m'enfuir, t'embrasser, que tu me prennes contre le mur, sur la table, partout. Que tu m'apprennes à faire l'amour moi qui n'ai jamais fait que baiser.

Ça me fout les jetons, sérieux, mais je te veux et je me battrais pour ça. Contre toi, contre moi aussi, je me battrais et je ferais tout pour ne pas perdre. Pas cette fois. Moi le Serpentard je vais faire preuve de courage quand il te manquera, de loyauté quand tu auras besoin de moi, d'honnêteté quand tu auras des doutes, d'amour à chaque instant que tu accepteras de passer avec moi.

Je serais un Gryffondor pour toi, grâce à toi surtout. Je deviens fou tu sais. Tout ces sentiments qui se mélangent, toutes ces choses dont j'ignorais l'existence, l'importance avant toi. Je me sens submergé, peut être que je me noie en fait.

C'est peut être le dernier sursaut, ma dernière tentative désespérée d'atteindre la berge avant qu'il ne soit trop tard. Si seulement tu me tendais la main. Si seulement j'avais le courage de la prendre. Tout se jouera toujours sur une main qu'on ne retient pas entre nous, n'est ce pas ?

C'était vrai lors de notre première rencontre et ça l'est encore aujourd'hui. Une main tendue et prise change tout, tu sais, ça changera toujours tout. Tu as déjà rejeté la mienne une fois et je n'aurais jamais le courage de revivre ça. Alors fais-le et peut être que j'aurais le courage de changer l'histoire.

Et je te fixe assis à l'autre bout de la pièce, le dos courbé pour lire tes notes sur nos recherches, si studieux, à des lieux de mes pensées chaotiques. J'aimerais hurler tout ces mots qui se ruent dans mon crâne, retenir ton attention enfin. J'aimerais me lever et t'embrasser mais je ne fais rien comme toujours.

Je me cherche des excuses et elles sont terriblement facile à trouver. Mes yeux ne te quittent pourtant pas. J'espère peut être qu'à force de te fixer tu finiras par tourner la tête vers moi. Alors tu saurais, je n'aurais pas besoin de trouver le courage de te le dire. Mais tu ne le fais pas, tu restes obstinément penché sur ta feuille.

Si proche de moi et si loin en même temps. Ce ne pourra pas durer pourtant, on est allé trop loin et cette trêve ne nous ressemble pas. On s'est haïs, insulté, battu, on s'est même embrassé mais nous ne nous sommes jamais ignorés. L'un de nous brisera toujours le silence.

D'un coup de poing ou d'un baiser, qu'importe tant que tu me regardes. Qu'importe tant que c'est toi et moi. Soudain une note apparaît sur ma table. Je reconnais ton écriture mais tu ne me regardes toujours pas. Bon sang, Potter, regarde moi, je t'en prie. Regarde moi que je sache que je ne suis pas fou.

Sur la note seuls quelques mots sont griffonnés à la hâte : "Ce n'était qu'un baiser, Malfoy, le monde peut se remettre à tourner, tu sais." J'ai l'impression de m'être pris un coup. Je me lève et sors de notre salle commune. Le silence me semble soudain insupportable.

Et j'avance dans les couloirs, je ne vois rien, je ne sais pas où je vais, j'avance c'est tout ce qui compte. Je sens une main m'agripper et me tirer dans l'ombre. Je reconnais tes yeux qui brillent dans l'obscurité. Tu ouvres la bouche pour parler mais je te devance.

"A quoi tu joues Potter ? Je croyais que tout revenais à la normale."

L'amertume dans ma voix me surprends. C'est si dur de cacher ce qu'on ressent quand on ressent vraiment quelque chose. Je ne sais pas le faire, je ne sais plus. Je suis à nu et tu me dévisages comme si tu cherchais tes mots. Je reprends un peu plus agressivement que je le voudrais.

"Qu'est ce que tu me veux à la fin ?"

Tes lèvres s'écrasent sur les miennes durement, tes mains s'agrippent à ma chair meurtrie, ton corps se tends contre moi. C'est violent, soudain, incompréhensible. Tu gémis d'une voix sourde avant de t'éloigner précipitamment.

"Je ne sais pas."

Ta voix n'est pas plus haute qu'un murmure mais tu es déjà loin. Tu as fuis. Toi le grand Gryffondor, le Sauveur, tu es lâche. Ça me frappe soudain et un rire nerveux m'échappe. Si Potter lui même en a si peur j'ai peut être raison d'être lâche au final.

Je deviens fou, ou peut être est-ce le monde. Je vois les flammes qui me consument aussi clairement que si elles étaient réelles. Je vois la folie de notre situation, la logique aussi. Isolés de tous depuis la perte de nos pouvoirs, nous sommes devenus le repère de l'autre et on se raccroche désespérément l'un à l'autre.

Et si ce n'était que ça au final. Parce que dès que tu ouvres la bouche le charme se rompt et la haine afflue dans mes veines. Peut être que mon amour n'existe que dans le silence, dans l'ombre de notre solitude forcé. Je rationalise, je cherche un sens à l'insensé. Comme toujours, j'oublie de vivre l'instant et l'analyse sans recul.

Je fonce dans un mur et je le sais au fond. Seras-tu assez fou pour me suivre Potter ? Promis je me tairais puisqu'il semble que les mots nous condamnent alors je ne parlerais plus. Je t'aimerais avec mes mains et mes lèvres. Nos souffles sont fait pour se mêler pas pour se gaspiller en vaines paroles.

Je secoue la tête, je divague, encore. Je perds le contrôle de mes pensées si facilement en ce moment. Le monde se casse la gueule et je passe mon temps à me languir de Potter. Dumbledore nous a dit qu'il pensait être proche de la solution avant de partir il y a un mois et j'ai à peine haussé les épaules.

Tout ce qui n'est pas Potter me semble si anecdotique, c'en est risible.

Que m'as tu fait ?

Bon sang, que m'as-tu fait, Harry ?


Un craquement sinistre retentit dans la plaine déserte. Un sorcier vient de transplaner au pied de la tour envahie par la végétation et à moitié écroulé. Il sort un parchemin usé par le temps, uniquement maintenu par un puissant sort de conservation. Il relit les dernières lignes du document avec frénésie, tentant de les imprimer dans son esprit.

Sa vie en dépends et plus important : le sort du monde magique. Quand il se juge près à affronter les dangers qui l'attendent, il se décide à entrer dans la tour. D'un habile sort il faut pivoter la porte sur ses gonds, en lance un second pour détecter un éventuel piège. Il a un mince sourire.

Un simple piège mécanique facile à contourner en lévitant ce qu'il faut illico, se reposant délicatement sur une dalle inoffensive. Il allume une torche, qui éclaire l'entrée crasseuse et un escalier de pierre délabrer.

Il se remémore les instructions : ne pas poser le pied sur la première marche, ne pas toucher aux murs qui sont ensorcelés pour assimiler toute chose entrant à leur contact, éviter au maximum la magie à l'étage, un champs de force la contrarie, la faisant agir anormalement, un simple lumos pouvant devenir un feu destructeur.

Il s'avance lentement, évitant la première marche, grimpant agilement en se maintenant le plus éloigné possible des murs. Alors qu'il pose le pied sur une marche, celle-ci cède, il a un instant de terreur en se sentant chuter mais retrouve son équilibre avec agilité.

Tremblant il patiente un instant avant de reprendre son ascension redoublant de prudence. Quand il parvient à l'étage, il est essoufflé et nerveux mais en vie ce qu'il considère comme une victoire. Il évalue d'un œil expert son environnement. Un léger scintillement dans l'air lui indique que le champs de force est bien en place.

Il jure, il avait espérer que le temps l'aurait dissiper. Il repère quelques pièges mécaniques au sol mais parviens à visualiser une trajectoire assez sûre entre les pièges. Il s'avance sur ses gardes. Quelque chose en lui lui hurle que quelque chose lui échappe, que c'est presque trop simple pour le moment.

Il louvoie entre les pièges d'une démarche assurée, priant pour ne rien avoir manqué. Il sort du champs de pièges, nerveux mais fiers. Il a failli se faire transpercer par des flèches en marchant sur une dalle mais ses réflexes lui ont permis de se baisser évitant de peu une mort certaine. Devant lui des haches gigantesques se balancent bloquant le passage.

Pour ne rien arranger à part un mince pont de pierre permettant de traverser, le reste s'est écroulé laissant entrevoir un tas de gravats tranchants, les parties écroulés devant être en verre puisque au fond de la fosse le sol scintille d'un reflet mortel. Il s'immobilise à nouveau, cherchant le meilleur moyen de traverser le rideau de hache.

Il met un peu de temps à se décider à avancer. Les premières haches ne lui posent aucun problème, il les évite habilement. Lui suivantes non plus et il commence à se sentir confiant. C'est là qu'il commet une erreur, trop sûr de lui, il ne remarque pas une légère aspérité dans le sol.

Il trébuche et se voyant tomber vers l'arrête d'une hache acérée il incante un bouclier. Le champs transforme l'inoffensif sort protecteur en un puissant souffle destructeur. Les murs sont détruits et il a tout juste le temps de proférer une dernière prière à Merlin avant d'être engloutis dans l'effondrement de la tour.

Toute sa prudence et ses préparatifs auront été vains. Il a échoué. Les cartes sont redistribuées et nul ne le sait encore mais ce pourrait tout changer.

A suivre ...


Posté le 2 Janvier vers minuit cinq.

J'ai retrouvé une sorte d'équilibre, j'arrête de m'éparpiller dans ma vie personnelle peut être que je deviendrais plus productive ici, peut être pas. Seul l'avenir nous le dira. Mais bon je suis toujours ici et c'est presque un miracle en soit vu que je vous abreuve de mes conneries depuis déjà 7 ans. Et presque 4 ans pour cette fic.

"J'écris parce que je ne suis pas douée pour parler, ma voix se casse et les mots me manquent mais quand j'écris c'est juste plus facile. Je n'ai pas à regarder l'autre dans les yeux, je n'ai pas à lui dire que ça me fout en l'air, que je tremble et que je ne peux pas le gérer. Je n'ai pas à me montrer faible." NOTHING.

Mary J. Anna.