A reboot is a rebirth. Never think that you can avoid losing something in the process.
Merci à :Eiichiro Oda. J'ai regardé les 516 premiers épisodes de One Piece entre juillet et octobre 2011 alors que j'étais en pleine dépression. C'était la seule chose qui arrivait à me faire ressentir quelque chose alors que je ne ressentais plus rien. J'ai pleuré avec les personnages, ris avec eux, me suis réjouis avec eux alors que ce qui m'arrivait ne m'atteignait pas. Ce manga a été la lumière dans les ténèbres qu'étaient ma vie. Quand j'ai fini tout les épisodes sortis je suis passée aux scans et c'est ce que je continue à faire aujourd'hui ne m'étant jamais fait rattrapé par l'anime, même si je ne les lis pas tout le temps et qu'il m'arrive de passer plusieurs mois sans le lire. Ce manga a changé ma vie et c'est un univers vers lequel je reviens volontiers quand je ne vais pas bien, ou que je vais bien d'ailleurs. Alors voilà cette nuit je rends hommage à un homme que je considère comme l'un des plus grands mangaka du monde. L'univers qu'il a créé est l'un des plus complexes et des plus réfléchis que j'ai jamais vu. Le nombres de références, d'indices essaimés tout le long de son immense oeuvre est tout bonnement hallucinant. C'est une claque à chaque fois de se rendre compte de la profondeur de son oeuvre et de la maîtrise parfaite qu'il a de son histoire qu'il a entièrement prévu dans les moindres détails, chaque nom a un sens, chaque chose une symbolique. Derrière des dehors enfantins il y a une seconde lecture tellement dense que je me sens à chaque fois complètement minuscule face au génie et au talent de cet homme qui s'est entièrement dédié à ce qu'il considère comme l'oeuvre de sa vie. Si vous n'avez jamais lu ou vu One Piece, je ne peux que vous le conseillez. Son succès n'est pas dû au hasard et encore moins usurpé, mais entièrement dû au talent et au dévouement total de son auteur qui depuis des années ne dors que 4h par nuit et est capable de négliger sa santé tant il est pris par l'oeuvre tentaculaire et magnifique sur laquelle il travaille depuis 19 ans. Personnellement je me sens privilégiée d'être parmi les générations qui ont pu découvrir son oeuvre inachevée et ressentir à chaque chapitre inédit cette bouffée de plaisir d'en apprendre plus et d'essayer de deviner la suite. La communauté est d'ailleurs un gros plus, elle est ouverte et très réactive, les théories fourmillent par centaines et le nombre de vidéos et de sites dédiés pour en apprendre plus sur le manga prouvent la fascination que ressentent les lecteurs face à cet univers. Je ne me suis jamais sentie fan de qui ou de quoi que ce soit sauf de cette oeuvre et d'Eiichiro Oda. Alors merci à lui pour nous faire rêver chaque semaine ou presque, depuis 19 ans pour les fans de la première heure et cinq ans pour ma part.
"La passion et les rêves sont comme le temps, rien ne peut les arrêter." One Piece
Le Silence
Dix-huitième chapitre
Eternal flame
On peut dire d'une personne qu'elle ne sait pas se taire mais ça n'a jamais été mon problème. Quand certains s'embourbent dans des explications et des digressions toujours plus incompréhensibles, je reste coi à attendre. Le seul problème ce que je ne sais jamais ce que j'attends. Ce ne sont pas les mots qui manquent pourtant.
C'est l'envie de partager au monde mes pensées, de montrer une faiblesse qu'on peut potentiellement attaquer. Et mon éducation m'a appris que si on donne un angle d'attaque aux autres ils finiront toujours par s'en servir un jour. Invariablement. Alors je me tais et je ne sais jamais si je dois parler ou non, dans le doute, je ne dis rien.
On dit qu'il vaut mieux se taire et passer pour un imbécile que de l'ouvrir et confirmer. Les maximes valorisent le silence, je pourrais donner des dizaines d'exemples de cette affirmation. Pourtant dans la réalité, le silence est toujours mal interprété. Une personne silencieuse est marginalisée, oppressée, taxée de timide ou d'étrange.
Je me tais pour deux raisons : quand je n'ai rien à dire et quand j'ai trop à dire. Quand je m'en fous et quand ça m'importe trop. Les mots ont un pouvoir trop puissant pour que je les gaspille en vaines paroles, trop réel pour que je me permette de les laisser me dévoiler. Alors je me tais souvent et je ne sais plus parler quand je le devrais.
Alors nous voilà, nous faisant face pour la première fois depuis des années et je ne sais pas quoi dire. Que dire à son ancien ennemi/amant qu'on n'a pas revu depuis son procès dans lequel il a témoigné en qualité de victime ? Je ne sais pas mais pour ma défense je pense que personne ne saurait.
Alors j'attends que tu prennes la parole, après tout c'est toi qui est venu. Tu remues sur ta chaise visiblement aussi perdu que moi. Tu t'éclaircis la gorge et te décide finalement à parler.
"Je suis désolé, Draco. Si j'avais su je ne les aurais jamais laissé faire. C'est injuste et tu ne méritais pas ça."
Je te fixe sans comprendre. De quoi parles-tu bon sang ? Sûrement pas du verdict qui a été particulièrement clément avec moi, en grande partie grâce à ton témoignage. Tu dois voir la confusion dans mon regard puisque tu reprends presque aussitôt.
"Nos pouvoirs. Ils ont trouvé le moyen de nous les rendre peu de temps après ton procès. On me les a rendu. Tu ne savais pas ?"
Tu reposes ton verre et sors une baguette de ta poche. Tu la poses sur la table basse qui nous sépare comme la preuve d'un crime honteux. Je secoue la tête mortifié par ce que ces mots impliquent et encore plus par mes pensées. La première qui me frappe c'est que tu es venu uniquement parce que tu te sens coupable.
Ce n'est que que quelques secondes après que je comprends ce qui aurait dû m'intéresser le plus : on a sciemment décidé de me laisser sans pouvoir alors qu'on aurait pu me les rendre. Je bafouille un début de phrase avant de me rabattre sur mon verre dont j'avale une grande lampée. Après un long silence, je me décide enfin à parler.
"Non, je ne savais pas, Potter. Si tu es venu pour t'excuser de ça épargne ta salive, ça n'en vaut pas la peine."
Tes yeux me fixent, surpris mais surtout compatissants. Je détourne le regard. Je ne veux pas que tu puisses lire dans mes yeux ce que je ressens. Je ne veux pas que tu saches à quel point je suis déçu. Il n'y avait aucun espoir à avoir, aucun rêve à voir se réaliser, il n'y avait que cette folie qui m'a fait croire que je n'étais pas seul pendant un instant.
Je détourne le regard et ça me brise d'autant plus que c'est ce que j'aurais fait avant. Ce que j'aurais fait quand tu étais mon ennemi, ce que j'aurais fait quand tu étais encore un étranger. Et c'est ce que nous sommes redevenus. Je ne crois plus tes mots, je ne sais plus tes pensées, je suis face à un homme qui a tes traits mais dont j'ignore tout.
Je prends la baguette entre mes doigts pour me donner une contenance. Je l'examine, bien que je ne sois pas un expert, j'étais plutôt doué pour deviner en quoi était fait une baguette.
"Bois de Saule et Crin de Sombral ?"
Tu hoches la tête. Je te la tends mais tu ne fais aucun geste pour la prendre. Tes yeux se sont perdus loin de nous, dans des souvenirs que je ne peux atteindre. Ta voix s'élève, faible, comme assourdie par la distance.
"Elle m'a rejetée, Draco. Quand ils me l'ont rendu, elle a refusé de m'obéir et s'est brisée."
Tu prends une longue gorgée de whisky et passe la main dans tes cheveux, gêné, peut être même honteux de cet aveux. Il est extrêmement rare qu'une baguette rejette le propriétaire qu'elle s'est choisie. Pour cela il faut que celui-ci est profondément changé au point qu'elle ne le reconnaisse plus comme son propriétaire légitime.
Le choc est si grand que j'en ai le souffle coupé. Ils lui ont rendu peu de temps après mon procès, ce n'est donc probablement pas quelque chose qui lui est arrivé après qui l'a changé à ce point. En vérité, je sais déjà ce qu'il s'est passé. En lui retirant ses pouvoirs je lui ai retiré sa destiné et en le trahissant sa confiance en les autres et en lui-même.
Je lui ai fait, encore une fois. Je l'ai brisé si profondément que sa propre baguette ne l'a pas reconnu. Je prends une nouvelle gorgée et déglutis bruyamment la gorge soudain sèche. J'esquisse un geste de réconfort que je stoppe avant de l'atteindre. Comme si je pouvais faire quoi que ce soit pour réparer ça.
Ta main s'avance comme pour récupérer la baguette mais tu te contentes de poser ta main sur la mienne. Un frisson me parcoure et je me tends légèrement. Ton regard accroche le mien et ce que j'y entrevois me donne le vertige. Cette dureté ne t'a jamais ressemblé. Ta main maintient fermement la mienne comme pour me retenir.
"Ne dis rien, je t'en prie. Ni à Hermione, ni à Ron. Il n'y a qu'Ollivander qui sache ce qui s'est réellement passé, j'ai dit aux autres que j'avais ressenti le besoin d'en changer maintenant que Voldemort était mort.
- Pourquoi tu me le dis à moi alors ?"
Tu relâches ma main, me délestant de la baguette. Tu la fais tourner entre tes doigts, tes yeux suivant le lent mouvement circulaire que tu lui imprimes.
"Parce que je ne suis pas venue par pitié, Draco. Je suis venu pour que tu saches ce que tu m'as fait."
Tes yeux se relèvent et je me sens si futile soudain face à la détermination dans ton regard. Si la passion anime ton regard, il n'y a que de la colère dans ces yeux là. Je me recroqueville sur mon siège, attendant la tempête qui suivra forcément. Et elle se déchaîne soudain dans une explosion de douleur.
"Tu m'as tout pris, Draco. Tout de mes pouvoirs jusqu'à mon identité. Tu as pris ce que j'aurais pu être et ce que j'étais. Est-ce que tu as la moindre idée de ce que j'ai vécu pendant toutes ces années ? A chaque fois que j'ai essayé de me reconstruire, tu étais toujours là, absent mais pourtant si présent.
J'ai voulu t'oublier mais je n'ai pas pu. Qu'importe à quel point j'essayais, le nombre de souvenirs que je mettais en pensine pour m'en détacher, ça ne suffisait pas. Rien n'a marché. Tu étais l'ombre dans chacune de mes décisions, la raison pour laquelle je suis ce que je suis aujourd'hui.
Alors non je ne suis pas venu m'excuser, je l'ai cru sincèrement mais ce n'est pas le cas. Je ne peux pas m'excuser parce que tu n'étais pas la victime dans cette affaire, tu ne l'as jamais été. Regarde nous aujourd'hui.
Toi sans jambe, ni magie, estropié qui n'est plus qu'une charge pour les autres et moi dont la propre baguette l'a rejeté, qui mens à ses amis pour cacher qu'il n'est plus celui qu'ils connaissaient. Regarde nous, Draco ! Regarde nous, parce que tu nous l'as fait."
Il s'est levé dans son emportement. Sa respiration est hachée, ses joues rougies par la colère, ses cheveux en bataille. Merlin qu'il est beau en ce moment. Je condamne aussitôt cette pensée bien qu'elle soit vraie. Il n'a jamais été aussi beau que quand il abandonnait ce masque de joie perpétuelle et laissait ses véritables émotions s'exprimer. Il n'est beau que dans la vérité.
Sa détresse me frappe de plein fouet pourtant et je me sens plus misérable que je ne l'ai jamais été. Je nous regarde et je le vois. Je ne vois que trop bien ce que je nous ai fais. Je l'ai craint pendant tout ce temps en prison et j'en ai désormais la confirmation. Il n'y a aucun retour en arrière pour ce que j'ai fait.
Je tends les mains en signe de reddition, prêt à accepter la sanction quelle qu'elle soit. Prêt à confirmer chacun des crimes qu'il m'impute. Que pourrais-je dire pour ma défense ? Je nous l'ai fait, je le ferais toujours, n'est ce pas ? Je ne peux plus me mentir et m'imaginer que tu es heureux malgré tout.
Je ne peux plus me dédouaner en m'imaginant que je n'avais pas compté tant que ça et que tu t'étais relevé de ce que je t'avais fait. Si c'était le cas, tu ne serais pas là, tu n'aurais pas ressenti le besoin viscérale de me dire ce que j'ai toujours su. Mea culpa, mea maxima culpa.
Tes mains agrippent mes poignets, me forçant à reporter mon attention sur toi. Tes yeux ne brûlent plus de colère, il n'y a que de la douleur, une douleur si grande que je me sens déchiré par les remords. Je n'aurais jamais cru qu'on puisse à ce point regretter une décision, je ferais n'importe quoi pour effacer cette détresse dans ton regard.
N'importe quoi pour te voir toi-même à nouveau.
"Ce n'est même pas le pire. Je n'ai jamais cessé de t'en vouloir mais ce n'est pas la seule chose que je n'ai jamais cessé de faire. Je n'ai jamais cessé de t'aimer, Draco. Chaque foutu jour de mon existence depuis que j'ai su la vérité il n'y en a pas un seul où je ne t'ai pas aimé en dépit de tout ce que tu m'as fait.
Je t'ai haïs, j'ai voulu te blesser, te briser comme tu me l'as fait, mais il n'y a pas un seul jour où je n'ai rêvé de te voir. Et c'est peut être pour ça que je t'en veux le plus. Que faudra-t-il que tu me fasses pour que je sois enfin libérer de ça ? Pour que j'arrête de prier pour un amour qui n'a fait que me détruire ?"
Tu serres si fort mes poignets que je sens tes doigts s'enfoncer profondément dans ma chair. Pourtant je ne fais aucun geste pour me libérer. Je suis sonné, trop choqué pour esquisser le moindre geste. Tes mots sont les plus durs que je n'ai jamais entendu. Tes larmes me bouleversent et je me sens moi même à la limite de pleurer.
J'ai rêvé que tu me dises ces mots chaque jours dans ma cellule mais dans ma tête c'était un rêve, dans la réalité c'est un cauchemar. La force de notre amour n'est pas belle, elle est destructrice, violente, à l'image de la haine qui nous a animé pendant notre adolescence. Ça a été de la folie de croire qu'il aurait pu ressortir quoi que ce soit de bon de ça.
Ensemble nous ne savons que nous détruire, non pas créer. Rien de beau n'aurait pu venir de ça parce qu'il n'y a jamais eu rien de beau entre nous. Mon corps brisé pour ton âme estropié, n'est ce pas ? Je ne fantasme plus ce que nous avons partager, ce que je vois c'est la réalité : notre amour est aussi laid que l'était notre haine.
Ton silence est le pire pourtant, ton silence est la pire des sentences. Tu te baisses afin d'être à ma hauteur et tu relâches un de mes poignets. Je sens tes doigts s'attarder sur chacun de mes traits, comme si tu désirais ne jamais les oublier. Ne jamais oublié le visage de celui qui as fait de toi ce que tu es désormais.
Tes gestes sont maladroits et un peu brusque, pourtant quand tu retires ta main je me sens comme abandonné. La gifle résonne fort dans le silence. La douleur cuisante dans ma joue est assourdie par tes lèvres sur les miennes. Par tes dents mordants mes lèvres et tes mains s'enfonçant dans mon dos avec un désespoir qui ne te ressemble pas.
Notre baiser a un goût de larme et de sang mais c'est normal. Des larmes et du sang, c'est de ça qu'est faite notre relation. Mes bras s'agrippent à ta nuque avec force, comme pour me retenir face à la déferlante d'émotions qui me submergent. Je me noies dans ce baiser, dans l'odeur de ta peau et le goût de tes lèvres sur les miennes.
Je me sens suffoquer, retenant un sanglot qui me déchire sans que je puisse le retenir. Je pleure pour la première fois depuis une éternité et chacune de mes digues se brisent face à la puissance de mes sentiments. C'est notre plus beau baiser, peut être parce que c'est le premier dénué de mensonge. Peut être parce que c'est le plus désespéré.
Tu écartes ton visage du mien. J'ouvre les yeux pour les plonger dans les tiens. Je lis de la peur dans ton regard et une forme de résignation qui me brise le cœur. Tu articules quelques mots que je ne comprends pas, la vision trop brouillée de larmes pour les lire sur tes lèvres. Tu te relèves et dans un craquement sonore disparaît.
Je reste hébété un long moment sur ma chaise. Je croirais avoir rêvé ta venue s'il n'y avait pas ton verre à moitié vide sur la table basse et une lettre que je n'ai pourtant pas vu laisser. Mais je sais qu'elle est de toi. Je reconnais ton écriture sur l'enveloppe. Je n'y touche pas, y toucher serais rendre les choses réelles, les affronter. Je ne peux pas. Je ne veux pas.
Alors je reste immobile à écouter le silence soudain assourdissant, oppressant. Ce que j'aimais encore avant ta venue ne fait que me rappeller une énième fois que tu n'es pas là, que tu ne reviendras probablement pas. C'était une erreur de la part, je le sais très bien, on a fait que se blesser un peu plus.
Alors dis moi, pourquoi j'en rêve encore ? Pourquoi j'en crève encore ? Cette folie qui nous traîne n'aurais donc pas de fin. Quatre ans d'absence n'a rien changé à la violence de nos sentiments et je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi. Pourquoi n'aime-t-on que ce qui nous détruit ?
A suivre ...
Publié le 11 Mai 2016 à environ 2h40 (Boum, tu l'avais pas vu venir le chapitre qui sort moins d'un mois après l'autre, hein ? Moi non plus.)
J'adore mon métier, c'est quelque chose qui peut surprendre parce que les quelques fois où je l'ai évoqué ici, c'était pour m'en plaindre. Pourtant j'aime profondément mon métier. J'ai passé plus d'un an sur un site où mes conditions de travail ont été exécrable, ça a été très dur physiquement et mentalement de tenir, mais je n'ai jamais détesté mon métier. J'ai enfin eu ma mutation sur un autre site en décembre et je pense que mon rythme de postage prouve assez que je m'y épanouis pleinement. Mes conditions de travail se sont grandement améliorées et je peux de nouveau dire sans nuance que j'adore mon métier. Pourtant ça surprends tout le monde jusqu'à mes collègues, très peu de gens semblent considérer qu'on peut sincèrement aimer faire ce métier. Ça m'amuse parce que je m'étais résignée à ne pas m'épanouir dans ce métier et ce fut tout l'inverse.
Je suis agent de sécurité et je ne m'imagine pas faire un autre métier. Peu importe l'opinion des autres.
Bonne nuit,
Mary J. Anna
