It's hurt to be alive. It's hurt but it's the only way.
Merci à :une lettre que j'ai trouvé dans mes affaires récemment. J'en ai eu les larmes aux yeux, mes mots m'ont fait mal parce qu'ils sont encore vrais, ils le seront toujours. Je suis auteure qu'importe que je n'ai aucun talent, que je n'en vivrais jamais. Ecrire c'est tout ce que j'ai, tout ce que je suis.
Trying to learn another time, another world : Je suis celle que je suis. Ça m'a pris longtemps pour dire ces mots sans nuance, sans tenter de me justifier. Pour simplement accepter cette réalité toute simple. Je ne peux pas changer, pas réellement, et encore moins être celle que les autres voudraient que je sois. Je l'ai toujours su mais j'ai tant entendu que ce que j'étais ne pouvais être que j'ai fini par y croire. J'ai cru que c'était à moi de changer, de m'adapter aux désirs impossible à satisfaire des autres. Je me suis trompée. La seule personne qu'on devrait aimer inconditionnellement c'est soi même, se détruire pour plaire aux autres ne devraient jamais être une option. Être parfait ne devrait jamais être un objectif. Je me suis détruite dans cette objectif, j'ai torturé mon corps et mon esprit pour ça et je ne saurais dire à quel point je le regrette. Les cicatrices que je me suis faite je peux les contempler chaque jour et je ne les souhaite à personne. Ce n'est pas égoïste de se faire passer en premier, c'est ce qui devrais être. Personne ne te sauvera si tu ne le fais pas toi même. Alors aime toi, prends soin de toi mais surtout sois toi-même. Et sois heureux parce qu'on le mérite tous. Sois heureux et hurle le au monde parce que qu'importe à quel point il essayera de nous briser, on est toujours là, toujours en vie, toujours aussi vivant.
BE AND SHINE.
Bonne lecture.
Le Silence
Dix-neuvième chapitre
Pray you catching me
Je passe du coq à l'âne, de l'âne au coq. Je me perds dans mes pensées, dans des rêves illusoires, dans de candides utopies. Je cherche un sens à ce qui n'en as pas, oublie ce qui importe et cours après des échappatoires plus destructrices que ce que je fuis. Je suis pétris de bonne intention et aussi vain que tout ceux dont je me moque.
Je ne suis rien. Rien d'autre qu'un être de plus sur une terre qui en porte déjà trop. J'erre les poches pleins de rêves auxquels je ne crois pas vraiment. D'espoirs dont je sais d'avance qu'ils seront déçus. Je vis parce qu'il le faut bien. Parce que mon sort m'indiffère bien trop pour avoir la volonté de vivre ou de mourir. Je m'en fous, point.
Pas de "mais", pas de nuance, je m'en fous et c'est tout. Je mange, je dors de façon purement mécanique. Je ne suis plus sûr que quoi que ce soit m'atteigne encore. Je me surprends à rire sans raison, à pleurer sans raison, à hurler sans raison. Je ne sais plus pourquoi j'agis comme je le fais et je m'en fous.
Je vis, non ? N'est ce pas, le plus important ? Vivre quoi qu'il arrive. Continuer à avancer sans se préoccuper de ce que le monde mets sur notre chemin. Avancer pas après pas et si la terre se dérobe sous mes pieds au prochain et bien qu'importe. Je n'ai plus la prétention de me croire extraordinaire, je suis un monstre rien de plus. Un poids pour les autres et pour moi-même.
J'ai ouvert la lettre, bien sûr. Il le fallait bien sinon je me serais posé des questions, j'aurais réfléchi, spéculer et il n'y a rien de plus pénible que les conversations de son esprit quand on recherche le silence. Alors je l'ai lu et ce fut pire. Comme si une lettre aurait pu tout régler. Je me trouve bien naïf parfois.
Je l'ai relu, une fois, deux fois, trois fois, un nombre incalculable de fois. Jusqu'à la nausée, jusqu'à la haine, jusqu'à en murmurer des passages dans mon sommeil et en hurler les mots dans mon éveil. Jusqu'à ne plus rien ressentir en la lisant. Jusqu'à m'anesthésier de cette douleur qu'il ne devrait pas être permis de ressentir.
Tes mots sont la pointe qui me lacère l'âme, le déclencheur d'un sursaut malvenu d'humanité. Je voudrais les oublier mais je ne peux m'empêcher de les lire parce que c'est bon aussi, de savoir que je ne fais pas que vivre, que je suis aussi vivant. Qu'il reste encore une part de moi à qui ça importe encore. Ou peut être que j'aime souffrir.
Peut être que j'aime cette sensation de déchirure qui me transperce à chacune de tes phrases parce que je le mérite. Je mérite chaque seconde de cette douleur, qu'importe à quel point j'aurais voulu être innocent. Je suis ce que je suis, ce que j'ai été, ce que j'ai fait. Il n'y a pas de bouton reset dans la vie.
Si tu fais une erreur tu ne peux qu'en subir les conséquences parce que ce que tu as fait est irréparable. Je ne peux pourtant pas passer ma vie à ressasser les mêmes erreurs. J'ai passé des jours entiers à m'en vouloir mais ça ne change rien, ça ne changera jamais rien. Il est tant de grandir, d'avancer vraiment.
Je vais brûler cette lettre, brûler chaque souvenir de celui que j'étais. Quand les dégâts sont trop importants pour être réparés il faut savoir tout détruire pour mieux reconstruire. Tout nettoyer, purifier définitivement. Effacer celui que j'étais et être à nouveau. Tel un phénix renaissant de ces cendres, je veux être vivant à nouveau.
Et tandis que je regarde ta lettre se réduire en cendre j'entends ta voix me la murmurer à l'oreille.
"Je vais te parler des choses que je n'oserais jamais te dire, de ces vérités brutes qui sont rarement belles. Si j'étais courageux, je te les avouerais, sans détour mais je suis lâche depuis toi. Alors je te les écrirais pour ne pas avoir à affronter tes silences.
Je n'aurais jamais crû qu'un silence puisse être aussi parlant avant de te connaître vraiment. Mais tes silences me parlent, tes silences crient et hurlent avec une force inimaginable. Je n'ai jamais eu peur de tes mots, quand tu m'insultais ce n'était que des enfantillages, sans profondeur, sans conséquence, sans importance.
Tu joues avec les mots, tu t'en sers à la perfection pour manipuler le monde à ta guise mais ils ne sont pas vrais pour autant. Mais tes silences ... Tes silences sont une torture de chaque instant et je priais chaque jour pour ne pas en provoquer un nouveau parce que ce que tu tais seras toujours pire que ce que tu dis par provocation.
Ils étaient ma punition quand je te blessais réellement, le réconfort que tu m'offrais quand j'en avais besoin. Ils étaient ton unique forme de sincérité. Et je ne pourrais pas te dire tout ce que j'ai à te dire si tu m'y opposais ton silence. Alors pardonne moi d'être lâche mais si je dois affronter ton silence autant que ce soit parce que je ne t'ai pas donné la chance de répondre.
Tes mensonges je les connais par cœur mais je n'ai jamais appris à affronter tes vérités.
Tu sais, quand on m'a rendu mes pouvoirs j'ai cru que je pourrais reprendre ma vie comme elle était avant. J'y croyais tant que la chute a été d'autant plus dure. Ce moment où ma baguette s'est brisée entre les doigts, je me suis senti craqué en même temps qu'elle. Cette vie que j'essayais de reprendre n'était qu'une illusion.
On ne peut construire sur quelque chose de cassé, il faut tout reprendre à zéro ou tenter de réparer les fondations mais ça ne sera plus jamais ce que ça a été. Je n'étais plus le même et ça m'était insupportable. Alors je t'en ai voulu, qu'aurais-je pu faire d'autres ? Avant toi ma vie était tracée, j'étais à peu près sûr de mourir mais j'avais un but.
Un destin, qu'importe que ça ne veuille rien dire. J'y croyais. J'avais construit toute ma personnalité autour de cette affirmation. J'étais Harry Potter, j'étais le Sauveur. Et soudain je n'étais plus rien. Juste Harry et je n'avais aucune idée de qui il était vraiment. Je t'en veux encore, vraiment, mais je te suis reconnaissant aussi.
Aussi détruit et banal que m'a paru Harry au premier abord, il avait quelque chose que le Sauveur n'aurait jamais, il était réel. Soudain, je ne me sentais plus forcé d'être toujours heureux, toujours pleins de reconnaissance envers le monde, je n'étais plus un modèle, juste moi.
Cette pression invisible qui me poussait à être parfait depuis mes onze ans était soudainement partie et ça a été un soulagement inimaginable. Ce n'était pas génial, loin de là, mais c'était vrai. Je m'autorisais enfin à ressentir autre chose que des émotions positives. J'étais en colère, triste, amer, violent, j'étais humain, enfin.
Je t'ai haïs pour la première et même cette haine avait un goût de libération. Je n'avais plus à pardonner, à être la meilleure personne. Je ne suis toujours pas prêt à te pardonner d'ailleurs mais sache que je te suis reconnaissant pour ça. Ce n'était pas volontaire mais tu m'as permis d'être enfin moi-même.
Un moi dénaturé, amer, bousillé mais moi quand même. Je ne sais pas si j'arriverais à réparer ce que tu m'as fait, à un jour de nouveau faire confiance à qui que ce soit mais je sais désormais qui je suis et je ne me cacherais plus derrière les choix des autres. Je ferais les miens, qu'importe si ça implique de me tromper encore.
Je ne sais plus quoi te dire Draco. Tu me manques souvent, chaque jour à vrai dire, mais ce qu'il y avait entre nous n'a jamais été réel. C'est une illusion qui me manque, pas toi. L'illusion d'avoir été aimé alors que je n'étais plus le Sauveur. Je sais que tu étais sincère mais quelle sincérité peut se construire sur la base du mensonge ?
Je t'ai refusé ce droit parce que ça faisait trop mal. J'ai affirmé que tu avais menti sur ça aussi parce que tu avais déjà assez bouleversé mon monde. Je n'ai jamais connu les nuances mais toi tu n'es fait que de ça. Je voulais te voir en monstre parce que c'était plus facile de te haïr que de te croire et essayer de comprendre.
Tu as remis en cause ma vision du monde, de la vie, des autres. Avec toi il n'y a jamais eu ni bien, ni mal, juste des choix et des conséquences. Parfois tu faisais les bons, parfois les mauvais et je ne comprenais. On m'avait dit que dans la vie il y avait des gentils et des méchants mais toi tu étais les deux.
Alors je t'aime, je te hais et je n'essaye plus de choisir entre les deux. Tu es ce que tu es, Draco et ma seule erreur a été de croire que tu étais simple. J'aurais dû savoir. J'aurais dû savoir que personne n'était simple, que les contradictions dont j'étais la proie à chaque instant pouvaient aussi affecter les autres.
Alors pardonne moi. Pardonne moi pour avoir cru que tu pouvais être parfait, de t'avoir nié ton droit le plus strict, celui d'être humain. Je ne sais pas si j'arriverais à te pardonner un jour et encore moins si tu me pardonneras mais je voulais te le dire. Tu m'as brisé mais tu m'as révélé à moi même et l'un n'efface pas l'autre.
Tu es mon Sauveur et mon Bourreau. Je l'accepte, tu n'es pas un, tu es plusieurs et ce n'est pas grave si tu te contredis parce que je le fais aussi. Je ne voulais voir qu'une facette de toi et j'ai eu tord. Donc non, je ne t'ai jamais aimé, Draco, jamais vraiment. Je m'en excuse sincèrement mais je n'ai jamais appris à te connaître.
Je n'étais pas prêt pour toi. Je ne sais pas comment je réagirais face à toi mais je t'ai écrit parce que ce que je vais te dire est important et que mes humeurs ne devraient pas te priver de le savoir. Je veux te connaître vraiment, toi, pas un ersatz de toi, mais tout ce que tu es, tout ce qui te constitue, le bon comme le mauvais.
Je veux te connaître tel que tu es, sans faux semblant. Je veux te laisser la chance que je ne t'ai jamais donné, celle d'être toi même sans te préoccuper de ne pas me décevoir. Je préfère être déçu que de ne jamais avoir la chance de ne jamais te connaître. Je t'aime déjà tu le sais, mais ce n'est pas suffisant.
Je veux t'aimer tel que tu es, pas tel que je te rêve."
Je détruis cette lettre parce que je sais que je te décevrais encore. Tu sais déjà qui je suis, ce que tu as vu la première fois c'était la vérité et je peux tenter de la changer autant que je le veux ça n'en feras jamais la vérité. Le désespoir vaut toujours mieux que de cruelles espérances. Je le fais pour toi autant que pour moi.
Ce qui s'est passé quand tu es venu, c'est ça la vérité. Tu me hais autant que tu m'aimes et ça ne changera pas. Nous sommes voués à l'échec.
A suivre ...
Posté le 21 Mai 2016 à environ 7h50 (je vais finir par faire de la parution hebdomadaire si ça continue moi.)
Chapitre de transition donc plus court et puis le dernier date de 10 jours alors le premier qui râle je l'ignore. En plus je dénonce mais à partir de la lettre c'est Anna qu'a pris le relais. Enfin Anna et les rhum-coca. Enfin je suis encore Anna là mais j'aime parler de moi à la troisième personne. C'est étrangement plus clair que quand je parle de moi au singulier. Je sais que ça en a pas l'air mais ça avance, je sais à peu près où je vais pour la suite et je soupçonne un flash-back au prochain chapitre (prédire la suite de mon inspiration n'est jamais une science exacte donc je décline toute responsabilité si y en a pas au final). Sur ce je vais me cuire des hamburgers, les manger et dormir, parce que les oiseaux chantent et que le jour c'est fait pour dormir (et décuver des 5 verres de rhum-coca bien tassé que j'ai bu entre 6h et maintenant).
Bonne journée,
"I heard your words but it never seems real. Until it was. And it's hurt, it's hurt so much."
P.S : Lou'Wind, j'ai reçu ta review dans ma boîte mail mais impossible d'y répondre et elle n'apparaît pas dans mes reviews. Mystère donc.
Anna.
