Don't let them know how much that's hurt. They gonna use it against you.
Merci à : Au temps qui passe et efface peu à peu les cicatrices que je croyais éternelles, à cette douleur lancinante qui me rappelle que je suis en vie mais ne me mets plus à terre. A vous, encore, toujours.
No matter what, I have your back : Cela fait tant d'années que je te connais, près d'un tiers de ma vie. Vies différentes, pourtant les mêmes blessures au fond de nous. Différentes raisons mais la douleur reste la même. Deux âmes brisées se reconnaîtront toujours entre elles. J'ai tenu ta main dans tes pires moments, tu as écouté mes confessions les plus dures. Tu as su me pardonner mes omissions, mes semi-verités, j'ai appris à te laisser te tromper quitte à te consoler après. Tu as su voir derrière mes remparts que je croyais inviolables. J'admire ta force, ta résilience, ton optimiste et ta façon de prendre les choses comme elles viennent. Tu as cette facilité à lâcher prise que je n'aurais jamais. Tu es le soleil, je suis la lune, ça a toujours été ainsi. Alors oui ça a été dur parfois, on a eu nos disputes, nos séparations mais on a toujours trouvé un moyen de se comprendre et de se pardonner. Ce n'est pas une amitié facile mais ce qui en vaut la peine l'est rarement. Et tu es là, encore, malgré toutes les merdes qu'on a traversé. Grâce à elles aussi, parce que désormais je sais à quoi ressemble ma vie sans toi et qu'il lui manque clairement quelque chose. Nous sommes une équipe, si l'une va mal, l'autre aussi. Si tu as besoin de moi, je suis là, je le serais toujours. Tu es mon pilier, l'ancre qui me retient de partir à la dérive, sans toi j'ai fait de la merde parce que tu es la seule à savoir me rappeler qui je suis vraiment. La seule à connaître mes faiblesses, mes failles et à ne t'en être jamais servi contre moi. Qu'importe à quel point on s'en veut, à quel point les choses s'enveniment, il y a des lignes qu'on ne franchira jamais. J'ai l'impression de parler de ma meuf, mais t'es ma gow alors ça passe. Mais je m'en fous, je sais que toi tu comprends ce que je veux dire. Ta folie est la seule à s'accorder si bien avec la même. Alors merci, merci d'être toi, merci d'être là, merci pour tant de choses. Ce chapitre est pour toi.
MERCI D'ÊTRE LE JOHN DE MON SHERLOCK.
Bonne lecture.
Le Silence
Vingt-quatrième chapitre
The greatest
Un verre de whisky-pur-feu à la main, je fais les cent pas devant la cheminée monumentale d'un des nombreux petits salons du manoir Malfoy. Draco, assis dans un immense fauteuil, me résume brièvement les événements qui l'ont conduit à revenir ici. Sa voix est claire et apaisante, je le sens sûr de son choix.
"Il la battait, Harry. J'aurai probablement dû t'en parler avant, trouver une solution avec toi mais je ne trouvais jamais le bon moment. Et puis ce n'était pas à moi de te le dire, ce n'était pas mon fardeau. Notre relation est récente et je ne voulais pas faire peser dessus une telle pression."
Je reprends une gorgée de whisky pour me donner le temps de réfléchir à ma réponse. Je comprends ses arguments, ce n'était pas son rôle de m'en parler, c'était le secret d'Hermione, non pas le sien. Nous reconstruisons seulement la confiance entre nous et je ne suis pas certain que je l'aurai cru sans preuve.
Pourtant une part de moi lui en veux de m'avoir tenu à l'écart, de ne pas m'avoir dit ce qui arrivait à ma meilleure amie, la violence dans laquelle elle vivait. Je lui en veux de m'avoir retirer la chance de la protéger en ne me disant rien. Et je lui en veux aussi d'avoir vu sa détresse alors que je n'ai rien vu.
Ça me donne l'impression d'avoir échoué. En tant qu'ami, meilleur ami, j'aurai dû voir qu'elle n'allait pas bien. J'aurai dû savoir et être là pour elle. Mais ce n'est pas le cas et que ce soit lui entre tous qui l'ai aidé à s'en sortir me donne une sensation étrange. Comme si le monde s'était légèrement décalé de son axe habituel.
Une autre part de moi est fier de lui, du chemin qu'il a parcouru. Il a agi un peu tard mais il l'a fait et bien fait. L'ancien Draco n'aurait jamais aidé qui que ce soit et encore moins Hermione. Alors je ne sais pas si je dois l'insulter, le remercier, l'envier ou être fier de lui. Je ressens tout ça à la fois. Et chacun de ses sentiments est légitime.
"Je ne sais pas quoi te dire. C'est tellement inattendu. Je suis heureux que vous soyez partis, que tu l'ais aidé à le faire mais je ne sais pas quoi penser de ton silence. Je n'ai rien vu et toi tu savais et tu ne m'as rien dit. Et ça me fait mal quelque part, d'avoir été maintenu dans l'ignorance sur un sujet aussi important. J'aurai voulu faire quelque chose pour elle.
- Tu le peux encore. Je suis désolé de ne t'avoir rien dit mais je ne m'en sentais pas la légitimité. Je vivais chez eux, c'est normal que je m'en sois rendu compte et pas toi. Tu n'as vraiment aucun reproche à te faire là dessus. Mais aide la maintenant, sois là pour elle, conforte la dans sa décision, sois son ami, elle en a désespérément besoin."
Alors que je passe près de lui, il m'attrape la main et me force à m'arrêter et lui faire face. Son regard est différent d'à son retour de prison, différent de celui qu'il avait à Poudlard. Il n'est plus perpétuellement effrayé, il n'y a plus d'arrogance dans ses traits. C'est un regard calme et confiant. Celui d'un homme et plus d'un adolescent.
"Ne m'en veux pas, je t'en prie, Harry. Tu sais, ce n'est pas facile de prendre la bonne décision quand toute ta vie on a fait les choix à ta place. Oser la confronter et l'amener, c'est une victoire pour moi. La preuve que je peux changer. Ce n'était pas parfait, j'aurai pu t'en parler, l'aider plus tôt, mais je l'ai fait et sachant d'où je pars c'est déjà bien, non ?"
Je soupire avant d'acquiescer lentement. Il entrelace ses doigts aux miens et ses lèvres se retroussent en un semblant de sourire. Je me penche pour être à sa hauteur, je pose ma main sur le côté de son visage, mon pouce caressant doucement sa joue. Je ne lis aucune malice dans son regard, aucune vérité caché, il est totalement limpide.
"C'est vrai, celui que tu étais quand on s'est rencontré n'aurais jamais fait ça. Celui dont je suis tombé amoureux, je l'en croyais capable mais il n'aurait jamais eu le courage. Celui que tu es désormais l'a fait et c'est un progrès énorme. Je suis fier de celui que tu deviens et heureux de t'avoir accorder ma confiance. Et mon amour."
J'ai murmuré les derniers mots tout près de ses lèvres. Je vois une lueur de joie s'allumer dans son regard et je sens ses lèvres sur les miennes. Sa main libre remonte dans mon dos et se perds dans mes cheveux. C'est un baiser tendre, confiant. Pour la première fois de ma vie, je me sens parfaitement à ma place.
J'ai enfin trouvé le lieu auquel j'appartiens après des années d'errance. Ma place est à ses côtés, auprès de cet homme qui a su gagner mon estime malgré tout. Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve mais je sais désormais avec certitude que l'homme que j'ai cru voir en lui n'était pas une illusion. Désormais c'est une réalité.
Ta peau contre ma peau. Tes mains entrelacées aux miennes. Tes lèvres sur les miennes. Nos corps qui s'harmonisent, meurent et renaissent encore et encore. Je ne suis plus moi dans tes bras, je ne suis plus rien. Juste des sensations, quelques regards enfiévrés mais mes yeux se ferment bien vite. Il y a des choses trop pures pour être vues.
Ton souffle dans mon cou. Tes gémissements rauques à mon oreille. Ta respiration qui s'accélère. Comment veux-tu que je pense clairement quand tu es aussi près de moi, quand tu fais ces choses que la morale réprouve et que la nature acclame ? Je me sens devenir fou, perdre mes repères et mes sens. Il n'y a que toi. Il n'y a jamais eu que toi.
Embrasse moi. Touche moi. Viens près de moi. Plus près encore. Prends moi, prends moi encore et encore, jusqu'à que la fatigue nous rattrape. Jusqu'à ce que le jour se lève et que la réalité nous accable. Aime moi et fais moi oublier. Tout oublier jusqu'à mon nom. Tant que je n'oublie pas le tien, rien n'a d'importance.
Fais le moi hurler. Fais moi oublier. Fais moi me sentir vivant. Enfin. Donne moi tout et je te le rendrais au centuple. Ta peau contre la mienne est une douce torture. Il n'y en a jamais assez, jamais assez de ton odeur, de ta douceur, de tes baisers. Jamais assez de toi. Comment ai-je pu vivre si longtemps sans connaître cette félicité ?
Je deviens fou tu sais, quand le plaisir se fait trop fort et que je ne sais plus si je suis éveillé ou endormi. Parce que c'est trop bon, trop bon pour moi, pour cette vie, pour cette terre. Ce doit être magique, puisse que je n'ai jamais rien connu de tel. Tu me rends fou, mon amour et le plus terrible c'est que tu me fais aimer ça.
Tant d'années d'attentes, tant d'années de doutes et de honte. Mais à quoi ça rime d'avoir honte de quelque chose d'aussi bon ? D'avoir honte de notre amour ? Parce que c'est grâce à lui que c'est possible, je ne me fais plus d'illusion là dessus. Ce n'est pas que parce que c'est toi et moi. C'est parce qu'on s'aime et c'est tout ce qui importe.
C'est ton amour que tu m'offres dans la plus parfaite de ses formes. Tu te donnes à moi. Je me donne à toi. Et c'est la meilleure chose que je connaisse. Il n'y a rien de sale à ça, rien de honteux. Juste deux personnes qui s'unissent dans l'étreinte la plus étroite possible pour enfin ne faire qu'un. C'est ce qui est et nous le rendons enfin réel.
Tu es l'autre part de moi, celle que j'ai cherché en vain sans même le savoir. La main qui serre la mienne dans le noir, quand les cauchemars prennent vie. La présence à mes côtés qui m'aident à surmonter les épreuves qui se dressent en travers de mon chemin. La foutue lumière dans la ténèbres. Celle qui me sauve des ténèbres du passé.
L'amour que je te porte a fait de moi la personne que je suis aujourd'hui. La meilleure personne que j'aurai pu être. Pendant des années tu n'as fait ressortir que le pire parce que tu m'effrayais mais maintenant que je t'ai accepté, tout a changé. Tu es un catalyseur, un amplificateur et avec toi je suis la meilleure version de moi-même.
Ce cadeau que tu me fais sans même s'en rendre compte et certainement le plus beau qu'on m'ai jamais offert. Je croyais qu'ensemble on ne faisait que le pire, je me suis trompé. Ensemble nous sommes meilleurs. Plus forts, plus grands, plus puissants. Sans toi, je n'aurai jamais pris les bonnes décisions. Les plus difficiles.
Tu es là, la main invisible derrière chacun de mes pas vers la rédemption, la guérison. Sans que tu en ais conscience, tu as été l'artisan de tant de mes révolutions intérieures. Ton amour m'a transformé, transfiguré. Si pur, si fort, si intense, que je ne pouvais rester le même. Tu m'as changé de la meilleure façon qu'il soit.
Je ne suis pas fier de beaucoup de choses mais je suis fier de t'aimer et je suis fier d'être enfin digne de l'amour que tu me portes. Je suis fier de m'offrir à toi et que tu me le rendes. Je suis fier de nous, parce que ce n'était pas facile mais c'était vrai. Et les choses authentiques méritent qu'on se batte pour elles. Je le referais s'il le fallait. Sans hésiter.
A suivre ...
Publié le six octobre 2016 à environ 23h50 (un peu plus et ça tombait le sept, tout juste ce timing).
Un chapitre court mais je l'aime bien. Et puis ça faisait longtemps que j'avais laissé Harry de côté alors je me suis dit que ce serait pas mal de le remettre un peu sur le devant de la scène vu qu'après tout c'est un Drarry. Même si je l'oublie un peu des fois, je crois. J'espère que ça vous aura plus.
Merci.
"Alors non, on ne m'aime pas, on m'adule, on m'adore, on me déteste, on me hait mais on ne m'aime pas. On n'aime une image, un reflet qui se reflète à l'infini dans un miroir." Qu'importe ...
Mary J. Anna.
