Je suis désolée... Ok, faudrait juste que j'arrête de promettre et d'oublier ' mais au moins vous n'avez pas attendu un mois ? Ok, je suis quand même en retard, pardon. Bref, dans ce chapitre, ça commence à devenir beaucoup plus sombre et ça annonce la couleur pour les chapitres suivants. J'aimerai vous communiquer qu'à la base, Tony était sensé se tuer à la fin, donc quoi qu'il lui arrive, souvenez vous que je fais de mon mieux pour ne pas tuer mes personnages... ok ? ^^'
Donc, pour voir les avertissements pour ce chapitre, aller voir à la fin du chapitre (jveux pas spoiler ceux qui veulent découvrir)
Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont commenté, suivent, et mise en favoris ma fanfiction ! C'est quelque chose qui me fait vraiment plaisir et m'encourage à continuer ! Cette fanfiction existe grâce à vous !
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Les jours suivants furent hors du temps. Rien de spécial ne se passa, mise à part la vengeance de Steve bien évidemment. Il attacha Natasha, Clint et Bruce à une chaise, et les laissa là pendant un jour, sans rien pour s'occuper. Oh, les trois auraient pu s'échapper immédiatement, mais ils n'avaient pas vraiment envie que Steve trouve une vengeance plus originale, qui aurait sûrement été bien pire.
La période étant donc tranquille, tous les Avengers étaient restés à la tour la plupart du temps. Steve et Tony ne se quittaient pas, et le blond avait ainsi réussit à faire sortir l'inventeur de son atelier pour faire autre chose que dormir, manger, ou combattre. Le couple nouvellement formé ne changea pas grand-chose à ses habitudes, n'y ajoutant que quelques baisers et des câlins plus assumés.
Ils reprirent lentement contact avec la réalité, retrouvant la notion du temps au fil des missions, mais le bonheur de s'être enfin trouvés ne s'évanouit jamais, et le monde leur semblait milles fois plus coloré.
Quand Tony était blessé et allait se cacher dans l'atelier pour se soigner, parce que :
« Je n'ai pas besoin d'aller voir le médecin, c'est juste une balle normale qui a traversé mon bras gauche, je peux très bien m'en occuper avec ma main droite pas besoin de toi Cap et NON Bruce s'il te plait ne fait pas cette tête je suis désolé ! Il y a du matériel fragile ! »
Mais heureusement, Steve ramenait Bruce et ce dernier faisait plus ou moins semblant d'être énervé (car il l'était toujours un peu de voir Tony se comporter ainsi). Le matériel et les projets se trouvant dans le labo-atelier n'étant pas Hulk proof, Tony paniquait à chaque fois et accordait à son science bro tout ce qu'il désirait, sous les yeux amusés de Steve.
Deux mois après qu'ils aient commencé à sortir ensemble, une mission échoua. Iron man n'avait pas été capable d'empêcher l'écroulement d'un immeuble sur ses occupants, et une cinquantaine de personnes avaient perdu la vie. Évidemment, Tony resta silencieux, mais ses pensées étaient assourdissantes. Toute l'équipe savait parfaitement ce qui se passait en ce moment même dans son cerveau de génie. Ce fut Natasha qui s'aventura la première sur le champ de mine.
« Tony… ? Ce n'est pas ta faute, même sans être un génie je suis persuadée que c'était physiquement impossible d'empêcher cet immeuble de tomber. »
Aucune réponse. Clint tenta sa chance.
« Stark, tu sais très bien que c'est le méchant qui a détruit ce bâtiment, tu as a fait tout ce que tu as pu. »
Toujours aucune réponse.
Thor ouvrit la bouche, mais Tony, toujours dans l'armure, fit demi-tour dans les airs et se dirigea vers la tour.
Il y eut un soupir général, puis les regards se tournèrent vers Bruce et Steve.
« Il ne nous laissera pas entrer. » Marmonna Bruce.
« Il faut essayer. » La voix de Captain America était tremblante, et il était clair qu'il essayait de se convaincre lui-même qu'il y avait quelques chances de réussite au moins.
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Et voilà comment les deux Avengers s'étaient retrouvés assis dans le couloir menant à l'atelier, adossés contre les vitres actuellement opaques. Cela faisait quelques heures qu'ils essayaient d'atteindre Tony, ne serait-ce que lui parler, mais rien n'y avait fait, seul JARVIS répondait que son créateur ne se mettait actuellement pas en danger et que dans ce cas il n'ouvrirait pas les portes de l'atelier à moins que Tony le veuille.
Lorsque Steve retenta sa chance et que l'IA ne lui répondit même pas, ils soupirèrent en cœur pour la énième fois.
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Dans l'atelier, Tony travaillait. Encore et encore. Il ne s'arrêtait que pour se faire un café et lancer une simulation, si lancer une simulation et rester immobile une ou deux minutes à analyser les résultats est compté comme une pause. Il faisait tout son possible pour repousser les souvenirs de la dernière bataille, mais dès que son esprit avait quelques secondes de libre, un peu d'espace inoccupé, il le remplissait avec des flashs de l'immeuble s'écroulant, il faisait résonner les cris des victimes dans les oreilles du génie.
JARVIS lui demandait régulièrement l'autorisation de faire entrer Steve et Bruce dans l'atelier, mais Tony refusait à chaque fois et avait fini par mettre JARVIS en mode muet. Il baissa la musique à contre cœur quand sa migraine devint insupportable. La semaine d'avant, il avait pris un sale coup sur la tête, et il avait jusque-là réussi à le cacher aux Avengers. Mais avec la musique en sourdine, les vagues de culpabilités revinrent.
Rapidement, l'inventeur n'était plus capable de travailler tant ses mains tremblaient. Il était un tueur. Un criminel, un danger public, il était le pire, et il osait sortir avec quelqu'un d'aussi pur que Steve, Captain America. Pour qui se prenait-il ? Il n'était qu'une erreur, une expérience ratée, son père avait raison.
Il ne sait pas quand les larmes commencèrent à couler, mais sa vision était maintenant troublée les perles salées. Et un Stark ne pleure pas. Jamais. Une haine brulante monta en lui. Une haine pour l'homme qu'il était. Une colère sans nom envers tout ce qu'il avait fait de mal, envers toutes ses erreurs.
Lentement, calmement, il se leva et se dirigea vers le fond de son atelier. Il ouvrit un placard à double fond, et sortit une bouteille de Scotch. Il l'ouvrit, et au moment où il la portait à ses lèvres, il se souvint d'une bouteille semblable, éclatée à ses pieds, et de son père, hurlant et le menaçant. Une bouffée de rage l'envahit. Il n'était pas mieux que son père ! Il était d'ailleurs certainement pire ! Oser se taper Captain America alors qu'il est un meurtrier de masses !
Il explosa la bouteille contre le mur le plus proche.
Un éclat de verre glissa jusqu'à lui. Il l'attrapa. Le morceau était encore mouillé d'alcool. Ça ferait vraiment mal si…
Mais il le méritait. Il méritait d'ailleurs tellement pire. Mais ça serait un bon début.
Il remonta sa manche et tourna l'intérieur de son bras vers lui. Il devait être prudent : le monde a besoin d'Iron Man et les Avengers de nouvelles améliorations.
Il appuya la peau déjà couverte de cicatrices datant d'il y a bien longtemps, et coupa.
Aussitôt, une douleur brulante l'assaillit. Il serra les dents et, au bout d'un court moment, sentit la boule coincée dans sa gorge se décomposer.
Il le méritait, et cela faisait passer la douleur de son cœur.
Les larmes se tarirent au fur et à mesure qu'il coupait et que son sang coulait.
Au bout d'une minute, ou peut-être des heures, il ne savait pas trop, il entendit vaguement Steve et Bruce l'appeler avec hésitation. Aussitôt, il paniqua : JARVIS avait ouvert les portes, ils allaient le voir dans cet… Cet état, et c'était inacceptable ! Rapidement, les mains tremblantes, il baissa sa manche et essuya le sang qui avait coulé au sol avec un chiffon qui trainait là. Il enfila ensuite une veste en cuir qui trainait non loin, au cas où le sang traverserait le tissu du t-shirt.
Puis, se rappelant que JARVIS leur avait ouvert parce qu'il s'était… Blessé, il inspira un grand coup et appuya sa main sur des débris de verre. Ils coupèrent sa paume et quand il la tourna vers lui, des morceaux de verre étaient plantés à l'intérieur.
Il resta assis là, à contempler sa paume ensanglantée, jusqu'à que Steve et Bruce le trouvent.
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Quand JARVIS ouvrit enfin les portes de l'atelier, sans rien dire, Steve échangea un regard avec Bruce, pour rencontrer la même inquiétude dans les yeux de son ami. Ils se levèrent et, hésitant, pénétrèrent dans le refuge de son petit ami. Ils l'appelèrent, mais personne ne répondit. Bruce murmura anxieusement :
« JARVIS a dit qu'il n'ouvrirait pas les portes sans l'accord de Tony tant qu'il ne se mettrait pas en danger… »
« Ne t'inquiète pas, il a peut-être simplement donné sa permission pour qu'on entre ? » Cela sonnait faux, même dans ses oreilles.
Leur discussion s'arrêta net quand, en tournant derrière le plan de travail le plus éloigné de la porte, ils tombèrent sur Tony, assis en tailleur au milieu de verre brisé, absorbé dans la contemplation de sa main couverte de sang et empestant l'alcool.
« Tony ! Tony ça va ?! Bruce ! La trousse de soin ! »
Bruce s'éloigna en tentant de garder son calme. Ce n'était qu'un peu de sang, un accident, et lui et Steve avaient passé beaucoup, beaucoup trop de temps à s'inquiéter pour Tony. Steve attrapait doucement la main blessée de l'inventeur quand il revint. Le contact sembla reconnecter le génie à la réalité.
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Il regardait sa paume, pensant vaguement que cela représentait bien l'était métaphorique de ses mains : couvertes de sang. Et puis un soudain contact sur sa main blessée le ramena à la réalité.
« -ny ? Tony ? Tu m'entends ? » …. Steve ?
Ah, ils l'avaient enfin trouvé.
Tony leva les yeux vers Steve, qui s'était agenouillé, la mine inquiète. Tony ouvrit la bouche pour tenter de dire quelque chose, n'importe quoi pour rassurer son petit ami, Bruce demanda calmement à Steve de se pousser sur le côté et pris sa place.
Alors que Bruce lui faisait un bandage, Tony vérifia discrètement que la manche de son bras gauche était bien en place et que rien n'indiquait que ce dernier était couvert de coupures.
Puis, il tourna la tête vers Steve, qui par chance avait le regard fixé sur la main que soignait Bruce.
Il inspira profondément. S'il connaissait ces deux-là un tant soit peu…
Il fit le décompte mentalement : 3… 2… 1…
Steve parla le premier :
« Alors, euh, comment tu t'es fait ça ? »
« J'ai fait tomber la bouteille, et quand j'ai voulu ramasser, j'ai posé la main là où il fallait pas. » Steve plissa les yeux.
N'importe qui aurait cru au mensonge de l'inventeur, il a été entrainé à mentir depuis la toute petite enfance. Mais Steve n'était pas n'importe qui.
Qu'est ce qui se passait dans la tête du génie pour qu'il veuille le cacher à son petit-ami ?
Steve ouvrit la bouche pour insister, exiger de savoir ce qu'il était réellement arrivé, mais se retint au dernier moment, bloquant les mots dans sa gorge dans un éclair de lucidité.
S'il insistait, Tony se fermerait pour de bon.
S'il insistait, le brun se mettrait sur la défensive.
S'il insistait, ce serait pire.
C'est ce qu'il se dit, et il se dit qu'il avait raison, car il est Captain America, et Captain America a toujours raison, n'est-ce pas ?
Alors il sourit à l'homme qui avait la moitié de son cœur, l'autre moitié appartenant à un fantôme, et lui lança :
« Tu n'apprendras jamais à faire attention à ce genre de choses hein ? »
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AVERTISSEMENTS : Ce chapitre peut être dérangeant pour cause d'automutilation et de pensées dégradantes d'un personnage envers lui-même.
Une review ? Sachez aussi que si ça ne va pas, sentez-vous libre de venir me parler 3
