Bonjour, désolée pour le dernier chapitre, je ne sais trop comment, une phrase a été tronquée. Pardon. Voila le nouveau chapitre, les fan des Légendes de Blackwell reconnaitront l'allusion à Thorsen.

Chapitre 3:Le taxi de l'Apocalypse

L'intérieur du taxi sentait exactement la même odeur que Tempêtes et je me suis demandé si je n'allais pas mourir asphyxiée. A supposer que je survive ,j'ai pris la ferme décision de ne plus jamais monter dans cette bagnole ! (Comme vous le verrez, ça ne sera pas aussi simple.)

J'ai inspecté l'intérieur du taco.

Une légère moisissure attaquait le siège arrière et un cadavre de souris trainait par terre (je l'ai repoussé du pied). Vous allez rire, mais aucune trace de ceinture de sécurité. Je

préférerais encore voler par-dessus les Black heel. Franchement : pas de ceinture de

sécurité !

Quoi que...

J'ai soulevé une grosse chaine de métal rouillé qui trainait sur la banquette.

-Qu'est-ce que c'est que ça ? ai-je couiné d'une voix horrifiée.

Zack m'a souri ,comme pour me rassurer.

-Heu...la ceinture de sécurité ? a-t-il fait d'un air penaud.

On aurait dit qu'il avait honte.

Pendant qu'il s'attachait, je me suis demandé comment ses ailes tenaient dans la voiture.

Des ailes.

Je me répète peut être mais ...MERDE MON MEILLEUR AMI AVAIT DES AILES!

Elles étaient magnifiques, certes, longues et fines avec leurs immenses plumes bien ordonnées qui frémissaient à peine dans le vent, mais en mêmes temps, elles me fichaient les jetons. Elles me prouvaient que tout ce qui m'entourait était vrai, le bon comme le mauvais. Et par le mauvais, je voulais parler de tous ces événements bizarres qui arrivaient autour de moi.

Surtout cette histoire de demi-dieux!

Et puis, j'étais en colère. Contre Zack, pour être ce qu'il était, pour ne m'avoir jamais rien dit, pour avoir laissé Baldwin face aux le monde, pour ne pas être ce que j'attendais de lui.

-Tout le monde est prêt ? a lancé Tempêtes.

J'ai sursauté. Je n'avais pas attaché ma "ceinture".

-N...ai-je commencé.

-C'EST PARTI! on braillé les trois pruneaux à l'avant.

Et elles ont démarré sur les chapeaux de roues.

Je me suis retrouvée plaquée contre mon sièges à hurler en cœur avec Zack. Sauf que Zack riait.

Une larme a roulé sur ma joue.

La voiture a fait une embardée ,avant de descendre les Blak heel à toute vitesse à la verticale.

-Je suis trop jeune pour mouriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir ! ai-je hurlé en fermant hermétiquement les yeux.

La voiture aurait dû se crasher au sol, mais, allez savoir pourquoi, elle a accéléré pour continuer sa courses à l'horizontale.

Ce n'était pas plus rassurant, je vous assure. Les mortels ne nous voyaient peut être pas, mais apparemment, les vieilles à l'avant n'avaient pas l'air de voir les obstacles non plus.

Nous avons évité un poteau de justesse avant de percuter une poubelle.

-Si monsieur Thorsen voyait ça...ai-je gémi en pensant à notre pauvre maire. Quand on a failli percuter un piéton sur le trottoir, j'ai été prise d'un doute :

-Heu...ai-je fait, qui a l'oeil ?

-Tempête!

Mon coeur battait follement.

-Et...Qui conduit ?

-Colère !

Je me suis tournée vers Zack, l'air de dire : "tu les a trouvées où ces trois fêlées du bocal?"

Mais il riait en regardant le paysage défilait à ce qui me paraissait la vitesse de la lumière.

J'ai paniqué. Pourtant je ne voulais pas que le taxi s'arrête, ni mettre ma ceinture. Je voulais agir.

La vitesse me grisait. Je me suis penchée en avant et j'ai saisi le volant d'une poigne de fer.

Ne me demandez pas pourquoi !

Un moment de folie !

J'ai enjambé le levier de vitesse malgré les protestations des trois Grées et je me suis assise à l'avant ,écrasant la dénommée Colère contre la vitre.

J'ai saisi le volant à deux mains et ai fait un écart pour revenir sur la route.

C'est là que je me suis rendue compte que je savais conduire !

(Personnellement, je déconseille à tout ados de moins de 21 ans de prendre le volant, on est pas tous les enfants du meilleur aurige grec de tous les temps).

-Vire de là ! a braillé Colère, c'est MA voiture !

-Je vous laisserez pas dévaster ma ville ! ai-je répliqué.

La peur qui m' habitait me donnait des ailes. J'avais dépassé mon seuil de tolérance.

Ça m'était arrivé plusieurs fois : plus j'étais terrifiée, plus j'osais des trucs dingues. Comme prendre le volant d'une voiture démoniaque au milieu de trois vieilles aveugles.

Quelle vie!

J'ai voulu ralentir mais le pied de Colère était enfoncé sur l'accélérateur.

J'ai d'abord tenté de le déloger de ma basket.

Mais quand j'ai remarqué qu'elle n'avait pas de chaussure et que des champignons non identifiés poussaient entre ses orteils, j'ai abandonné avec un hoquet de dégoût. ( Au passage, je crois que j'ai trouvé l'origine de l'odeur de cette voiture).

Nous avons donc grillé un feu rouge parce que Colère et ses sœurs refusaient de s'arrêter et nous nous sommes engagés sur l'autoroute à une allure folle. J'ai jeté un coup d'œil éclair à un panneau qui m'indiquait l'est.

Les vieilles avaient parlé de Long Island non ? A l'allure où on allait, on y serait bientôt.

Allez savoir pourquoi, nous avons trouvé une autoroute menant à San Francisco.

-Tourne ! on crié Tempête et Zack, les seuls à avoir des yeux.

J'ai amorcé un virage en épingle à cheveux et me suis engagée sur la route de San Francisco.

Qu'est-ce que cette route fait là ? ai-je crié pour couvrir le bruit du moteur, encore un truc pas normal ! Je détestais les trucs pas normaux.

-Tous les chemins mènent à Rome, a récité Guêpe avec un rictus amusé.

Je n'ai pas compris sur le moment, mais tandis que je doublais un camion, l'idée fit son chemin.

-Oh non ! ai-je crié en me tournant vers l'arrière. Ne me dites pas qu'il y a des romains antiques aussi ?

Zack a souri piteusement, ce qui signifiait que j'avais vu juste.

Soudain, il s'est écrié :

-Regarde la route !

J'ai pivoté juste à temps pour éviter de percuter un tracteur qui roulait à deux à l'heure !

Le conducteur de celui-ci a klaxonné et a beuglé :

-Femme au volant... !

Colère a abaissé la vitre et a sorti le bras pour adresser au chauffeur un geste mal-aimable.

Je lui ai frappé sur le bras. Mon subconscient me considérait visiblement maître du véhicule.

Et à vrai dire ( et sans me vanter), je ne m'en sortais plutôt pas mal, un volant entre les mains.

Soudain, une image m'a traversé l'esprit. Une mêlée sanguinaire, un champ de bataille couvert de guerriers morts ou combattant. Des grecs en armure qui s'entretuaient. Je sentais derrière moi la présence d'un homme massif, lourdement armé qui riait de plaisir en combattant. Je sentais sous mes pieds les soubresauts d'un char de guerre. Sous mes paumes, les lanières de cuir qui dirigeaient les chevaux. J'étais maître du char. Il m'obéissait au doigt et à l'œil.

-Qu'est-ce que c'était que ça ? ai-je soufflé en revenant à la réalité.

J'étais allongée à l'arrière du taxi des trois grées. Zack m'a souri.

-Léah ! T'as conduit comme...comme une déesse ! C'était super ! Jusqu'à ce que tu tombes dans les pommes.

Je me suis frotté le front.

-J'ai rêvé de ... ai-je commencé, de...

De quoi en fait ?

-De ton père, a affirmé Colère. Le meilleur aurige de tous les temps, Percy Jackson compris.

Je ne comprenais pas. De qui j'étais la fille à la fin ! Et qui était Percy Jackson ?

-Bon, a fait Guêpe, j'espère que ça va mieux, parce qu'on arrive à la colonie. Et qu'elle m'a l'air d'être attaquée !

Oui, je vous coupe maintenant. Oui, je sais c'est mal. Mais je vais me dépêcher pour le chapitre 4. A bientôt!