Bonjour ! Je sais que ce chapitre à beaucoup de retard donc je m'excuse. Il faudra peut être attendre longtemps aussi pour le prochain, mais je fais de mon mieux. Bonne lecture !
Chapitre 6
Adèle et Augustin
Le vide. J'avais l'impression que tout ce qui m'entourait était fait de vide. Autour et à l'intérieur de moi d'ailleurs. Ma mère venait de me renier. Ma malchance allait crescendo. Pourquoi, mais pourquoi moi ? J'ai pleuré longtemps, en silence, je crois que je me suis un peu endormie. Je n'avais plus envie de rentrer chez moi maintenant. Je me sentais seule, abandonnée, et avouons-le, c'était un peu vrai. C'était comme si je ne pourrais plus jamais rire, plus jamais sourire. J'allais finir sombre et taciturne comme Nico di Angelo. Cette pensée m'a arraché un nouveau sanglot. Je voulais être heureuse moi ! Heureuse et normale ! Et je n'étais absolument pas normale . Mais qu'est-ce que je pouvais y faire ?
Rien.
J'étais impuissante.
-Hé ? Ça va ?! a fait une voix.
J'ai senti des doigts s'enrouler dans mes cheveux pour me forcer à lever la tête.
Je levé mes yeux rougis sur le visage étonné de la grande brune du bungalow d'Arès. Elle avait une lance à la main et était accompagnée de deux de ses frères.
J'ai voulu reculer, mais la main de la brune sur ma tête m'en a empêché.
-Pourquoi tu chiales comme une gosse ? a craché un des types.
-Sherman...a prévenu la fille.
Le dénommé Sherman, à la figure pleine de cicatrices, a continué ( perso, à sa place j'aurais compris le message).
-Ben quoi ? Tu trouves pas qu'on dirait un môme ? a-t-il fait comme si je n'étais pas là.
-SHERMAN YANG FERME-LA ! a aboyé la fille brune, faisant sursauter tout le monde.
Sherman a reculé de quelques pas et je me suis un peu tassée contre mon mur.
La fille s'est tournée vers moi en souriant.
-T'est nouvelle ? a-t-elle demandé.
J'ai hoché la tête, trop effrayée pour faire quoi que ce soit.
-On lui fout la tronche dans la cabinets ? a proposé Sherman.
La mâchoire de Clarisse s'est crispée, comme si elle se retenait de foutre sa main en travers du visage de son frère.
Elle a tourné ses yeux verts vers moi et j'ai eu soudain peur qu'elle se serve de ma face pour récurer ses toilettes.
-Non... a-t-elle fait d'une voix calme. Elle est pas comme les tocards. Pas de bizutage pour elle.
J'ai poussé un soupir de soulagement et Clarisse m'a tendu la main pour m'aider à me lever. J'ai accepté en essuyant mes yeux.
La fille d' Arès m'a détaillée un instant. C'est vrai que je ne devais pas avoir l'air maligne en short de sport, avec des jambes égratignées, mes cicatrices sur la joue, mon sweat bleu taché de vomi et mes cheveux pleins de sueur et de poussière. En plus, l'odeur du taxi des trois Grées me suivait encore.
-Qu'est-ce qu'y t'est arrivé ? a demandé l'autre frère.
Je leur ai raconté ce qui m'était arrivé tout en m'essuyant les yeux avec le mouchoir que m'avait donné Clarisse.
Quand j'ai eu fini, j'ai ponctué mon récit en me mouchant à grand bruit.
Clarisse m'a prise par les épaules en riant.
-Cette fille a du potentiel de warrior ! a-t-elle assuré à ses frères. Je la prends comme protégée !
Comme quoi ? Je pouvais donner mon avis ? Connaître les petites lignes du contrat ? Visiblement non. Foutu sentiment d'impuissance.
Sherman a haussé un sourcil.
-Quoi ? Mais Clarisse, t'as pas eu de protégée depuis Silena Beauregard !
Clarisse lui a lancé un regard glacial.
-Et alors ? a-t-elle fait d'un ton qui nous a plongé dans l'Antarctique avec les manchots.
Sherman a reculé d'un pas, abandonnant la partie.
Clarisse a posé son index sur ma clavicule.
-Attends que tu sois revendiquée gamine, et je fais de toi une killeuse !
J'ai baissé les yeux. Ce n'était peut-être pas la meilleure chose à dire à une fille d'Arès mais...
-Je veux pas me battre, ai-je chuchoté.
Clarisse et ses frères ont ouvert des yeux effarés.
-Quoi ?! a articulé Clarisse. Tu... tu ne veux pas... te battre ?
-Mais c'est la plus belle chose du monde ! s'est écrié Sherman.
J'ai fourré mes mains dans mes poches. Je me rappelais mon combat contre la harpie, celui contre des Lestryons... Toute cette agitation, ce danger, cette odeur de poussière, cette peur qui m'envahissait. Je n'avais pas envie de vivre ça de nouveau.
Clarisse a lancé :
-Mais enfin, ça te rend pas heureuse de penser au contact de ton poing sur le crâne des ennemis, à l'odeur du sang, aux cadavres des adversaires que tu foules du pied ? T'as pas envie d'entendre les bruits du combat, d'abattre ton arme sur quelqu'un, d'être gagnée par l'euphorie du combat ?
Je l'ai regardée horrifiée. Une folle.
-Hé Clarisse !
Clarisse s'est tournée vers la fille blonde de tout à l'heure.
-Tu viens ou quoi ?!
Clarisse lui a fait signe d'attendre deux minutes tandis que ses frères la rejoignaient.
Elle s'est tournée vers moi, elle avait de persister à vouloir me faire combattre. Je comprenais ce que ressentaient les Pokémon maintenant : enfermée dans cette colonie comme dans une Pokeboll, aux mains de la dresseuse Clarisse. Je frissonnais. Flippant la vie de Pokémon.
Clarisse a appuyé un doigt sur mon front.
-Écoute gamine, je t 'ai sauvée du bizutage, et pourtant, je fais pas ça souvent, alors tu vas me faire le plaisir de t'entraîner pour survivre. Je fais ça pour ton bien. Grouille- toi d'aller chercher une arme maintenant.
J'allais protester quand j'ai croisé les explosions nucléaires des yeux de Clarisse.
-OK, ai-je fait, parce que Clarisse est comme Piper ou Nico, on peut pas lui dire non.
Avec un peu de chance je tomberais sur Zack qui viendrait m'aider. ( Notez mon optimisme).
-Alors fonce à l'armurerie, a ordonné Clarisse en tournant les talons, me laissant seule à côté des bungalows.
OK, super. Mais... l'armurerie, c'était où ? J'ai poussé un gros soupir. J'étais paumée maintenant ! Mais quelle journée de merde ! Je pouvais pas avoir juste un contrôle surprise de maths, noooon...il fallait que je me découvre un parent divin et une mère qui me reniait.
J'ai shooté dans une pierre en passant devant les bungalows.
En relevant la tête, j'ai sursauté en m'apercevant que j'avais atterri en face de l'horrible bungalow d'Hadès. Et si Nico était du genre à défendre son territoire ? Il allait me tuer !
J'ai fait un pas en arrière pour repartir, n'importe où mais loin d'ici quand mon regard a été attiré par quelque chose. Un garçon d'à peu près mon âge, debout en haut des marches.
Ce n'était pas Nico, et d'ailleurs il n'en menait pas large. Ses cheveux étaient teints d'un rouge très foncé, à mi chemin entre le pourpre et le marron. Il portait l'éternel tee-shirt de la couleur maudite ( orange pour ceux qui ne savent pas ), un pantalon de treillis et un anneau en haut de l'oreille.
Il a frappé rapidement à la porte noire et s'est reculé par réflexe.
Ça m'embêtait de le laisser comme ça alors que Nico était à l'infirmerie et qu'il n'était donc pas dans son bungalow.
J'ai toussoté. Le garçon s'est tourné vers moi d'un air inquiet, comme s'il s'attendait à voir le fils d'Hadès.
Et à partir de là mon cerveau a grillé. Quand je lisais des histoires de coup de foudre dans les livres, je pensais que c'était un peu exagéré. J'aurais jamais dû en rire. La seule chose que me venait à l'esprit, là, maintenant, c'était la ligne toute plate de l'électrocardiogramme en cas de décès.
Le type n'était pas d'une beauté aussi flagrante que Nico, mais tout résidait dans ses yeux.
Maintenant, je comprenais pourquoi il s'était teint les cheveux de cette couleur. Le nom me revenait maintenant. Bistré. Ce type avait les cheveux bistrés : rouge profond, presque bruns.
Il a sourit de soulagement en se rendant compte que je n'étais pas Nico.
-Tu voulais me dire un truc ? a-t-il fait.
J'ai senti comme du plomb dans ma bouche. Mais quelle merde.
-Je...heu...heu...je...Ni...Nico n'est pas là, ai-je bredouillé.
Mais quelle nulle ! Incapable d'enchaîner deux mots. Bon, bon, au moins, ça faisait une chose de moins à regretter à ma mort, j'étais tombée amoureuse.
Le type a marmonné un truc du genre « c'est foutu pour mon cours » et s'est éloigné vite fait du bungalow 13.
Il m'a tendu la main.
-T'es nouvelle ? Moi, c'est Augustin Yamte.
J'ai serré timidement la main qu'il me tendait.
-Leah Denvers, ai-je fait, tu... tu sais où est l'armurerie ?
J'ai rougi aussitôt. Je me sentais idiote.
Il a ri.
-T'es tombée sur Clarisse ! a-t-il deviné. Je vais t'aider à choisir une arme, viens.
Il m'a prise par le coude et entraînée vers l'étrange bungalow qui ressemblait à une usine de Jules Verne.
Il m'a de nouveau adressé un sourire.
-Si jamais t'as un problème, demande moi, a-t-il fait. Je me ferai un plaisir de t'aider.
Un sourire s'est dessiné contre mon gré sur mon visage. Pas si mauvaise cette journée finalement.
-T'as déjà été revendiquée ? m'a demandé Augustin en mettant ses mains dans ses poches.
J'ai soupiré. La revendication. C'était tout ce qui comptait dans cette colonie ou quoi ?
J'ai fait non de la tête et j'ai regardé Augustin en me demandant de quel dieu il était le fils.
-Tu... heu... ai-je commencé.
Je ne savais pas comment formuler ça. Ça me paraissait indiscret.
-Heu... qui est ton père ? ai-je fini par lancer.
Augustin a arqué un sourcil, comme s'il ne s'attendait pas à cette question. Pourtant on devait sûrement lui demander ça souvent dans cette colonie ?
-Mon père ? C'est Timothy Yamte, le réalisateur de films d'horreur. Pourquoi ?
Timothy Yamte ? Oh la vache ! J'avais vu un de ces films l'année dernière qui m'avait fait psychoter pendant deux semaines. A croire que ce type donnait forme aux cauchemars ! Mais …. c'était pas un dieu. A la vue de mon air étonné, le visage d'Augustin s'est éclairé.
-Oh, tu voulais parler de mon parent divin ! Pardon ! Je suis le fils de Mélinoé.
J'ai écarté les mains.
-Pardon ? je... je m'y connais pas bien.
Augustin a ri.
-Ah oui, c'est vrai, a-t-il fait. Mélinoé est la fille d'Hadès et Perséphone. La déesse des cauchemars et des ombres.
J'ai écarquillé les yeux. Cela expliquait l'imagination de Timothy Yamte. Quand on sort avec la déesse des cauchemars aussi...
J'ai essayé d'imaginer ce qui pouvait attirer un dieu chez ma mère... Une ancienne conductrice de taxi, y avait pas beaucoup d'immortels qui se bousculaient au portillon...
-C'est pour ça que tu cherchais Nico, ai-je deviné, parce qu'il est...
J'ai laissé ma phrase en suspens, trop choquée par ce que je venais de comprendre.
-Mon oncle, a fait Augustin avec un sourire gêné.
J'arrivais pas à y croire. J'avais du mal à imaginer Augustin appeler le fils d'Hadès « tonton Nico ».
-Enfin, peut-être, on n'en sait rien. Si ça se trouve, j'ai aucun lien de parenté avec lui...
J'ai arqué un sourcil. Ça voulait dire quoi ça ?
Augustin a rougi.
-Ben, il y a une rumeur qui court...selon laquelle Zeus aurait pris l'apparence de son frère Hadès pour faire un enfant à sa propre fille Perséphone et...
J'ai plaqué mes mains sur mes oreilles, aussi rouge que mes cheveux. Je ne voulais pas savoir la suite. C'était au-delà de la perversité.
-Mais bref, a tranché Augustin en poussant la porte d'un grand bâtiment en bois, Nico ne se comporte pas DU TOUT comme mon oncle. Il m'apprend juste un peu à utiliser mes pouvoirs. Enfin, pour l'instant, j'ai eu que deux cours...
Il a ri et moi aussi, pour la première fois de la journée.
Mon ventre a grondé et j'ai rougi de honte.
Augustin a souri.
-Moi aussi j'ai faim, a-t-il fait. C'est normal de se sentir fatigué le premier jour ! Toutes ces nouvelles infos sur le monde et sur toi qui arrivent d'un coup, en plus des monstres, des légendes, des règles de la colonie, des nouveaux visages...
Il a mimé une explosion au niveau de son crâne. J'ai ri. Voilà, c'était exactement ce que je ressentais. L'impression que ma tête allait exploser, ça résumait assez bien ma journée. J'avais enfin trouvé quelqu'un qui me comprenait.
Soudain, une voix a lancé.
-Au fait Augustin, devine qui a raconté à Lacy que tu étais pire que Clovis au combat ?
C'était une voix féminine mais mauvaise et désagréable à entendre. Si les serpents avaient eu une voix, ce serait celle-là.
Augustin a levé les yeux vers les hautes étagères de métal au fond de l'armurerie, un petit sourire aux lèvres.
Un fille dégingandée aux cheveux bruns coupés en pointes était assise en tailleur sur l'étagère, nous regardant de haut, une lance à la main.
Elle était une des deux seules personnes ( avec Nico) à ne pas porter le tee-shirt orange de la colonie. Elle avait un débardeur blanc qui laissait voir les tatouages verts sur ses bras.
-Salut Adèle ! a lancé Augustin. Tu sais bien que je crois jamais à tes histoires ! Vas plutôt les raconter à Max.
La fille a ricané.
-Max ? Il est à l'infirmerie avec une jambe cassée, il s'est disputé avec Ellis. C'est bête un Arès...
Augustin a gloussé. Je ne voyais pas ce qu'il y avait de drôle. Il a regardé la fille avec l'air de lui dire d'accoucher de la vérité.
-OK ! J'ai un peu aidé à la chose..
J'ai arqué un sourcil. Ça l'amusait de faire se disputer les gens ? Mais c'était qui cette fille ?
Augustin s'est tourné vers moi en souriant.
-Léah, je te présente Adèle, fille de la déesse Eris, la discorde au visage vert.
-Ouaaaaais...a fait Adèle, j'adore la petite note en fin de phrase. Et toi ? T'es qui ?
J'ai croisé les bras, je n'aimais pas cette fille ( le coup de foudre version haine existe aussi ).
-Je m'appelle Léah, ai-je fait, je viens d'arriver.
Adèle m'a détaillée comme si elle lisait le menu d'un restaurant.
-Jolies cicatrices.
J'ai passé une main sur ma joue. Les cicatrices faites par les harpies étaient toujours là. Je pensais sérieusement que ça allait partir comme ça ?
D'un bond digne d'une championne olympique, Adèle a sauté de son étagère pour atterrir lestement face à moi.
J'ai éprouvé une pointe de jalousie. Si je faisais ça, moi, je m'écraserais sûrement sur le sol, les quatre fers en l'air.
Adèle a soufflé sur une mèche rebelle et m'a adressé un sourire tordu. Tout en elle était tordu. Elle ne se tenait jamais droite, toujours déhanchée d'un côté pour me regarder d'en dessous.
-Alors carotte, lança-t-elle, qu'est-ce que tu fais sur mon territoire ?
« Carotte » ? Elle se prenait pour qui elle ?
-Ton « territoire » ? ai-je répliqué, l'air blasé.
C'est un truc que j'ai appris au bout de quatre ans de collège. Quand quelqu'un cherche à vous intimider, ayez l'air blasé. Avec tous les autres ça marche. Pas avec moi. Je crois qu'on m'a grillée.
Adèle a joué avec sa lance.
-Ouais... l 'armurerie c'est là où les gens viennent raconter les meilleurs ragots. Ou les secrets, ou viennent se bécoter. Sherman et Katie adorent cet endroit pour...
-Adèle ! l'a repris Augustin.
J'étais écarlate. Merci Augustin de l'avoir arrêtée. Je n'avais aucune envie de savoir la suite.
-Cette charmante nouvelle arrivée ( j'ai rougi ) cherche une arme pour se défendre face à Clarisse. Un bouclier est de mise mais elle a besoin de conseils pour ce qui est de l'épée.
Je l'ai regardé à la dérobée. C'était joliment dit. Je ne connaissais aucun garçon qui parlait comme ça. L'effet n'était pas désagréable, au contraire.
Adèle a ricané.
-Pourquoi une épée ? Une lance, c'est bien mieux !
Là-dessus, elle a pointé la sienne sur moi d'un large geste du bras.
J'aimerais bien dire que suis restée parfaitement stoïque face à cette pointe de bronze à deux millimètres de mon nez mais la vérité c'est que j'ai poussé un cri qui s'apparentait au bruit d'un canard en plastique passant sous les roues d'un Bentley.
J'ai fait un bond en arrière et Adèle a éclaté d'un rire de hyène.
-Mais t'es complètement Seine et Marne ma pauv' fille ! s'est écrié Augustin. Tu trouves qu'elle est pas déjà assez traumatisée ?
A mon avis, oui, j'étais complètement traumatisée. Ce n'était pas l'avis d' Adèle apparemment.
Elle a haussé les épaules d'un air désinvolte et m'a donné un petit coup sur le bras.
-Allez ! C'était juste une plaisanterie entre amies !
Entre amies ? Où elle avait vu qu'on était amies elle ?
Et puis, elle pointait des lances sur ses amies elle ?
-Léah !
Oh joie ! Zack le retour ! J'étais sauvée de l'autre exitée.
Mon ami est entré dans l'armurerie et s'est avancé vers moi.
-Ah t'es là ! a-t-il fait, j'te cherche partout ! J'ai demandé à Piper, elle m'a dit que t'étais partie en courant. Je suis allé voir Will, il m'a dit que Nico t'avait vue partir en courant ! Je m'inquiétais.
Adèle a sifflé d'un air admiratif.
-C'est ton premier jour et tu as déjà croisé Nico?Alors ? Toi aussi tu trouves qu'il ressemble à Anthony Perkins dans « Psychose » ?
J'ai honte de l'avouer mais je n'ai jamais vu « Psychose ». Ma mère m'a toujours interdit de voir des films qui font peur. Elle ne m'a jamais expliqué pourquoi.
Zack m'a regardé d'un air désolé.
-Léah, j'ai parlé à ta mère tout à l'heure et...
Ah oui, ma mère... Les larmes me sont montées aux yeux. Elles n'ont pas fait que monter, elles ont débordé, explosé.
-Elle m'a abandonnéeéééé , ai-je gémi en me jetant au cou de Zack sous les yeux étonnés
d' Augustin et d' Adèle qui assistaient à la séquence émotion, c'est la pire journée de ma viiiiie !
Zack m'a tapoté l'épaule pour me calmer. Adèle a soupiré en s'appuyant à sa lance pendant que je sanglotais comme une Madeleine.
-Hé ! Du calme cocotte ! Et c'est quoi cette histoire d'abandon ? On est largué nous !
Je me suis mouchée dans le mouchoir que me tendait gentiment Augustin ( j'avais usé tous les miens) et j'ai ( encore ) déballé ma journée. Entre mes sanglots et mes hoquets, je sais pas s'ils ont tout compris, mais j'ai fait de mon mieux.
Zack a caressé mes boucles rousses quand j'ai eu fini. C'était la seule personne qui me restait de mon ancienne vie, ma vie normale. Le bon point, c'était que j'étais sûre qu'il ne ma laisserait jamais tomber.
-T'as échappé au bizutage ? a fait Adèle d'un air admiratif. Mais tu te rends pas compte de la chance que t'as ?!
Chance ? Chance ? Tout ce que je vivais c'était de la chance ? Les harpies c'était de la chance ? Les eïdons c'était de la chance ? Ma mère qui me reniait c'était de la chance ? J'ai eu envie de la gifler. Je ne l'ai pas fait. À la place, j'ai de nouveau éclaté en sanglots.
-Qu'est-ce que je vais faire maintenant ? ai-je gémi.
Zack m'a caressé le dos.
Augustin a haussé les épaules.
-Ben...je crois que tu vas devoir rester ici...
Ouais. Super...
Pour ceux qui ne connaissent pas Antony Perkins, il est l'acteur du personnage Norman Bates, lui même inspiré d'un serial killer américain, Edwars Gein qui déterrait des corps de femmes pour les découper et s'en faire des habits de peau. Il tua aussi son frère, puis quelque femme, dont on n'a jamais retrouvée les corps. On dit qu'il les mangé. Attendez ! Partez pas ! Je voulais pas vous faire peur ! Mettez une reviews au moins !
