Bonsoir ! Bon visiblement vous angoissez ... Hum je ne dirais rien !
Remerciements à : isatis2013( pauvre secrétaire. Non je ne veux pas vous tuer !), Jade181184 ( tu as raison de t'inquiéter), DanielaReese ( Ah ? Merci pour l'autorisation ! :-) ) et Rochelle17 ( Un début de réponse ici concernant Finch ? Ou pas ? )
Je rappelle qu'il est interdit de s'en prendre à l'écrivaine, je ne suis que l'interface de ma mumuse.
Chapitre 3 : Premiers indices.
Il remua doucement, bougea sa tête sur le côté et souffla. Il serra des dents et se crispa. Il voulut bouger ses bras mais remarqua assez rapidement qu'il en était incapable, tout comme ses jambes. Il gémit, sentant les liens à ses poignets et à ses chevilles. Il finit par ouvrir les yeux, papillonnant bêtement, pour découvrir qu'il était allongé dans un lit banquette métallique, sur un vieux matelas non recouvert. Perdu, il regarda au plafond et le détailla. Seule une ampoule éclairait la pièce et celle-ci sentait fortement l'humidité.
Soupirant, il nota que les murs qui l'entouraient n'étaient que de la vieille pierre blanche qui verdissait, puis il vit une porte en bois qui semblait solide au fond de la pièce. Grommelant, il tenta de se redresser malgré les liens mais ils étaient trop serrés. De plus son dos le rappela à l'ordre et il ferma de nouveau les yeux, tentant de respirer convenablement. Il se força à se souvenir de la dernière chose dont il se rappelait.
La soirée ou plutôt le gala. Il avait prit contact avec la secrétaire d'Yvan Jones et elle l'avait rejoint lorsque John était parti suivre le numéro. Elle lui avait proposé une petite danse et il avait accepté. Il déglutit, sentant sa gorge sèche. Il l'avait ensuite accompagné vers le coin d'eau. Respiration hachée. Il se souvenait parfaitement de sa découverte et commença à paniquer légèrement. Qui s'en était pris à la charmante secrétaire ? Qui l'avait assommé ? Mais surtout, pourquoi est-ce qu'il était dans un endroit pareil ? Pourquoi lui ? Y avait-il quelqu'un dans les parages ? Et surtout, combien de temps cela faisait-il qu'il était là ? Est-ce que John était déjà à sa recherche ?
Il tentait de résoudre l'équation, mais il y avait beaucoup trop d'inconnues pour qu'il puisse y parvenir. Il détestait avoir ce sentiment de rien contrôler.
Il rouvrit les yeux et tenta de jeter un œil à sa tenue. Bon il n'avait plus son nœud papillon mais portait encore sa tenue de soirée complète, bien que froissée à présent. Mais il constata qu'il avait froid et un frisson parcouru son échine. Il grimaça, sentant un pincement douloureux dans son dos. Le coup avait été bien placé et il en ressentait des effets à présent. Il avait absolument besoin de bouger, sa position n'était guère confortable. Il essaya de tirer sur les liens de ses poignets mais le plastique lui irrita sévèrement la peau. Nouveau soupir.
-John …Souffla-t-il, presqu'inutilement.
Il avait besoin de lui, de ses bras, de son étreinte si réconfortante. Il ressentait un énorme vide en ce moment-même.
-S'il vous plaît … Fit-il plus fort.
Il se tut. Il écouta d'une oreille attentive mais ne capta que le silence. Un silence inquiétant à ses yeux.
-Y a quelqu'un ? Demanda-t-il plus fort.
Sa voix résonna sur les parois et il frissonna. Soudain un claquement se fit entendre et Finch sursauta. Des bruits de pas lourds se rapprochèrent de lui et il lança un regard vers la porte, affolé. Il put entendre les cliquetis de clés et la porte se déverrouiller quelques secondes après. La première chose qu'il vit fut la grande forme imposante qui se rapprocha de lui dans une démarche dictée. L'homme se posta près de lui et Finch déglutit lorsqu'il le vit poser une couverture polaire au bout du lit.
-Vous n'allez rien faire ? Demanda l'homme, sûr de lui.
Finch voulu lui répondre mais aucun son n'en sorti. Il était trop occupé à le dévisager. Grand, costaud, brun avec quelques mèches rebelles, des yeux marrons, des mains qui semblaient capable d'une force puissante. Il pouvait avoir une quarantaine d'année, voire la cinquantaine à en juger par les petites rides du visage.
-J'attends une réponse. Reprit l'homme, durement.
Finch manqua de s'étrangler face à cette voix si contrôlée et bien ajustée.
-Non … Répondit-il, finalement, mal à l'aise.
-Bien.
L'homme passa sa main dans le dos et en brandit un canif. Le cerveau de l'informaticien marcha à vive allure, craignant les pires des scénarios mais l'homme lui coupa seulement les liens. Finch cligna des yeux hébétés. Qui était cet homme ? Pourquoi semblait-t-il si conciliant ? Que lui voulait-il ? Il ne l'avait jamais vu, il en était certain. Avait-il un rapport avec Yvan Jones ? Ou le meurtre de Cathy ? Jusque où cet homme était-il capable d'aller dans la violence ? Tant de questions sans réponse.
-Levez-vous. Ordonna –t-il.
Finch préféra suivre son ordre, ne voulant aucunement contrarier celui qui le détenait. Il se redressa péniblement et se leva précautionnement. L'homme recula de quelques pas pour se placer au milieu de la pièce. Finch se sentait mal, celui-ci était en train de le détailler de la tête aux pieds. Il cacha difficilement un rictus. Il profita que l'homme était concentré sur lui pour jeter un œil en direction de la porte ouverte. Il ne vit qu'un mur et en conclu assez rapidement qu'il devait y avoir un couloir. Mais ce qui le troubla était le manque de luminosité. Il baissa les yeux et fit la somme des éléments : humidité, peu de luminosité, mur en pierres et le sol terreux. Il était dans une sorte de cave. Il sorti de ses réflexions lorsqu'il vit l'autre homme se rapprocher de lui. Se sentant en danger, il s'écarta sur le côté. Mais il manqua de hurler de surprise lorsque l'autre l'empoigna par le col de sa chemise et le plaqua sur la pierre.
Finch ne put retenir un gémissement de douleur et lutta contre les larmes qui lui montaient.
-Qu'est ce que vous avez de plus que moi ?
-Je ne sais pas. Réussi à répondre l'informaticien alors qu'il commençait à s'étouffer à cause de la prise que l'autre homme exerçait sur lui. Il le sentit relâcher sa force mais cela ne fut qu'une passade puisqu'il resserra aussitôt son emprise.
-S'il vous plaît. Quémanda Finch.
L'homme ne sembla pas se formaliser de sa plainte.
-S'il vous plaît, lâchez-moi. Tenta une nouvelle fois l'informaticien.
Son adversaire le fixa intensément et sans comprendre, il se retrouva propulsé et ses pauvres côtés allèrent à la rencontre de la barre métallique du lit. Il avait perdu ses lunettes pendant son vol. Etouffant un juron, il s'écroula sur le sol, se tenant le ventre. Il vit les pieds de l'homme se rapprocher de lui et il ferma les yeux, craignant la suite.
-On en reparlera quand vous serez en mesure de coopérer.
Et il claqua la porte. Finch releva la tête et massa ses côtes qui avaient subi le choc. Il rampa sur le côté du lit, ramassa ses lunettes et les remit, puis grimpa dessus, calant sa tête à l'aide de la couverture. Il n'était pas en sécurité, il avait mal, cet homme était capable de faire du mal sans chercher à comprendre. Fermant les yeux et se recroquevillant sur son côté valide, peu importe la douleur des côtes, il commença à implorer la présence de son compagnon et se mit à sangloter, ne sachant pas ce que les prochaines heures lui réservaient.
A la bibliothèque :
-Mais tu vas te réveiller oui ! Fit Root en secouant Reese, toujours inconscient, étalé sur le sol de la pièce centrale.
Bear aidait la hackeuse, léchant le visage de son maître.
-Laisse-moi faire. Ordonna Shaw.
La jeune femme s'écarta pour laisser place à l'ex-médecin. Elle posa sa main sur le cou de Reese et hocha la tête. Elle sourit malicieusement et alla pincer un des tétons de l'ex-agent. Cela fonctionna puisque Reese se réveilla aussitôt, poussant sa jumelle de terrain d'un coup de bras.
-T'es folle ! Se plaignit Reese, mettant sa main là exactement où elle l'avait pincé.
-Toujours des chochottes les hommes…
-Fais gaffe Shaw, tu pourrais bien vite le regretter. Menaça Reese.
-Essaye toujours. Ricana-t-elle.
Reese grommela quelque chose d'incompréhensible et se leva. Root lui tendit un verre d'eau qu'il vida d'une traite.
-Bon, il nous faut un plan pour trouver Finch.
-Avant d'élaborer quoi que ce soit, il nous faut un indice. Fit Samantha.
-Vous avez les images de vidéosurveillance ? Questionna Reese, reprenant contenance, malgré sa main toujours placée là où il avait mal.
-Presque.
Reese ferma les yeux et soupira.
-Root, ton amie ne peut pas nous aider ?
-La machine me dit qu'elle n'arrive pas à localiser Harry…
Reese commença à tourner en rond une nouvelle fois, pour le plus grand malheur de Shaw, mais Root lui intima de ne pas le contrarier plus qu'il ne l'était déjà. Le regard dans le vide, sa main frottant son menton, il réfléchissait à ce qu'il devait faire. Ce que Finch ferait si les rôles avaient été inversés. Il songea qu'il aurait menacé sa création d'en dire plus et cette pensée lui arracha un petit sourire. Il se plaça devant une des fenêtres, levant les yeux au ciel et contempla les étoiles. Finch se serait inquiété pour lui, tout comme il l'était en ce moment même. Mais son compagnon aurait gardé son sang-froid, ça il n'en doutait clairement pas.
Quelque chose lui soufflait qu'il devait agir en vitesse. Son instinct lui hurlait d'accélérer les choses. Pour lui, Finch était en danger. Reese se fit la promesse de se venger de celui qui avait osé lui retirer la présence de celui qu'il aimait plus que tous.
-Je vais demander si Fusco a le nom de tous les convives de la soirée. Fit Shaw, le faisant sorti de ses réflexions.
Reese se retourna et la vit se saisir du portable pour lancer l'appel. Elle posa à plat le téléphone et enclencha le haut-parleur.
-Inspecteur Fusco à votre service !
-Lionel, est-ce que tu as la liste de tous les invités du gala ? Demanda Reese.
-Oui je l'ai.
-Et celle du personnel ? Rajouta Root.
-Aussi. Approuva Lionel.
-Tu peux nous les envoyer qu'on les analyse ?
-Pas de souci. Répondit-il. Toujours pas de nouvelles de Finch ?
-Non souffla Reese, las.
-N'oubliez pas de m'appeler si vous avez besoin de renforts ! Pas question qu'on le perde, c'est notre génie à tous ! S'exclama Fusco. Rien que pour lui, je vais tenter de dénicher quelques pistes !
-C'est gentil Lionel mais nous sommes déjà trois, quatre avec Bear à le rechercher. Répondit Root.
-Root ! S'agaça John.
-Un de moins, un de plus, quelle différence ? Grogna l'inspecteur.
-Lionel, cherches ce que tu peux, nous te dirons ce qu'on trouve de notre côté. Fit Reese, donnant l'autorisation.
-Chouette ! Je m'y mets ! Retrouvons Super Finch !
Fusco raccrocha et Reese lança un regard noir en direction de l'interface analogique.
-Nous devons utiliser toutes nos ressources, on n'en laisse aucune de côté, compris ?
-Oula... Fit-elle en se reculant.
-Cesse de martyriser ma petite amie. Fit Shaw. Nouveau regard noir de la part de Reese, ce qui fit taire la tueuse. Une petite sonnerie retentit, signalant l'arrivée d'un nouveau mail et Root s'empressa de l'ouvrir, et imprima les deux listes en trois exemplaires. Elle tendit chaque liste à Shaw puis à Reese.
-En attendant d'avoir les images, commençons à regarder les noms.
-Mais il y en plus de 500 ! S'exclama Shaw.
-Tant pis, nous devons nous y mettre ! Motiva Reese.
Ils prirent une chaise chacun et s'attablèrent sur le bureau, commençant à lire un par un les nombreux noms des listes.
Lieu inconnu :
Il avait essuyé ses larmes et s'était assit pour s'adosser au mur, la couverture sur son dos. Il avait déboutonné son gilet et sa chemise pour juger rapidement l'ampleur des dégâts et il voyait déjà sa peau bleuir. Les jambes pliées, il posa sa tête sur ses genoux. Il avait déjà eu peur, mais jamais à ce point. Il tentait de se calmer, en pensant à son compagnon qui devait être actuellement en train de remuer terre et ciel pour le retrouver.
Il se redressa en entendant de nouveau des pas se rapprocher de la porte et il se tendit lorsqu'il vit le même homme rentrer. Cette fois-ci, avec un bol et une bouteille d'eau en main. Finch sentit ses lèvres trembler en le voyant se rapprocher de lui. Mais sans un bruit, l'autre posa le bol, qui contenait des fruits découpés, sur le lit, ainsi que la bouteille, avant de repartir comme si de rien n'était.
L'informaticien ne comprenait plus rien. Il jugea le plat de fruits d'un œil méfiant et l'écarta doucement. Il attrapa la bouteille et l'inspecta minutieusement, cherchant par exemple une trace de seringue dans le bouchon ou une preuve d'ouverture. Il ne trouva rien, ouvrit la bouteille et sentit. Il bu du bout des lèvres comme Reese le lui avait déjà enseigné et attendit quelques minutes. Il déplia finalement ses jambes et bu de nouveau, ne sentant aucun effet indésirable. Il soupira et ferma la bouteille.
Il se leva douloureusement et fit le tour de la pièce, tâtant les murs, vérifiant la porte, chaque angle de la pièce, le sol terreux déformé. Il était réellement prisonnier dans un endroit lugubre. Il frissonna et réajusta sa couverture sur son dos. Reprenant place au bord du lit, il jugea que s'il était détenu longtemps, il n'allait pas réussir supporter la douleur physique qu'il ressentait quotidiennement pour plusieurs raisons : il n'avait pas ses médicaments, rien sur lui d'ailleurs, il était dans un lieu humide, le matelas était très inconfortable, usé par tant d'années d'utilisation. Mais surtout il lui manquait sa joie de vivre, celle qui lui faisait oublier ses petites douleurs : John Reese. Son compagnon, un simple sourire de sa part, une petite caresse ou un câlin et il était capable de se sentir beaucoup mieux.
Finch entendit de nouveau des pas. Il leva les yeux vers la porte. Déjà ? Pourquoi cet homme ne faisait-il que des allers-retours ? Que lui voulait-il exactement ? Et qui était-il ? Son prénom ? Son Nom ? La porte claqua et Finch lâcha un cri de stupeur, resserrant sa couverture sur lui par instinct. L'autre se précipita à une telle vitesse, que Finch recula et son dos alla à la rencontre du mur derrière lui. Finch ferma les yeux par peur.
-Qui êtes-vous Mr Wren ?
Finch rouvrit les yeux.
-Euh…Je suis responsable d'une société d'assurance.
-Plus précisément ?
Finch baissa quelque peu la couverture, ne comprenant pas vraiment pourquoi cet homme lui posait ces questions.
-J'assure les dossiers les plus importants, j'offre des contrats sur-mesure pour tous les clients qui viennent souscrire une assurance chez nous. Nous nous efforçons de leur présenter la meilleure des solutions concernant leurs situations. Nous assurons aussi d'autres parties, comme toutes les assurances.
-Et votre associé ?
-Mon associé ? Demanda Finch, perturbé.
-John Randall, d'après ce que j'ai entendu.
-John ? C'est seulement mon associé et mon bras droit.
-Comment l'avez-vous recruté ?
-Comme tout le monde, il a envoyé son CV et je l'ai analysé, demandé à le voir, puis j'ai fini par l'embaucher. M Randall avait les compétences requises pour ce travail.
L'homme sourit. Finch fut encore plus perdu face à une réaction pareille.
-Vous mentez. Sur toute la ligne.
-Non, je vous assure que je ne vous mens pas Mr …
Finch savait que c'était un moyen de connaître le nom de son kidnappeur, restait à savoir si cela allait fonctionner.
- Appelez-moi Andrew.
-Je vous assure que je vous dis la vérité, Andrew. Réaffirma Finch.
Andrew se pencha vers lui, le fixant instantanément. Finch soutient son regard et déglutit. Ces yeux marrons qui le défiaient, reflétaient une sorte de défi, mais aussi une colère profonde. Mais ce qui le frappa le plus, ce fut la froideur qu'ils exprimaient.
-Je sais que vous mentez. Fit le brun d'une traite avant de se redresser et d'assener une violente gifle à l'informaticien, qui sous la force, perdit ses lunettes de nouveau et se retrouva étalé sur le matelas, ses yeux face au mur, montrant son dos à Andrew.
-Je vous laisse jusqu'au matin pour réfléchir à vos mensonges. Si vous recommencez, vous savez ce qui vous attend. Menaça Andrews avant de partir et de verrouiller la porte.
Une fois seul, Finch relâcha tout ce qu'il avait retenu suite à la claque : la douleur. Portant une main à sa nuque, il se mit à gémir sans retenue. Son dos, sa nuque, ses côtés, sa hanche, sa joue, il y avait déjà trop de souffrance pour lui à endurer. Il ne put retenir quelques larmes de douleur couler sur ses joues, massant son pauvre cou qui le martyrisait. Haletant péniblement, il tourna sur lui-même, basculant de l'autre côté et se retrouva à terre, sur ses genoux, penché en avant, une main posée à plat sur le sol pour se retenir, l'autre continuant faire quelques mouvements circulaires dans le haut de son dos. Il se sentait mal, nauséeux et n'y voyait plus grand-chose. Il tâta avec sa main le sol et trouva ses lunettes après quelques secondes.
Il les replaça sur son nez mais cela lui donna le tournis et il dû se faire violence pour ne pas s'effondrer. Il remonta sur le lit et se mit sur son dos, plaçant ses deux mains à l'arrière de son cou. Le coup lui infligeait un début de mal de tête. Fermant les yeux, il continua trouver un moyen de soulager ses douleurs.
Prit d'un haut le cœur, il se mit sur son côté valide et vida le contenu de son estomac. Epuisé et souffrant, il retomba sur le matelas et s'endormit.
A la bibliothèque :
Cela faisait maintenant deux heures qu'ils cherchaient un indice. Reese avait ouvert les premiers boutons de sa chemise, Root avait changé de tenue pour se mettre à l'aise, Shaw feuilletait les feuilles, les pieds croisés sur le bord du bureau. Ils avaient regardé les images de vidéo surveillance entre deux, mais ils n'avaient rien trouvé. Les caméras avaient effectivement été coupées pile au moment où l'informaticien avait pénétré dans les toilettes. A présent, ils attendaient d'avoir les fluxs des caméras restantes. Ils ne pouvaient pas aller plus vite, sans Finch, le côté technique devenait plus difficile, même Root n'arrivait pas à avoir les images plus rapidement.
Root bailla et regarda l'heure.
-4 heures du matin… Vous voulez du café ? Proposa-t-elle.
-Volontiers. Répondit Shaw.
Reese acquiesça positivement, toujours concentré sur les listes. Root alla mettre la cafetière en marche et son regard fut attiré par la tasse de son patron. Soupirant tristement, elle laissa le café se réchauffer.
-Je ne trouve rien de louche dedans ! S'agaça Reese, jetant les feuilles.
-Ce que je ne comprends pas, c'est que la machine nous dise que Jones est en danger, puis d'un coup c'est Finch ?
-Peut être que Jones est toujours en danger mais que Finch l'est encore plus ? Hasarda Root depuis la cuisine.
-Non, la machine n'est pas capable de faire ça. Fit Reese.
-Alors, trouve une explication ! Râla la tueuse.
Reese se leva pour se dégourdir les jambes et alla rejoindre la hackeuse, qui lui donna son café avec un sucre. Bear se réveilla de sa courte sieste et alla poser sa tête sur les jambes de Shaw, couinant.
-T'en fais pas beau gosse, on retrouvera ton maître. Fit Shaw, caressant le malinois.
-Je crois que je sais.
Root et Shaw tournèrent leurs têtes incrédules vers Reese.
-Tu sais où est Finch ? Demanda Root après un silence.
-J'aimerai mais non. Je parlais de la machine.
- Accouches alors ! S'agita Sameen.
Reese pencha la tête, sirotant son café.
-Si le numéro de Jones est sorti, selon vous,c'est parce qu'il était du bon ou du mauvais côté ? Commença l'ex-agent.
-Pour le peu que nous avons vu, je dirais que c'était plutôt une victime, mais on a déjà eu des surprises. Répondit Root, reprenant place devant les moniteurs.
-Si c'était une victime alors… Qui est le criminel ?
-Comment veux-tu qu'on sache ? Gémit Root.
-Je vois où tu veux en venir. Comprit Shaw. Si Jones était menacé, peut être que c'était cette soirée là où le criminel allait agir ?
-C'est ce que je pense aussi. Emit Reese.
-Attends. Réalisa la hackeuse. T'es en train de dire que nous avons changé ses plans et qu'au lieu de s'en prendre à Jones, il s'en est prit à Finch ?
-Oui.
-Cela n'a pas de sens ! S'exclama Root.
-Si. Peut être qu'il connaît Finch ? Tenta l'autre femme.
-Mais il connaît aussi Jones. Remarqua Reese.
-Alors … nous devons chercher quelqu'un parmi tous les clients de Jones ? Il y en plus de 5000 !
Reese releva la tête et fixa l'interface analogique. La hackeuse sourit.
-Tu veux que je demande à la machine qu'elle nous aide ?
-Elle nous doit ça. Nous l'avons toujours écouté et sauvé les numéros qu'elle nous a donnés. Approuva Reese.
Root n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que l'écran central commença à faire défiler des documents différents. Reese se rapprocha et regarda, surprit. Shaw se pencha sur le côté. Sur l'écran, diverses informations défilaient à une vitesse puis un fichier s'ouvrit, à gauche, mettant en valeurs quelques noms surlignés.
-C'est la liste des employés du gala…Fit Root confuse.
De l'autre coté, le défilement continuait, puis une nouvelle liste apparu, avec le logo de la société de Jones, puis cela zooma sur plusieurs parties de la documentation et plusieurs extraits en sortirent, affichant en gros les noms de familles des clients et un résumé de leurs dossiers.
-C'est les clients de Jones. Fit Reese.
-Mais ce sont les mêmes noms de la liste des employés !
-Oh non... Souffla Root. Sur la quinzaine des noms, nous allons devoir trouver qui allait probablement s'en prendre à Jones.
-Il faut qu'on consulte les dossiers de la société ! Fit Reese.
L'imprimante se mit en route toute seule et des feuilles en sorti. Reese regarda à nouveau les écrans.
-Merci. Je te revaudrai ça. Dit-il à l'intention de la machine.
Une fenêtre noire s'ouvrit et un message apparu. « Admin est en danger. Retrouvez-le vite ».
-Tu n'as aucune trace de lui ? Demanda Reese, déstabilisé.
« Je n'arrive pas localiser Admin. Pas de traces numériques suffisantes ».
Un silence de mort régna dans la pièce.
A suivre...
