Bonsoir ! J'ai bien failli oublier de poster la suite, terrassée par une sale migraine! Dites merci à l'agenda de mon cher téléphone.
Remerciements à : Isatis2013 ( Honte ? Un peu je sais qu'il morfle ...Je suis cachée depuis longtemps) , Rochelle17 (Ahah Lost nous marqué je pense ! Oui ce serait bien que la machine se bouge son petit popotin !), Jade181184 ( Voilà la suite, étonnant que je n'ai toujours pas d'attaque de chats ou autre venant de ta part :-) ) et Coljayjay ( De rien ! Encore un peu d'humour dans ce chapitre malgré ce qu'il s'y passe.)
Bonne lecture ! Et épargnez-moi ! :-)
Chapitre 4 : Progression.
Il se réveilla en sursaut et tenta de redresser sa tête qui lui semblait si lourde. Il remarqua vite qu'il était assit. Confus, il esquiva un geste mais il était encore accroché, ligotés aux poignets sur les accoudoirs. Gardant sa tête légèrement penchée sur le côté, posée sur son épaule, à cause de la douleur intense de son cou, il reconnu la pièce où il était détenu. Comment s'était-il retrouvé sur cette chaise alors qu'il avait la certitude de s'être endormi sur le lit ? Qu'avait bien pu faire Andrews ? Il constata que ses manches de chemises étaient remontées, ou plutôt arrachées vu les lambeaux qui pendouillaient. Il n'avait plus sa veste, ni son gilet. Il se sentait nu. Il put néanmoins noter que ses chevilles n'étaient pas attachées.
Il se demanda pourquoi il n'avait pas prit l'initiative. Parce que Reese le faisait toujours s'il devait interroger une personne par la manière forte. Il ferma les yeux et inspira un bon coup. Il se sentait très fatigué et son mal de tête ne l'avait pas quitté. Sa nuque, il avait l'impression qu'il y avait des milliers d'aiguilles implantées et la sensation était désagréable. Il essaya de se redresser du mieux qu'il pu mais ce fut peine perdue. Il souffla bruyamment.
Et comme si c'était un signal, Andrew pénétra dans la pièce à cet instant. Finch se mordit la lèvre, les yeux à moitié ouverts. Il le vit poser un seau, visiblement rempli d'eau, dans un coin de la pièce.
-Qu'est ce que vous …m'avez … fait ? Articula l'informaticien.
-Rien. Je vous ai simplement placé sur cette chaise. Répondit-il sur un ton désinvolte.
Finch ferma les yeux, cachant son exaspération et tenta de calmer sa respiration, dont il sentait qu'il en perdait le contrôle au fur et à mesure que le temps passait.
-Vous avez réfléchi j'espère.
Andrews s'adossa au mur face à lui et croisa les bras.
-Que voulez-vous savoir ?
-Qui vous êtes.
Finch ouvrit les yeux et regarda dans le vide.
-Je n'ai pas besoin de vous le dire, vous savez qui je suis.
-Vous n'êtes pas Mr Wren.
Finch regarda enfin Andrews.
-Ce n'est pas votre vrai nom en tout cas. Commenta Andrews.
Finch sentait la situation lui échapper des mains. Il était toujours extrêmement prudent en ce qui concernait cette couverture qu'il avait mise des années à élaborer. Si cet homme émettait un doute sur son identité, il allait devoir ruser pour comprendre la raison qui l'avait amené à élaborer cette affirmation.
-Puis-je…savoir pourquoi vous doutez de mon … identité ? Demanda Finch, la gorge sèche.
-Question intéressante. Qui mérite une réponse tout aussi intéressante.
-Je vous … écoute. Fit Finch, déglutissant.
Andrews laissa passer quelques secondes. Finch se mit à tousser à cause de sa gorge et grimaça. Il vit son ravisseur aller vers le lit, prendre la bouteille, l'ouvrit et la lui présenter. Il bu volontiers quelques gorgées et soupira. Andrews referma la bouteille et commença à faire des allers retours lents, sous les yeux de Finch, semblant détailler le sol.
-Mr Wren n'est jamais présent à sa société.
-Je suis souvent en voyage d'affaire. Emit Finch.
-C'est là que ça devient drôle. Vous avez beau avoir réservé des chambres d'hôtels, des billets d'avions ou de train, loué des voitures pour vos déplacements, je me suis renseigné. Personne n'a vu le vrai Mr Wren en dehors de New-York. Donc si personne ne l'a vu, c'est parce qu'il n'existe pas.
-Pourtant, vous l'avez devant vous.
-Justement.
-Huh ?
-Ce n'est pas parce que vous êtes là que vous vous appelez vraiment Mr Wren.
-Si vous avez mené des recherches, vous auriez pu voir que j'existe aux yeux de l'état.
-Votre dossier existe. Je suis d'accord avec vous, mais …
-Mais ?
-Ce n'est qu'une fausse identité, vous vous cachez derrière.
-Pourquoi est-ce que je me cacherais ?
-Peut être parce que vous êtes un meurtrier, que vous avez fait une grosse connerie, que vous voulez échapper aux certaines personnes, à l'armée, à la CIA ou je ne sais pas.
-Sachez que je n'ai jamais été à l'armée. Et que je n'ai jamais tué. Se défendit Finch, vexé.
-Vous êtes un parrain de la mafia ?
-Oh non surtout pas… Marmonna-t-il.
Andrews se stoppa net devant lui et Finch regretta aussitôt d'avoir murmuré sa dernière réponse. L'homme le fixa puis reprit son manège. Finch leva les yeux au ciel, geste qui échappa à Andrews, mais écarquilla les yeux en sentant son estomac gronder et manqua de s'insulter mentalement. Apparemment cela fit sourire Andrews.
-Vous n'avez pas assez dîné hier soir.
-Disons que je n'aime pas manger en grosse quantité.
Andrews attrapa le bol de fruits qui était toujours sur le lit et se rapprocha de Finch. Il lu tendit un morceau de pomme mais Finch émit un geste de recul.
-Mangez. Ordonna l'homme.
Il retenta mais Finch, avec toute la force qu'il put, tourna la tête du côté opposé, ce qui lui arracha une plainte de douleur.
-Très bien, je vais manger à votre place alors.
Finch le vit manger le morceau, puis en prendre d'autres et en faire de même. Son estomac le rappela à l'ordre de nouveau.
-Vous êtes sûr ? Demanda Andrews alors qu'il venait d'avaler un raisin.
-S'il vous plaît… détachez-moi, je préfère manger de mes propres mains.
-Disons plutôt que vous ne m'avez pas fait confiance et que vous avez cru que ces fruits étaient empoissonnés ?
Finch soupira.
-Très bien je l'admets.
-Bien, dans ce cas là j'accepte de vous libérer. N'essayez pas de faire quoi que ce soit.
Andrews lui retira ses liens et Finch s'agrippa aux accoudoirs pour mieux s'asseoir et soulager son dos. Il prit le bol que son ravisseur lui tendait et commença à manger lentement. Il savoura les fruits même s'ils n'étaient plus aussi frais, il avait au moins quelque chose à grignoter.
-Vous avez forcément fait quelque chose pour vous cacher. Reprit Andrews, marchant de long en large.
-Je n'ai rien fais …
-Si forcément.
-Dites… Depuis quand avez-vous … prit votre décision pour m'enlever ?
-Depuis hier soir.
Finch fronça les sourcils et les engrenages de son cerveau se mirent en marche. Pourquoi depuis hier soir, depuis le fameux gala ? Qu'avait-il bien pu faire pour attirer l'attention de cet homme, dont il ne se souvenait pas, du moins toujours pas, d'avoir vu à la soirée ?
-Vous étiez un… ami de Cathy Palmers ? Tenta-t-il.
Andrews pouffa de rire, ce qui contraria Finch.
-Non certainement pas cette garce là. Je ne l'ai jamais approché.
Finch tenta alors :
-Vous êtes un client de Mr Jones ?
-Oui.
-C'est donc vous …
-Oui j'ai tué Cathy.
-Cela ne m'explique pas pourquoi vous me voulez.
-Vous n'étiez pas mon objectif, mais dès que je vous ai vu arriver, j'ai changé mes plans.
-Vous alliez vous en prendre à Jones ? Hasarda Finch, troublé.
-Oui, je comptais le tuer.
Finch ressenti de l'amertume lui monter au nez. Une fois de plus, il jugeait qu'il n'avait pas suffisamment analysé la liste des clients de leur numéro. S'il l'avait fait, cette situation n'aurait jamais eu lieu et il ne serait pas blessé.
A new-York :
Depuis que la ville s'était réveillée, les membres de l'équipe travaillaient d'arrache pied pour interroger les différents employés dont leurs noms étaient sortis. Reese, accompagné de Fusco et de Bear avaient prit toutes les femmes de la liste et Root, suivie par Shaw, s'occupaient des hommes. Toutes les personnes avaient été relâchées après l'incident de la soirée et avaient regagné leurs habitations. Certains vivaient en ville, mais d'autres étaient à l'écart, nécessitant parfois une heure de route. Les hommes avaient déjà interrogés cinq femmes tandis que les femmes, eux avaient pu poser leurs questions à huit hommes. Il restait encore une femme à interroger, Reese était en route vers l'extérieur de la ville pour se rendre au domicile de celle-ci.
Les premières interrogations n'avaient rien relevé de suspect des deux côtés. Root et Shaw avaient regagné la base et lançaient des recherches de dernière minute concernant le dernier homme qu'elles allaient devoir interroger.
Reese roulait nerveusement et Fusco le remarqua.
-Je suis nerveux aussi mais grille pas les limitations mec !
-Pourquoi ? Sinon tu me colles une amende ?
-Je ne me gênerais pas !
Bear jappa, semblant d'accord avec l'inspecteur.
-Même le chien sait que tu dois te tenir !
-Merci pour le soutien Bear hein !
Bear, pour se faire pardonner, passa un grand coup de langue sur le visage du conducteur. Fusco rit.
-Bon il reste encore quelques minutes. Tu crois qu'on va enfin avoir un indice ?
-Il le faut Lionel, il nous en faut au moins un avant la fin de la journée. Même avant midi si possible…
-C'est dans moins de trente minutes ! S'exclama Fusco.
-Nous devons avoir une information, question de vie ou de mort.
Fusco préféra ne rien rajouter puisqu'ils arrivaient. Il nota cependant, une fois hors de l'habitacle que John était extrêmement tendu et sa démarche rapide. Reese toqua à la porte. Elle s'ouvrit quelques secondes après, dévoilant une femme, naturelle, aux yeux verts, d'une trentaine d'années.
- Marlee Brodie ? Demanda Fusco, présentant sa plaque.
-Oui c'est moi, il y a un problème ? Fit-elle, légèrement inquiète.
-Nous avons quelques questions à vous poser. Fit Reese, d'une voix calme.
-A propos de hier soir ?
-C'est exact. Répondit Fusco.
-Entrez inspecteurs, ne restez donc pas dehors.
Reese entra et Fusco le suivit. Marlee les guida dans le salon et elle les invita à prendre place sur le canapé pendant qu'elle s'installait dans un fauteuil pour leur faire face.
-Connaissez-vous Mr Yvan Jones ?
-Le responsable de la société de management ? Oui, mais seulement de nom.
-Il était au gala hier soir, c'est sa secrétaire qui a été tué, vous êtes au courant ?
-Non, je ne savais pas, je suis navrée pour lui, mais je n'y suis pour rien.
-Pourquoi ? Questionna Reese.
-Je suis cuisinière, je n'ai pas quitté la cuisine de la soirée. Je ne savais même pas qu'il était au gala.
-Effectivement, vous êtes cuisinière depuis… une dizaine d'année. Affirma Fusco, feuilletant le dossier de la jeune femme qu'il avait prit soin de prendre.
-Vous n'avez rien vu de bizarre ? Demanda John.
-Pas vraiment non. Mais j'ai appris hier au dernier moment qu'on m'a attribué un stagiaire. Si on m'avait dit qu'il avait passé la quarantaine…
-Pardon ? Fit Fusco, intrigué.
-Oui, il ne me semblait pas très doué, mais je ne pouvais pas m'occuper de lui comme il le fallait, il avait des lacunes trop importantes et je devais assurer un très long service. Je l'avais envoyé à la plonge mais je l'ai perdu de vue pendant la soirée.
-Son nom est sur la liste des employés ?
-Cela m'étonnerait, la liste est établie une semaine à l'avance, un stagiaire n'apparaîtra certainement pas.
-Vous a-t-il au moins donné son nom ? Tenta Fusco, voyant que Reese s'était encore plus tendu.
-Non, mais il m'a dit de l'appeler Brian.
-Pouvez-vous me donner une description de cet homme ?
-Vous savez déjà qu'il a plus de la quarantaine, sinon il était assez grand, peut être 1m85, cheveux châtains, yeux bleus, assez baraqué, c'est d'ailleurs ce qui m'a surprise quand je l'ai vu arriver.
-Ah ouais ? Un homme comme ça ne devrait pas se trouver en cuisine ? Plaisanta Fusco.
Marlee émit un petit rire et sourit avant de reprendre.
-Non, c'est seulement que j'ai eu le sentiment que ce n'était pas un cuisinier, il n'avait pas cette âme et cette force qui fait de vous, une personne passionnée par la cuisine, par les aliments…
-Je vois. Fit Fusco, notant les derniers détails. Si nous trouvons une photo de lui, pourriez-vous rester disponible pour répondre à d'autres questions ?
-Oui, je ferais mon devoir de citoyenne. Acquiesça-t-elle. Dans le but de votre enquête.
-Bon, si nous n'avons plus de questions, nous allons vous laissez. Annonça Lionel. John ?
Depuis le début, John ne cessait de fixer la jeune femme. Celle-ci n'était nullement mal à l'aise par ce regard si accrocheur.
-Rien de plus concernant Brian ? Fit Reese.
-Non, je pense vous avoir tout dit.
-Vous pensez ?
-Je vous ai dis tout ce que je savais, du moins de tout ce que je me souviens. Avoir appris qu'un meurtre avait eu lieu à quelques mètres de moi a pu me faire oublier des détails bénins. S'excusa-t-elle. Mais si une chose me revient, je penserai à vous contacter, enfin si vous avez une carte.
-Mais bien sûr. Répondit Fusco, qui sorti une carte de sa veste et lui tendit.
Reese se leva et remercia Marlee, qui les raccompagna jusqu'à la porte. Une fois dans la voiture, Fusco prit la parole.
-Tu crois que ce gars à un lien avec Finch ?
-C'est le seul que nous avons, nous devons le retrouver.
-Comment tu comptes t'y prendre ?
-Avec la vidéo surveillance.
-Je croyais qu'elles avaient été coupées ?
-Oui, mais seulement une partie de la soirée. Le début, avec l'arrivée des invités, nous l'avons et celui du personnel aussi.
-Et dans le cas où Brian n'est pas passé par la grande porte ? Hasarda Fusco.
Reese tourna la tête vers lui.
-J'ai toutes les images de l'entrée du personnel et celle de la petite porte aussi.
-Mouais… Et si le gars est passé dans une zone morte ?
-Si je trouve qu'il a un lien avec Finch et que je le retrouve, c'est simple, je le descends. Fit froidement Reese, regardant la route, ses mains serrées sur le volant.
Fusco ne s'était pas attendu à une réponse aussi rapide et extrême de la part de son ami. Il le laissa conduire et réalisa à quel point Reese tenait à Finch. Même s'il savait qu'ils étaient ensemble, il s'était toujours demandé comment cela se passait entre eux, à quel point ils s'aiment. Malgré son poste d'inspecteur, il n'avait pas voulu s'incruster dans la vie privée de ses deux amis, par respect. Mais cela ne l'empêchait pas de se poser des questions. Si Reese avait répondu de la sorte, il avait là, une grande preuve de l'amour que John avait envers Finch. Mais pas seulement puisque cela signifiait qu'il tenait plus que tout à ce qu'on ne touche pas à son informaticien, qu'il était capable de tuer au moindre petit mal qu'un autre pouvait faire sur son compagnon. Fusco n'osa pas imaginer la réaction de Reese si jamais Finch était dans un pitieux état… Il croisa les doigts, en espérant ne jamais voir cette situation se produire un jour.
Parce que si cela devrait se produire, il verrait de nouveau ce côté froid et si cassant que Reese avait parfois et qui lui foutait la trouille. Ce regard profond, qui perdait le signe de la vie, pour laisser place à de l'impassibilité. En plus avec une arme, Fusco savait qu'il était capable de faire du mal. Ajouter la colère, la haine et le besoin de vengeance à cette forte personnalité donnerait une scène morbide.
Reese prit son téléphone et appela Root.
-Root, nous avons peut être une piste.
- Dis-nous tout, on t'écoute avec Shaw.
-La dernière femme que nous avons interrogé, Marlee, a vu un homme, au prénom de Brian.
-Oui ? Fit la voix de Shaw.
-Root, as-tu vu un gars … Lionel, décris-le.
-Plus de 40 ans, 1m85 environ, costaud, châtain, yeux bleus. S'empressa d'énoncer l'inspecteur.
-A la cuisine ? A la plonge ?
-C'est ça. Souffla Reese. Il me faut son nom, son dossier, tout ce qu'il y a sur lui.
-Tu crois qu'il est concerné ?
-C'est la seule information pertinente que nous avons depuis hier soir ! A moins que vous n'ayez quelque chose les filles ? S'agaça Reese.
-Non, nous n'avons rien tiré du dernier gars qu'on a interrogé.
- Alors, concentrons-nous sur celui-ci , nous arrivons dans quelques minutes avec Lionel.
-On se retrouve où ?
-A la bibliothèque.
Fusco lança un regard interloqué en direction de Reese. Reese tourna la tête un bref instant avant de regarder à nouveau la route. L'inspecteur ne connaissait pas ce lieu, mais Reese savait qu'il pouvait compter sur sa discrétion. Il avait le sentiment que Fusco ne les trahirait pas, que vu l'urgence de la situation, il fallait plutôt avoir les équipements nécessaires pour retrouver la trace de Finch.
-T'es sûr ? Retentit la voix de Root.
-Nous pouvons faire confiance à Lionel, Root.
De son côté, Fusco était touché par cette marque de confiance. Il se promit de se taire sur ce lieu et de tout faire pour aider Reese à retrouver son compagnon, même s'il devait y laisser des heures de sommeil.
Lieu inconnu :
Depuis que Finch avait acquit ces nouvelles connaissances, il ne cessait de se poser des milliers de questions. Andrews était parti depuis quelques minutes et il savait qu'il reviendrait tôt ou tard. Il se devait de se préparer pour le prochain échange. Mais ce qui le perturbait là dedans, c'était le comportement de l'homme qui le détenait. Il était capable de donner des coups mais d'un autre côté, il pouvait tout simplement être conciliant et éprouver ce ne serait qu'une pointe d'empathie. Finch avait l'impression de se confronter à deux personnes différentes. Elles avaient pourtant la même carrure, les mêmes coiffures, les mêmes gestes, le même moyen de marcher… Cette démarche, qu'il n'arrivait pas à mettre un nom dessus.
Mais il était certain de connaître cette façon de marcher. Soufflant d'exaspération, il se redressa de sa chaise et se leva. Il testa son équilibre et grimaça. Son dos protestait violement et il avait du mal à se forcer pour tenir son cou droit. Il allait devoir avoir besoin du temps pour se remettre de cette claque magistrale. Posant sa main sur le mur le plus proche de lui, il marcha doucement. Quelques pas n'allaient pas le tuer, il devait un minimum bouger, sachant par expérience que l'inactivité ne ferait qu'aggraver ses douleurs.
Il se rapprocha du seau suspect et se pencha légèrement. Pas d'odeur. C'était déjà une bonne chose. Il décida d'inspecter le contenu plus tard, lorsqu'il pourrait réellement se baisser, ce qui n'était pas le cas. Il sentait sa jambe blessée trembler sous son poids et il colla son épaule au mur un instant pour soulager son coté douloureux. Tête contre le mur, il ferma les yeux et murmura tout doucement.
-John… Venez me cherchez…
Tout ce qu'il voulait, c'est que cette situation prenne fin et ce le plus rapidement possible. Sentir les bras de son compagnon autour de lui, se sentir en sécurité, être au chaud, loin de cet endroit glacial. Il commençait à ne plus vraiment sentir le bout de ses doigts, congelé. Il rouvrit les yeux et s'adossa au mur, cherchant ses vêtements porté disparus dans la pièce. Rien. Il n'y avait que la couverture. Il déglutit. Prenant une inspiration, il se lança, se dirigeant vers le lit pour la récupérer mais flancha après deux pas. Se retrouvant à genoux, il haleta et manqua de se raidir encore plus. Il rampa vers le lit, attrapa la couverture et s'assit au sol même, ne trouvant plus la force de se lever. Il ouvrit le tissu et se le passa sur le dos pour se mettre au chaud, grelottant.
Finch sursauta soudainement en entendant un hurlement et un fracas assourdissant. Il devina que cela venait d'au dessus de sa tête et pria pour que ce soit John. Mais il réalisa bien vite que ce n'était sans doute pas le cas. Reese aurait déjà tiré des balles depuis longtemps. Ce n'était pas un hurlement de douleur, mais de rage, de frustration. Ses pensées se confirmèrent lorsqu'il capta des pas se rapprocher de lui, lourd l'un après l'autre. La porte s'ouvrit dans un grincement sinistre et Finch, malgré sa faiblesse sentit son cœur faire un bond en voyant Andrews se ruer sur lui.
Il se retrouva aussitôt debout, Andrews, le tenant fermement par le col de sa chemise. Finch écarquilla les yeux. Cette fois-ci ce n'était pas une simple peur qui prenait le contrôle de son corps, mais de la terreur.
-Qu'avez-vous de plus que moi ? Demanda Andrews.
Sentant la forte emprise de son ravisseur sur lui, Finch perdit rapidement toute la notion du langage. Il était parcouru de tremblements incontrôlables et de frissons désagréables. N'ayant aucune réponse, Andrews monta d'un cran dans ce qui semblait être une crise de haine. Il jeta l'informaticien sur le lit et celui-ci se cogna la tête au mur, l'assommant quelque peu. Il n'arrivait même pas à hurler, rien de voulait sortir de sa bouche. Le choc du coup le fit sombrer à nouveau dans l'inconscience. La dernière chose qu'il put voir, c'est Andrews le prendre de nouveau par les épaules.
A suivre ...
