« J'espère que la visite à Mercia se passe bien. Je n'aimerais pas rentrer pour voir qu'Hunith a eu un problème avec le bébé ». Nicholas se penchait sur le bord du bateau, le vent ébouriffant ses cheveux tandis que le navire se dirigeait vers le port en vue. La cité de Fyrien, la capitale de Caerleon, était bâtie autour de l'immense port qui avait fait du royaume l'un des plus conséquents d'Albion. Pas autant que Nemeth, mais un important pouvoir quand même. Alors qu'il pensait aux directives de Balinor, et qu'il revoyait mentalement les traités liant Caerleon et le Nord, un matelot vint l'informer qu'ils allait arriver d'ici une petite heure. Il lui fit un signe de tête distrait et replongea dans ses pensées. Il se fit pourtant arracher de sa contemplation par de magnifiques créatures, glissant dans l'eau à côté de la coque du bateau. Le ballet des dauphins avait quelque chose d'envoûtant, leurs formes évoluant dans la mer plus vite que l'œil ne pouvait les suivre. Des marins s'étaient mis sur le bord à côté de lui, et acclamé les graciles cétacés. Nicholas sourit à cette vue. Il savait que dans certaines cultures, principalement maritime, les dauphins et autres baleines étaient les guides pour les âmes des défunts, les amenant vers les rivages de l'au delà. Il finit par retourner dans sa cabine, et se plongea dans un écrit de Pline l'ancien. Il adorait les livres de cet auteur, lui trouvant un style tout particulier. Il ne ressortit pas jusqu'à ce qu'un discret coup à la porte lui fasse lever le nez. Le capitaine l'informa :

Seigneur, nous venons d'accoster à Fyrien. Une troupe vous attends sur les quais. Avec le blason du roi.

Ah, parfait. Merci pour le voyage, capitaine. Pouvez vous faire débarquer mes bagages ? Je dois aller saluer mon comité d'accueil, c'est la moindre des choses.

Bien sûr, seigneur, dit l'homme en s'inclinant.

Nicholas sorti de la cabine et s'engagea sur la passerelle pour descendre sur les quais. L'attendaient là un détachement de gardes aux couleurs de Caerleon, entourant un personnage à la mine sinistre, vêtu d'une robe noire. Après avoir mis le pied sur le quoi ,Nicholas vint à sa rencontre et s'inclina :

Un plaisir de vous rencontrer, Intendant.

De même, ambassadeur, lui répondit l'homme d'une voix morne. Suivez moi, le roi sera ravi d'apprendre que vous êtes arrivé. Des serviteurs viendront récupéré vos bagages.

Je vous suis.

Les deux hommes montèrent dans le carrosse à côté, et l'attelage s'engagea dans les rues de la cité, remontant vers le palais. Ils passèrent dans les quartiers marchands, et le nordien put apprécier la diversité des étals, ainsi que les différentes ethnies qu'on pouvait trouver. Des hommes à la peau plus noire que l'ébène côtoyaient des femmes à la crinière blonde typique des peuples marins. Des enfants tatoués jouaient avec des chiens dans les rues, faisant des acrobaties pour ensuite grimper aux murs et évoluer sur les toits. Le carrosse remontait lentement les rues, faisant s'écarter les passants. Finalement, ils arrivèrent dans la cour du palais. Nicholas descendu et fut accueilli par Caerleon et sa femme.

Bien le bonjour, lord Nicholas.

Vos majestés, c'est un honneur de revenir dans votre magnifique cité, dit le médecin en s'inclinant profondément.

Et c'est un plaisir de vous voir de nouveau. La dernière fois que nos chemins se sont croisés me semble bien loin. Comment se porte Balinor ? Il doit découvrir les joies de la paternité.

Oh inutile de vous moquer, mon époux, l'interrompit Annis. Comment se porte la reine ? Les rumeurs disent qu'elle est de nouveau enceinte, et devoir déjà s'occuper d'un enfant doit être fatiguant.

Ne vous inquiétez pas, majesté. La reine Hunith va très bien, et la grossesse l'a comble de bonheur. Pouvoir offrir à son fils un petit frère ou une petite sœur est une source de bonheur pour elle. De plus, elle n'en ait qu'au troisième mois, la différence est à peine perceptible.

Vous me rassurez, Nicholas. Je leur souhaite tout le bonheur du monde. Mais revenons à des affaires plus pressantes, comme par exemple votre présence ici.

Tout à fait, votre altesse. Je viens en tant qu'ambassadeur de sa majesté le roi Balinor Ambrosius afin de discuter avec vous des problèmes qui sont en train d'agiter les terres d'Albion ,et du spectre de la guerre qui plane au dessus de nos têtes.

Je vois. Venez d'abord à l'intérieur, un serviteur vous montrera vos appartements. Je pense que votre voyage a dû être long, un peu de repos vous ferez le plus grand bien.

Comme il sied à votre majesté. Je pourrais apprécier un bon bain, en effet. Le bateau a beau être agréable, la vie à bord est d'une monotonie mortelle.

Je veux bien vous croire. Nous pourrons parler ce soir, lorsque j'aurais fait réunir mes conseillers.

Lord Meckar fera-t-il parti de la réunion ? J'ai un message de mon roi pour lui.

Il sera là. Je vous dit à plus tard, Nicholas. Ludwig, je dois vous parler.

Bien votre altesse, répondit l'homme à la robe noire.

Le roi prit congé avec son conseiller et la reine , après un sourire chaleureux, le suivit. Nicholas fut ensuite conduit dans ses appartements par un serviteur. Ses affaires étaient déjà disposé dans des armoires, et le serviteur prépara un bain pour le médecin avant de prendre congés à sa demande. Après s'être relaxé dans l'eau chaude, il décida de faire un petit somme avant la réunion avec Caerleon. Il se posa sur les couvertures et ferma les yeux. Il les rouvrit bien plus tard. La lumière diffuse dans la chambre indiquait que le soir commençait à tomber, et Nicholas se demanda un instant pourquoi il s'était réveillé. Un mouvement dans un coin de la chambre à la périphérie de son regard lui fit tourner la tête et son cœur s'accéléra : une silhouette drapée d'une cape noir avançait vers le lit, une minuscule bouteille à la main. Se rendant compte que sa cible était consciente, la silhouette lâcha la bouteille, qui s'écrasa sur le sol en se brisant, avant de tirer un couteau de lancer de sous sa cape, et arma son bras pour le projetait sur le médecin couché. Celui roula du lit et l entendit un « Tchac » distinctif en s'écrasant au sol, indiquant que le poignard s'était planté dans le sommier du lit, à l'endroit où sa tête s'était trouvé quelques secondes plus tôt. Il se releva rapidement et fit face à son opposant qui avançait vers lui, armé d'une dague. Le tueur se déplaçait d'une démarche souple et décontracté, certain que sa proie ne pouvait plus lui échapper, convaincu d'être le chasseur, et que la traque était terminée. Nicholas décida de lui montrer sa monumentale erreur : il joignit les ses mains dans un clap retentissant, à la façon dont certains prient, et l'assassin put voir que des tatouages ornés ses mains. De fins traits d'encres dessinés des arabesques complexes sur le dos de chacune, qui s'entrelaçaient sur les doigts et formaient une dessin complet une fois les mains jointes. Il n'eut pas le loisir d'observer plus longtemps les ornementations, Nicholas posa ses mains sur le sol. Avec un éclair, la roche se modifia soudain, comme devenu liquide, et commença à remonter le long des jambes du tueur. Celui ci, un air paniqué sur le visage, lança son arme sur l'homme à genoux mais une langue de pierre jaillit du mur pour intercepter la lame avant qu'elle l'atteignent. Constatant son échec, il lutta pour se défaire de l'emprise de la roche mais rien n'y fit : ses jambes furent d'abord immobilisées, puis sa taille, ses bras finalement, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que sa tête à l'air libre. Une lueur folle dans le regard, il fixait le médecin qui se releva tranquillement en époussetant ses genoux plein de poussière, comme si de rien n'était. Celui ci se tourna vers le prisonnier :

Inutile de vous débattre. Un être humain normalement constitué ne peut pas briser de la roche par sa seule force. À la limite , il se briserait les os à l'impact. Bien, maintenant que nous nous sommes tous calmés, nous allons pouvoir avoir une petite conversation. J'ai de nombreuses questions et vous allez y répondre.

Dans tes rêves, pourriture de mage, cracha le tueur, vindicatif malgré la terreur peinte sur ses traits.

Oh mais je ne suis pas un mage. Non ,non ,non, ce petit tour n'est pas de la magie. Il s'agit d'alchimie, voyez vous, mais je comprends que les rustres ne voient pas la différence. Aucune importance, nous ne sommes pas là pour parler des différences entre les domaines de sorcellerie. Non, vous alliez me dire pourquoi vous êtes venu me tuer, et qui vous envoie.

L'assassin garda le silence, le visage fermé. Sa résolution vacilla un peu quand il vit un sourire étirait les lèvres du nordien :

J'ai essayé la manière douce, mais j'ai bien peur que seule la manière forte va nous aidez dans notre situation.

D'un geste de ses mains, la roche remonta encore un peu recouvrant la bouche de l'homme. Désormais immobile et muet, il vit impuissant Nicholas se déplaçait dans la chambre et s'arrêtait près des débris de la fiole. Il examina rapidement le verre et le contenu répandu par terre et dit : « De l'aconit. Quasiment indétectable, et foudroyante. Cette dose m'aurait tué en l'espace d'une, voire deux minutes. Très malin. » reconnut-il d'une voix posé, comme d'autres parlent de la pluie et du beau temps. Il se dirigea ensuite vers on armoire, d'ou il sortit une sacoche. « Je pourrais juste compresser la roche jusqu'à broyer tes organes, mais je suis sûr que, s'il ne t'as pas envoyer, Caerleon te voudra en bon état pour pouvoir montrer son autorité avec une exécution publique. Je vais simplement de voir t'arracher les réponses. Je pourrais dire que ce que je suis sur le point de faire ne m'amuse pas, mais nous sommes bien au delà des mensonges et autres traîtrises. » dit-il en sortant un set d'aiguilles acérés longues de vingt centimètres. Il se plaça derrière le tueur et libéra un l'arrière du coude. D'un geste lent et mesuré, il enfonça une aiguille dans l'articulation, et malgré son bandage de pierre, l'homme hurla. La souffrance était insupportable, tout les nerfs de son bras semblant s'être enflammés d'un seul coup. Après ce qui lui sembla être une éternité, la douleur reflua lentement comme les vagues de la mer et le prisonnier prit conscience que son bourreau se tenait devant lui. Le visage fermé il lui demanda : « Prêt à coopérer ? ». Le regard du tueur suffit comme réponse, et Nicholas poussa un soupir. Il mit à l'air libre le bout des doigts de la main droite de l'assassin et entreprit d'enfoncer sous chaque ongles une aiguille. Des larmes coulèrent des yeux de l'homme, alors qu'il se débattait comme un fou pour échapper à son tortionnaire. Le sarcophage de pierre l'empêchait de bouger, mais le nordien sentit ses muscles se contracté pour briser l'emprise de la roche. Finalement, il cessa de lutter et de hurler, et Nicholas vit qu'il avait perdu connaissance. Il prit une fiole de sels de sa trousse et la passa sous le nez du prisonnier qui s'éveilla immédiatement, le regard fou. Il vit l'alchimiste en face de lui et ses yeux se dilatèrent de peur. L'air presque compatissant, il le regardait comme on regarde un chien désobéissant qu'il faut punir, et ce regard acheva de le terrifier. Sans même sans rendre compte, sa vessie s'ouvrit sous l'effet de la panique. Il essaya de hocher la tête lorsqu'il lui redemanda : « Prêt à répondre à mes questions ? » et suffoqua de soulagement lorsqu'il lui libéra la bouche. Il vomit le contenu de son estomac, de manière impulsive, et éclata en sanglots. Il pleura alors que le nordien retirait les aiguilles de son corps avant de s'assoir sur son lit et de prendre la parole :

Très bien, maintenant que nous pouvons avoir une vrai conversation : qui t'as envoyer ?

La reine Bernicia, répondit le tueur dans un souffle.

Pourquoi ?

C'est une décision des chefs de l'Alliance. Ils savaient que des délégations du Nord allaient rendre visite à leur alliés, et Pendragon ne voulait pas qu'ils puissent organiser un front uni pour la guerre.

Donc, il prévoit de partir en guerre ?

Oui. Il a convaincu les autres souverains, et ils sont tous en train de préparer leur forces.

Tu as parler de différentes délégations. Il y a d'autres tueurs.

Ils en ont envoyé à Mercia et à Nemeth.

La reine a une dizaine de prétoriens ainsi que Gareth. Les assassins qui arriveront à passer ce barrage ne sont pas encore né. Quand à Kaellius, je souhaite bien du courage au fou qui devra le tuer. Dis moi, quels sont les plans de Camelot pour la guerre ?

Je ne sais pas. Ma reine m'a simplement ordonné de tuer l'envoyé d'Ambrosius à Caerleon. C'était censé être facile, la cible ne devait être qu'un médecin et diplomate.

Comme dit le dicton : « Il faut se méfier de l'eau qui dort ». Est ce que tu as autre choses à m'apprendre ?

Non … non je ne suis qu'un …

Assassin. Évidemment, pourquoi ta reine te confirait des secrets sachant que tu peux tomber entre les mains de l'ennemi. Très bien, je pense que nous en avons fini.

Tirant une fiole de ses poches, il l'a déboucha et força son contenu dans la gorge de son prisonnier. Celui ci toussa puis senti ses membres prendre la densité du plomb, et bien qu'il soit toujours immobilisé dans son cercueil de pierre, le monde se mit à tourner jusqu'à se qu'il perde connaissance. Nicholas se releva, rangea se outils et remodela la chambre pour lui rendre son aspect initial. Le corps de l'assassin émit un boum en tombant au sol, mais il ne lui accorda pas un regard. Il alla ouvrir la porte de sa chambre et héla un serviteur qui passait par là : « Vas chercher des gardes, il y un intrus dans ma chambre. ». Le regard interloqué, le serviteur partit en courant, le laissant seul avec ses pensés. Il avait à présent la preuve qu'Uther allait passé à l'attaque. Il devait également voir le dragonnier de Caerleon pour le prévenir du message de Balinor, et informé le roi de cette attaque. Il attendit que les gardes surgissent sur le pas de sa porte, leurs armes au clair, pour affichait un air confus devant la cène devant eux. L'ambassadeur était tranquillement assis sur une chaise, perdu dans ses pensés, et un homme gisait sur le sol prés du lit. Ils n'eurent pas le temps de s'interroger, Nicholas sauta sur ses pieds et leur dit : « Cet homme est un tueur envoyé pour m'assassiner. Prenez le et guider moi à votre roi. ». Les gardes se regardèrent, peu sûr d'eux puis firent ce qu'on leur avait ordonné. Après que l'un d'eux eut chargé l'espion inconscient sur ses épaules, la troupe se mit en marche dans les couloirs du château. Les servants s'écartaient rapidement, la surprise peinte sur leur regard. Finalement, ils arrivèrent devant une porte en bois et l'un des gardes frappa respectueusement sur le battant. « La chambre du conseil » devina l'alchimiste, qui eut confirmation lorsqu'un la tête de Ludwig passa par la porte. Son air sinistre fut douché par la stupéfaction devant l'étrange troupe qui se présentait, et il s'adressa à Nicholas :

Que signifie ceci, ambassadeur ? Pourquoi êtes vous escorté par des gardes, et qui cet homme ? Dit-il en pointant le corps inconscient sur les épaules du garde.

Et bien, cher intendant,les deux points sont liés car cet homme a tenté de me tuer il y a moins d'une demi-heure et j'ai envoyé chercher des gardes pour pouvoir l'amener devant le roi. D'ailleurs, si vous pouviez me permettre d'entrer, j'ai rendez vous avec le conseil il me semble, acheva-t-il d'un sourire.

Avec les lèvre pincées, l'homme en noire ouvrit la porte en grand, lui permettant de pénétrer dans la salle avec le soldat portant son assaillant. Devant lieu se tenait Caerleon, les sourcils froncés de perplexité par cette interruption, ainsi que les membres de son conseil. Parmi eux figurait un homme à forte carrure, les cheveux plaqués en arrière, et une broche en forme de patte de dragon épinglé sur la poitrine. « Le seigneur Meckar » reconnut-il. Il s'avança au centre de la salle et s'inclina devant le conseil. Caerleon prit la parole :

Nous ne devions vous recevoir que plus tard, lord Nicholas. Pourquoi vous présentez vous en pleine session, et pourquoi amenez vous une homme inconscient avec vous ?

Je m'excuse de déranger votre conseil, sire, mais j'ai des nouvelles urgentes à vous communiquez. Premièrement, cette homme, dit-il en désignant le corps, est un assassin de la reine Bernicia, envoyé ici pour me tuer avant que nous puissions discuter de la guerre. Il s'est introduit dans ma chambre et à tenter de me tuer, mais j'ai pu le mettre hors d'état de nuire avant de l'interroger.

Tout les hommes dans la salle regardaient interloqués le médecin alors qu'il continuait :

Il m'a avoué être envoyer par la souveraine de Dyffed dans un effort de l'Alliance des cinq royaumes pour détruire la possible alliance entre nos royaumes, afin que nous soyons une proie facile lors de la guerre.

Il a confessé la guerre ? Demanda le roi, une lueur de colère dans le regard.

Oui. Apparemment, Pendragon a convaincu ses alliés de passer à l'attaque, et chacun est en train de préparer ses forces. Il m'a également dit que d'autres tueurs ont été envoyé pour intercepter les autres délégations du roi Balinor à Mercia et Nemeth.

Autre chose ?

Non, il dit ne rien savoir de plus, et je pense qu'il dit vrai. De toute façon, il est votre prisonnier à présent, donc vous pouvez le soumettre à la question si vous pensez qu'il possèdent des informations supplémentaires.

Nous verrons. D'un geste, le roi congédia le garde : Amène ce ras au cachot, et dit aux gardiens de le faire parler lorsqu'il aura repris conscience. Le garde donna un hochement de tête et sortit.

Et bien voilà une soirée riche en événement, intervient Meckar. J'aimerais savoir, lord Nicholas, vous dites l'avoir mis hors d'état de nuire. Hors, je pensais que vous étiez le médecin de la cour de Balinor, ainsi que son bibliothécaire. Je vois mal un assassin entraîné perdre contre un tel adversaire.

Un homme avisé a plusieurs cordes à son arc, seigneur, répondit-il avec un mince sourire. J'ai un message pour vous, dragonnier, de la part de mon roi. Il vous demande de ne pas accepter l'invitation du seigneur Avitus, et d'ignorer la rencontre qui aura lieu a Camelot dans 3 jours.

Balinor n'a pas à s'en faire. Mon roi m'a déjà interdit d'y participer, et les événements de ce soir m'incite à lui obéir corps et âme sur ce point.

Je ferais savoir à mon roi que vous avez reçu son message, répondit Nicholas avec un hochement de tête. Messires, je pense qu'il faut que nos parlions de ce qui s'est passé ce soir, et de ce qui va se passer. Une tempête approche, et elle risque de tout engloutir. Le Nord n' aucunement l'intention de courber l'échine devant la tyrannie de Camelot, et Le roi Balinor veut savoir si il pourra compter sur vous pour ce qui vient. Lutterez vous avec nous, sire ?

Caerleon regarda ses conseillers et tous hochèrent la tête d'un air déterminé. Il reporta ensuite son regard sur l'ambassadeur et déclara d'une vois grave : « Depuis longtemps, nos royaumes ont alliés par d'anciens traités. Aujourd'hui … aujourd'hui n'est pas le jour où nous faillirons à notre parole. Lors que la bataille éclatera, nous tirerons l'épée ensemble ! ».