Bonjour, à tous. Ecrire cette petite histoire est plus difficile que ce que je pensais. Pourriez vous me laisser des petits com ou PM pour me dire si la narration est compréhensible, si vous arrivez à vous projeter, me signaler mes erreurs ? J'ai plein d'idée pour la suite. J'essaierai d'updater régulièrement si l'histoire vous intéresse.

Je rappelle pour ceux qui ont été séquestrés dans une cave ces dix dernières années que je ne suis pas la créatrice d'Harry Potter.


Les vacances de Noël arrivèrent et avec eux les examens de premier semestre. Il semblait à Eleanor qu'elle s'en était tiré sans trop de peine, du moins pour les épreuves pratiques. Le professeur de botanique continuait à se montrer particulièrement indulgent avec ses terribles lacunes. Eleanor, peu sensible à la notion de résultats scolaires, n'avait jamais pris la peine d'étudier la matière qu'elle jugeait inintéressante. Elle s'en mordait les doigts. Un élève de 4 ème année qui n'était autre que le propre frère de Démétria avait personnellement été assigné pour lui apporte son soutien dans la matière. Elle devait maintenant passer des heures, assise, à étudier des noms de plantes et leur propriétés et écouter Neville discourir sur les techniques de rempotage. Un véritable calvaire!

Dieu merci, elle avait été chaudement félicitée par le professeur Babbling pour son travail exceptionnel en runes et le professeur de soins aux créatures magiques lui avait accordé la note maximale pour ses croquis d'hippogriffes . Quoique en y réfléchissant, le professeur Stavinsky lui avait probablement accordé cette note par pitié, en entendant les serpentards se moquer d'elle et Wes. Les hippogriffes semblaient sentir qu'ils étaient tous deux différents et refusaient de les laisser approcher, ce qui faisait hurler de rire la bande à Malfoy.

Il avait été décidé qu'elle passerait noël chez Régina et que Belissaire se joindrait à elles dès qu'il pourrait se libérer de son emploi. A sa grande joie, elle avait reçue de nombreuses invitations à visiter les familles sorcières de ses amis pendant les vacances. Régina lui avait même écrit pour la prévenir qu'ils assisteraient probablement à la soirée de réveillon des Black. Apparemment, Arlinda avait eu vent de son amitié avec Wessen et avait spécifiquement requis sa présence.

Elle venait de descendre les marches de la volière, lorsqu'une main s'abattit sur son bras et la retint. Le professeur Fenneleck lui faisait face, les trois doigts de sa main droite remontant sur l'épaule d'Eli. Son unique œil dévisageait Eli d'un air suspicieux.

« -Miss Bordier, j'ai à vous parler. Veuillez me suivre dans mon bureau. »

Eli se remémora les paroles de Charlie à l'infirmerie. Il lui semblait évident que le professeur Fenneleck désapprouvait sa présence à Hogwarts. Il ne devait pas apprécier celle de Wes non plus, mais lui au moins était un sujet de la couronne britannique. C'était tout Dumbledore d'aller chercher des enfants lycans en France comme si on avait pas assez à faire avec ceux du pays.

Eli suivit le Professeur dans son bureau, au pied de la tour Est. Il referma la porte sur elle, le lourd battant s'actionnant bruyamment. Peut être pourrait elle se plaindre au Professeur Macgonnagal si Fenneleck était incorrect avec elle. A moins que la directrice des Gryffondor ne partage ses opinions nauséabondes. Non, il valait mieux se taire et en parler à Belisaire en premier. Régina, elle, s'emporterait tout de suite et monterait l'histoire en épingle.

« -Miss Bordier, si je vous ai fait venir ici, c'est que je ne crois pas aux coïncidences. »

Eli baissa la tête. Allait il l'accuser de fomenter un complot lycan pour renverser le gouvernement britannique ? Charlie et Wes avait plusieurs fois laissait sous entendre que le professeur Fenneleck n'avait plus toute sa tête et Isobel et Démetria n'avaient jamais démenti. Toutefois , le professeur continua sur une explication inattendue.

« -Je pense que vous avez des liens de parenté avec une famille sorcière de ma connaissance. Je ne serai en être certain mais je souhaiterai, avec votre permission investiguer là-dessus. Votre prénom et votre apparence ne sauraient mentir. »

Il la considéra avec sévérité tandis qu'il achevait sa phrase. Son regard, son maintien et son statut laissaient clairement supposer un homme qui avait l'habitude d'être obéi. Sa demande n'était qu'une simple formalité et il s'en serait probablement passé s'il n'y avait pas eu besoin d'elle pour lui solliciter des informations. Aussi, son visage trahit il son étonnement lorsqu'elle lui répondit calmement par la négative.

« Êtes vous sure ? Si mon hypothèse se concrétisait, vous y gagneriez au vu de votre situation. »

Ces propos agacèrent profondément Eleanor.

« -J'en suis certaine. Je ne sais pas ce qu'on a pu vous dire ou ce que vous avez pu supposer, mais je n'ai aucun ressentiment quant à ma condition et à mes origines. »

Le professeur Fenneleck dut se rendre compte qu'il l'avait offensé et qu'il ne parviendrait pas à lui faire entendre raison car il actionna à nouveau le battant de la porte d'un mouvement de main. Toutefois, alors qu'elle passa devant lui, il lui dit comme une dernière prière « N'hésitez pas si vous changez d'avis. Vous n'avez rien à perdre dans ce que je vous propose. »

Elle se retrouva seule dans le couloir Est . Tous les élèves devaient être dans les dortoirs en train de préparer leur retour prochain dans leur famille pour les vacances.

Encore sous l'effet de la conversation, elle ne vit pas que ses pas la portèrent dans la mauvaise direction . Elle se trouvait en dehors de l'enceinte des murs de pierre. Devant elle se dressait la serre du château, au loin on pouvait entendre les cris de l'équipe de quidditch de poursouffle qui s'entraînait. Elle resta un instant immobile et fut surprise par la voix du Professeur Lesgal, qui sortait de sa serre de botanique, les bras chargés de plants.

« -Mademoiselle Bordier, Vous içi !» dit il à la française « Tenez, prenez donc ça et suivez moi» Il lui jeta une cagette en bois pleine de boutures sur les bras.

« -Vous avez bien réussi votre dernier devoir. Je pense que nous allons bientôt pouvoir libérer ce pauvre Neville »

Il marchait à grande enjambées sur la pelouse, vers la cabane du gardien Hagrid. Eli devait trottiner pour se maintenir à ses cotés tandis qu'il lui parlait.

Ils posèrent les caisses sur une bord de la fenêtre de Hagrid.

« -Dites moi mon petit. On ne vous fait pas trop de misère au moins. Le professeur Stavinsky m'a raconté que les serpentards vous ont chahutés. Je voulais vous dire que le professeur Eckart en a été informé. »

Eleanor fut touché par sa sollicitude. Elle se mit à regretter avec plus d'intensité de ne pas avoir porté attention à ses leçons de botanique à Beauxbatons . Lorsqu'elle rentra aux dortoirs , elle se plongea avec assiduité dans son manuel de botanique décidé à satisfaire le professeur Lesgal par son travail.


Noël fut célébré en grande pompe chez Régina, avec l'heureuse compagnie de Belisaire et de son compagnon Alban. Lycien était de bonne humeur et lui et Leto ne se chamaillèrent pas de toute la journée. Eleanor avait reçu une profusion de cadeaux. Elle fut surprise de constater que ses amies françaises ne l'avaient pas oublié et lui avait fait parvenir une multitude de petits présents.

La soirée du nouvel an chez Wes fut l'occasion de retrouver les enfants Potter ainsi que Neville, Demétria et Camilla. L'ambiance était détendue et les adultes discutaient à battons rompus. Eleanor remarqua que la salle était essentiellement remplie d'aurors et de leur famille. Arlinda Black papillonnait entre ses convives, le sourire aux lèvres. En milieu de soiré,elle fit signe à Wes et lui demanda d'aller chercher des bouteilles à la cave. Eleanor se proposa de l'accompagner et ils descendirent tous deux au sous-sol. Alors que Wes lui tendait une bouteille, ils virent tous deux la porte se refermer en claquant et la lumière du celier s'éteignit d'un coup.

Elle resta immobile dans l'obscurité mais entendit wes se déplacer en se cognant les pieds aux meubles. Il tambourina la porte.

« -Ouvre papa. Ce n'est pas drôle. »Des rires résonnèrent derrière la porte et celle-ci s'ouvrit aussitôt laissant apparaître Messieurs Black et Potter.

Le père de Wes empoigna son fils sous un bras et lui ébouriffa tendrement les cheveux avec l'autre. Il riait de bon cœur en enserrait Wes qui se débattait, faussement furieux.

Le sieur Potter souriait avec douceur et d'un ton faussement désolé,il s'adressa à eux. « Nous pensions que tu voulais être seule avec ta petite amie. ». A ses mots, Wes tendit les bras vers lui faisant mine de vouloir l'étrangler. Les rires redoublèrent.

Eleanor regarda l'échange avec intensité. Un mélange de jalousie et de douleur la submergea. Elle serra les lèvres et s'abaissa pour empoigner une bouteille. Quand elle se releva, un sourire faux était sur ses lèvres et elle fit mine d'être offensé par les propos de l'auror Potter. Lorsqu'ils rentrèrent à nouveau dans le couloir, elle croisa le regard d'Arlinda Black, le sourire aux lèvres. Elle avait du voir son époux et le père de Charlie conspirer.

Wessen grognait encore.

Le soir, quand elle fut dans sa chambre et qu'elle s'étendit dans son lit, elle comprit qu'il manquait quelque chose à sa vie. Quelque chose qu'elle n'aurait probablement jamais. Elle aurait aimé avoir un famille comme les autres.

Malgré, toute l'affection que lui portait Belisaire, elle était un poids pour lui.I l avait détérioré ses relations de travail avec la direction de Beauxbatons par sa faute et s'était engagé dans une croisade qu'il n'avait plus l'age de faire et qui n'aurait jamais du être de son ressort.

Pour Régina, elle n'était probablement qu'une énième cause et trop de gens abusait déjà de sa bonté.

Peut être, que si elle acceptait la proposition du professeur Fenneleck, elle pourrait découvrir des origines insoupçonnés à ses parents et comprendre ce qui les avaient conduits à être ainsi, remonter leur histoire. Elle savait que si l'un de ses parents avait eu le don de la magie, il s'en serait vanté. Il lui paraissait impossible qu'il en soit autrement.

Mais peut être qu'à un moment ou un autre, il y avait pu avoir un enfant squib(cracmol), un grand-père ou une grand-mère qui aurait pu expliquer son don à elle. Peut être que ce parent dans sa colère d'être rejeté avait négligé son enfant, le rendant idiot. Plus elle réfléchissait, plus il lui semblait que toutes les histoires abracadabrantesques que lui racontait son père lors de ses visites pouvait être liées aux vestiges d'un héritage magique qui lui aurait été transmis de manière informelle à travers des contes et des superstitions pourtant bien réelles.

Après tout, il lui avait bien raconté qu'il avait communiqué avec le fantôme de Kurt Cobain une nuit de samain, qu'il était convaincu de l'existence des vampires(à raison) et qu'elle était une enfant trouvée qu'il avait sauvé de fées maléfiques lesdites fées maléfiques étant responsables de la disparition de son œil droit et non pas l'infection qui aurait pu être enrayé par des médicaments si un docteur avait été consulté dans les temps.

Des réponses. Elle avait besoin de réponses pour comprendre le désastre qu'avait été ses premières années de vie.

Elle s'était décidée. A la rentrée, elle accepterait la proposition du Professeur Fenneleck.