Après avoir enfin prit un bain, le bleuté regarda les vêtements qu'on lui avait laissé dans un coin de la salle de bain. Il secoua la tête et attrapa le bout de tissu qu'il avait maintenant l'habitude de porter. Il descendit rapidement les escaliers, s'arrêtant dans le grand hall ou l'attendait JinYoung qui était en train de lire ses lettres à côté d'une petite table qui était voisines aux deux grandes portes d'entrées.
« Pourquoi est-ce que tu portes encore ces vêtements dégoutant ? Fit il en levant les yeux vers lui, pour ensuite les redescendre sur ses lettres.
- Pourquoi tenir à m'habiller autrement ? » Il n'eu pas de réponse. Simplement un soupire.
JinYoung posa les papiers qu'il tenait entre ses doigts sur la table et reporta son attention sur le bleuté.
« Ici, c'est moi qui décide, tu le sais n'est-ce pas ? » Le plus jeune hésita, mais hocha la tête, grimaçant pour montrer son mécontentement.
« Tu crois que je suis content de t'avoir ? Je n'ai pas besoin d'esclave, j'ai horreur de ça, et voilà qu'on me refourgue un pré ado qui ne sait même pas se tenir devant son maître. Un chiot insolant. »
Le bleuté fronça les sourcils, il lui tapait sur le système. Il voulait finir mordu ou quoi ? Serrant les poings pour se contenir, il cracha.
« Tu n'as qu'à t'en prendre à BamBam.
- "BamBam" ? Tu es familier avec tout le monde toi. Les esclaves ne parlent pas si facilement de lui… »
Un cri se fit entendre, un cri aigu venant de l'étage. Le bruit de pas lourds dans les escaliers arriva aux oreilles des deux garçons, l'air totalement perdu et intrigués. Jackson descendait, l'air furax, les sourcils froncés, sa petite bouche qui habituellement affichait un sourire ne montrait que colère. Il regardait en direction des deux hommes.
« Que se passe t-il, Jackson ? Demanda finalement le brun.
- Le nouveau ! » Cria t-il presque de sa voix grave, en le montrant d'un mouvement de menton, relevant celui ci ensuite pour le regarder comme… De haut, malgré ses jambes bien plus courtes que celui à qui il s'adressait. Il s'avança vers ce dernier, JinYoung les observa simplement. Le châtain le regardait, le visage sévère, il pointa le bleuté du doigt.
« Comment tu peux laisser ce qu'on te prête dans un tel état ? Tu ne connais pas le respect ? Tu ne sais pas dans quel état j'ai retrouvé Gisèle ! » Dit il tout en tapant de son index sur la poitrine du bleuté qui le regardait toujours sans comprendre.
JinYoung décida de monter, voir l'ampleur des dégâts, qui semblaient important au vu de la petite colère de Jackson. Dans les escaliers, il pu déjà voir la fameuse Gisèle, femme de ménage de la maison, contre le mur face à la porte semblant ouverte de la salle de bain. Elle était là, la main tenant son front, visage tourner vers le sol de bois brillant.
« Eh bien Gisèle, c'est si grave que ça ? Fit il en montant la dernière marche. Elle releva la tête vers lui, une grimace accrochée au visage. Elle tendit sa main qui tenait son front quelques secondes avant, en direction de l'ouverture face à elle.
- En quinze années de travail, je n'ai jamais eu à faire tout ça pour une salle de bain JinYoung. Déclara t-elle, l'air désespère.
- C'est toi qui a poussé ce cri ?
- Non, c'est Jackson. Je suis resté muette…
- … Il crie vraiment comme une gonzesse celui là. Souffla JinYoung.
- Eh ! Oh ! Ça va hein. » Se plaignit le châtain qui avait suivit le brun en trainant derrière lui, l'agrippant par le bras, le bleuté.
JinYoung s'avança à l'entrée de la salle de bain, laissant parcourir ses yeux sur tout ce qu'il pouvait voir, il s'aventura dans la pièce et croisa les bras en observant. De nombreuse trainés de goutes d'eau noires ornaient la baignoire, des traces de pas boueuses marquaient le sol. Deux serviettes d'origine d'un rose pâle étaient maintenant marron, presque noir.
« Eh, le bleu. Lâcha t-il, encore à l'intérieur. Ce dernier entra, poussé par Jackson d'une main dans le dos. Tu me nettoies tout ça. Ordonna t-il en tournant son regard vers le plus jeune. Comment tu peux être propre alors que les serviettes sont noires. Jugea t-il en le dévisageant maintenant. Gisèle ! »
Elle se secoua et entra seulement la tête par l'ouverture de la porte.
« Oui, JinYoung ?
- Il s'en occupe, tu peux te charger des autres pièces.
- Très bien ! » Fit elle un sourire aux lèvres, certainement soulagée de ne pas devoir frotter toutes cette crasses.
Cela faisait déjà plus d'une demi heure que le nouveau s'affairait à rendre brillante la salle d'eau, JinYoung avait prit avec lui son bouquin en jetant parfois un coup d'œil vers le bleuté qui s'acharnait sur les marques de terre mouillées. Il entendit une sonnerie, le faisant détacher son regard de ses pages ainsi que du plus jeune, les dirigeant vers les escaliers. Entendant Jackson se précipiter pour décrocher, il écouta attentivement les dires de ce dernier. Il comprit qui était au bout du file et roula des yeux. Jackson monta ensuite pour lui tendre le téléphone et s'empressa de redescendre en se plaignant « Trichez pas, ou je joue plus avec vous ! » Le brun, le téléphone en main, le mit à son oreille.
« Oui, BamBam
- Ah ! JinYoung ! Ça va depuis hier ? Comment tu sais que c'est moi ?
- Qu'est-ce que tu veux ? Ignora le plus vieux, faisant rire nerveusement le blond au bout du file.
- Ça se passe bien avec ton nouveau cadeau ?
- Cadeau ? Tu rigoles j'espère. Déjà tu sais très bien ce que j'en pense.
- Oui, fait il, rien qu'au son de sa voix ou pouvait savoir que BamBam entendait souvent cette phrase et qu'il pouvait même la mimer de sa bouche lorsque JinYoung la prononçait encore et encore, mais ça se passe bien quand même, j'espère. Je n'ai pas envie de retrouver un cadavre ou je ne sais quoi…
- Il va bien. Dit sèchement le brun. Il m'a dégueulassé ma salle de bain.
- Ah, tu lui as fais prendre une douche.
- Ouais, enfin c'est quoi ça ? Tu m'avais pas dit que t'avais que des esclaves de "qualité" dans le lot ?
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a fait de mal ? Il fait pas la discussion ? Moi je l'aime bien.
- Tu l'aimes bien ? Manqua d'étouffer JinYoung. Il est insolant ! Et il a pas l'air de vouloir obéir, même s'il ne dit pas grand chose. »
BamBam se mit à rire, faisant arquer les sourcils du brun. « Prends en soin JinYoung, il parle, il est marrant, il est beau, me le détruit pas je peux en tirer beaucoup trop de lui.
- Ben voyons, soupire l'autre. Il est bizarre quand même, ton esclave.
- Ce n'est pas le miens. C'est le tiens durant ces deux mois JinYoung.
- Tu me revaudras ça, j'peux te l'assurer.
- Mais oui ! Bon, je vais te laisser. Je voulais être sûr que les choses se passaient bien, vous avez l'air de bien vous entendre, c'est cool, j'dois te laisser. Fait il précipitamment.
- Rien ne se passe bien ! Je ne m'entends pas du tout avec lui ! En plus il est moche, ses cheveux bleus immondes, c'est toi qui lui a fait cette couleur ? C'est à vomir. Tu as vu sa peau aussi ? On dirait qu'il va casser aux moindres coups. J'ai envie de le frapper jusqu'à ce qu'il recrache ses tripes, de le faire crier pour briser ses cordes vocales. C'est quoi cette voix de nouveau né ? Horrible. » Arriva à se plaindre le plus vieux en haussant la voix, avant que le blondinet lâche un
« Oui oui, tu l'adores j'ai compris. Tu me raconteras tes aventures plus tard, j'y vais. » pour enfin raccrocher.
« Il se moque de moi ? » Se demanda JinYoung en regardant l'appareil entre ses doigts. Il remonta son attention sur le bleuté qui semblait avoir finit, lui qui se tenait debout en essuyant son front d'un revers de la main.
« Maintenant prends une vraie toilette. Utilise autant d'eau dont tu as besoin pour te défaire de toute cette crasse qui te colle à la peau. Et, fit il insistant, habille toi avec ces vêtements. Pointant du doigts ces habits posés toujours au même endroit. Tu as quinze minutes, ça devrait aller. »
Le bleuté ne répondit rien, le regardant simplement. JinYoung lui, le fixait avec insistance.
« Qu'est-ce que tu attends ?
- Que tu sortes. Fait il avec évidence, surprenant l'autre.
- Quoi ? Tu es pudique ? » Il ria.
Le bleuté le regarda, le trouvant stupide.
« Tu veux me voir à poils ou quoi ? Lâcha t-il, déséquilibrant le brun.
- Eh ! Tu me prends pour qui ? S'énerva JinYoung. Et parle moi correctement.
- T'insistes pour me voir nu on dirait, moi je relève que les faits.
- La ferme et dépêches toi. Je lance les quinze minutes à partir de maintenant.
- Oui, oui. Fit le bleuté en déboutonnant son haut de tissus qui commence alors à glisser de ses épaules, laissant alors apparaitre la blancheur de sa peau pourtant encore sale. JinYoung détourna les yeux, fronçant les sourcils, tournant ensuite les talons en attrapant au passage la porte.
- Quinze minutes. Ensuite tu me rejoins dans le salon. » Avait il dit sans se retourner vers le plus jeune pour ensuite claquer la porte derrière lui. Une fois derrière la porte, il murmura : « Comment pourrais-je adorer un être si débile, c'est ridicule. Stupide BamBam. Il est à ta hauteur plutôt. »
Une fois qu'il eu finit, le bleuté se sécha, cette fois la salle de bain était rester blanche. Les serviettes survivaient, gardant leur couleur d'origines. Il s'essuya également les cheveux qu'il avait cette fois lavé contrairement à la fois précédente. Son attention se posa maintenant sur les vêtements dont on lui avait donné l'ordre de porter. Il observa avec attention, assez surprit d'avoir autre chose qu'un bout de tissus le recouvrant des clavicules aux mollets. Il les déplia, les enfilant. Une fois prêt, il sorti de la salle d'eau qu'il avait laisser donc aussi propre qu'il l'avait rendu. Il portait maintenant des chaussettes aux pieds, la sensation du tissu sur ceux ci lui était agréable, il était soulagé à l'idée qu'il n'allait plus ressentir le froid du carrelage du rez-de-chaussée sous ses pieds.
« Le salon… » Murmura t-il à lui même.
Il marcha alors, découvrant l'immeuble. Ce n'était qu'une maison à pièces multiples, certaines lui semblaient totalement inutiles. Il se demandait pourquoi les riches s'évertuaient toujours à avoir ce genre de bâtisse aussi grande pour au final n'utiliser que le quart, se rappelant également au passage qu'il n'avait le droit qu'à un placard humide et crade au lieu de l'une de ces salles aux canapés et lits confortables. Il arriva finalement - après avoir découvert tout le rez-de-chaussée - dans le salon. Les volets étaient fermés, contrairement à toutes les autres pièces. Il faisait sombre, seule la cheminé dans le fond de la pièce, assez imposante éclairait cette pièce chaude, ainsi qu'une lampe posée sur une petite table d'un bois noir. JinYoung était assit dans le fauteuil voisin de la cheminé. Jambes croisées, lunette sur le nez, un bouquin épais tenu entre ses doigts. Il attrapa le verre d'eau posé aux côtés de la lampe et bu une gorgée tout en posant sur le nouveau venu son regard. Alors qu'il rabaissa son verre, il le scruta sans gêne de la tête aux pieds.
Il portait parfaitement les vêtements qu'avait choisi le propriétaire, un simple haut à manches longues couvrant légèrement ses phalanges fines, un colle roulé, déplié pour recouvrir son menton, ressemblant à une tortue pourtant si mignon. Son bas n'était qu'un simple jean noir qui accompagnait la couleur de son haut, moulant ses longues jambes. Les cheveux du plus jeune tombaient au dessus de ses yeux, droits et doux à la fois, donnant envie d'y plonger ses mains entre chacune mèches tellement ils semblaient souples. Sa peau blanche était maintenant parfaitement perceptible sans cette boue. Si blanche qu'elle semblait sensible, croquer de dans laisserais une marque des plus voyantes. Et ses yeux, il s'y perdit une nouvelle fois. Sous ses mèches bleutées, son regard profond ne faisait que ressortir d'avantage. Tout ça, il le contempla sous la lumière orangée de son feu ainsi que de sa lampe.
« Tu en as mit du temps. Je t'avais pourtant dit quinze minutes.
- Je n'ai pas de montre, répondit dans un soupire le plus jeune. Et quelle idée d'avoir autant de pièces. Fit il avec nonchalance.
- Un chien devrait retrouver son maître par son flaire. Répondit avec provocation le plus vieux.
- Tu veux que je t'pisse sur la jambe ? » Fit il agacé, surprenant une nouvelle fois JinYoung qui cette fois ne put cacher son étonnement. Il passa sa main sur sa bouche, cachant un très léger sourire discret.
« Mais d'ou tu sors toi ? Il se leva, se mettant devant le grand bleuté qui comme lui ne le lâchait pas du regard. Tu te rends comptes de la manière dont tu me parles ? Il lui attrapa d'un mouvement sec le menton, le faisant se baisser à sa hauteur, le regard sévère, un sourire aux lèvres. Même le personnel que je paye me respecte. Toi, continua t-il avec une pointe d'énervement, tu n'es qu'un esclave. Un chien, et un chien ça ne répond pas à son maître bien aimé.
- Je n't'aime pas, répondit l'autre, prenant le poignet du plus vieux dans sa main pour le faire le lâcher. Je n'vais pas être ton bon chien obéissant. » Déclara t-il.
Le brun le dévisagea, le plus jeune serrant d'avantage le poignet de JinYoung entre ses doigts. Il avait de la force mine de rien.
« Ne me provoque pas le chiot, je n'hésiterai pas à te butter. Cracha JinYoung.
- Sauf que tu dois me garder en vie pendant deux bons mois. » Sourit le bleuté.
Le propriétaire, agacé, se dégagea de l'emprise du plus jeune. Il lui attrapa à son tour le poignet et le tira d'un mouvement brusque derrière lui pour le laisser tomber sur le fauteuil ou il était lui même assit quelques minutes avant. Il se tourna face à lui, le regardant désormais de haut, le bleuté maintenant assit et le visage montrant son étonnement et de l'incompréhension.
« Je ne peux pas te tuer, mais je ferais de toi ce que je veux. Que tu sois dans l'âge rebelle, je m'en contre fou. » Il se pencha alors au dessus de son esclave, appuyant ses mains sur les deux accoudoirs de son bien aimé fauteuil. Leur visage l'un en face de l'autre et proche. Le plus jeune recula brusquement la tête sans quitter l'ainé du regard. « Tu vois, reprit il avec calme, je pensais te traiter comme un membre du personnel. Mais tu ne me laisse pas le choix. Tu auras un tout autre traitement. » Il prononça cette dernière phrase dans un chuchotement qui mit mal à l'aise le bleuté. Il se redressa, laissant perdu le plus jeune devant lui.
« Ne bouges pas de là. »
Après ces mots, JinYoung se dirigea dans le fond du salon, tira un tiroir pour ensuite revenir vers le bleuté qui se trouvait toujours assit là, dans ce fauteuil confortable prêt du feu. Il eu un sourire léger, comme amusé d'une prochaine situation. Intrigant le plus jeune, qui lui n'aimait pas cette sensation qu'il ressentait. Comme de la peur de ce qu'il allait encore lui arriver. Le brun lui fit signe de se lever, l'autre hésitant le fit tout de même. Maintenant, tenu devant lui, la tête légèrement baisser pour pouvoir faire face au brun, il le regarda sortir sa main de son dos. JinYoung agrippa le plus jeune par la nuque, le faisant se baisser d'une manière peu délicate, faisant grimacer l'autre qui lâcha un « Eh ! » de mécontentement. Son col roulé fut tiré pour découvrir son cou, il senti ensuite quelque chose de froid lui entouré le cou, écarquillant les yeux pour ensuite fermer l'un d'eux sous une douleur qui l'empêcha de respirer, il se sentait étranglé.
« Oups, j'ai trop serré, se moqua le brun, un peu plus et tu mourrais étouffé. » Après ces mots, le bleuté senti l'emprise autour de son cou se relâcher, mais elle était toujours présente. Le plus petit recula d'un pas, laissant le plus jeune se redresser, tout en passant ses doigts au niveau de son cou, y découvrant une nouvelle texture. C'était doux, mais froid ainsi que rigide. Semblant ne pas comprendre, totalement perdu, il regarder le plus vieux.
« Qu'est-ce que c'est ? » Quémanda t-il, voyant un air satisfait accrocher au visage de celui qui lui faisait face. Il trouva un grand miroir qui décorait l'un des murs et s'y précipita. Il se regarda avec attention, découvrant un collier en cuir qui entourait son cou, il devina clairement que c'était un collier pour chien. Une grimaça de dégout, commençant à essayer d'attraper l'accroche quand une main se posa sur la sienne.
« Ne le retire pas. Avait il ordonné de manière sèche et froide. Le bleuté le regarda dans le miroir qui leur faisait toujours face.
- Sinon quoi ? Provoqua le plus jeune.
- Je suis sûr que tu ne tiens pas à ce que je devienne violent. » Il tapota sa main de la sienne.
Le bleuté continuait de le fixer dans leur reflet qui leur faisait face, le scrutant. Un léger sourire un coin s'étira, se disant à lui même qu'au vu du gabarit du brun, il n'allait pas lui faire grand chose. Enfin quand il croisa le regard du plus vieux, il fit une moue. Parfois la corpulence n'a rien à voir se dit il ensuite. Enfin ses menaces ne lui faisaient ni chaud ni froid après réflexion, se prendre des coups ne lui faisait apparemment pas peur. Mais il ne toucha pas pour autant ce bout de cuire qui lui entourait son cou imposant, pour une raison qu'il ne comprit pas lui même.
