Le ciel était d'un bleu si claire, le soleil trônant fièrement, tapant cette terre ou l'herbe y était rafraichissante de par sa couleur et l'odeur qu'elle dégageait au moindre coup de vent doux et chaud, faisant danser les brindilles et les branches de courts instants. Dans cette étendue de verdure, assit les jambes tendues, les coudes le soutenant. La tête légèrement penchée en arrière, laissant découvrir son cou d'une blancheur pure, les cheveux noirs balançant doucement à chaque souffle traversant ceux ci. Les yeux clos, ses lèvres roses et pulpeuses se pinçant de temps en temps pour s'humidifier lui donnait un aspect doux et angélique. Il semblait apaisé, comme dormant dans les bras de cette nature mélodieuse.

« Il fait beau aujourd'hui. » Une voix familière, la légèreté du son de celle ci tira les lèvres de l'homme, pivotant sa tête tout en ouvrant ses yeux noirs et profonds signés d'un petit grain de beauté qui embellissait son regard à la fois doux et provoquant.

« BamBam… Tout sourire maintenant, les dents blanches illuminant d'avantage son visage, les lèvres devenant fines et les pommettes remontant, il s'allongea de tout son long, laissant celui au cheveux blond s'assoir à ses côtés.

- Ca faisait longtemps que je ne t'avais pas vu en dehors de chez toi. L'air quelque peu rassuré.

- On est chez moi… Fit remarqué le plus jeune.

- Je voulais dire, entre les murs. »

Un silence, une mine pensive se calqua sur le visage du noir. Il croisa les bras derrière la tête, puis un sourire se dessina de nouveau sur ses chaires roses.

« Maman va mieux aujourd'hui.

- Vraiment ? C'est une excellente nouvelle ! S'exclama le blondinet. Je te l'avais dis qu'elle était forte.

- Je suis tellement content. Chuchota l'autre. Papa m'a dit qu'on aurait moins de mal à vivre, que tout irait mieux. »

BamBam regardait son ami, posant sa main sur la cuisse de ce dernier pour gagner son regard. Les deux se souriaient, satisfaits, contents, non, heureux de cette nouvelle.

De la chaleur, beaucoup trop pesante et insupportable, créant ces rides entre ses sourcils surplombés d'une couche d'un tissus des plus doux glissant pour s'écraser devant son visage. Il se sentait suer, glissant sa main le long de la couette qui le couvrait, l'agrippant de ses doigts pour la froisser entre ses phalanges. Malgré ces sensations de chaleur désagréable, un parfum sucré planait, chatouillant ses narines. Le support moelleux qui tenait sa tête le conforta d'une certaine manière, et son dos qu'il sentait porté sans effort et souplesse, si agréable. Il se sentait à la fois mal, mais comme étant allongé sur un nuage. Il peina à ouvrir les yeux, la lumière frappant contre la fenêtre de la chambre, faisant cligner ses paupières papillonnantes. Il relâcha la pression de ses doigts sur le tissus qu'il torturait jusque maintenant et porta sa main à ses yeux pour les frotter comme un enfant, de ses poings, mal réveillé. Il se tourna sur le dos, accompagné d'un soupire, encore fatigué, ses membres courbaturés, si douloureux. Et cette tête qui le lançait, de la mâchoire à ses lèvres, jusqu'au derrière de son crâne. Il tenta de se redresser, dans un vertige, se força à se mettre assit. Grimaçant, montrant ses dents serrés les unes contre les autres tant la douleur à son abdomen lui était forte. Il se calma, prenant de grandes inspirations et en profita pour scruter l'endroit ou il se trouvait. Tout était propre, un grand meuble dont la porte était surplombée d'un miroir lui faisant face. Il dévia son regard sur sa droite, la porte de chambre aillant pour voisine un bureau des plus simple et pourtant qui semblait important d'une certaine manière, sur ce dernier, des vêtements soigneusement pliés y était posés. Il descendit son attention à ces draps, ce lit, ce matelas ou il se trouvait, remontant au dossier de celui ci, dos au mur. Il caressa la couette, la tenant une nouvelle fois entre ses phalanges pour la remonter à son visage. Cette odeur, mélangé à la sienne, si sucré, si douce, enivrant avec délice ses narines. Fermant les yeux pour les rouvrir doucement, il pensa deviner à qui appartenait cette chambre si simple et parfaitement ranger, mais en secouant légèrement la tête de droite à gauche, faisant secouer ses cheveux qui lui semblait de nouveau doux, il s'enleva cette idée de la tête. Il plongea ses iris dans le miroir qui lui faisait face. Il se voyait, se regardait, au début sans véritablement le réaliser, ne semblant se reconnaitre, puis ensuite vint la stupeur. Il leva l'une de ses mains, la posant, hésitant, sur sa joue qui lui était douloureuse. Un hématome y était dessiné, il glissa ensuite ses longs doigts à ses lèvres abimés et rouge d'une coupure, tout cela contrastant avec sa peau laiteuse. Il pinça machinalement ses lèvres l'une contre l'autre, semblant quelque peu troublé. Seulement quelques secondes après s'être retrouver devant son reflet, il remarqua son torse nue, entouré d'un long bandage qui recouvrait son abdomen. Soulevant avec appréhension la couette qui le dissimulait encore, il y découvrit uniquement un boxer l'habillant, laissant le reste de ses jambes aussi nues que son torse.

La porte s'ouvrit, elle était là, tenant une bassine emplit d'eau entre ses mains délicates, et ces petits serviettes pendant à ses épaules. Il la regardait, surprit de son entrée dans cette chambre qu'il ne pensait pas être la sienne de son point de vue, surprit du manque de réaction qu'elle avait eu à cet instant, continuant son chemin jusqu'au lit sans même lui adresser un regard. Il remonta, gêné tout de même, la couette sur son torse, la tirant de l'une de ses mains jusqu'à ses épaules sans lâcher le tissu, mais également la jeune japonaise du regard. Elle releva la tête, d'un pas en arrière en rencontrant le regard du bleuté, ne sachant ou poser le sien, semblant aussi gêné qu'il ne l'était, peut-être un peu plus que lui. Elle bégaya :

« Tu t'es enfin réveillé ? Mais il faut que tu restes allongé ! S'exclama t'elle, posant la bassine sur la table de chevet vide qui bordait le lit.

- Je me sens mieux. Assura t-il en la regardant noyer l'une de ces petites serviettes dans l'eau présenté à ses côtés.

- Tu ne vas pas mieux, tu es encore en sueur. Fit t-elle remarquer. Tu dois être encore bouillant.

- Je n'ai pas besoin de tes soins… Souffla t-il. Qu'est-ce que je fais ici ?

- On ne pouvait pas te laisser dormir dans ton… Placard. Tu n'as pas de lit pour te remettre. Elle continuait d'essorer avec force ces éponges sous le regard du grand bleuté.

- Combien de temps ai-je dormi ?

- Tu es resté cloué au lit bien quatre jours. Fit elle, lui souriant en lui faisant signe de se rallonger. Ce qu'il fit en se laissant glisser sur le matelas.

- Tu as pris soin de moi durant tout ce temps ? L'interrogea t-il, les yeux grands, si curieux.

- Au début, JinYoung avait dit que ça serait ma punition pour t'avoir laisser le parapluie.

- Je suis désolé. Elle secoua la tête.

- Non, ça ne me dérange pas. Je ne prends pas ça comme une punition en réalité. » Un silence, elle dégagea avec délicatesse le front du bleuté de ses cheveux, épongeant ensuite avec délicatesse sa peau humide. « Je ne suis pas celle qui a accordé la plus grande partie de son temps d'ailleurs.

- Jackson était là, lui aussi ?

- Il est souvent passé. Il s'en veut beaucoup.

- Je ne lui en veux pas. Fit il rapidement.

- Je le sais. Lui sourit elle. Je le sais très bien. »

Il détourna son regard, elle le gênait. Son teint peu commun, ses yeux en amandes toujours brillants et souriants, ses lèvres fines qui l'attiraient étrangement, et son sourire des plus craquant. Il se mordit l'intérieur de la joue comme pour calmer ses pensées et sa stupidité. Il voulait lui poser des tonnes de questions, c'était bien trop bizarre comme sensation. Mais il ne pu s'en empêcher.

« Donc, ici, c'est ta chambre ? »

Il vu son visage surprit, puis un petit rire échappa de sa bouche si attirante, qu'elle recouvra rapidement de sa petite main. Il la trouvait si mignonne.

« Non, ma chambre n'est pas aussi bien rangé.

- Je suis ou alors ? Est-ce que c'est la chambre de Jackson ?

- Non… Tu es dans le lit de JinYoung. C'est d'ailleurs lui qui s'est le plus occupé de toi.

- JinYoung… ? » Répéta t-il avec mal.

Elle hocha la tête, remettant la serviette dans le bac pour la rincer.

Il le savait, il s'en doutait, cette odeur douce et sucrée. Il l'avait reconnu, toutes les fois ou cet homme l'avait tiré à lui, leurs visages si prêt l'un de l'autre, il ne pouvait que le sentir ce parfum qui lui plaisait tant. Il se mordit la lèvre à cette pensée, il reconnaissait son odeur, il en avait été content un court instant, lors de son réveil, sentir ce parfum lui plaisait, penser être dans son lit lui plaisait. Etait-ce un sentiment de supériorité pour un esclave ? Il l'ignorait, enfin il voulait croire en cette explication, il n'en voyait de toute façon aucunes autres. Mais lorsque Tsugumi lui avait affirmé qu'il était bien dans la chambre de son propriétaire, mais également que celui ci avait prit soin de lui, il avait senti son cœur s'affoler. C'était étrange, instinctivement il posa sa main sur son torse, le sentant battre à vive allure, mais également si fortement. Il ne comprenait pas, cherchait à comprendre, mais ne trouvait pas.

Puis la porte s'ouvrit une seconde fois, avec la même délicatesse qu'avait eu la jeune japonaise lors de son intrusion.

JinYoung était là, se frottant les yeux de ses longs doigts, baillant sans honte. Il ouvrit enfin les yeux, tombant sur une jeune japonaise et un bleuté le fixant.

Il le regardait, ce géant à la peau laiteuse rendant ses iris douloureuse tant le soleil tapait dessus, aux bleus mit soigneusement en arrière, aux regard toujours aussi perçant malgré la fatigue de ces durs nuits qu'il avait traversé, ce regard souligné de ce grain de beauté qui dessinait d'avantage la profondeur de ses perles noirs. Le brun humidifia ses lèvres, troublé, mais troublé pourquoi ? Il dirigea son regard sur la jeune japonaise.

« Tu t'en occupes ? » Elle hocha lentement la tête, sans comprendre. Il tourna les talons, sous leurs regards perdus.

« Attends. » Fit le garçon aux cheveux bleutés, réussissant à le faire s'arrêter dans son élan.

L'autre ne savait comment réagir, pourquoi voulait il partir ? Lui même l'ignorait. Mais entendre sa petite voix, il ne pu y résister, partir comme ça, il ne pouvait pas. Il resta dos à eux, se trouvant ridicule, mais il n'arrivait étrangement pas à se retourner, une boule se formant de plus en plus grave et gênante, lui montant à la gorge. Il voulait tousser, mais sentant que ça ne changerait rien, il se permit simplement de souffler.

« À quoi tu joues à quoi ? »

Question surprenant le brun, qui senti son corps perdre l'équilibre, ou la chambre pencher, il ne savait pas trop à cette instant. Seulement, il sentait un déséquilibre entre son être et le monde qui l'entourait. Il se tourna enfin.

« Que veux tu dire ? »

Le plus jeune se redressa une nouvelle fois, cette fois ci, sans prendre la peine de se couvrir, bien trop occupé à régler ses comptes. La jeune japonaise lançant son regard d'un homme à l'autre, se sentant bien de trop, elle commença à se diriger vers la porte de sortie, pensant au passage qu'il valait mieux ramener Jackson si la situation dégénérait.

« Tu me fou dehors sans aucune raison.

- Tu ne m'obéis pas, coupa rapidement le brun.

- Pour des tableaux et des écrits de cul ? S'exclama l'autre, outrée.

- Ce n'est pas du "cul" comme tu le dis si bien ! Ce sont des choses qui me sont précieuses !

- Tu m'as attaché à un arbre comme un chien, sous cette putain de pluie !

- Je te dresse. Avait il répondu, un semblant d'évidence dans la voix.

- Te fou pas de ma gueule, tu culpabilises, t'es qu'un lâche.

- Un lâche ? Fit il, l'air outrée, déjà agacé de cette discussion. Il s'approcha du lit, grimace au visage.

- Qu'est-ce que je fou dans ton lit ? Avec ces bandages et ces petits soins que tu viens m'apporter, hein ? La culpabilité te ronge. JinYoung le lâche. » Avait il articuler, insistant ses derniers propos.

C'était trop, le genoux sur le lit, il vint rapidement au bleuté provocateur, le plaquant avec violence contre le dossier du lit, le tenant par les cheveux qu'il tirait en arrière. Il se retrouva sans le vouloir au dessus du bleuté, face à lui, le regard menaçant, alors que le plus jeune lui tenait le cou. Leurs yeux étaient encrés dans celui qui leur faisait souffles se mélangeait tant ils étaient proche et emplit de rage. Le bleuté redressa la tête qu'il avait de basculé en arrière, une mine douloureuse au visage, mais pourtant déterminé.

« Tu m'as foutu dans cette merde, pour des peintures érotiques. Grinça t-il.

- Ferme là. »

Sans qu'il ne comprenne grand chose, la main entourant son cou qui n'émettait jusqu'à présent aucune pression, le poussa d'un coup puissant, le faisant tomber avec force sur le côté. Il se retrouva rapidement allongé sur son lit, le plus jeune lui, était à califourchon sur son ainé, maintenant les poignets de celui ci contre le matelas si moelleux. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il remarqua la situation, il commence à se débattre, secoua autant que possible ses jambes bloqué sous le confortable fessier du plus grand. Ce dernier le regardait, de haut, pencher au dessus de lui, s'appuyant sur les membres qu'il faisait prisonnier.

- Pour des textes sexuels.

- Ce n'est pas sexuel. Se défendait le plus âgé, toujours aussi outrée de la provocation du bleuté. Lâche moi ! Tu te prends pour qui ? Tu es un chien, n'abuse pas ! S'énerva t-il.

- Tu es un pervers ? C'est donc ça ton secret JinYoung ?

- Tais toi ! Tu ne sais rien, ne me juge pas, tu n'es qu'un esclave.

- … Tu es homosexuel, JinYoung ? »

Plus un mouvement, un silence, la respiration se coupant, seule celle du bleuté se déroulait sereinement contre les chaires pulpeuses du plus vieux. Ses iris plongées dans celles de son ainé, ils ne bougeaient plus.